[Passé] Kill The Light - Gabriel Reyes et Fatale

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Le Faucheur
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Jeu 6 Juil - 1:55



Kill The Light
Gabriel Reyes   ▬   Fatale


Overwatch était en alerte, ses membres bien sous tout rapport se hâtaient dans tous les sens. Cette agitation avait commencé alors que le soleil n'avait pas encore montré un seul de ses rayons rassurants. Ca avait commencé comme une sale histoire, le commandant de Blackwatch, accompagné d'un agent Lacroix intenable, avait débarqué dans le bureau de l'auguste héros de ce nouveau monde libre ; Jack Morrison. Lacroix semblait se remettre difficilement d'une commotion, la tempe en sang et l'homme sombre arborait une nouvelle cicatrice barrant son visage rude et une épaule déboitée.
L'histoire de leur désastreuse mésaventure fut contée à ce cher Jack, qui arborait son air le plus concerné et le plus chevalresque.
A Minuit, après avoir remarqué des évenements perturbants alors qu'il allait rentrer chez lui, notamment une voiture suspecte qu'il avait déjà aperçu dans une affaire de réglèment de compte, Gérard Lacroix avait envoyé un message rapide à ses supérieurs, un code, une demande de renfort fugage. Avant de courir à son appartement tel un dératé  avec un très mauvais pressentiment. C'est alors que Lacroix s'était fait violemment agressé par une personne non identifiée, une tenue couvrant intégralement son assaillant et malgré ses efforts il fut mit hors de combat, inconscient.

-Il était entraîné Jack, ce n'était un simple mercenaire. Il m'a maîtrisé avec trop d'aisance ! » S'exclama l'agent à son chef, l'urgence transformant sa voix en une complainte.

Une demi-heure plus tard, suite à l'appel trois agents de Blackwatch qui, eux, n'était pas à un congré sur les futures avancés médicales d'Overwatch arrivèrent. Un pour s'occuper de Lacroix et lui porter les premiers secours, un autre pour inspecter les environs et le commandant en personne pour aller voir le logis du français. Dehors, pas de signe d'un véhicule et à l'intérieur pas de signe d'une épouse en vie mais la présence d'un ennemi fouillant dans les documents présents dans l'appartement, nous conta Reyes. Un combat s'engagea, finalement échoué à cause d'un manque de rigueur du commandant et de l'audace de l'assailant qui après quelques coups se sauva par la fenêtre, avant de se trans-localiser sur un toit innateignable, laissant le commandant dans son état pitoyable et plein de rage.

En cet après-midi, ils se tenaient tous les trois côte à côté dans ce bureau, autant que faire se peut quand l'égo d'un certain Morrison prenait toute la place, à déblatérer sur la disparition d'Amélie Lacroix et la possible implication du Talon. Reyes fournit toutes les informations qu'il avait au blond pour qu'ils prennent, lui et son équipe, le relais.

En sortant du bureau pour laisser le mari sonné et le héros attéré papoter comme les grandes personnes qu'ils étaient, Reyes remit son épaule en place d'un geste brusque. Seul un léger tremblement de ses doigts transcrivit son inconfort et il enfourna ses mains dans les poches de son sweat. Se démonter l'épaule soi-même contre des barreaux de lit n'était pas une chose aisée, mais c'était toujours mieux que d'avoir le regard méfiant de personne intelligente sur le dos. Et par personne intelligente, il pensait à Ana Amari qui semblait le surveiller depuis quelques temps déjà. Tabasser Gérard, le bon Gérard, avait encore était la partie la plus satisfaisante ; l'adrénaline du combat, si on pouvait appeler ça un combat.

Il n'était pas désolé pour la jeune femme qu'il avait endormit par surprise. Le Talon voulait l'épouse de Lacroix et lui il voulait le Talon, il n'était plus à une étape où il avait des remords. Que pouvait il craindre, de payer ses pêcher plus tard ? Mais cela faisait déjà 15 ans qu'il les payaient en avance, patogeant dans un fleuve de pétrole tandis qu'Overwatch brillait sur la berge, cachant la mer noircie derrière une jolie tapisserie. Il était en guerre aujourd'hui et cela faisait maintenant plus de 20 ans qu'il avait apprit à ne pas compter les moyens pour gagner une guerre. Limiter les vies civiles ? Oui. S'en préoccuper ? Non. Sans façon, c'était faible. Lacroix était une civile, dommage qu'elle soit aussi un levier pour qu'il arrive à ses fins. Avec son enlèvement il allait redresser le Talon, le gagner de son côté et le consommer pour en faire ce qu'il souhaitait. Elle était juste la première pierre. Une amie de Morrison... Penser ça lui faisait beaucoup de bien, comme si ce lien possiblement déclencheur de souffrance envers le blond pouvait légitimer parfaitement son attitude.

Il s'occupait de Lacroix personnellement ; satisfaisant le Talon et ses intérêts. Alors que ces imbéciles voulaient récupérer Lacroix et l'utiliser comme pression pour forcer son mari à se rendre à leurs mains, Reyes avait proposé d'utiliser leur avantage de manière plus incidieuse. Il voulait amocher Overwatch de l'intérieur au passage et Lacroix allait le faire pour lui.

Reyes était rentré aux locaux de BlackWatch, là bas il avait changé de vêtements et donné ses intructions à ses agents. Ses agents ne savaient même pas qu'il participaient à cette trahison juste en répondant aux ordres de leur supérieur. Même pas le plus jeune, petit cow-boy nonchalant et déphasé. C'était ça que faisait Reyes maintenant ; tirer ses subordonnées pour qu'ils se noient avec lui dans leurs vies de sang et de crimes. Quelle était la différence entre les massacres qu'il réalisait pour les nations-unis ou pour le Talon ? Aucune et il ne portait pas de couleur ; les causes ça n'avait jamais été son truc.

Il attrapa un nouveau jeu de clé, et avec une voiture garé 800 mètres plus loin il se mit en route vers la périphérie de la ville. Son regard rude scrutait la route défilante à toute vitesse. Il avait une main posé sur le volant, l'autre était nonchalament accoudé à la fenêtre tenant une clope. Il roula 8 heures en direction de l'est, et si tout se passait comme prévu son « colis » l'attendait déjà dans les locaux du Talon qui étaient à sa disposition.

Reyes se gara et fini sa cigarette, adossé à la portière de son véhicule. Une fois fini, il s'étira et se mit en route d'un pas assuré. Avant d'entrer dans une pièce située dans les souterrains il posa deux doigts sur sa capuche. Il faillit la redescendre, comme par pudeur pour son identité, mais finalement il relacha le tissus et un sourire arrogant dessina ses traits ; il jouait avec le Talon, avec Overwatch tout comme il jouerait à faire craquer Lacroix. Pas besoin de se cacher, il maîtrisait la situation.

Sa silhouette se découpa en contre jour dans la pièce sombre quand il ouvrit la porte et il put voir sa prisonnière assise à même le sol et menotté. Peut-être aurait il du marquer « fragile » sur le dos de ses vêtements, se dit-il neutrement en constatant une ecchymose sur sa pomette.

Son épaule s'écrasa nonchalament sur l'arrête de la porte et d'un mouvement lest du dos de sa main il alluma la lumière, éblouissant la pièce d'une blancheur immaculée provenant des néons. Sa voix était presque douce et sympathique quand il s'exprima, elle l'avait toujours été ;

-Mais que vous arrive t-il ? On dirait que vous êtes dans le pétrin ! Peut être que je devrais appeler le commandant Morrison pour vous tirer de ce faux pas.

Il finit sur un rire tendre et la regarda dans les yeux, le visage apaisé comme si il parlait à une amie précieuse dans un endroit rassurant et accueillant.  Ses grands yeux d'un marron tamisé se perdirent dans une analyse de la jeune femme et des marques rouges à ses poignets.

-Est-ce douloureux ? Il fit un signe de menton en regardant ses mains pour accompagner ses mots. Ne vous inquiétez pas, ce sera bientôt le moins désagréable. Commençons par une chose simple : comment vous appelez vous et savez vous comment je m'appelle, moi ?






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Fatale
Un tir, un mort
Sam 5 Aoû - 17:57


Kill the light
Amélie était une avocate, une civile. Elle avait toujours côtoyé Overwatch, mais ne faisait pas partie de l’escouade. Elle les défendait, rendait justice et un certain équilibre. La jeune femme était fière de son métier, mais surtout de son mari, qui défendait une cause noble, juste et nécessaire. Elle voulait être une épouse modèle, fidèle et loyale. Le couple Lacroix était souvent pris en exemple, tant leur amour était fort, sincère. Son beau Gérard, Amélie l’aimait, de tout son cœur. Et rien ni personne ne pourrait briser le lien qu’ils avaient tissé au fil des années. 

La jeune femme, vêtue d’un tailleur coupé sur-mesure, descendait les marches du palais de justice d’Annecy. Aux pieds de l’immense édifice, un homme, attendait patiemment sa femme, avec un bouquet de roses en main. Le regard d’Amélie s’illuminait. Il était là. Enfin… Elle se précipitait dans les bras de Gérard qui l’enlaçait passionnément. 

« Tu es là mon amour … Comment cela se fait ? Tu étais censé être en Amérique pendant… » 

Il la fit taire en mettant son index sur les lèvres fines de la jeune femme. Gérard et Amélie avaient des emplois du temps très chargés. Ils ne se voyaient que peu, surtout en ce moment, maintenant que Talon avait décidé d’agir. Gérard ne voulait pas inquiéter sa femme, mais il se savait être la cible de l’organisation terroriste. Ce qui le contraignait souvent à être absent du domicile familial. Amélie embrassait amoureusement son mari. 

« J’ai pu un peu me libérer. Et tu me manquais. » 

Attendrie par ces mots, Amélie souriait, et s’agrippait au bras de Gérard, rentrant à leur appartement, situé en bordure de l’immense lac. Les époux Lacroix étaient dans une situation plus que confortable, tous deux issus de familles fortunées, ils n’avaient aucun mal à subvenir à leurs besoins en menant une vie plus que confortable. Ainsi, leur appartement respirait le luxe et le bon goût. Lumineux, spacieux, Amélie l’avait fait construire selon les plans d’un de ses proches architecte. Il était exactement à l’image de la jeune femme et cela convenait parfaitement à Gérard. Cet endroit, était le sanctuaire d’Amélie, endroit où un jour, ils rêvaient de voir quelques bambins gambader, mais si tout semblait réussir à Amélie, ce dernier détail restait incomplet. 

Alors qu’ils allaient rentrer chez eux, Gérard empêchait Amélie de franchir la porte. L’agent d’Overwatch était aux aguets, tous ces sens en éveil.  

« N'entre pas … je … »


Soudainement, Gérard fut projeté contre le mur face à la porte. Dans l'ombre, la silhouette d'un homme tout de noir vêtu, se dessinait. Lacroix se relevait difficilement, légèrement sonné. 


« Amélie ! COURS !! » 

Mais la peur immobilisait la jeune avocate. Elle fit quelques pas en arrière, le deuxième cri de Gérard la fit enfin réagir et elle se retournait pour tenter de s'enfuir. Elle avait peur, elle ne voulait pas laisser son époux dans une situation plus que délicate. Mais elle n'était pas un agent, elle ne ferait que gêner Gérard … C'est donc les larmes aux yeux qu'elle fit demi-tour et se mit à courir le plus rapidement que ces escarpins le lui permettaient. Cependant, contrairement à d'habitude, ce n'était pas après lui que les assaillants en avaient. Mais bien après Amélie. Il ne fut pas longtemps à l'homme en noir pour rattraper la jeune femme et l'assommer d'un coup sec derrière la tête. Elle tombait inerte au sol, sombrant dans le néant le plus absolu. 

C'est un froid glacial qui la reveillait, ainsi que des secousses de plus en plus violentes. Elle avait le corps endolori, malmené et un mal de crâne intense. Elle fronçait les sourcils, alors qu'elle ouvrait légèrement les paupières, tentant de regarder ce qui l'entourait. Sa vision était trouble et mit un moment à s'améliorer. Mais elle pouvait discerner le bruit d'un moteur. Était-elle dans une voiture ? Non... Ce n'était pas assez … Confortable. Elle clignait plusieurs fois des yeux pour prendre conscience de son environnement. Quatre murs l'entouraient, alors que la pièce où elle semblait se trouvait gigotait dans tous les sens. Un … camion ?! Elle était dans un camion ?! 
Ses mains étaient liées son dos, ses chevilles reliées entre elles par une corde. Elle n'arrivait pas à sortir. Un bâillon l'empêchait purement et simplement d'émettre le moindre appel de détresse. Ou était-elle ? Que lui voulait-elle … ? Elle tentait de se relever, mais en vain, toutes ses tentatives fut résolues par des chutes. 

Au bout de plusieurs heures, le véhicule s'immobilisait enfin. On ouvrit les portes du fond, laissant entrer une lumière éblouissante, à tel point qu'Amélie dut fermer les yeux pour protéger sa rétine. Un homme totalement inconnu s'approchait d'elle et la fit se relever sans ménagement, libérant ses jambes pour lui permettre de marcher. Le linge servant de bâillon, tomba à terre. Le mot douceur ne semblait pas faire parti du vocabulaire de cette brute épaisse, qui retenait le bras de la jeune femme fermement, l'obligeant à avancer. On la présentait devant un autre inconnu, qui la reluquait sous tous les angles. 

« C'est bien elle ? »
« Oui, il s'agit bien d'Amélie Lacroix. » 
« Parfait. » 
« Overwatch vous fera payer pour ce que vous m'avez fait ! » 

L'homme devant elle se mit à rire à gorge déployée et attrapait Amélie au niveau du menton pour l'obliger à lui relever la tête et la regardait droit dans les yeux.

« Overwatch ne peut plus rien pour toi, ma jolie. Par contre, moi si tu veux, je veux bien m'occuper de ton cas ... » 

Il avait murmuré ces dernières paroles avec une sensualité qui fit frémir Amélie. Il laissait son souffle caresser son cou, alors qu'elle sentait tout son corps se raidir d'effroi. Elle répondit à ses rapprochements en lui crachant au visage. En retour, elle reçut une gifle monumentale, qui laissait une trace rougeâtre sur sa joue. Elle regardait celui qu'elle prenait pour son ravisseur de ces yeux ambrés, la rage, la colère et le dégoût pouvait clairement se lire. 

« Emmenez là dans sa cellule ! » 

Elle fut emmenée sans aucune délicatesse dans une pièce où toute lumière était absente, la plongeant dans un noir complet. Combien de temps s'était écoulé ? Une heure ? Peut-être deux ? Dépourvue de tout repère, Amélie ne pouvait estimer depuis quand elle se trouvait dans cette pièce lugubre et froide. 

Puis un espoir, une porte qui s'ouvrait, une lumière qui s'allumait et un visage familier qui rassurait immédiatement Amélie. Gabriel Reyes. Elle ne le connaissait pas personnellement, elle l'avait déjà croisé à plusieurs reprises. Mais en tant qu'avocate, elle avait du à plusieurs reprises défendre les faits de l'organisation que Reyes menait dans l'ombre. Cependant, elle ne comprenait pas … Pourquoi restait-il planté là ? C'était Gérard et Jack qui l'avaient envoyé pour la sauver, non ? Alors … Pourquoi n'agissait-il pas, avant qu'ils n'arrivent ? 

« -Mais que vous arrive t-il ? On dirait que vous êtes dans le pétrin ! Peut-être que je devrais appeler le commandant Morrison pour vous tirer de ce faux pas. »

Q.. quoi ? Jack n'était pas au courant de sa disparition ? Il n'était pas la raison de la venue de Reyes ici ? Amélie était perdue, ne savait pas quoi penser.... 

« Est-ce douloureux ?Ne vous inquiétez pas, ce sera bientôt le moins désagréable. Commençons par une chose simple : comment vous appelez vous et savez vous comment, je m'appelle, moi ? »

Elle levait un regard égaré vers Gabriel. Peut-être, ne savait-il pas qui elle était ? Peut-être, pensait-il qu'elle était dans le camp ennemi ? Peut-être était-ce une simple incompréhension … ? Amélie espérait. Mais au fond d'elle, elle en doutait. 


« Je suis la femme de Gérard Lacroix, Amélie. Gabriel, nous devons absolument partir d'ici avant qu'ils ne vous trouvent vous aussi ! Ils sont en nombres et entraîné, seul, vous ne ferez pas le poids, ils ont mis à terre Gérard. Dépêchez-vous de me détacher et enfuyons-nous de cet endroit lugubre ! » 

Une petite voix en elle lui criait que Gabriel était la raison pour laquelle elle se trouvait actuellement ici. Mais elle ne voulait pas l'entendre. Gabriel était un agent d'Overwatch et demeure aujourd'hui le commandant de Blackwatch. Il ne peut pas... Il ne peut pas les avoir trahis...
Eques, Never-Utopia.







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Le Faucheur
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Mar 8 Aoû - 18:06



Kill The Light
Gabriel Reyes   ▬   Fatale


"Oh oh ! "Gabriel"… Et bien, on ne perd pas de temps pour tenter d'emphatiser." Il siffla admiratif avant de lever une main devant lui, comme un dramaturge parlant à un crâne d'Opaline imaginaire. " Ne sommes-nous pas tous humains dans cette fresque grotesque qu'est l'enchaînement de nos petites vies ? On veut tous s'échapper ma chère… Ne sommes-nous au final pas tous des gens désespérés attendant notre messie ? Mais où est-il ?! Han, attendez ! Je le vois… " Il leva une main comme pour lui intimer le plus grand silence. "Illuminant la plaine et resplendissant dans sa tenue d'un bleu de Prusse. Et le monde est sauvé, grâce à lui. Les gens ont prié pour un héros et il a répondu à l'appel ! Morrison a tiré son épée de son fourreau de lumière et a donné le meilleur de lui-même et maintenant le monde est sauvé ! Quelle chance… " Ses épaules tombèrent en même temps que ses membres, flasques comme si le rideau du spectacle tombait alors qu'il lui lança un regard éteint et désabusé. "La souffrance est maintenant éradiqué, et nous vivons tous en harmonie." Il s'accroupit près d'elle d'un mouvement souple. "Un monde où on peut dire "je suis la femme de…" et s'en tirer avec une tape dans le dos, n'est-ce pas ? Merveilleux endroit que le monde de Morrison, celui où on peut se faire des amis et les protéger du monde réel." Sa main gantée attrapa les chaînes qui reliaient les poignets de la brune entre eux. "Mais surprise… Je suis le monde réel. Et j'ai décidé de rendre un peu d'équité…" Il tira dessus pour la rapprocher, ses yeux à quelques centimètres des siens. "Rien de personnel, pas d'inquiétude, juste un heureux hasard qu'on se rencontre vous et moi, ici."

Il passa une main sur son propre visage fatiguée et réprima un bâillement avec un air arrogant. "Bref, j'aimerai discuter avec vous, Amélie, bien plus longtemps. Et je suis sûr que vous avez vraiment beaucoup de question, mais si vous me permettez j'ai beaucoup d'heure de route dans les articulations. J'aimerai vraiment m'allonger dans un lit et me reposer quelques heures. Alors on va vous installer très confortablement et on reprendra cette discussion demain. " Reyes la força à se relever et regarda sa tenue comme en analysant un casse-tête. Il détacha ses poignets en lui lançant un regard froid qui la mettait en garde contre toutes tentatives stupides. Sa main gantée attrapa une manche du tailleur de la jeune femme et lui enleva sans douceur sa veste. Il posa un doigt pensif sur son menton en fixant encore ses vêtements. Hm, peut-être les talons à ses pieds. Non, les laissait risquer d'être plus douloureux. Sans dire un mot il raccrocha ses poignets, l'empoignant avec une force qui ne souffrait pas la discussion et il attacha une chaîne à un collier qu'elle portait maintenant autour du cou avant de la tirer avec brutalité. Avec cette nouvelle "laisse" il envoya la jeune fille percuter l'encadrement de la porte puis les murs des couloirs avec violence. "Désolé" Marmonna-t-il sombrement d'un ton qui n'était absolument pas sincère. C'était une drôle de pratique, ce collier, qu'il avait vu dans une prison de l'Arizona. Ça avait l'avantage de rendre les déplacements extrêmement douloureux en envoyant le corps du captif contre chaque surface sans laisser beaucoup de traces corporelles... Original et assez singulier. Arrivé devant une petite porte de ferraille, après bien des impacts, il l'ouvrit. C'était une pièce d'un mètre de large sur deux de haut avec une barre de métal en haut. La pièce était glaciale et humide. Il poussa la jeune femme dans l'antre avec un regard d'avertissement, lui déconseillant toute idée de s'injurier et il attacha ses poignets à des menottes, elles-mêmes passant sur la barre de métal. Il était évidemment hors de question dans une telle pièce de penser à s'asseoir ou de redescendre les bras ; la voilà condamner à rester dans cette position infernale. Il allait refermer la porte pour la plonger dans le noir avant de lever l'index en l'air comme s'il se souvenait d'une chose importante à dire.

"Oh il paraît que cette position commence à attaquer le système nerveux après un quart d'heure chez une personne d'âge moyen. Donc ne soyez pas étonné si la nuit est un peu longue."

Ses doigts claquèrent lestement la porte pour l'enfermer, le dernier trait de lumière synthétique disparaissant en même temps que le regard torve du soldat. Puis le bruit de son pas lourd se fit entendre, s'éloignant petit à petit pour finalement disparaître après plusieurs intersections. Le commandant monta les étages pour arriver à des étages un peu plus éclairé et il pénétra dans une chambre bien modeste. Juste là pour se reposer occasionnellement.  Il enleva à peine ses bottes imposante, déconnectant chaque morceau un à un, et sa ceinture avant de s'allonger, les mains plantées dans ses poches. Son regard vide happa une tache au plafond et durant plusieurs heures il la fixa avant de s'endormir, droit comme un piquet et allongé sur le dos. Quand il se réveilla, ses yeux cherchèrent son portable. Cela faisait 2 heures qu'il sommeillait et 5 qu'il avait quitté l'avocate. Il ignora les appels de Morrison et rangea l'objet dans sa poche. Il se redressa d'un mouvement raide et enfila de nouveaux ses bottes avec minuties. Son regard noisette était assombri, comme un voile de suie passant devant et les cernes sous ses paupières lui donnait un air lugubre.

Son corps dégingandé se mu à travers les couloirs sombres du bâtiment et chaque étage qu'il descendait l'enfonçait un peu plus dans les ténèbres. Son pas raide se fit entendre de l'autre côté du couloir et la porte s'ouvrit sans à-coup, laissant entrer la lumière éblouissante. Un sourire faux orna les lèvres du ravisseur et il observa la brune avec intérêt. Sans compassion pour sa nuit, il la décrocha du plafond et posa ses deux mains sous ses aisselles au cas où ses jambes auraient l'idée de céder.

"Bon matin, maître Lacroix. J'ai une mauvaise nouvelle, le produit que je dois vous faire essayer n'est pas encore arrivé malheureusement. Alors nous allons devoir occuper notre journée autrement. Pas de crainte à avoir, je ne suis jamais à court d'idée." Il n'était pas un grand bavard habituellement, il fallait l'avouer. Mais il sentait que Lacroix était plus dure à cuire qu'elle ne le laissait paraître. Et qu'elle ne serait pas intimidé par un grand gaillard silencieux. Il lui remit la chaîne au bout de son collier mais cette fois, il se montra plus doux, la faisant navigué dans les couloirs sans la cogner dans chaque pan de mur… Cela ne signifiait pas pour autant qu'il fût doux où qu'il acceptait des moments de vacillement.  Sa voix neutre s'éleva alors qu'il la faisait parcourir les lieux qui ressemblait à des dédales. "Ma profession m'a beaucoup appris. La modernité est l'air de la propreté. Tout le monde veut faire du propre aujourd'hui. On veut des conflits propres, des guerres propres… Des tortures propres. " Il émit un souffle amusé "J'avoue qu'on a goûté à tout pendant la guerre Omniaque, que ce soit des tortures dites "propres" ou pas. Mais c'est vraiment celles que je trouve les plus désagréables. Invisibles… Ce qui vous trahit, c'est votre corps faible. Pas de blessure, pas de sang, juste la sensation d'être une loque, de vous étouffer, la souffrance sans visage. C'est celles que j'utilises le plus aussi. Il y'en a … Des centaines, des milliers, rien n'a de limite. Chaque pays, chaque gouvernement apporte sa pièce à l'édifice. Le gouvernement américain c'est vous noyer !" Il se retourna brusquement sur elle et plaqua sa paume gantée sur sa bouche. "Vous allonger et verser l'eau dans vos narines pour vous brûler ou vous verser de l'eau sur le visage alors qu'un torchon vous recouvre. C'est comme être un poisson agonisant sur la berge, mais pas une chance que ça vous tue. Et j'avoue que j'avais pensé à ça pour commencer la journée." Il la relâcha aussi brusquement qu'il l'avait empoignée et il tira son corps gracile derrière lui pour l'amener au fond du couloir, vers une porte d'un blanc immaculé. "Mais ça ne fait pas pleurer les plus fort d'entre nous." La pièce était carrelée et au centre trônait une grande baignoire. "Je suis désolé de commencer par si peu, mais j'aime prendre mon temps pour installer une entente cordiale." D'une main impitoyable il tira la jeune femme et la força à s'allonger dans la baignoire blanche. Des sangles reliaient ses poignées au bord et il renversa calmement des seaux et des seaux d'eau glacé dans le récipient. L'endroit était également alimenté par une clim qui conservait l'air ambiant à une dizaine de degré. Une fois la baignoire remplie, il s'installa dans un coin de la pièce, sur une chaise minimaliste, et sortie son portable pour s'occuper quelques heures, ne lui jetant même pas un regard. Ce n'est que 5 heures plus tard qu'il se leva après avoir reçu un appel. Reyes disparu près d'une heure supplémentaire. Quand il revint il tenait en main une mallette et dans l'autre une seringue. Il posa le tout sur un plan de travail et libéra la jeune femme de ses liens avant de la jeter au sol. Un appel le distrayait une seconde et il lui tourna le dos pour répondre. La porte était toujours grande ouverte mais donnait sur un long couloir tortueux.






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Fatale
Un tir, un mort
Sam 2 Sep - 17:28


Kill the light
Amélie regardait Gabriel, se lancer dans un monologue totalement déjanté, à l'image de la personne qu'il semblait être. La jeune avocate restait silencieuse, mais analysait la moindre de ses paroles. Là était donc le problème. Une jalousie dévorante envers Jack … Une certaine tristesse voilait le regard de l'avocate, alors qu'elle continuait à observer le pauvre homme, qui rongé par la haine, sombrait peu à peu dans une démence dévastatrice. Pour lui. Pour les autres. Et probablement pour elle. A l’image du malade imaginaire, Gabriel se perdait dans dans une parodie  de Claudius, trahissant Hamlet… Sauf que cette fois, ce n’était pas ce dernier qui feintait une folie et par-dessus-tout … Ce n’était pas une pièce de théâtre, au grand désarroi d’Amélie.

L’avocate connaissait peu son interlocuteur, mais connaissait parfaitement la cause de cette jalousie excessive. Elle connaissait Jack et avait plusieurs fois parlé de Gabriel Reyes durant de longues soirées passées en sa compagnie … Amélie savait parfaitement ce que le commandant d’Overwatch pensait du leader de Blackwatch … Et pourtant, ce dernier restait aveugle, préférait la facilité, en se laissant sombrer dans les ténèbres, pointant du doigt, la seule lumière qui pouvait chasser la pénombre qui engloutissait son âme…  Mais Gabriel ne voulait pas être sauvé, il ne voulait pas être protégé du monde réel dont il parlait.

Lorsqu’il s’approchait d’elle et l’attirait à lui en attrapant les chaînes qui la retenaient prisonnière, elle se heurtait à un regard sombre. Ses propres yeux, émeraudes, tirant sur l’ambré, se glissait dans l’abyssale du sien.  Amélie fronçait les sourcils, restant impassible face à la colère de Gabriel, qui continuait de le ronger, encore et encore. Elle se tairait pour le moment dans un silence perturbant, ne voulant pas donner plus d’importance à son ravisseur…  L’avocate ne croyait pas un mot à son heureux hasard … Elle savait parfaitement qu’elle n’était un appât, pour attirer Jack dans un piège, dont il ne s’en sortirait pas – selon Reyes-. Du moins … C’est ce qu’elle en déduisait. Mais pourquoi elle ? Pourquoi une civile ? Certes, Morisson et elle étaient très proches, mais … Il y aurait eu une cible qui aurait touché bien plus profondément le commandant. Une cible qui d’ailleurs attisait une certaine jalousie, chez Amélie, qui avait d’ailleurs tendance à monter sur ses grands chevaux dès que son nom sortait d’entre les lèvres de son ami : Ana Amari… Agent Amari, la meilleure selon Gérard, qui ne se privait pas pour rappeler à Amélie qu’Ana était préférée aux yeux de Jack par rapport à elle. Après tout, elle savait combattre, elle était un soutien de choix pour ses coéquipiers et on pouvait lui faire confiance. Qu’est-ce qu’une civile pouvait bien faire face à la grande Amari … ?  

Amélie, était un peu la petite que tous voulaient protéger, qu’on voulait préserver de ce monde réel, mentionné un peu plus tôt par Gabriel. Gérard était bien plus âgé qu’elle et l’avait entraînée dans la cours des grands. Depuis plusieurs années, elle déambulait parmi les grosses têtes, les gens importants. Mariée jeune, elle n’avait jamais eu de jeunesse, consacrant sa vie à son travail dans la justice et à sa position d’épouse … Pourtant, de son point de vue, personne ne la félicitait pour les échelons qu’elle avait gravi pour arriver à leur hauteur … Y était-elle seulement parvenue … ?


Elle fut forcée à se relever, se tenant droite sur ses jambes, toujours terrée dans un silence de mort. Des questions, elle en avait, mais elle les gardait toutes pour elle pour le moment. Lorsque ses poignets furent détachés, elle se les massait pour faire disparaître les marques laissées par ses fers. Le regard froid de Gabriel suffit à la dissuader de s’enfuir, bien que l’envie ne lui manquait aucunement. Elle écarquillait les yeux, lorsqu’il se mit à lui enlever sa veste… Quelle … idée … tordue avait-il soudainement ?! Elle voyait sa veste anthracite, en accord avec la jupe qui recouvrait ses jambes nues, tombé à terre. Un frisson d’effroi dévalait son échine alors que le regard de son ravisseur la détaillait. Elle serrait les poings, jusqu’à faire enfoncer ses ongles bien limés dans la paume de ses mains.  Son semblant de répit fut de courte durée, puisque ses poignets étaient déjà à nouveau enchaînés. Puis, ce fut l’apothéose. Humiliée, réduite au rang d’un animal, on lui mit un collier auquel était accrochée une laisse de fer.


« *Sois maudit Reyes … Je te ferais payer cet affront !*


Patience était  mère de toutes les vertus. Il commençait à fatiguer, et Amélie comptait bien profiter de cet état de faiblesse dès qu’elle en aurait l’occasion. D’autant plus qu’au vu des cernes sous ces yeux, il ne devait pas être à sa première nuit blanche … Elle espérait secrètement que ce soir, il allait également fuir Morphée.  Elle tentait de résister, de ne pas rencontrer les murs avec tant de violence, mais c’était peine perdue, Reyes avait bien plus de force qu’elle, et semblait déterminé à lui faire le plus de tords possible, le temps que Jack n’arrive …  Il eut un désolé, dont Amélie décelait le manque de sincérité. Il ne l’était pas. Non. Il jubilait de cette situation.  Elle avait mal, ce collier rendait chacun de ces mouvements douloureux et semblait avoir été conçu pour cette cause. Mais à aucun moment, Amélie ne fit le plaisir à Gabriel de laisser entendre sa voix émettre une quelconque plainte.

Elle entrait dans ce qui semblait être la chambre d’hôtel prévue pour elle, cette nuit. Il ne lui fallut pas plus de deux secondes pour comprendre, qu’au vu de la disposition de la pièce, elle allait passer une mauvaise nuit. Une très mauvaise nuit.  Ses bras tendus vers le haut, elle regardait Gabriel, s’éloigner,  plongeant petit à petit la pièce dans les ténèbres. Elle pensait être débarrassée de la présence plus que désagréable de Reyes, mais non … Ce dernier lui crachait une dernière fois son venin. En guise de réponse, il ne reçut qu’un sourire en coin des lèvres, uniquement pour le provoquer. Finalement, elle fut plongée dans le noir total pour le reste de la nuit.


La nuit fut longue,  pénible et il ne fallut pas plus d’une heure pour que la douleur devienne insoutenable, que les larmes finissent par longer les joues de la jeune Amélie. Mais elle tenu bon. L’heure suivante, fut plus difficile encore. Si jusqu’ici, elle était restée muette, cette fois, des cris plaintifs exprimaient sa douleur. Des cris qu’elle ne parvenait plus à faire taire, tant la souffrance était insoutenable. Au bout de quatre heures, elle était épuisée. Physiquement. Mentalement. Si jusque-là, elle espérait que Jack ne tombe pas dans le piège qu’on lui avait tendu, désormais, elle souhaitait ardemment qu’on la sauve de ce calvaire.

Le matin était surement arrivé. Où peut-être que non ? Dans le noir complet, elle avait totalement perdu la notion du temps. Quel jour étions-nous ? Combien de temps avait-elle passé enfermée ? Un jour ? Une nuit ? Deux ?

La lumière venant de l’extérieur lui brûlait les rétines, causant un mal de crâne qui la fit froncer les yeux. Dès lors que Gabriel la détachait, elle tombait dans ses bras, affaiblie, ses membres tétanisés par la douleur. Elle aurait pensé, qu’elle s’écroulerait lourdement par terre, mais l’homme eut la bonne idée de la retenir. Elle entendait à peine les paroles prononcées par son ravisseur, mais certains mots la firent réagir. Il jouait avec elle. Il ne voulait pas la tuer. Elle présentait un intérêt certain. C’était un élément à prendre en compte. Elle se renfermait, et reprit son air dur, froid, qui ne laissait passer aucune émotion. Pourtant, ses yeux rougis par les larmes en disaient long sur l’horrible nuit qu’elle venait de passer et sur son état psychologique. A nouveau, après avoir été à nouveau attachée à son collier, ils déambulèrent dans les couloirs hostaires du bâtiment. Mais cette fois, comme s’il avait une certaine pitié pour la jeune femme, Gabriel s’abstient de la balancer d’un mur à l’autre à la manière d’une balle de Flipper. Ou alors avait-il tout simplement peur que son jouet ne se brise trop vite ? Reyes se lançait une nouvelle fois dans un monologue auquel elle ne répondit pas, si ce n’est un plissement des paupières lorsqu’il évoquait les tortures « propres » suivis d’un signe d’amusement.   Et il continuait, à raconter sa vie qui aurait peut-être pu intéresser Amélie dans d’autres circonstances.

Il se retournait brutalement vers elle et instinctivement, elle eut un mouvement de recul alors qu’un tissus vint se poser sur ses lèvres, de manière à obstrué sa respiration. Ses yeux s’écarquillaient alors qu’il poursuivait son discours. Ses plans ne plaisaient aucunement à Amélie, qui sentait des tremblements significatifs parcourir son corps, alors que l’homme, continuait son discours. Finalement, il s’éloignait aussi rapidement qu’il s’était rapproché, pour le plus grand bonheur de l’avocate, qui ressentait la présence de Reyes comme étouffante.

Ils arrivèrent à destination, une sorte de salle de bain plus que miteuse, où trônait uniquement une baignoire, dans laquelle, elle fut attirée et attachée.


« "Je suis désolé de commencer par si peu, mais j'aime prendre mon temps pour installer une entente cordiale."

« « Va au diable, Reyes ! » dit-elle dans un français parfait. L’avait-il comprise ? Peu lui importait. Elle en avait assez de subir les sévices tordues pour satisfaire les envies étranges de cet homme rongé par la haine.


Un sceau. Deux … trois. L’eau froide montait dans le récipient, alors qu’Amélie commençait à trembler de froid. Elle se recoquillait sur elle-même, dans l’espoir de garder le peu de chaleur corporelle qu’elle avait. Ses lèvres devinrent rapidement bleutées. Elle le regardait s’installer dans un coin de la pièce et jouer à jeu probablement plus distrayant que de la voir trembler de froid.

Ses paupières devenaient lourdes. Très lourdes. Le sommeil la guettait, mais une petite voix lui disait que si elle s’endormait, plus jamais elle ne se réveillerait. Peut-être était-ce mieux ainsi ? Au moins, elle ne subirait plus tous ces maux, toutes ces souffrances… Non ! Depuis quand utilisait-elle la facilité ? Elle n’avait pas le droit ! Elle ne pouvait pas laisser Gérard. Jack ... Sa famille. Personne. Elle ne pouvait pas ! Alors elle se mordit la lèvre, à sang, pour que la douleur ne la garde éveillée.  Gabriel finit par disparaître. Une heure, peut-être deux. Elle profitait de cette absence pour tenter de défaire ses sangles, tirant dessus pour tenter de les faire céder. En vain. Elle s’immobilisait lorsqu’elle vit la porte s’ouvrir, ne voulant pas à montrer à son kidnappeur, qu’elle souhaitait s’enfuir. Pourtant, elle savait qu’à la première occasion …

Et l’occasion se présenta. Elle fut jetée sans aucune douceur au sol, mais se relevait tout aussi rapidement. La porte était ouverte… Gabriel au téléphone, lui tournait le dos. Il ne lui fallut pas plus longtemps pour s’enfuir le plus vite possible de la pièce.


Elle se mit à courir à toutes jambes, les poumons légèrement obstrués par le froid. Le souffle court, une main sur sa poitrine douloureuse, elle cherchait un endroit, où se cacher de Reyes. Il ne fallait pas qu’il ne la retrouve … Pas maintenant ! Elle entendait les pas de Gabriel raisonner derrière elle, alors qu’elle se retrouvait à une intersection. Gauche ? Droite ? Elle n’avait pas le temps de réfléchir et parti à gauche. Une porte, elle s’y engouffrait, se retrouvant dans une pièce éclairée, ressemblant à des vestiaires. Des dizaines de casiers de fer, étaient alignés par rangés. Sa corpulence petite, frêle lui donnait un avantage, elle arrivait à se glisser dans l’un d’eux. Cependant … Les gouttes d’eaux laissées par ses vêtements mouillés offraient à Reyes, un chemin tout tracé vers l’avocate.

Amélie tremblait, tandis qu’elle se repliait sur elle-même, ses bras posés sur ses genoux genou cachant son visage mouillé par des larmes. Elle avait peur. Non. Elle était littéralement effrayée. Cette seringue, ce produit dont il avait parlé plus tôt … Qu’allait-il en en faire ?  L’essayer avait-il dit … sur elle ? Quels en seraient les effets ? Cette fois cela en était trop.  Beaucoup trop. Elle cédait aux sanglots, qu’elle tentait d’étouffer pour ne pas se faire repérer.
La mort arrivait. Elle venait. Elle la sentait. Le bruit des bottes de Gabriel portait un écho jusqu’aux oreilles de l’avocate, qui priait anciens et nouveaux Dieux que le commandant de Blackwatch ne la retrouve jamais.


«  Gérard … Jack … Sauvez-moi. Je vous en supplie » Un murmure à peine audible, pourtant elle y croyait et peut-être était-ce là, le seul espoir qui lui permettait de continuer à se battre, à ne pas flancher…

Eques, Never-Utopia.







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[Passé] Kill The Light - Gabriel Reyes et Fatale

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Overwatch : The Recall-