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 [Passé] Reflets d'une autre vie (Fatale)

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Lun 12 Juin - 3:22



Reflets d'une autre vie
Fatale   ▬   Jack Morrison


Perdre des hommes au combat relève de la routine trop bien huilée. Corps rapatriés, message générique destiné aux proches, cérémonies quand le temps ne manque pas. Toujours sa paraphe en bas de page, son expression solennelle face au cercueil drapé des couleurs nationales du tombé. Sa voix stable pour modestement couvrir les douleurs le temps d'un discours. Morrison sait qu'une mort ne gèle pas le temps autour d'elle. Que l'adieu est impératif. Que préparer les succès à venir accorde du sens à la plaie enjambée. L'instant du don d'espoir est fatidique pour réactiver les corps.

Pourtant, cette fois, il a perdu ses yeux. Ana ne le surplombera plus de sa protection et poursuivre n'apparaît plus si catégorique, si immédiat. Il prend, maintenant plus que jamais, l'amère mesure de l'importance qu'elle occupait. Amari désormais partie, l'acidité de Reyes n'a plus de filtre. Une rancœur longtemps détournée trouve finalement sa cible. Si Jack l'encaisse un temps, rengaine sa fierté, c'est qu'il ne peut nier la culpabilité. Il s'emprisonne dans un silence hermétique, n'essaie pas de panser la perte que Gabriel et lui ont en commun. La discussion lui semble impossible, chaque tentative les oppose davantage. Il s'évertue à préserver de loin l'idée de leur amitié.

Ce jour-là il vit les scientifiques tomber. L'un à la suite de l'autre, aboya à Ana d'agir en lui imposant le rôle d'agent du miracle et un silence suspendu vint le rappeler à l'évidence : même les géants n'échappent pas à la mort. Il s'est trop reposé sur elle.
Si Morrison ordonne de tourner la page il est le dernier à s’exécuter. Ce moment ne veut pas s'effacer, boucle et reboucle dans sa tête, tandis qu'il soupèse chaque détail en évaluant sa faute. Et il doit reconnaître que les éléments sont pauvres – aucune piste ou presque sur l'identité de celui derrière le sniper.  Évidemment il avait, sûrement gorgé d'un espoir insensé, inspecté la zone de l'incident au peigne fin une fois pacifiée. Il avait retrouvé l'endroit décrit par la balistique comme le foyer du tir fatal – et là, gisant au sol, un fragment d'équipement plausiblement arraché par une balle de sa collègue. Un vague sourire avait flotté sur ses lèvres : Ana, efficace jusqu'au dernier souffle, leur offrait peut-être quelque chose pour venger son sacrifice.

Il se souvient de la sentence sur l'écran qui fit rugir le sang dans ses veines « aucune correspondance ADN trouvée. » La table se retourna sous la rage d'être désormais officiellement impuissant. Bien qu'il sache que le débris appartenait à un casque, impossible de retracer l'identité de son porteur. Morrison ordonna ses pensées comme on se mettrait une claque. Il lui fallait être efficace avec peu et son poing rencontra le mur sans fracas. Pour Ana, le pas rigide, il s'enferma dans les labos.
Une reconstitution 3D plus tard il découvrait que le casque entier était un petit modèle -  qu'il appartenait certainement à quelqu'un de fine corpulence. Possiblement à une femme. Équipement conçu par le Talon, aucun autre opposant ne disposait d'une technologie aussi avancée après lecture des alliages. Morrison avait mené son investigation seul dans l'idée de n'exposer personne. En cela, il ne partagea pas sa tentative de deuil et se lança en solitaire dans l'obsession qui commençait à lécher sa morale.

Lorsqu'un agent de la Griffe était appréhendé Morrison menait l'interrogatoire, personne n'était habilité à en discuter – personne ne restait dans la pièce avec lui. Avide de réponses il n'était plus exactement le même homme. Et il fut convainquant dans ce rôle. Assez pour que le nom « Fatale » s'évade de gorges étouffées. Fatale, un presque mythe à les entendre. Une silhouette qu'ils entrevoyaient d'en bas une fois les corps adverses au sol. Une ombre solitaire qui semble connaître des patterns dans l’exercice de son œuvre.

La prochaine mission d'Overwatch ressemble à celle de la perte d'Ana, consiste à récupérer un criminel notoire et homme de science retranché à Dorado. Ses avancées dans le domaine de la nano-biologie serait estimables pour toute organisation entendant doter ses exécutants de capacités accrues. Rien d'assuré mais un coup à tenter.
D'ordinaire Morrison aurait guidé les troupes à terre, cette fois il délègue son commandement à un autre pour prendre les hauteurs. Baigné dans la pénombre, Jack observe les vies s'organiser en contrebas et donne ses dernières directives en l'attente du transfert. Arme au poing, il s'écarte des communications et de la vue. Il attend, à la fois patient et fiévreux, que l'ombre se manifeste.











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Fatale
Un tir, un mort
Mar 13 Juin - 22:33


Reflets d'une autre vie
Appuyée contre un mur, la veuve noire écoutait attentivement les instructions qu'on lui donnait avant une mission. Elle ne prit même pas la peine de regarder son interlocuteur dans les yeux, puisque ses paupières étaient closes. Pourtant, ce dernier semblait insister et élaborait un plan, que Fatale ne prenait pas la peine d'écouter. La jeune femme finit par se redresser et dans un déhanché naturellement sensuel, elle s'approchait du scientifique qui ne cessait de palabrer des phrases inutiles. L'araignée posait un index sur les lèvres de l'homme, qui cessa immédiatement de parler. 


« Shhh. » Sifflait-elle entre ses dents. 


Elle caressait légèrement les lèvres de l'homme de science alors qu'elle penchait légèrement la tête sur le côté. La meurtrière pouvait aisément distinguer des frissons parcourir le corps de son interlocuteur. Était-ce de la peur ? De l'effroi ? Ou bien cet homme ne savait tout simplement pas se contenir en présence d'une femme ? Qu'importe. Si la question lui avait effleuré l'esprit, sa réponse ne l'intéressait aucunement. 


« Dites-moi … Mon nouveau casque est-il opérationnel ?» 


« Non Mademoi... » 


La main de la veuve noire rencontrait violemment la joue du scientifique, le coupant ainsi dans ses explications. Fatale ne voulait pas lui laisser l'occasion de parler à nouveau. Hors de question pour elle de subir à nouveau un discours dont elle avait finalement rien à faire. 


« Dans ce cas … Pourquoi me faites-vous perdre mon temps ? »


Si le comportement de Fatale semblait violent, par moment, sa voix, elle, restait d'une douceur mêlée à une froideur enchanteresse. Son visage, lui restait neutre, comme si toute émotion s'était échappé de son corps, ce qui était bien évidemment le cas. 


« Je … euh... J'ai mis au point un système de remplacement. Le temps que nous … nous puissions recréer votre casque. » 


Sa main vint rencontrer à nouveau la joue du scientifique, mais cette fois, dans une caresse froide. Pourtant l'homme en tremblait encore plus. Peut-être était-il au courant de quoi la veuve noire était capable, après tout... 


« Tu as de la chance que la Griffe à besoin de toi … »


Elle finit par s'éloigner et l'homme de science s'autorisait un soupir de soulagement, que Fatale ne manquait pas de remarquer. Dos à son interlocuteur, elle réunissait ses cheveux dans un queue-de-cheval haute et commençait à préparer son équipement pour la prochaine mission. 

«  Eh bien ? Qu'attends-tu pour me donner le prototype promis ? N'ai-je pas une mission à accomplir ? » 


« O... Oui ! » 


Tandis qu'elle chargeait son arme, son collègue s'approchait d'elle et lui tendait une paire de lunettes aux verres rougeoyants. La Sniper regardait l'objet si banal en levant un regard interrogatif vers l'inventeur. 


« Mettez-le. » 


Elle s’exécutait et enfilait les lunettes, donnant ainsi à sa vision, un voile rougeâtre. Elle émit un léger grondement, tandis que le scientifique appuyait sur un petit bouton situé sur le côté des branches. Un zoom puissant se mit donc en place, offrant ainsi à Fatale une visée parfaite. 


« Hm … »

« Ce petit bijou vous permet de détecter les zones de chaleurs à travers les murs également. Relié à votre arme par connexion sans fil, il vous donne offre également une visée implacable et ... » 


Fatale n'écoutait à nouveau plus le discours assommant du scientifique qui semblait avoir tendance à beaucoup transgresser lorsque le sujet traitait de son domaine. Ce qui avait d'ailleurs le don d'agacer la Sniper, qui décidait de tester son nouveau jouet. Le scientifique s'était légèrement écarté d'elle, afin de lui montrer, semble-t-il des schémas de construction de l'engin. Bang ! La balle partit traversant le tableau numérique sur lequel travaillait l'homme. 


« Parfait... » 


Dans un grand fracas, l'objet technologique tombait en mienne, laissant échapper quelques bruits électriques défectueux. Elle affichait un sourire, satisfaite. 


« Dorado … Empêcher l'Overwatch de mettre la main sur Andrea et Leandro Latropolos. »


« Oui … c'est ce que j'essayais de vous expliquer tout à l'heure. » 



Sans dire un mot de plus, Fatale s'en allait vers un vaisseau de la Griffe, spécialement mit à sa disposition. En route pour Dorado... 

Quelques heures de vols plus tard, telle une araignée, Fatale glissait sur son grappin pour atteindre un des toits les plus hauts de la ville. Sautant de toits en toits, le voile de la nuit jouant en sa faveur, elle finit par atteindre sa destination. D'un œil vif, elle fit un rapide repérage des lieux. Ils étaient déjà là. 


*En avance ?!*


Une voix déformée attirait son attention dans son oreillette, lui donnant des instructions sur le suivi de la mission et de son avenir. 

~Si Overwatch met la main sur Leandro et Andréa. Tue les. Tous. ~


Fatale affichait un sourire sadique et plaçait son arme. Un abruti s'était exposé en se réfugiant sur les toits … Il allait être sa première victime. Elle mit le doigt sur la gâchette, visait et la balle quittait la chambre du sniper, filant à toute vitesse vers sa cible.

Eques, Never-Utopia.







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Jeu 15 Juin - 1:55



Reflets d'une autre vie
Fatale   ▬   Jack Morrison


Morrison se sait exposé, refuse de lire la même chose chez ses hommes. Traversé d'une vanité qui se pense seule capable de maîtriser le risque il ne veut pas d'une chute de dominos. Une fois mais pas deux. Il s'était résolu à ne plus se manifester dans le rôle de commandant jusqu'à sa confrontation, mais la promesse ne tient pas. Les habitudes ont la peau dure, rugissent au-dessus des décisions.

Il dresse méthodiquement la liste des configurations possibles, observe d'une œillade régulière les éléments en contrebas. Le soldat interroge mentalement chacune de ses recrues – ancienneté, failles décelées au préalable, placements et coordination par aptitudes. Son visage se froisse de contrariété face à la répartition aujourd'hui partiellement dessinée par une autre initiative que la sienne. Sa main gauche glisse sur son communicateur et il y grogne de ne pas attribuer la couverture de Sawnson à Pierce – leurs armements ne couvrant pas un périmètre associable. Il grince également de tenir en respect les fenêtres et de ne pas intervenir en entendant d'éventuelles détonations en hauteur, sa voix rauque tonitrue sur la fin pour avorter les questions en gestation. Incompréhension des troupes qui demeurent pourtant silencieuses.
Une fois les irrégularités corrigées Jack coupe court sous un encouragement grave. Lui qui d'ordinaire prend le temps de motiver individuellement, de comprendre les mots spécifiques à dire, il n'est aujourd'hui qu'autorité cinglante. Les agents s'attendent au pire. Parfait.

Le commandant, dos rigide contre le mur, dispose un champ biotique au sol pour qu'il soit activable d'une simple pression du pied. Durant les minutes à venir il entend prendre possession des lieux, calcule les fenêtres de tir possibles. Le sang pulse sous sa peau et il est désormais sourd à la possibilité que l'ennemi ne se manifeste pas. Il n'a pas à travailler sa patience pour que les faits lui donnent raison : une communication du QG murmure dans son oreillette le passage d'un engin non-annoncé dans son périmètre aérien et sa retraite immédiatement ensuite. Un dépôt. Alors Jack comprend qu'il aura rapidement de la compagnie et raffermit sa poigne autour de son fusil à impulsions. Survoler une zone densément habitée sous-entendant des impératifs de discrétion, il devine aisément l'identité de celui ayant bénéficié de ce transport plutôt prestigieux. Quelqu'un se mariant à la nuit avec une finesse mortelle.

Les sens en alerte, Morrison peut remercier l'association d'une perception biologiquement améliorée et de son scanner porté à l’œil droit. Il croit distinguer un bruit, à peine plus qu'un frottement, active son dispositif pour brutalement distinguer une silhouette en position de tir. L'adrénaline s'empare de lui. La balle fuse et le commandant se projette de côté – son épaule est éraflée et il mord entre ses lèvres un juron rageur. Moins sous la douleur qu'en réponse à la perte d'initiative.

Jack initialise son soin mécaniquement, à dessein d'être parfaitement opérationnel, mais ne ressent aucune satisfaction une fois la blessure éteinte. L'objectif le mobilise tout entier, les stimulations corporelles sont diffuses. Il faut bien que tout ce qu'on lui a injecté durant le programme serve – qu'importe le démantèlement psychique.
Les rouages s'additionnent rapidement. Il connaît leur arène pour l'avoir minutieusement répétée, souhaite en faire un avantage. Il s'était armé à la perspective qu'un tir puisse éclore en partance de cette position – il doit conserver cet atout. C'est à son tour d'attaquer et trois grenades d'un bleu brûlant fondent hors de son canon en direction de son adversaire. Durant la même seconde il invective des agents déboussolés de rester hors de son champ d'action.

Jack n'a pas la précision de son côté. L'objectif n'est pas d'atteindre sa cible mais de la déstabiliser. Soit de la clouer sur place afin de l'y rejoindre, soit de la forcer à se dévoiler lors de son esquive. Il ne perd pas une seconde supplémentaire et se précipite, gravit l'escalier attenant pour sortir de son enclave et gagner la zone la plus haute que lui offre le bâtiment. Il doit impérativement rejoindre l'ennemi pour lui soustraire son meilleur avantage : la distance. Le commandant, arme à l'avant et tête enclavée dans les épaules, saute sur le toit suivant jusqu'à distinguer – légèrement surplombante – la forme hostile.

Ses suppositions sont immédiatement confirmées. Il s'agit d'une silhouette fluette, assurément féminine. Pour autant il lui serait impossible d'en dire plus sur l'instant et il ne s'attarde qu'une seconde à la dévisager. Son arme aussitôt braquée sur elle, un sourire de contentement s'arrache à sa tempérance. Ainsi qu'un rire défiant. L'objectif est si proche.

« J'dirais bien que je suis enchanté mais on s'est déjà croisés. Une prise d'otages, des drones explosifs ça t'évoque quelque chose ? » La voix de Morrison se mue en une accusation acérée, versée comme du venin. Presque crachée. Mais il retombe rapidement dans le factuel, le neutre. Se faisant presque informatif. « Tu devrais pas trop tenter de m'avoir à cette distance. Je t'ai dans ma ligne de mire, tu serais de l'histoire ancienne avant même d'armer. Rends-toi et je verrai ce que je fais. »

Il se doute que cela ne sera pas aussi simple. Sa morale lui hurle de lui proposer la reddition, sa raison lui rappelle qu'elle détient des informations valables. Mais formuler ceci lui enflamme la gorge et il se surprend à avoir l'index piqué d'envie à la surface de sa gâchette. Il ne le fera qu'une fois. Une fois tout en se préparant à la suite. Il reste l'homme n'appréciant pas de donner une mort évitable mais il n'est pour autant pas naïf.











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Fatale
Un tir, un mort
Sam 17 Juin - 11:58


Reflets d'une autre vie
 L'araignée avait atteint sa cible. Mais dans quelle mesure ? Elle n'en avait aucune idée. Les yeux plissés, elle portait un doigt à ses lunettes prototypes afin de faire un zoom vers l'endroit où était sa cible. Pas de trace de sang... Cette idée ne lui plaisait pas. Il était encore en vie.

Un bruit assourdissant, puis un deuxième et enfin un troisième. Fatale écarquillait les yeux en voyant plusieurs projectiles se diriger à vive allure vers elle. Levant un bras, elle activait son grappin et telle une araignée tissant sa toile, elle se hissait sur un point plus en hauteur du toit, évitant ainsi d'être réduite en poussière. Elle se retournait et de son regard aiguisé, elle cherchait son adversaire. Un sourire satisfait s'emparait de ses lèvres bleutés alors qu'elle voyait une silhouette rougeoyante se précipiter vers elle en prenant des escaliers.Dans sa grande bonté, elle laissa un petit présent derrière elle, accroché au mur situé à côté de la porte donnant accès aux dernières marches qu'il allait emprunté.
Etait-il si inconscient pour venir l'affronter de face … ? Ou peut-être suicidaire ? Si c'était le cas, Fatale se ferait un plaisir de lui octroyer la mort qu'il espérait. Elle changeait d'arme. Son sniper dans le dos, cette fois, elle avait son fusil d'assaut entre les mains.

L'homme arrivait enfin et la veuve noire l'attendait patiemment, alors que grâce à sa toile, elle aurait plus très largement prendre ses distances et opérer un nouveau tir.  Mais ce n'était pas dans son intention. Et elle eut raison. En voyant l'identité de celui qui lui faisait face, elle ne put se retenir de lâcher un petit rire moqueur. Elle finit par répondre à son monologue ridicule, tout en le gardant en joue avec son arme.


« Jack … Jack Morirson. Comme on se retrouve. »


Sa personnalité, son comportement, ses valeurs, d'Amélie, il ne restait plus rien. Seuls quelques traits physiques demeuraient et la rendaient encore reconnaissable aux yeux de ceux qui l'avait connue.  Jack faisait partie de ces personnes. Fatale se souvenait très bien du lien qu'il entretenait avec Amélie. Malgré son reconditionnement, ses souvenirs n'avaient pas été effacés. Mais ses émotions disparus, elle ne ressentait absolument aucun remords quant au fait de tuer ses anciens alliés. Après tout … N'était-ce pas à cause d'eux qu'Amélie était devenue Fatale ? Ne l'avaient-ils tous pas abandonnée ? Oubliée … ?  
La rancœur n'avait pas sa place dans l'esprit de Fatale, tout comme la vengeance. Seul un désir de tuer tout ceux qui se trouvaient sur son chemin l'habitait. Les sentiments sont des faiblesses, que l'araignée aiment exploiter. Elle l'avait fait pour Ana et le fera pour Jack, avec qui Amélie entretenait une relation plus étroite encore qu'avec l'Egyptienne. La veuve noire se demandait déjà qu'elle serait sa réaction de l'homme, lorsque celui-ci comprendrait que celle qu'il était en train de menacer, était son ancienne et fidèle amie.

Une fumée violacée s’élevait dans les airs, autour du soldat, réduisant sa visibilité de manière considérable.  Fatale profitait de cette occasion pour se hisser derrière sa cible et venir murmurer à son oreille, alors que le poison faisait petit à petit effet son organisme.


« Tu n'aurais jamais du venir ici, Jack. Ana te manque tant que tu souhaites la rejoindre aussi rapidement … ? »


La rage, elle voulait la voir dans le regard de Morisson. Le chagrin, elle souhaitait qu'il s'effondre. Après tout, n'avait-il pas perdu deux amies proches en si peu de temps ? Le briser, le réduire en miette … Lui faire comprendre que les ressentis n'étaient que des obstacles, des failles dans lesquels ses ennemis se feront un plaisir de se glisser.

La fumée violacée toujours en place, elle se glissait dans les ombres pour ne pas rester sans protection fort longtemps. Si elle ne subissait pas les effets de son poison, cela n'ôtait pas la dangerosité de Jack. L'intérêt pour la Griffe et pour elle-même de préserver ses souvenirs, était que puisqu'elle avait durant de nombreuses années côtoyer Overwatch, elle connaissait les forces et les faiblesses de beaucoup d'entre eux. Elle détenait des informations importantes sur chacun, informations qu'elle pouvaient naturellement utiliser à ses fins.

Ainsi, elle savait que Jack était quelqu'un de coriace et qu'un poison ne suffirait pas à le nuire totalement. Elle profitait de son agilité, pour faire quelque pas en arrière et sauter sur le toit d'en face. Elle atterrit et plaçait un genou à terre. Son arme fétiche à nouveau entre les mains, elle ne perdit pas de temps, et tira une nouvelle fois, pour cette fois faire plier son ancien ami...


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Dim 18 Juin - 2:27



Reflets d'une autre vie
Fatale   ▬   Jack Morrison


Le sang tambourine contre ses tempes. Les doigts du soldat se gèlent autour de son arme, seconde suspendue hors du temps, tandis que son esprit s'acharne à traiter l'information. La voix lui est effroyablement familière. Sans qu'il ne s'en rende compte un « Amélie... » étouffé glisse hors de ses lèvres abasourdies. Le doute le traverse et il en oublie la menace face à la prégnance du souvenir. Il observe un pas de recul, hagard. C'est impossible. Cette peau bleuie n'enlève pas à la silhouette la posture qu'il lui connaît. Même la corpulence est fidèle.
Rien ne s'imbrique de manière lisible. Amélie est décédée et sa mémoire fut commémorée suivant le protocole que l'on destine aux agents. Discours et gerbes de fleurs. Honneurs soulignés, émotions transitant entre les corps rigoureusement alignés.

Elle n'était pas exactement l'une des leurs mais Morrison avait insisté pour l'inscrire dans le souvenir, pour que personne ne puisse paisiblement oublier. Pour qu'elle se tienne aux côtés de Gérard une dernière fois. Il avait hurlé sa colère face à une hiérarchie sourde et avait ainsi obtenu la cérémonie souhaitée, ponctuée de la référence à une amie regrettée. Mais pas de pierre tombale ornée des couleurs d'Overwatch pour elle. L'idée fut refusée en bloc et le revers s’avéra difficile à avaler.

Jack se surprend à se remémorer tous ces éléments, qui devraient pourtant être insignifiants à l'instant du danger. Sûrement essaie t-il de se rattacher à quelque chose de matériel pour nier, bien que cela soit désormais impossible, l'identité du sniper. Sa férocité s'éteint face à la culpabilité baignée d'incompréhension qui l'empoigne. Mais il n'a pas le temps d'y méditer. Alors qu'il levait sur elle un regard troublé son corps s’embrume. Il tousse, balaye sèchement son visage du dos de sa main pour reprendre contenance. Elle est derrière lui et semble tirer une satisfaction malsaine de la discorde semée. Que t'est-il arrivé ?

Les mots qu'elle formule tranchent mais Morrison n'est pas né de la dernière pluie : ils sont voués à détruire. Il a déjà connu des opposants dans cette veine. Attaques insidieuses pour le pousser à se consumer lui-même. Elle entend le dévorer en prenant son temps – ce qui pourrait jouer en sa défaveur. Il ne cède pas à la rage et reste rigidement silencieux. Ne lui donne rien qui pourrait satisfaire l'état dans lequel elle est emprisonnée.
L'action le remet sur les rails, un soldat ne dort jamais totalement, c'est impératif qu'il s'éloigne de la nuée toxique. L'ennemie désormais retranchée il se projette au sol afin d'échapper à un tir. Et, en prévision des prochains, le commandant fuse à découvert jusqu'aux rebords du toit. Sans l'ombre d'une hésitation il plonge dans le vide qui lui tend les bras – glisse lourdement le long des briques qu'il arrache au mur et saisit fermement le rebord d'une fenêtre. Suspendu d'une main il s'est enfin éloigné du poison. Il y termine de recracher ses poumons sans grande considération envers son état. Il se retape toujours vite. Configuration routinière, pense t-il avec lassitude.
Jack se balance, fracasse de ses pieds une vitre et amortit d'une roulade sa réception à l'étage inférieur.

Il dispose de quelques secondes et active son communicateur pour prendre la température chez ses agents au sol. Situation stable mais l'objet du transfert ne devrait pas tarder à sortir de sa cachette. Jack leur vocifère à nouveau de s'en tenir au plan et de ne pas prendre en considération ce qui se déroule dans les hauteurs, à moins qu'il n'en fasse expressément la demande. Il n'est pas dupe et sait qu'un sniper préférerait sa cible abattue plutôt que tombée aux mains adverses – il empêchera Amélie de se salir davantage les mains. Il empêchera ses hommes de finir criblés de balles. Le commandant n'a pas le droit à l'erreur : il doit l'appréhender vite et efficacement. Cette guerre doit être menée seul. Il termine sa transmission sur un ordre volontairement cryptique : "fin stricte des communications et silence de mort" jusqu'à ce que le baril situé à proximité de ses agents soit percé.

Morrison avale les escaliers quatre à quatre. Tout en tâchant d'être le plus discret possible. Il active son dispositif de visée pour aider son œil à dessiner l'adversaire. Il grince, crispé. Arpente du regard le périmètre dans une rotation à 360 degrés mais ne trouve rien. Rien jusqu'à la dernière seconde.
Localisée sur la corniche d'en face. Une vague satisfaction le gagne mais elle ne survit pas bien longtemps. Traquer un adversaire n'a jamais été aussi acide. Jack s'abaisse avant d'être remarqué à son tour, dépose genou à terre et met en route sa manigance : il laisse derrière lui sa radio, aussi muette qu'il l'avait commandé. Le soldat grimpe ensuite pour rejoindre sa cible – s'approche d'elle jusqu'à distance critique. C'est à ce moment qu'il fait feu sur le baril qui se vide ostensiblement de son liquide. Un lieutenant exprime aussitôt une incompréhension très sonore – qui retentit au travers du son débridé de la radio laissée derrière lui.

C'est sa chance et il n'en aura pas d'autres. En espérant que cela suffise, le commandant se laisse tomber sur la position d'Amélie malgré la hauteur les séparant. Il saisit brusquement la jeune femme, la ceinturant d'un bras venu barrer sa frêle gorge. Son autre main lie celles de Lacroix dans son dos avec fermeté. C'est à son tour, légèrement haletant, de lui murmurer à l'oreille. «  Amélie. Je sais pas ce qui s'est passé mais j'vais te ramener à la maison. D'accord ? » Jack ne prend certainement pas la mesure de la situation et baisse sûrement trop sa garde. Il répugne même à exercer sur elle une pression trop forte. Sa prise se délie légèrement. Comme s'il avait peur de la casser, de briser ce reflet, cette chance de la retrouver. «  T'as pas à faire ça. Je te connais et ça te ressemble pas. On va te tirer de là tu, m'entends ? »











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Fatale
Un tir, un mort
Lun 26 Juin - 1:30


Reflets d'une autre vie
La fumée violacée se dissipait petit à petit et Fatale se tenait prête à tirer une deuxième fois. Morrison devait être affaibli, probablement occupé à cracher ses poumons quelque part à l'abri. Mais tôt ou tard, il allait devoir sortir de sa tanière et à ce moment là, Fatale serait prête...  De son œil de lynx, la Sniper cherchait sa cible et gardait un œil sur ce qu'il se passait en bas également. Hors de question de perdre de vue sa mission sous prétexte que son passé refaisait surface.  Pour le moment, ni les criminels, ni Overwatch bougeaient … Parfait. Mais Jack n'était plus dans son champs de vision et cela, la Veuve Noire ne pouvait le tolérer. Elle regardait les toits alentours … Rien. Si elle ne pouvait pas se fier à son regard … Alors, elle se concentrerait sur son ouïe. Elle entendit un coup de feu et tourna son attention vers la source du vacarme.


*Où est -il … ?*


Ensuite une voix, cette fois, elle tira sans hésitation et sa balle détruisit totalement le communicateur laissé à l'abandon. Elle pestait intérieurement, alors qu'elle sentit une présence derrière elle, mais trop tard. Morisson s'était déjà glissé dans son dos, l'avait désarmée et la tenait fermement pour qu'elle ne puisse s'échapper. Les murmures de Jack la frit frissonner.


« Jack ... »


Sa voix était suppliante. Jack aurait même plus croire qu'il s'agissait d'un appel à l'aide, qu'Amélie était bien là, au fond d'elle. Qu'elle souhaitait être sauvée.  Puis, Fatale se mit à rire très légèrement. Pourtant, la cruauté faisait sa place dans sa voix, toute la douceur et la détresse que Morisson avait pu déceler lorsqu'elle avait prononcé son prénom, avait disparu, envolé, volatilisé. Tout comme l'était Amélie.

Fatale tournait légèrement la tête. Si tout le haut de son corps était mobilisé, elle semblait encore avoir assez de souplesse pour que ses lèvres effleurent celles du Soldat.


« Tu es naïf, Jack. Tu l'as toujours été ... »


Elle n'était qu'à quelques millimètres des lèvres de Morisson, à tel point qu'il pouvait très certainement sentir le souffle glacé de Fatale percuter sur celles-ci. Fatale reculait d'un pas, forçant Morisson à en faire de même. Un deuxième … Puis un troisième, jusqu'à ce qu'ils se trouvent sur le bord du toit. Elle poussait sur ses pieds, les forçant tous deux à tomber dans le vide. Elle laissait son grappin s'accrocher à une fenêtre, qu'ils traversèrent tout deux. Telle une anguille, Fatale en avait profité pour se faufiler et reprendre les devant. Jack était sous son corps, Fatale lui retenait les mains contre le sol, au niveau des poignets. Autrefois, Amélie ne se serait jamais permise d'autant d'indécence, autrefois, elle n'aurait jamais fait de mal à qui que ce soit, et certainement pas à Jack Morisson. Pourtant, en ce moment même, elle était prête à le tuer.


« Il est trop tard pour me sauver Jack. Comme il a été trop tard pour sauver Gérard ou ta très chère Ana. »


Cette fois, ce fut elle qui se penchait vers lui, pour venir murmurer à son oreille, d'une manière presque sensuelle, mais presque terrifiante, laissant toute sa froideur et son goût pour la mort se réveiller.


« Où encore tous les hommes et les femmes d'Overwatch qui sont tombés sous mes balles ... »

Eques, Never-Utopia.







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Mar 4 Juil - 8:29



Reflets d'une autre vie
Fatale   ▬   Jack Morrison


Elle le reconnait. L’espoir traverse son échine d’un frisson fiévreux. Morrison pense une seconde Amélie à la portée de ses mots et la supercherie l’embrase de soulagement. Sa tentative meurt pourtant en bouche, retombe avec lourdeur. Le souffle de mort qui vient effleurer la barrière de ses lèvres lui écarquille les yeux de surprise. Les questions défilent. Sa teinte bleuie portée par cette peau glacée finit de faire ruer en lui la colère. Il n’a pas idée des traitements qui lui furent infligés et son impuissance le retourne.
Il la dévisage un instant d’un regard qui demande comment avant de trouver une première réponse par lui-même : quelqu’un, le Talon sûrement, exerce sur elle un conditionnement qui dépasse son appel. Jamais la femme qu’il connaît ne pourrait agir ainsi autrement. Peut-être est-ce une forme de stase qui emprisonne corps et esprit. Piqué d’une détermination nouvelle il lui adresse une œillade à nouveau imperturbée. Une promesse ferme de ne pas abandonner. Il ne sait formuler cela par des mots, peu adroit, mais raffermit son emprise sur elle d’une main forte tout en soutenant cette déconcertante proximité physique. Il décide que ces paroles ne sont pas les siennes. Il le lui doit. Jack affirme à l’effleurement de ses lèvres.

« Les naïfs sont les plus bornés. Et tu sais bien que je lâche jamais prise, Amélie. » Sa voix est un murmure serein qui vient à la confrontation en plongeant dans ses yeux. Il lâche son prénom – la seule appellation qu’il entend lui donner – selon une douceur qui ourle vaguement la commissure de ses lèvres ternes. « Tu mérites mieux que ça. Si tu viens avec moi on trouvera des solutions. T’auras plus à répondre à qui que ce soit. Celle que je connais déteste qu’on lui donne des ordres. » Il tâte le terrain avec une assurance feinte. S’il ne sait la toucher par le souvenir peut-être aura-t-il plus de chance en lui faisant entrevoir la main qui dessine ses actions. Biais temporaire. « Il est où le sens dans tout ça ? Tu viens donner la mort. Et après. C’est quand la dernière fois que tu t’es sentie en vie ? » Son exclamation se mêle d’intransigeance sans le vouloir et sa voix s’élève davantage en marquant sa volonté, impérieuse, de l’extirper de là.

S’il comprend partiellement son intention il ne fait rien pour l’arrêter, obnubilé qu’il est par l’idée de la stabiliser. Ils reculent. Il n’a jamais été le meilleur pour négocier. Reculent encore. D’ordinaire il n’a pas à le faire et les oppositions s’ouvrent sur la logique froide d’une salve de tirs. Sans bavures et sans sentiments excédentaires. Le combat et le personnel se jumellent mal pour son esprit sûrement trop formaté. Reyes saurait être plus affûté. Sa réflexion lui échappe. Le soldat peut à peine esquisser un geste supplémentaire qu’ils se retrouvent offerts au vide, qu’ils traversent une fenêtre logée en contrebas. Le frêle corps de la tueuse vient alors se superposer au sien dans une poigne venimeuse.  Morrison la laisse répandre sur lui sa tentation mortifère. Contrôlé il soupèse son comportement, si lointain de celui de la réservée Amélie, avec un soupçon de peine. Le soldat identifie à cet instant ce qu’il ne connaît que trop bien : la soif de mort insinuée dans le regard adverse. Une lueur pérenne qui ne se froisse pas. Une volonté convaincue. Elle est bien trop loin de celui qui lui apparaît comme sa proie – Jack doit l’appréhender et ne plus tenter de l’appeler. Il ravale autant que possible la rage que le seul nom d’Ana sait occasionner en s’opposant vigoureusement à ce qu’il lit en elle. Il doit s’efforcer de se souvenir à qui il s’adresse. « Contrairement à eux tu appartiens encore au présent. Alors j’crois pas aux « il est trop tard. » Il est encore temps de- »

Il ne termine pas sa phrase. Une explosion. Puis une autre. Le sol sous son corps se strie de nervures, ouvre autour d’eux des failles fracassantes. Les débris tombent du plafond dans une averse de plâtre et de ferrailles, la poussière s’empare de la pièce éventrée. Le bâtiment entier s’effondre sur lui-même en les emportant dans une chute vers l’étage d’en-dessous survivant encore. Il semblerait que les criminels faisant l’objet de sa mission n’entendent pas se rendre : des complices ont du disposer des charges explosives autour des piliers soutenant les bâtisses attenantes. Pour créer une perturbation et permettre la fuite. Le communicateur de Morrison s’affole mais la voix de son lieutenant est semblable à une supplique perdue dans la tornade. Le commandant est désarçonné, son esprit est poussiéreux et son dos vrille de douleur. La chute a été durement amortie. Pour autant il s’assène une claque mentale. Il doit agir. Amélie est toujours au-dessus de lui et il constate l’avoir encerclée de ses bras durant la chute. Un automatisme indifférent à son statut d’ennemie. Jack crache rageusement ses poumons et se relève mécaniquement sur ses articulations défaites. Il entraîne l’araignée contre son torse sans la concerter, la tirant du sol sans ménagement et ausculte la pièce en une seconde. La seule issue qui lui apparaît est la fenêtre d’en face, ouverte mais tassée par une poudre sortie de son axe. Il considère Lacroix avec un sérieux mortel. Il est strictement hors de question de la laisser derrière. Pour autant il doute de sa coopération. Sa voix gronde, rocailleuse. « En état de sauter ? » Il lui désigne sèchement ladite fenêtre du menton.










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Fatale
Un tir, un mort
Ven 28 Juil - 18:14


Reflets d'une autre vie
Il était impuissant et Fatale voyait dans le regard de Jack qu'il en prenait de plus en plus conscience. Cependant, le commandant d’Overwatch restait un soldat têtu. Ce ne sera que plus satisfaisant de le voir échouer… Fatale, toujours surpomblant son ancien ami, le regardait. Ses mots la firent sourire. Un sourire froid dépourvu de chaleur, mais dont la cruauté n'était pas à remettre en doute. Quand s'était-elle sentie réellement en vie ? Elle hésitait… Était-ce lorsque Gérard avait périt de ses mains ou lorsqu’Ana avait compris que son ancienne amie l’avait trahie et qu'elle s'apprêtait à lui porter le coup Fatale ? Dans tous les cas, jamais Lacroix ne s'était sentie aussi… Vivante.

Le sol se mit à se craqueler, présentant des zebrures significatives et annonçaient leur destin proche. Elle n’eut pas le temps d’agir, elle et Morison se retrouvaient à chuter en même temps que nombre de débris. Puis ils percutèrent le sol. Des douleurs parcouraient son corps, mais étaient bien moindres que ce qu’a quoi elle s'attendait. Elle toussait légèrement, la poussière du plâtre ayant obstrué ses poumons qui réclamaient un peu plus d’air. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle remarquait qu’elle s'était blottie instinctivement contre Jack, au creux de ses bras, comme si au fond d’elle, une certaine Amélie réclamait qu’on la sauve, qu’on la sorte de la prison dans laquelle, elle se retrouvait était enfermée, une prison psychique qui prenait naissance dans l'esprit de la Veuve Noire. Fatale chassait ces pensées ridicules, alors que Jack la remettait sans ménagement sur ses pieds.

Silencieuse, elle prenait conscience de son environnement qui n'était en fin de compte qu’un amas de débris. La porte dans son dos était totalement obstruée et au vu de l'état de l'immeuble, il valait mieux sortir de cet endroit le plus rapidement possible. Sans compter, que Fatale avait encore une mission à accomplir. Mais tant qu’elle avait Jack dans les pattes…

Elle observait la fenêtre que ce dernier lui désignait. Elle avait été vulnérable, quelques secondes, il aurait dû en profiter pour l’éliminer. Il n'avait pas saisi sa seule chance. Dommage pour lui. Fatale, elle, ne ferait pas la même erreur. Il était évident que cette poutre qui les empêchait de sortir, retenait encore un bon nombre de débris empêchant les restes du plafond de tomber sur eux.

Fatale se mit à courir vers la fenêtre, avant de prendre appuies sur la poutre en question et s'éclipsait par la seule issue, la condamnant à son passage. Elle se jetait dans un saut de l’ange, qu’elle avortait en usant d’un grappin à la manière d’une toile et se hissait sur le toit de l’immeuble en face. Son propre communicateur se mit à d’affoler on l’appelait et semblait s'inquiéter de la réussite de la mission.

“Ne t’en fais pas. J’ai simplement fait la rencontre d’une vieille … Connaissance”

Cette phrase était vraie pour elle, mais aussi pour son interlocuteur dont elle connaissait très bien la position.


“Je suis bientôt de retour. Je me débarrasse juste de… Lui”


Fatale descendit de son perchoir. La subtilité n'avait plus sa place au vu de la situation. Ses supérieurs s'impatientaient. Elle devait agir. Elle descendit en rappel le long de l'immeuble, personne ne la voyait. Les hommes de Jack avaient tous le regard tourné à l'opposé de là où elle se trouvait et leur attention était accaparée par l’endroit où se trouvait les deux criminels que Fatale était censée escorter. Ils étaient sur son chemin… Alors, l'araignée se glissait dans les ombres que la ruelle lui apportait. Son œil se glissait contre la lunette de son arme et tira.

Un.

L'homme tombait à terre, dans une auréole écarlate créé par le sang qui s'échappait de son corps. La discorde, la peur, la mort venaient de frapper, aucun ne voyait d'où venait cette balle et d’ailleurs, Fatale avait déjà changer de position. Un homme hurlait des ordres, mais fut interrompu soudainement, son corps heurtait violemment le sol, alors que sur son visage la stupeur, marquée par ses yeux écarquillés, pouvait encore être lue.

Deux.

La Faucheuse avait une nouvelle fois frappée. Tel un venin, l'angoisse habitait les hommes alors qu’ils étaient la proie d’une menace dont ils n'arrivaient pas à déterminer la provenance.

Trois. Quatre. Cinq…. Dix…

Les corps tombaient les cris fusaient, les balles pénétraient. La Mort se régalait. Bientôt, la rue ou étaient amassé les hommes d’Overwatch n'étaient plus qu’un bain de sang. Fatale avançait félinement, tenant l'instrument qui avait répandu la discorde entre ses doigts fins. Le sol était poisseux sous ses bottes, si bien qu’elle ne voyait plus la couleur du pavé. Elle était sortie de l’ombre et entrait dans le bâtiment ou étaient retranché les criminels.

“Dépêchez-vous … on nous attends.”


Elle allait se retourner pour quitter l’endroit, mais un bruit retenu son attention. Jack était sous les débris, ses hommes étaient mort. Qui osait encore se mettre sur son chemin …?!

Eques, Never-Utopia.







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Overwatch : The Recall-