[Passé] Kill The Light - Gabriel Reyes et Fatale

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Jeu 6 Juil - 1:55



Kill The Light
Gabriel Reyes   ▬   Fatale


Overwatch était en alerte, ses membres bien sous tout rapport se hâtaient dans tous les sens. Cette agitation avait commencé alors que le soleil n'avait pas encore montré un seul de ses rayons rassurants. Ca avait commencé comme une sale histoire, le commandant de Blackwatch, accompagné d'un agent Lacroix intenable, avait débarqué dans le bureau de l'auguste héros de ce nouveau monde libre ; Jack Morrison. Lacroix semblait se remettre difficilement d'une commotion, la tempe en sang et l'homme sombre arborait une nouvelle cicatrice barrant son visage rude et une épaule déboitée.
L'histoire de leur désastreuse mésaventure fut contée à ce cher Jack, qui arborait son air le plus concerné et le plus chevalresque.
A Minuit, après avoir remarqué des évenements perturbants alors qu'il allait rentrer chez lui, notamment une voiture suspecte qu'il avait déjà aperçu dans une affaire de réglèment de compte, Gérard Lacroix avait envoyé un message rapide à ses supérieurs, un code, une demande de renfort fugage. Avant de courir à son appartement tel un dératé  avec un très mauvais pressentiment. C'est alors que Lacroix s'était fait violemment agressé par une personne non identifiée, une tenue couvrant intégralement son assaillant et malgré ses efforts il fut mit hors de combat, inconscient.

-Il était entraîné Jack, ce n'était un simple mercenaire. Il m'a maîtrisé avec trop d'aisance ! » S'exclama l'agent à son chef, l'urgence transformant sa voix en une complainte.

Une demi-heure plus tard, suite à l'appel trois agents de Blackwatch qui, eux, n'était pas à un congré sur les futures avancés médicales d'Overwatch arrivèrent. Un pour s'occuper de Lacroix et lui porter les premiers secours, un autre pour inspecter les environs et le commandant en personne pour aller voir le logis du français. Dehors, pas de signe d'un véhicule et à l'intérieur pas de signe d'une épouse en vie mais la présence d'un ennemi fouillant dans les documents présents dans l'appartement, nous conta Reyes. Un combat s'engagea, finalement échoué à cause d'un manque de rigueur du commandant et de l'audace de l'assailant qui après quelques coups se sauva par la fenêtre, avant de se trans-localiser sur un toit innateignable, laissant le commandant dans son état pitoyable et plein de rage.

En cet après-midi, ils se tenaient tous les trois côte à côté dans ce bureau, autant que faire se peut quand l'égo d'un certain Morrison prenait toute la place, à déblatérer sur la disparition d'Amélie Lacroix et la possible implication du Talon. Reyes fournit toutes les informations qu'il avait au blond pour qu'ils prennent, lui et son équipe, le relais.

En sortant du bureau pour laisser le mari sonné et le héros attéré papoter comme les grandes personnes qu'ils étaient, Reyes remit son épaule en place d'un geste brusque. Seul un léger tremblement de ses doigts transcrivit son inconfort et il enfourna ses mains dans les poches de son sweat. Se démonter l'épaule soi-même contre des barreaux de lit n'était pas une chose aisée, mais c'était toujours mieux que d'avoir le regard méfiant de personne intelligente sur le dos. Et par personne intelligente, il pensait à Ana Amari qui semblait le surveiller depuis quelques temps déjà. Tabasser Gérard, le bon Gérard, avait encore était la partie la plus satisfaisante ; l'adrénaline du combat, si on pouvait appeler ça un combat.

Il n'était pas désolé pour la jeune femme qu'il avait endormit par surprise. Le Talon voulait l'épouse de Lacroix et lui il voulait le Talon, il n'était plus à une étape où il avait des remords. Que pouvait il craindre, de payer ses pêcher plus tard ? Mais cela faisait déjà 15 ans qu'il les payaient en avance, patogeant dans un fleuve de pétrole tandis qu'Overwatch brillait sur la berge, cachant la mer noircie derrière une jolie tapisserie. Il était en guerre aujourd'hui et cela faisait maintenant plus de 20 ans qu'il avait apprit à ne pas compter les moyens pour gagner une guerre. Limiter les vies civiles ? Oui. S'en préoccuper ? Non. Sans façon, c'était faible. Lacroix était une civile, dommage qu'elle soit aussi un levier pour qu'il arrive à ses fins. Avec son enlèvement il allait redresser le Talon, le gagner de son côté et le consommer pour en faire ce qu'il souhaitait. Elle était juste la première pierre. Une amie de Morrison... Penser ça lui faisait beaucoup de bien, comme si ce lien possiblement déclencheur de souffrance envers le blond pouvait légitimer parfaitement son attitude.

Il s'occupait de Lacroix personnellement ; satisfaisant le Talon et ses intérêts. Alors que ces imbéciles voulaient récupérer Lacroix et l'utiliser comme pression pour forcer son mari à se rendre à leurs mains, Reyes avait proposé d'utiliser leur avantage de manière plus incidieuse. Il voulait amocher Overwatch de l'intérieur au passage et Lacroix allait le faire pour lui.

Reyes était rentré aux locaux de BlackWatch, là bas il avait changé de vêtements et donné ses intructions à ses agents. Ses agents ne savaient même pas qu'il participaient à cette trahison juste en répondant aux ordres de leur supérieur. Même pas le plus jeune, petit cow-boy nonchalant et déphasé. C'était ça que faisait Reyes maintenant ; tirer ses subordonnées pour qu'ils se noient avec lui dans leurs vies de sang et de crimes. Quelle était la différence entre les massacres qu'il réalisait pour les nations-unis ou pour le Talon ? Aucune et il ne portait pas de couleur ; les causes ça n'avait jamais été son truc.

Il attrapa un nouveau jeu de clé, et avec une voiture garé 800 mètres plus loin il se mit en route vers la périphérie de la ville. Son regard rude scrutait la route défilante à toute vitesse. Il avait une main posé sur le volant, l'autre était nonchalament accoudé à la fenêtre tenant une clope. Il roula 8 heures en direction de l'est, et si tout se passait comme prévu son « colis » l'attendait déjà dans les locaux du Talon qui étaient à sa disposition.

Reyes se gara et fini sa cigarette, adossé à la portière de son véhicule. Une fois fini, il s'étira et se mit en route d'un pas assuré. Avant d'entrer dans une pièce située dans les souterrains il posa deux doigts sur sa capuche. Il faillit la redescendre, comme par pudeur pour son identité, mais finalement il relacha le tissus et un sourire arrogant dessina ses traits ; il jouait avec le Talon, avec Overwatch tout comme il jouerait à faire craquer Lacroix. Pas besoin de se cacher, il maîtrisait la situation.

Sa silhouette se découpa en contre jour dans la pièce sombre quand il ouvrit la porte et il put voir sa prisonnière assise à même le sol et menotté. Peut-être aurait il du marquer « fragile » sur le dos de ses vêtements, se dit-il neutrement en constatant une ecchymose sur sa pomette.

Son épaule s'écrasa nonchalament sur l'arrête de la porte et d'un mouvement lest du dos de sa main il alluma la lumière, éblouissant la pièce d'une blancheur immaculée provenant des néons. Sa voix était presque douce et sympathique quand il s'exprima, elle l'avait toujours été ;

-Mais que vous arrive t-il ? On dirait que vous êtes dans le pétrin ! Peut être que je devrais appeler le commandant Morrison pour vous tirer de ce faux pas.

Il finit sur un rire tendre et la regarda dans les yeux, le visage apaisé comme si il parlait à une amie précieuse dans un endroit rassurant et accueillant.  Ses grands yeux d'un marron tamisé se perdirent dans une analyse de la jeune femme et des marques rouges à ses poignets.

-Est-ce douloureux ? Il fit un signe de menton en regardant ses mains pour accompagner ses mots. Ne vous inquiétez pas, ce sera bientôt le moins désagréable. Commençons par une chose simple : comment vous appelez vous et savez vous comment je m'appelle, moi ?






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Mar 8 Aoû - 18:06



Kill The Light
Gabriel Reyes   ▬   Fatale


"Oh oh ! "Gabriel"… Et bien, on ne perd pas de temps pour tenter d'emphatiser." Il siffla admiratif avant de lever une main devant lui, comme un dramaturge parlant à un crâne d'Opaline imaginaire. " Ne sommes-nous pas tous humains dans cette fresque grotesque qu'est l'enchaînement de nos petites vies ? On veut tous s'échapper ma chère… Ne sommes-nous au final pas tous des gens désespérés attendant notre messie ? Mais où est-il ?! Han, attendez ! Je le vois… " Il leva une main comme pour lui intimer le plus grand silence. "Illuminant la plaine et resplendissant dans sa tenue d'un bleu de Prusse. Et le monde est sauvé, grâce à lui. Les gens ont prié pour un héros et il a répondu à l'appel ! Morrison a tiré son épée de son fourreau de lumière et a donné le meilleur de lui-même et maintenant le monde est sauvé ! Quelle chance… " Ses épaules tombèrent en même temps que ses membres, flasques comme si le rideau du spectacle tombait alors qu'il lui lança un regard éteint et désabusé. "La souffrance est maintenant éradiqué, et nous vivons tous en harmonie." Il s'accroupit près d'elle d'un mouvement souple. "Un monde où on peut dire "je suis la femme de…" et s'en tirer avec une tape dans le dos, n'est-ce pas ? Merveilleux endroit que le monde de Morrison, celui où on peut se faire des amis et les protéger du monde réel." Sa main gantée attrapa les chaînes qui reliaient les poignets de la brune entre eux. "Mais surprise… Je suis le monde réel. Et j'ai décidé de rendre un peu d'équité…" Il tira dessus pour la rapprocher, ses yeux à quelques centimètres des siens. "Rien de personnel, pas d'inquiétude, juste un heureux hasard qu'on se rencontre vous et moi, ici."

Il passa une main sur son propre visage fatiguée et réprima un bâillement avec un air arrogant. "Bref, j'aimerai discuter avec vous, Amélie, bien plus longtemps. Et je suis sûr que vous avez vraiment beaucoup de question, mais si vous me permettez j'ai beaucoup d'heure de route dans les articulations. J'aimerai vraiment m'allonger dans un lit et me reposer quelques heures. Alors on va vous installer très confortablement et on reprendra cette discussion demain. " Reyes la força à se relever et regarda sa tenue comme en analysant un casse-tête. Il détacha ses poignets en lui lançant un regard froid qui la mettait en garde contre toutes tentatives stupides. Sa main gantée attrapa une manche du tailleur de la jeune femme et lui enleva sans douceur sa veste. Il posa un doigt pensif sur son menton en fixant encore ses vêtements. Hm, peut-être les talons à ses pieds. Non, les laissait risquer d'être plus douloureux. Sans dire un mot il raccrocha ses poignets, l'empoignant avec une force qui ne souffrait pas la discussion et il attacha une chaîne à un collier qu'elle portait maintenant autour du cou avant de la tirer avec brutalité. Avec cette nouvelle "laisse" il envoya la jeune fille percuter l'encadrement de la porte puis les murs des couloirs avec violence. "Désolé" Marmonna-t-il sombrement d'un ton qui n'était absolument pas sincère. C'était une drôle de pratique, ce collier, qu'il avait vu dans une prison de l'Arizona. Ça avait l'avantage de rendre les déplacements extrêmement douloureux en envoyant le corps du captif contre chaque surface sans laisser beaucoup de traces corporelles... Original et assez singulier. Arrivé devant une petite porte de ferraille, après bien des impacts, il l'ouvrit. C'était une pièce d'un mètre de large sur deux de haut avec une barre de métal en haut. La pièce était glaciale et humide. Il poussa la jeune femme dans l'antre avec un regard d'avertissement, lui déconseillant toute idée de s'injurier et il attacha ses poignets à des menottes, elles-mêmes passant sur la barre de métal. Il était évidemment hors de question dans une telle pièce de penser à s'asseoir ou de redescendre les bras ; la voilà condamner à rester dans cette position infernale. Il allait refermer la porte pour la plonger dans le noir avant de lever l'index en l'air comme s'il se souvenait d'une chose importante à dire.

"Oh il paraît que cette position commence à attaquer le système nerveux après un quart d'heure chez une personne d'âge moyen. Donc ne soyez pas étonné si la nuit est un peu longue."

Ses doigts claquèrent lestement la porte pour l'enfermer, le dernier trait de lumière synthétique disparaissant en même temps que le regard torve du soldat. Puis le bruit de son pas lourd se fit entendre, s'éloignant petit à petit pour finalement disparaître après plusieurs intersections. Le commandant monta les étages pour arriver à des étages un peu plus éclairé et il pénétra dans une chambre bien modeste. Juste là pour se reposer occasionnellement.  Il enleva à peine ses bottes imposante, déconnectant chaque morceau un à un, et sa ceinture avant de s'allonger, les mains plantées dans ses poches. Son regard vide happa une tache au plafond et durant plusieurs heures il la fixa avant de s'endormir, droit comme un piquet et allongé sur le dos. Quand il se réveilla, ses yeux cherchèrent son portable. Cela faisait 2 heures qu'il sommeillait et 5 qu'il avait quitté l'avocate. Il ignora les appels de Morrison et rangea l'objet dans sa poche. Il se redressa d'un mouvement raide et enfila de nouveaux ses bottes avec minuties. Son regard noisette était assombri, comme un voile de suie passant devant et les cernes sous ses paupières lui donnait un air lugubre.

Son corps dégingandé se mu à travers les couloirs sombres du bâtiment et chaque étage qu'il descendait l'enfonçait un peu plus dans les ténèbres. Son pas raide se fit entendre de l'autre côté du couloir et la porte s'ouvrit sans à-coup, laissant entrer la lumière éblouissante. Un sourire faux orna les lèvres du ravisseur et il observa la brune avec intérêt. Sans compassion pour sa nuit, il la décrocha du plafond et posa ses deux mains sous ses aisselles au cas où ses jambes auraient l'idée de céder.

"Bon matin, maître Lacroix. J'ai une mauvaise nouvelle, le produit que je dois vous faire essayer n'est pas encore arrivé malheureusement. Alors nous allons devoir occuper notre journée autrement. Pas de crainte à avoir, je ne suis jamais à court d'idée." Il n'était pas un grand bavard habituellement, il fallait l'avouer. Mais il sentait que Lacroix était plus dure à cuire qu'elle ne le laissait paraître. Et qu'elle ne serait pas intimidé par un grand gaillard silencieux. Il lui remit la chaîne au bout de son collier mais cette fois, il se montra plus doux, la faisant navigué dans les couloirs sans la cogner dans chaque pan de mur… Cela ne signifiait pas pour autant qu'il fût doux où qu'il acceptait des moments de vacillement.  Sa voix neutre s'éleva alors qu'il la faisait parcourir les lieux qui ressemblait à des dédales. "Ma profession m'a beaucoup appris. La modernité est l'air de la propreté. Tout le monde veut faire du propre aujourd'hui. On veut des conflits propres, des guerres propres… Des tortures propres. " Il émit un souffle amusé "J'avoue qu'on a goûté à tout pendant la guerre Omniaque, que ce soit des tortures dites "propres" ou pas. Mais c'est vraiment celles que je trouve les plus désagréables. Invisibles… Ce qui vous trahit, c'est votre corps faible. Pas de blessure, pas de sang, juste la sensation d'être une loque, de vous étouffer, la souffrance sans visage. C'est celles que j'utilises le plus aussi. Il y'en a … Des centaines, des milliers, rien n'a de limite. Chaque pays, chaque gouvernement apporte sa pièce à l'édifice. Le gouvernement américain c'est vous noyer !" Il se retourna brusquement sur elle et plaqua sa paume gantée sur sa bouche. "Vous allonger et verser l'eau dans vos narines pour vous brûler ou vous verser de l'eau sur le visage alors qu'un torchon vous recouvre. C'est comme être un poisson agonisant sur la berge, mais pas une chance que ça vous tue. Et j'avoue que j'avais pensé à ça pour commencer la journée." Il la relâcha aussi brusquement qu'il l'avait empoignée et il tira son corps gracile derrière lui pour l'amener au fond du couloir, vers une porte d'un blanc immaculé. "Mais ça ne fait pas pleurer les plus fort d'entre nous." La pièce était carrelée et au centre trônait une grande baignoire. "Je suis désolé de commencer par si peu, mais j'aime prendre mon temps pour installer une entente cordiale." D'une main impitoyable il tira la jeune femme et la força à s'allonger dans la baignoire blanche. Des sangles reliaient ses poignées au bord et il renversa calmement des seaux et des seaux d'eau glacé dans le récipient. L'endroit était également alimenté par une clim qui conservait l'air ambiant à une dizaine de degré. Une fois la baignoire remplie, il s'installa dans un coin de la pièce, sur une chaise minimaliste, et sortie son portable pour s'occuper quelques heures, ne lui jetant même pas un regard. Ce n'est que 5 heures plus tard qu'il se leva après avoir reçu un appel. Reyes disparu près d'une heure supplémentaire. Quand il revint il tenait en main une mallette et dans l'autre une seringue. Il posa le tout sur un plan de travail et libéra la jeune femme de ses liens avant de la jeter au sol. Un appel le distrayait une seconde et il lui tourna le dos pour répondre. La porte était toujours grande ouverte mais donnait sur un long couloir tortueux.






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Sam 28 Oct - 18:14



Kill The Light
Gabriel Reyes   ▬   Fatale


Reyes poussa un soupire bruyant au téléphone et massa l’arrête de son nez avec ses doigts gantés alors que le bruit humide des pas de l’avocate arrivaient à son oreille libre. Son corps se retourna d’un bloc vers la porte, sur le carrelage restait une flaque d’où partaient des traînés d’eaux se dirigeant au-delà de la porte.

« -Quoi ? Non, non rien… C’est juste que les gens sont tellement prévisibles. Tu le crois ça ? Attend, je me mets en kit main libre. »

Avec une confiance effrontée, il attrapa ses écouteurs, perdant de précieuses secondes et enfila les oreillettes avant de se mettre en chemin, la silhouette dégingandée se découpant dans le couloir sombrement éclairé. Il avait la prétention de croire qu’une gamine en pleine hypothermie avait bien le droit à un peu d’avance, cela ne remettait pas en cause les plans finaux qui les concernaient tous les deux. Ses bottes tonnaient comme des détonations dans le vide des locaux, le résultat d’une armature métallique complexe lui permettant de réduire le recul de ses tirs et résister à la plupart des secousses susceptibles de lui faire perdre l’équilibre.

« Oh rien. On en est où de l’affaire Lacroix ? Et Gérard ? »

Sa marche le menait à suivre les traces humides laissées par son invitée, déambulant paisiblement à côté de la trainée avec les mains dans les poches. La petite pièce vers laquelle elle conduisait menait à là où il pouvait trouver certaines de ses affaires personnelles dont son sac de voyage et c’était assez amusant. Ce lieu où il venait pour récupérer des affaires avant de partir avec quiétude était devenu celui du dernier refuge de la brune et sa prison à présent. Il y pénétra. Dans la pièce mal éclairée, les néons rouges de son armure était autant de signalement du danger qu’il représentait.

« Est-ce que j’ai dormi ? Est-ce que ça à quelque chose à voir avec nos affaires ? Oui j’ai dormi. Quoi combien d’heures ? Tu es mandatée par Ana ou quoi ? » Il finit sa phrase avec un léger accent d’affection au fond de la voix, alors qu’il s’arrêta fatalement devant le casier d’où coulait des traînées de flotte, reflétant la lumière des lieux et leur trahison.

Il posa sa main sur la poignée et l’ouvrit à la volée. Reyes posa ses yeux noisettes sur la forme trempée et misérable d’Amélie Lacroix, le regard prédateur. Il lui sourit en captant ses yeux des siens, avec provocation avant de finir par ouvrir la bouche pour mettre fin à son appel.

« Je dois te laisser Morrison. On se voit demain. » Il se délecta de ce moment, où il put regarder dans les yeux l’avocate qu’il tentait de briser d’une part tout en ayant à l’autre bout du fil son seul espoir. D’une main cruelle il raccrocha en souriant malicieusement.

Les traits de son visage se détendirent, d’un air presque contrit alors que sa stature sombre et déphasée s’agenouillait devant elle, la surplombant dangereusement.

« Jack s’inquiète beaucoup pour vous… qu’il se rassure, vous lui serez bientôt rendue. »  Sur ses paroles, il agrippa ses avants bras et la tira violemment à lui avant de la ramener entre ses bras. Pas d’affection, aucune, dans ses mouvements, juste le besoin de la tenir tranquille. « Vous m’avez dit d’aller au diable, maître Lacroix. Mais- » Le mot français était accompagné d’un accent américain prononcé. D’un mouvement rigide il se releva, la tenant fermement par l’arrière des genoux et du dos, comme on porterait un inconscient. « -il va falloir comprendre que c’est vous qui êtes dans son antre en ce moment même. » Sa poigne était si ferme qu’elle pouvait se débattre et le griffer, rien n’y changerait. Dans un silence de mort, suite à ces mots, il l’emmena dans une nouvelle pièce, bien plus proche. Celle-ci n’avait qu’une table d’opération en son centre, penchée dans un angle qui permettait d’avoir Lacroix presque debout quand il l’installa dessus de force.

« Etant mon invitée, j’ai trouvé votre départ précipité très grossier. Certains galants chevaliers vous aurez passé ce faux pas, mais -» La claque résonna forte, elle n’était pas seulement leste mais aussi d’une force conséquence.  « Je n’ai jamais été très chevaleresque, sinon ce sera ma statue qui s’élèverait dehors. » Une autre, sur l’autre joue, pour ne laisser aucune parcelle de peau exempte de douleur. Sans la gracier d’un regard de plus, il attrapa la mallette qu’il avait ramené ici en allant chercher la petite fuyarde.

Son regard était concentré quand il remplit la seringue du liquide expérimental qu’il tenait entre les mains, veillant à ne pas laisser de bulle d’air s’y glisser. La mort prématurée de la Française serait un investissement fichu en l’air.

« Vous êtes forte » Lâcha-t-il dos à elle, platement. « Et ça, personne ne vous l’a accordé, à aucun moment. Parce que vous êtes la femme de Gérard Lacroix, par ce que vous ne faites pas partie de cette troupe de vétéran qui peut se vanter d’avoir fait la guerre ensemble. Ils ont tous une cicatrice commune qu’ils s’exhibent pour se sentir proche. » En un soupire, il était déjà à côté d’elle, en train de passer une serviette sur ses bras humides. « Personne ne se sent proche des histoires de sauvetage politique et judiciaire que vous déployez à chaque nouveau scandale.  Surtout pas des soldats qui pensent que vous n’êtes qu’une pièce rapportée. Le vase ming d’un voyage de Gérard Lacroix, qu’il faut protéger parce que c’est quand même un bon ami et qu’il ne faudrait pas qu’il est de la peine. » La main gantée attrapa l’avant-bras de la jeune fille pour qu’il recherche une veine apparente. « Si jamais on m’attrape, personne ne vous laissera me faire payer cet affront par vous-même. Car il y a Gérard, Jack et tout Overwatch pour le faire à votre place. C’est triste de vous voir que votre vie est déjà bloquée si jeune. »

L’aiguille pénétra d’abord timidement le vaisseau avant de s’y installer confortablement et le liquide fut expulser dans son organisme avec brusquerie.

« Vous risquez d’avoir Froid. Chaud. Des Sueurs. Des douleurs. Des convulsions. Des nausées. Et une bradycardie prolongée. Mais pour le dernier point, c’est ce que j’attends de vous. Ce traitement durera 3 semaines. » Il claqua ses doigts devant ses yeux pour interpeller avant que le liquide ne lui fasse perdre sa concentration d’écoute. « Chaque injection sera suivit 30 minute plus tard d’un programme de reconditionnement cognitif à base d’électrochocs et ce tous les jours. »

Ses yeux cernés brillaient de taquinerie, comme s’il se sentait être très amusant dans ce rôle de docteur improvisé.

« Tout est compris ? »






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Mar 20 Mar - 22:41



Kill The Light
Gabriel Reyes   ▬   Fatale


RGabriel Reyes lui fit le cadeau de ne pas lui redemander une confirmation, malgré son manque de coopération. Ses yeux étaient posés sur le cou tendu et nervé de la brune. Son regard était vide, comme l’eau croupit d’un marécage ; aucune étincelle ne venait corroborer la thèse d’une vie derrière. La voix qui s’extirpa de ses lèvres abîmées n’étaient teinté ni de reproche ni de sympathie, elle énonçait simplement un fait ; aussi fataliste qu’une pierre tombale pourrait l’être sur un espoir de survie.

«-Je ne fonctionne plus aux suppliques depuis que mon travail est de les ignorer. Cessez de vous fatiguer.»

Le roi de l’échiquier noir n’avait jamais manqué à ses devoirs, même quand les difficultés techniques rendaient compliqués la récolte de donnée. Est-ce que le commandant Morrison avait déjà discuté avec ses scientifiques pour désigner la meilleur façon de faire ressentir de la douleur à un être robotique ? Aux moyens à mettre en place pour prendre en charge – et en urgence- les pontes du crime après une session de « discussion » avec le nord-américain ? Sûrement pas et c’est ce qui en faisait un homme propice à la clémence. Dans le cas de son ancien frère d’armes, les prières étaient des formalités à ses oreilles, autant de mots à ignorer mais qui faisait parti du décor de ses activités.

Cela signifiait-il qu’il était pour autant dénuer d’empathie ? Très certainement pas, c’est ce qui le rendait brillant dans la torture tout aussi bien physique que psychologique. Ses expériences personnelles nourrissait son incroyable imagination en la matière. Dans le cas présent, la torture n’était qu’un moyen de ployer l’esprit, de le rendre plus réceptif au traitement et à ce qui serait demandé ensuite à l’avocate, mais rien qui ne fut une fin en soi. Et même si il avait su apprécier avec cruauté ses effets théâtraux, il se recentrait maintenant sur sa mission ; perdant l’éclat de l’acteur qu’il avait incarné jusque là. La salle baignait d’une lumière bleutée aquaphobique, tout autour d’eux semblaient froid et mort. Tel le gel mordant parcourant les veines de la jeune avocate.

Reyes attrapa et tira à lui une vieille chaise ; elle ressemblait aux chaises qu’on pouvait trouvé dans les écoles ou les facultés ; piètre et fournies en gros. Dans une pose rigide, il s’y posa, ses main croisé sur ses genoux alors qu’il ne lâchait pas du regard la silhouette hurlante et tremblante.

« -Conseil d’ami ; tu devrais te laisser aller, ça sera bien plus facile pour nous d’eux. J’ai les tympans fragile. »

Avec un mouvement décharné, son dos se reposa sur le dossier mal étudié et son pied se replia pour poser sa semelle sur le pied de la table d’opération. Il sortit une cigarette de sa poche et l’étudia d’un regard froid, comme l’accusant silencieusement de quelque chose.

« -C’est ce que je disais aussi à Jack, quand il se contorsionnait dans son lit. Mais j’avoue que ça n’a jamais vraiment marché. Il faut croire que vous vous ressemblez, sous le feu de l’expérimentation. Il avait la même façon de croire qu’il allait pouvoir être en contrôle, qu’il pourrait reprendre le dessus avec un jeu d’expiration, inspiration. Mais- »

Son briquet éclaira fugacement la pièce d’une petite lueur si pleine d’espérance qu’elle en parut déplacée, et sitôt qu’elle eu allumer la tige de tabac, elle disparu et l’objet criminellement lumineux revint dans la poche du brun.

« -Il faut relâcher la pression, les expérimentations ont toujours du bon. Sans, nous n’aurions pas notre incroyable Jack Morrison, capable de courir des jours - que dis-je ? - des semaines sans s’essouffler ! » Il tira une grande inspiration de fumée. « Sans la première, je n’aurais jamais pu diriger cette troupe que j’adore au travers de tous ces champs de mines et de guerre. Sans la deuxième... » Dans un souffle, la brume s’échappa de ses lèvres ; noir comme le goudron, elle s’échappait en volute empoisonné. « ...je n’aurais pas eu la possibilité de me libérer du carcan du gouvernement. Et sans... » Il finit par écraser sa cigarette sur la clavicule de la jeune femme, ayant perdu l’envie de la finir après avoir pu jeter un coup d’oeil à son portable qui lui indiquait que la séance de reprogrammation cognitive approchait. « … vous ne pourriez pas vous extraire de ce rôle si passif que Jack et Gérard vous ont fait endossé. Quelle chance, bientôt tu pourras faire tes preuves. Qu’en dis-tu ? » La fumée noir se dissipa lentement autour d’eux. Ses paumes claquèrent soudainement ensemble avec un enthousiasme qui faisait tâche. « Ce n’est pas tous ça, mais notre docteur t’a préparé une séance d’électro-choque du tonnerre ! Je lui passerai ton bonjour d’ailleurs, elle en sera surement ravie. Elle adore ses vieilles connaissances d’Overwatch. »






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