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 [Terminé - Passé : La chute] Soulagement... ? [Faucheur et Ange.]

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 ►Véritable nom :
Gabriel Reyes (?)


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Le Faucheur
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Sam 17 Juin - 23:01



Soulagement ... ?
Faucheur   ▬   Ange


Sa gorge le brûlait alors que ses mains cherchaient à tâtons des repères dans cette brume de plâtre. Il appuya son épaule contre une poutre tordue en toussant, sa main gantée serrant sa poitrine alors qu’il sentait tout le poids du danger pesant sur ses poumons. Son corps désarticulé progressait alors qu’il balançait spasmodiquement ses bras devant lui pour tenter sans succès de se dégager une voie, cherchant désespérément une pointe de lumière dans cette tornade de poussière opaque. Il avait eu l’espoir d’appeler des renforts mais avait aussitôt déchanté alors que ses doigts ne purent que constater un manque là où été sensée se trouver son oreillette : rien… juste du sang coulant à l’endroit où son oreille aurait dû être présente. Seul… Rien de bien inhabituel.

Un obstacle le fit trébucher et il se rattrapa in-extrémiste à une tige de métal sortant de ce qui restait d’un ancien mur porteur. Ses genoux tapèrent contre un tas de gravâts, permettant à une plainte douloureuse de s’échapper des tréfonds de sa gorge brutalisée. Ça faisait longtemps que la douleur ne l’avait pas étreint de façon aussi implacable, lui donnant l’impression de n’avoir aucune issue.

Quand l’avait-il ressentie pour la dernière fois ? Cette sensation, ce cul-de-sac. Oui… Il s’en souvint. Quand on lui avait tendu le dossier du projet Black Watch et qu’il avait compris ce qu’on lui demandait, ce qui allait être sa vie. Il avait entrevu la suite et l’issue de cette aventure bien avant que cet abruti de Morrison n’accepte de prendre la tête d’Overwatch. Alors qu’il…

Sa tête s’agite de droite à gauche alors que son esprit tentait de se concentrer sur ce qui était son objectif tout de suite. Cesse de pleurnicher.

Gabriel Reyes se releva, ignorant le cri lancinant de ses genoux tuméfiés ou l’appel de sa respiration sifflante, signe que ses poumons n’étaient pas aux meilleur de leur forme. Il escalada les montagnes de gravâts qui autrefois représentaient le centre névralgique du bâtiment. Avec agilité il sauta au-dessus des morceaux de plâtre et des meubles échoués. Le soldat avait besoin d’atteindre le sas qui menait sur le hangar. Une plainte sourde s’échappa des fondations. Il avait besoin de l’atteindre vite.

Peut-être que Morrison lui avait déjà ouvert la voie en tentant de s’échapper. Mais il en doutait, le commandant d’Overwatch se trouvait à l’est lors de leur affrontement, près de la fenêtre. Le souffle de l’explosion l’aurait projeté par la fenêtre avant que le plafond ne s’écroule. Pourtant à aucun moment Reyes ne douta qu’il était toujours vivant. C’était une évidence, autant que son cœur battait encore. Devant ses yeux troubles des flashs superposèrent leur affrontement à la scène d’apocalypse qu’il avait sous les yeux. Il le revoyait debout devant lui, sûr de son bon droit dans ses habits de parade, lui hurler des choses sans qu’aucun son tangible ne sorte de sa bouche.

Le commandant de Black Watch tentait de balayer ces images, de se concentrer alors qu’il se sentait sur le point de vomir et sa tête sur le point d’exploser. Ses bras lui semblaient mous et ses jambes engourdies. Hémorragie cérébrale. Il devait vraiment atteindre cette porte. C’était plus facile à dire qu’à faire, alors que les détours se faisaient nombreux et les chemins escarpés. Pourtant il y arriva, contre toute attente. Sa bouche était tellement sèche… Il voyait enfin poindre un espoir, et cela lui redonna du baume au cœur. Il ne put s’empêcher de jurer quand la porte se révéla stoïque à ses suppliques. De ses bras il secoua rageusement la poignée alors qu’une vague de colère emplissait son esprit.

Qui irait le chercher ici, hein ?! On inquiéterait bien plus de tirer Jack Morrison des décombres, ce traître. Il serra les dents et attrapa un pan de ferraille échoué sur le sol avant de l’abattre violemment contre le sas. L’onde de choc se répercuta dans son corps éprouvé et il laissa échapper un grognement. Mais ça ne l’empêcha pas de tendre les bras pour asséner un deuxième coup. Ils l’avaient tous laissés tomber pour cet homme qui ne tenait à rien ni personne à part à son image. Le métal percuta à nouveau la porte impassible. Cette course folle à la morale qu’ils suivaient tous ! Le son des métaux s’entrechoquant résonna encore. Inefficace et hypocrite. Et encore. Qui viendrait le chercher ici, alors que sa tombe était le monument le plus attendu de l’organisation depuis que Black Watch était exposé à l’opinion publique ?! Et encore. Qui se souvenait que lui et Jack Morrison avaient été-

« Epuration de l’air terminée. Ouverture d’urgence des sas. »

Ses yeux s’ouvrirent avec une sincère surprise silencieuse. Il ne pensa plus, laissant juste son arme de fortune s’échouer au sol alors qu’il se glissait dans cette faille salutaire. Un nuage noir et sombre passa devant son visage, comme une absence, puis la lumière l’éblouie plus fort que jamais et les larmes perlèrent aux coins de ses yeux tandis qu’ils se brouillaient. Il ne voyait pas grand-chose à part le plafond de verre au-dessus de lui et la forme floue des vaisseaux au fond. Si, attendez… Il voyait une silhouette fluette au loin, baignée dans la lumière. Peut-être reprendrait-il ses esprits plus tard mais tout de suite il ne put que tendre la main vers cette forme alors qu’il sentait l’inconscience poindre. Il faudrait peut-être attendre un peu pour la pierre tombale. Il rit… Comme si il en avait eu une. Et s’il en avait une, elle serait bien plus petite que celle de Jack. Son rire se transforma en un son enraillé sortant de sa gorge contractée.

Gabriel Reyes s’extirpa de l’entrée saturée du sas pour entrer dans la pièce presque à quatre pattes, la main tendue vers la silhouette. Son esprit commençait à perdre le fil et à s’embrumer, c’est peut-être pour ça qu’il n’entendit pas le bruit sourd de la structure et la poutre rompre au-dessus de lui. C’est surement pour ça qu’elle put écraser son bassin et sa poitrine sans qu’il ne change l’expression rassurée qui animait son visage rude. Seule le voile de la mort passa sur ses yeux alors qu’il était allongé sur le ventre, écrasé par plusieurs tonnes de ferraille et la main tendue devant lui.







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 ►Véritable nom :
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Ange
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Dim 18 Juin - 10:42



Soulagement ... ?
Faucheur   ▬   Ange

Un sifflement, un sifflement horrible dans mes oreilles. Qu’est-ce qui s’était passé ? Les derniers souvenirs qui remontaient à ma mémoire étaient le fait de me diriger vers l’aile C28 pour montrer à Gabriel un prototype médical. Le commandant Morrison avait la veille donné son accord pour que mon appareil soit mis en pratique sur le terrain. Il s’agissait d’une nouvelle version du projet Caducée qui utilisé une particule de nanotechnologie encore plus fine, avec la possibilité de soigner des blessures encore plus profondes, plus graves et peut-être la possibilité de redonner des signes vitaux à ceux qui étaient morts depuis quelques minutes. Les derniers tests que j’avais réalisés en laboratoire étaient concluants, mais il fallait désormais le tester dans de vraies conditions. J’avais débattu avec Jack pendant des semaines afin de prouver qu’il n’y avait pas de risques et finalement, il avait autorisé que les membres de Blackwatch soient les testeurs. Il fallait désormais convaincre Gabriel Reyes. Mais, alors que je me dirigeai vers cette aile, j’entendis un bruit sourd, puis un souffle me projeta au sol avant que des plaques de plâtres et des cailloux me tombent dessus. Voici les derniers souvenirs que j’avais.

Désormais, je n’entendais plus qu’un horrible sifflement et alors que mon esprit s’éveillait, je sentais mes muscles souffrir. Une horrible douleur me transperça le flanc gauche et je ne pus retenir un cri. En mettant ma main sur cette partie de mon corps, je compris que le poids de ce qui m’était tombé dessus avait cassé des côtes et ouvert mon flanc, laissant mes organes à vif. La douleur était insoutenable. Mon armure Valkyrie était cassée et les ailes que j’avais mises par design, était désormais lourdes devant la faiblesse de mon corps. Il était impossible pour moi de bouger, je n’étais pas une soldate, je n’avais pas la résistance à la douleur que pouvaient avoir les autres membres d’Overwatch. C’était horrible, c’était la première fois que j’étais blessée à ce point. Ma main droite chercha Caducée, elle était avec moi, par pitié qu’elle ne soit pas cassée. Finalement alors que mon esprit commençait doucement à me lâcher, je pus mettre la main dessus. Mes doigts mirent le réglage à fond et difficilement, je me pris pour cible de son halo. Les particules trouvèrent mes organes endommagés, mes plaies, mes cotes, les veines ouvertes et ils commencèrent à accélérer les procédures naturelles de guérison. En premier, ce furent mes cotes qui se remirent en place et se ressoudèrent. Puis, ma chair qui se reformait lentement afin de laisser mes organes à l’intérieur. Enfin, le sang que j’avais perdu fut ajouté par mon cœur afin que je ne manque pas d’énergie.

Je me levais difficilement, encore faible, regardant autour de moi les débris. Par chance, les bureaux d’Overwatch étaient peu occupés ces dernières semaines. Les affaires qui éclataient sur les agissements de leurs membres avaient grandement réduit le nombre de nos missions. Une grande partie des agents étaient donc en congé forcé ou non. L’explosion qui avait produit ce désastre avait l’air de se trouver devant moi, dans la direction qui était la mienne. Je me dirigeai difficilement à travers les décombres, évitant les câbles électriques encore pendants. Il fallait bien que j’avance, Gabriel Reyes aurait dû être dans son bureau et donc bien plus proche de la source de l’explosion que moi. Je ne trouvais personne sur ce chemin infernal, je n’entendais aucun cri. Les flammes commençaient à attaquer le bâtiment, mais je ne devais pas reculer. Même si je n’appréciais pas spécialement Gabriel, c’était un de mes collègues, c’était un humain et il avait le droit à la vie comme tout le monde.

« Épuration de l’air terminée. Ouverture d’urgence des sas. »

Le système de sécurité semblait toujours fonctionner. Donc les secours trouveront les identités des gens présents dans le bâtiment. C’était une bonne nouvelle.

Je venais d’entrer dans ce qui semblait être le hangar. Ce qui restait de mes ailes, se mirent en marche, éblouissant la pièce de lumière et me protégeant un peu. C’est ainsi que je remarquai que la partie gauche de mon armure était en miette, laissant une partie de mon corps nue. Ce n’était pas grave, l’important c’était la vie de mes coéquipiers. Et il y en avait un devant moi, il rampait au sol, sortant des décombres comme il pouvait. C’était Gabriel Reyes. Dieu soit loué. Il tendait la main vers moi.

« Gabriel, je suis là, je vais te soigner. »

Mais alors que je m’approchai de lui, une partie de la structure lui tomba dessus. L’écrasant un peu plus.

« Non, Gabriel. »

Arrivant à sa hauteur je pris sa main, des larmes coulaient le long de mes joues, je ne pouvais pas laisser un ami mourir. Alors que mon regard cherchait de quoi m’aider à l’extirper de là, mon esprit se mit à passer des souvenirs de nos opérations et de nos moments passés. Oui, il était le dirigeant de Blackwatch, oui, il faisait le sale travail, oui, il était rustre, mais c’était un homme, un homme avec ces défauts, un homme à qui on avait demandé de gâcher sa vie à faire le sale travail. Non c’était bien plus que ça, c’était un ami. Soudain, mes yeux trouvèrent ce dont j’avais besoin. Un cric de vaisseau. Ça devait être assez puissant pour soulever des tonnes de gravats. Je courus vers cet objet salvateur et je le tirai comme je pouvais vers Gabriel. Ce dernier venait de fermer les yeux et sa main pendait mollement devant lui.

« Non, Gabriel, je suis là, je vais te soigner, reste avec moi pitié. »

Je calai la tête du cric contre une des poutres et commença à activer la poignet pour tenter de soulever ces débris. Alors que se soulevaient peu à peu ces décombres, j’entendais la pièce autour de nous grincer, comme si tout allait s’effondrer. Je repris la main de Gabriel et tira le corps. Il était lourd, très lourd, mais l’adrénaline en moi me permit de le sortir de là.

« Gabriel, je vais te soigner, pitié, reste avec moi. »

Ces phrases tournaient en boucle dans ma bouche comme si ça allait le ramener. Son corps était en très mauvais état. Ces jambes étaient écrasées, une des deux était arrachée à l’os du genou, son torse était ouvert et son intestin sortait pour glisser au sol, mélangeant du sang à la poussière. Ces côtes semblaient cassées et une était rentrée dans le poumon. Son crâne était ouvert, laissant apparaitre l’os sur le dessus et la droite.

Je pris Caducée dans ma main et mis la puissance à fond, activant même la nouvelle particule. Il fallait que ça marche, il le fallait. Le halo sortant du bâton et de l’armure, faisait briller la salle d’un grand éclat jaune et je vis le processus commencer sur Gabriel. De ma main, je remis ces organes en place alors que sa peau se reformé au niveau de son torse.







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Le Faucheur
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Mer 21 Juin - 0:46



Soulagement ... ?
Faucheur   ▬   Ange


Ce n'était qu'un champ de ruines parmi tant d'autres. Elle en avait côtoyé tellement ces dernières décennies, sans surprises et tous communs dans cette exaltation de morts. Leur odeur apaisait modestement son être éprouvé. Tout se créait par des volontés ; la vie, l'invention, l'amour, la mort, elle.  
Elle était en ces lieux une invitée, silhouette sombre et décharnée dans un tableau rempli de dégâts collatéraux. L'ombre se glissa entre les pierres dans une plainte gutturale alors que les mille maux de son existence déchiraient son essence à chaque déplacement. Comment décrire cette silhouette, cette brume, ce "monstre" ? Elle dépassait tout travail de l'esprit quand on aspirait à en faire une présentation fidèle. Cette créature était comme l'esquisse d'un humain, vue de loin et dans le contre-jour d'un soleil de plomb. Floue, étalée et ratée et ce peu importe la distance.

Et elle, que voyait-elle à travers ce visage d'ombre ? Une fresque de noir et de rouge où humains et animaux se ressemblaient tous. Mais pour autant elle savait où elle était, elle savait des choses dans le brouillard de son esprit. Overwatch, cet endroit lui ressemblait tellement... Il existait dans la souffrance et dans l'ignorance.
Un endroit qui puait, un endroit qui piquait ! Elle fit dos rond alors qu'une myriade d'aiguilles traversa son être en onde de choc. Son cri raisonna contre les murs effondrés.  Alors que l'ombre se contorsionnait, elle croisa du regard la silhouette rampante d'un malheureux. Il haletait, appelait à l'aide le regard vitreux, traînant derrière lui une jambe morte dans le jardin explosé.
Elle fondit sur lui mais il ne sembla pas la voir, toussant alors que la brume l'enveloppait. Elle tendit la main vers lui avant de se rétracter. Perdu dans son enfer et aveugle à l'ombre près de lui, l'agent hurla plus fort, pris d'une vague de désespoir et de douleur. Elle le comprenait tellement. La souffrance, la désorientation, elle l'éprouvait chaque seconde.

Cela fait perdre tout autre fil, hein, jeune homme ? Arrivez-vous au moins à vous souvenir de qui vous êtes ? Car moi non. Qui suis-je, j'ai tellement mal ?!!

La colère envahit son être qui se diluait dans l'air, prenant une ampleur inquiétante, et des râles gutturaux sortaient de sa gorge écharpée dans de longs cris de rage rauque. Elle aurait pu l'apaiser sans douleur, mais elle n'était pas ainsi... Cet homme... Overwatch... Dans un puissant mouvement de bras elle fit jaillir des piques noires et acérées de la brume, les piques passant en vagues sur le corps du malheureux, le réduisant un peu plus en charpie à chaque salve avant de finalement l'achever en lui transperçant le crâne.
Son bras d'ombre retomba mollement et la créature mortuaire se pencha sur lui, posant sa paume volatile sur le creux de ses reins. Elle sentit bientôt l'âme de l'agent être consumée par son action. L'âme avait le goût de la souffrance et du désespoir. Cela l’écœurait, ces sentiments souillaient déjà toute son existence...

Le nuage noir semeur de mort continua d'errer sur les lieux, s'occupant de finir ce que la faucheuse avait commencé ici tout en consumant leurs êtres pour soulager le sien.  C'est alors qu'une onde de choc lumineuse balaya les alentours et attira son attention, comme un appel. C'était jaune et blanc, des couleurs qu'elle n'avait encore jamais vu et qu'elle goûtait avidement du regard. Sans perdre une seconde le nuage de ténèbres fila vers  l'éblouissante lumière, abandonnant un corps blême derrière lui. Plus elle progressait dans le bâtiment effondré plus la chaleur et l'éclat étaient forts. Soudain elle pénétra dans une salle immense et s’arrêta dans son mouvement comme en suspend.
Ce que la créature voyait devant elle la laissait pleine d'admiration, oubliant sa douleur et sa colère, apaisant sa soif de sang.

La pièce était emplie de lumière et deux ailes d'envergure étaient ouvertes au dessus d'un corps sombre. Si on y regardait bien, on pouvait voir sous ces ailes une silhouette fluette mais néanmoins solide. Tout l'appelait ici, tout l'amenait à quelque chose. Une chose qui avait le goût de la vie. La vie... Elle ne connaissait pas mais voulait trouver du sens dans son existence. Cela devait-il forcément passer par la vie ? Il semblait que oui.
Sous forme volatile, l'entité s'enroula autour du bâton brûlant qui émettait ce rayon d'illumination, avant de se mêler à lui, comme de l'encre se diluant dans de l'eau.

La pièce s'assombrit alors que le rayon de vie se corrompait en quelque chose de plus ... mauvais. La lumière resplendissante qui régnait sur les lieux se transforma vite en une implacable chape de plomb noire et rouge, alors qu'un vent dangereux et glacial s'élevait autour de la jeune femme et du macchabée.

Les doigts de Gabriel Reyes tressautèrent un instant. Puis soudain il se contorsionna en hurlant alors le noir prenait possession de ses veines. Ses cris semblaient pure souffrance et résistance, comme si une armée de rats le dévoraient de l'intérieur.

La créature elle, entama un combat. Coincée dans une sorte de limbe, au sein même du corps de Gabriel elle se frayait un chemin en consumant son âme. Elle remarqua que beaucoup de choses lui faisaient obstacle pour investir cette nouvelle vie. Des éclats de souvenirs faisaient rempart comme dernière ligne de front contre sa possession. Elle les brisa, regardant leurs morceaux brisés choir.

___


Alors que Gabriel Reyes se voyait remettre la médaille du mérite avec l'équipe d'Overwatch dans moins d'une heure, c'était un Morrison mort de stress qui campait ses appartements. Le citadin lui aurait bien dit de vomir un coup et de sortir ses fesses de là pour recevoir ce qu'il avait durement gagné en défaisant la menace omniaque sauf que Jack l'avait déjà fait. Deux fois dans ses sanitaires. Cet homme ne tenait pas ses nerfs. Alors il fit la seule chose qu'il était possible de faire dans ces moments là, il prit sa main et l'emmena voir Ana avec lui. Au vu de l'heure fatidique approchant elle dû se résoudre à lui donner de quoi se calmer. La première cérémonie du campagnard se fit drogué donc, mais tout se passa bien. Surtout quand la fine équipe s'éclipsa du banquet en leur honneur pour finir dans une pizzeria de Bruxelles avec un Morrison plus drôle que jamais... à ses dépends.

___


Elle déchira toutes les voiles de joie et d'indulgence qui enveloppaient encore difficilement le cœur de son esprit.

___


Assis sur une table Gabriel fixait l'étagère en face du lui. Le reflet des vitres lui permettait de maintenir sa vision sur la jeune fille dans son dos qui s'occupait d'extraire une balle au niveau de son épaule.  Elle était encore jeune, même pas trente ans. Elle était entrée à Overwatch après qu'il ait rejoint BlackWatch, et ce fait il ne lui avait que rarement adressé la parole. Ils avaient des médecins à BlackWatch. Alors il n'avait pas besoin des services de la blonde très souvent. Des médecins habitués à soigner les prisonniers et à les laisser juste assez en état pour que même survivre soit une torture. Pas très portés sur les anti-douleurs, juste sur le fonctionnel. Angela Ziegler était complètement différente, elle soignait et elle apaisait. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose comme "Ça change des docteurs que j'ai l'habitude de croiser" ou "le service de santé est bien meilleur à BlackWatch" mais la referma aussitôt. Il blessait et tuait les gens et n'en avait pas honte, à aucun moment. Angela les soignaient et les gardaient en vie. Clairement, ils n'avaient rien à se dire. Il n'attendit pas une seconde dès que les soins furent finis, à son propre avis. Il attrapa son sweat et parti, accompagnant son départ d'un simple "merci" rude et ingrat.

___

La mort qui coulait dans ses veines se nourrissait de la rancœur et de la colère qui emplissait son être. Tous les sentiments qui le consumaient aidaient la chose à se diluer dans son âme. Trahison, peine, oubli. Elle finit d'achever ses résistances.

___

-Gabe ?

Gabriel rangea rapidement son téléphone dans sa poche, alors que sur son écran figurait encore la discussion qu'il avait avec son contact du Talon. D'un son rugueux il invita le commandant Morrison à s'exprimer. Vite.

- Ecoute, je... je suis désolé. Que tout ne se passe pas comme prévu pour toi et que soit si compliqué entre nous.

Le premier réflexe du commandant de BlackWatch fut de lui envoyer un regard méprisant. Mais en voyant les yeux du Blond, un soupire de profonde fatigue passa ses lèvres. Cela se voyait que Jack avait comprit que quelque chose n'allait pas... Et qu'il n'avait rien compris à tout ce que cela était vraiment. Il acquiesça vers lui avant de s’adosser au mur.

-... Je vais bien Jack.

-Peut-être. Mais si je peux t'aider.

-Non tu ne le peux pas. Et je vais bien.

Le plus jeune finit sur un "d'accord" fatigué mais résolu avant de laisser son ancien ami seul. Celui-ci reprit son portable avec un sentiment désagréable au fond de la gorge.


___

Le noir se fusionna avec le corps, l'entourant et le dévorant. Gabriel et la créature se dissolurent, anéantis pour laisser place à une nouvelle entité. Un mélange de deux êtres qui avec un plus un ne donnait pas juste deux, mais bien une troisième personne avec plus que ne lui avaient laissé les deux existences de départ et moins que ce qu'elle aurait pu assimiler.

Le réceptacle se contorsionna, se retournant et tentant vainement de se relever. A quatre pattes, les cris de douleurs se transformaient en râles inhumains alors que son corps se disloquait et s’effritait, les cellules mourants et renaissant dans une douleur insoutenable. Sa peau devint blanche, ses yeux s'injectèrent de sang et son visage prit un aspect monstrueux ; os transperçant la peau et chair manquante révélant les muscles de sa mâchoire. Le reste était caché par ses vêtements mais ne devait pas être dans un meilleur état. Ses hurlements s'estompèrent pour laisser place à des halètements rauques. Sa vision faite de noir et de sang tenta de se concentrer sur sa main, main qui laissait échapper à chaque mouvement des volutes de fumée d'encre.

Trahison.

Un rire gutturale et saccadé s'échappa de sa gorge malmenée alors que son corps se dispersa, volatile avant de se reformer debout et conquérant. Son regard rouge sang tomba sur le jeune docteur. Le jeune docteur d'Overwatch. Overwatch, ce nom fit brûler une colère sourde en lui qui lui en donna mal à la tête. Sa voix d'outre tombe résonna dans le hangar détruit.

-Content de te revoir, Doc'.

Le mort-vivant regarda autour de lui et ramassa l'arme d'un malheureux qui avait dû succomber dans l'éboulement. Il la soupesa nonchalamment.

-Je me suis toujours dit que tu étais meilleure que ces incapables de médecins de BlackWatch.

Il dressa l'oreille et entendit des sons à sa gauche. Il constata qu'une troupe d'ambulanciers accourait sur les lieux. Il leva la main pour leur faire signe, agitant le bras de droite à gauche.

-Ici !

Puis il leva son flingue et les mit en joue, ne leur laissant que le temps de comprendre la menace avant de tous les abattre.

-Ahahah, et c'est avec ça que ce cher Jack se bat ?

Il repéra ses propres fusils à pompes près du médecin et se pencha vers elle pour les ramasser. Dans ses mains, les armes furent parcourues d'un voile sombre et leurs structures se modifia, mouvantes et vivantes. Ils les jeta au sol et elles dégénérèrent, se re-matérialisant entre ses doigts. Il émit un gémissement de contentement.

-C'est bien mieux.

Le son de ses paroles était tel le murmure d'un fantôme.

-Tu ne trouves pas ? Ses yeux rouges se fixèrent sur Ange.

Vengeance.






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Ange
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Sam 24 Juin - 16:24



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« Gabriel, pitié, pitié, reste avec moi, pitié. »

Le halo devenait de plus en plus fort, illuminant la pièce. Je pouvais entendre au loin, les appelle de gens qui demandaient s’il y avait des survivants.

« Ici, je suis avec Gabriel Reyes. »

Puis d’un coup, alors que le corps de mon ami était en train de se reformer afin de lui procurer le souffle de vie dont il avait besoin, je voyais la lumière du halo changer en une teinte plus sombre. Je regardais rapidement les réglages. Non ils n’avaient pas changés. L’énergie était encore suffisante. L’air autour de nous devenait plus froid, je le sentais grâce à la peau nue de mon côté gauche. Que se passait-il ? Pourquoi n’avais-je jamais vu ça avec les autres expériences. J’entendis un bruit de tressaillement puis Gabriel qui semblait revenir à la vie hurla. Il hurla si fort. Cela devait être un effet secondaire des effets du prototype. Revenir à la vie devait être douloureux.

« Gabriel, c’est Angela. Tout va aller bien mieux dans quelques instants. »

Il criait pourtant de plus en plus fort. Je m’approchai encore un peu plus pour lui caresser la joue.

« Gabriel, tu es vivant. Je n’ai pas d’antidouleur sur moi, mais je crois qu’une équipe de secours arrive. Je vais leur demander un anesthésiant. Tu iras mieux. Tu es en vie. »

En caressant sa joue, je vis qu’un bout de peau resta entre mes doigts. Les cordes vocales semblaient avoir explosé devant ces cris, qui devinrent rapidement une sorte de grognement. Le prototype de Caducée n’était pas en train de le faire revenir à la vie, il était en train de le réanimer dans la non-vie. J’arrêtais immédiatement de lui injecter ces particules et posa le bâton au sol. C’est alors qu’il se releva dans ce qu’il restait de son corps. Ces muscles étaient visibles, sa chair tombait en morceau, ces os étaient brillants et une fumée s’échapper de tout son être. Mes yeux ne pouvaient pas quitter le corps de Gabriel. Je voulus reculer, mais mon esprit ne répondit plus.

« Ga … ga … ga … Gabriel ? »

Il se mit à rire et à me parler. Mais qu’est-ce que j’avais fait. Le groupe de secouriste arriva par ma droite, Gabriel leur fit signe, les mis en joug et les tua froidement. Surprise par ce que je venais de voir, je voulus porter ma main à ma bouche. Mais mes muscles ne me répondaient pas.

« Gabriel ? »

Il se pencha vers moi pour récupérer ces armes. Je sentis cette odeur de  décomposition et de mort qui le collait. Ce fut suffisant pour me sortir de ma torpeur.

« Gabriel, je peux arranger ça, il s’agit simplement d’un mauvais calcul dans mon prototype, une dose trop forte sûrement. Ton corps était en miette, tu étais mort. Je voulais simplement t’aider. Je vais t’aider, viens avec moi. On va arranger ça. »

Je mis ma main en avant pour accompagner mes paroles. La seule et unique réponse que j’eus fut le canon de son arme vers ma tête. J’eus à peine le temps de sauter sur le côté. Le commandant Morrison, m’obligeaient à suivre les entrainements vu que je voulais me rendre sur le terrain, là où on avait vraiment besoin de moi. Et c’est sûrement ce qui m’a sauvé. Je me cachai derrière un tas de débris.

« Gabriel, c’est moi, Angela. Je suis ton amie. Je peux t’aider. »

Sur ma gauche se trouvait un pistolet, celui qu’il avait jeté au sol. Celui avec lequel il avait abattu les secouristes. Je le pris en main et regarda rapidement le nombre de munitions dedans. Il me semblait avoir vu quatre balles.

« Gabriel, je suis ton amie, tu es sous le choc, c’est normal. Laisse-moi t’aider. Pitié, laisse-moi t’aider. »

J’eus l’impression qu’il se matérialisa devant moi, comme s’il était sorti du sol. C’était impossible. Je devais avoir mal vu. Son arme était encore une fois pointée vers moi.

« Pitié Gabriel. »








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Le Faucheur
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Dim 9 Juil - 1:28



Soulagement ... ?
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« Pitié Gabriel. » 

Le mot « pitié » était un de ses mots pitoyablement déguisé, qui faisait semblant d'en être un autre pour cacher sa réelle signification. La pitié : sentiment douloureux face à la souffrance d'autruis ? Face à sa souffrance ? Il y avait le mot « empathie » pour ce sens. Une profonde affection et une prise en compte des sentiments des autres ? C'était de la « compassion » pas de la pitié. Une demande ? Il y avait d'autres tournures de phrase comme « épargne-moi »... Pitié était un de ses mots parasites qui se greffait pour mieux infecter...

Son corps vacilla alors qu'une onde de douleur intenable troubla ses pensées. Il se remit sur ses deux pieds, stable, ne quittant pas la mise en joug du docteur.

Ziegler, elle, se moquait bien qu'il souffre, tout ce qu'elle voulait c'était sortir en vie de cet endroit, cet hangard en ruine. Ici, le mot pitié n'avait qu'un seul sens possible et c'était le sentiment de mépris, d'orgueil ou de supériorité face aux souffrances d’autrui que l'on ne connaît pas soi-même. Comme tous ici ! ''C'est une pitié de voir le commandant de Blackwatch encore s'accrocher à son travail, surtout après la mise en lumière par la presse de ces affaires.'' Tout ces agents qui le regardent en pitié méprisante alors que sa place le mettait sur la celette.

Peut être Gabriel faisait-il pitié mais lui non. Pitié Gabriel ? Plus jamais de pitié, plus jamais d'avanies dissimulé sous des regards de compréhension feinte ! Il allait détruire cette scène géante qu'était Overwatch, tuer tous les acteurs, toutes les actrices de ce théâtre d'hypocrisie avant de consumer toute la lumière synthétique qu'Overwatch promottait. Sa personne allait répandre la souffrance qui brûlait sa chair et rongeait son incarnation pour que plus personne ne soit obligée de faire semblant de comprendre face à lui. Plus de faux semblant.

Son regard rouge se plissa légèrement alors que la voix sortant de sa gorge dissonait avec l'humanité lui collant à la peau :

-Angela, c'est moi, Gabriel. Je suis ton ami, je peux t'aider. Mima t-il avant de ricaner cruellement. Attention, attention, le loup se cache parmis nous.

Il tira à un demi-mètre de la tête de Mercy, la dispersion des balles effleura les joues du jeune docteur.

-Et il a une dette à collecter...

Son bras tenant son flingue tendu se relâcha, ramenant l'arme contre sa cuisse. Il fut surpris de sentir un petit objet dur dans la poche presque déchiquetée de la poche de son sweat. Il tendit devant lui son index levé, doigt à moitié arraché, comme pour demander une seconde à son interlocutrice. Il tira l'objet du vêtement et pu admirer une montre bleutée métallique et imposante posé dans sa paume décharnée. Un cadeau que ses partenaires lui avaient offerts à la fin de la guerre, il y avait maintenant 30 ans. Son regard s'adoucit légèrement alors que le souvenir prenait place dans son esprit. Il posa ses yeux voilés sur ceux bleus clairs de la blonde. Vision sur laquelle il superposa la sensation de ses mains en train de suturer une plaie avec milles précautions, veillant à ne pas faire souffrir.

Et la douleur passa en lui. Avec une violence innattendu et sans raison apparente. Plus longuement qu'avant, comme des slaves successives de balles, comme broyant chaque nerfs à vif de son être. Il posa une main sur son front en serrant les dents plus fort encore qu'il n'aurait pu le faire de son vivant. Sa gorge libéra un grognement enragé, et sa vision de brouilla, le rouge éclaboussa ses esprits, recouvrant l'image de la blonde et les souvenirs confus de son âme. Tous disparu dans une vague de souillure douloureuse et enragé. Le mal qui le torturait ne fit que s'accroître et il du poser une main contre les débris pour retenir sa carcasse. Ses armes étaient tombés depuis longtemps au sol dans un son métallique, en même temps que la montre dont le cadran se brisa. Son essence alternait entre matière et fumée de façon désordonnée et au sol une épaisse coulé de substance noir s'écrasait en bruit écoeurant.

De son souffle sortit un cri détruit et il attrapa son épaule pour la pousser plus loin.

-Cours ! C'était un ordre hurlé dans un haletement difficile. Beaucoup d'optimiste dirait qu'à ce moment-là Gabriel voulu sauver le docteur Ziegler de lui-même. Peut-être était-ce vrai ? Mais c'était donner beaucoup de crédit à la créature qu'il était à présent. Tout ce qui était sûr c'est que quand il put enfin se redresser, essuyant la bave sanguine qui coulait le long de son menton, il éclata de rire, le regard perfide.

Le Faucheur voulait chasser, ne pas offrir de mort rapide. Pas cette fois. Non, la mort incarnée ici n'était pas tourmentée, elle ne pensait même plus à cette image fugage d'une presque adolescente en train de soulager les peines du monde, la douleur avait suffit à la rayer dans une fresque carmine.

Une fois que ses mains retrouvèrent consistances il se pencha pour ramasser les pistolets à pompes abandonnés. Déjà 6 secondes d'avances ? C'était bien trop, il fallait qu'elle sente la mort à ses trousses. Il aurait bien fondu sur elle sous une forme de volupte de mort mais il fallait l'avouer, son entraînement dans la manipulation de ce corps misérable laissait encore à désirer alors il parti à pied. Il était déjà en marche quand il s'arrêta et revint sur ses pas. Sa main encore ganté récupéra la montre et la rangea dans une poche : cela lui rappelerait pourquoi il se battait ; pour que le temps s'arrête définitivement pour Overwatch.

La carcasse se déplaça lentement vers le fond du Hangar, vers sa sortie de secours plus précisement, là où il avait cru voir une forme disparaître. Il constata après avoir contourné un pilier que cette porte était impossible d'accès à cause d'un véhicule écrasé dessus. Bien... Elle devrait trouver une autre sortie. Sa démarche était lourde et mordante : il ne se priva pas pour faire du bruit.

Il cru voir un éclat de soleil passer fugacement entre deux casiers échoués... Aussi lumineux que la chevelure du médecin. Sans y penser, son corps fondit sous forme nuage vers le lieu avant qu'il ne commence à en inspecter chaque recoin.

-Tu ne pourras pas te cacher éternellement.






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Ange
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Mer 12 Juil - 12:51



Soulagement ... ?
Faucheur   ▬   Ange

« Pitié Gabriel. C’est moi Angela, tu es sous le choc, tu le sais, regarde je vais simplement prendre ce … »

C’est alors que de sa voix d’outre-tombe, il répondit. Il semblait m’imiter, se moquer de moi et dans ces yeux, le rouge d’un sang macabre semblait s’amuser de cette situation. Il tira alors, sous le bruit et la peur de mourir ainsi, je fermai les yeux. L’impact contre le tas de déchet résonna dans mes oreilles et brouilla mon esprit quelques instants. Pourquoi ? Pourquoi ça devait se passer ainsi. Une des balles passa contre ma joue, entaillant la peau. J’ouvris alors les yeux, stupéfiée et horrifiée qu’il m’ait tiré dessus. Je vivais donc mes derniers instants, ici dans ce hangar. Tué de la main de mon collègue. Les larmes coulèrent sur mes joues, mais paralysé, je ne pouvais pas éclater en sanglot, ni le supplier de me laisser partir. Non j’étais juste paralyser à attendre qu’il est fini de jouer et qu’il tire une dernière fois sur moi, m’achevant. Mes mains ne tremblaient pas, ni mon corps, il aurait été impossible que je bouge un petit doigt. La peur m’avait totalement envahie.

Mon esprit s’évada à vouloir retracer le fil de ma vie. Mes parents, la guerre, la médecine, Overwatch, mes amis, la mort, tout passa rapidement, comme un film rapide afin de me rassurer que j’avais bien vécu. Mais non, j’avais encore temps de chose à faire devant moi. J’avais beaucoup de temps à prendre. De gens à sauver. D’amis avec qui passer de bons moments. D’amis comme Gabriel. Gabriel qui allait me tuer.

C’est alors que je le vis souffrir, souffrir intérieurement, comme s’il luttait. Comme s’il se battait contre lui-même. Cette vision, me redonna un bref espoir. Je pouvais lever ma main vers lui.

« Gabriel, laisse-moi t’aider. »

Mais, il ne me laissa pas approcher, à la place il me saisit par l’épaule, me poussa et m’ordonna de courir. Pas un ordre mesquin ou joueur, mais celui d’un ami qui voulait me sauver. Je n’aurai sûrement pas d’autres chances. Nous serions sur un champ de bataille, son grade aurait fait que je l’aurais écouté même si mon âme hurlait de le soigner. En fait, nous étions sur un champ de bataille. Je courus le plus vite possible, gardant contre moi l’arme que j’avais ramassé au sol, l’arme aux quatre balles. Quatre balles qui seraient mes peut-être mes seules clef pour survivre.

M’éloignant de Gabriel, je l’entendais rire comme un fou. Et il marchait d’un pas lourd pour bien me faire comprendre que je n’étais qu’une sourie et lui le chat. Devant moi se trouvait la sortie de secours qui était bien entendu inutilisable. Je partis donc rapidement sur la droite, me glissant entre des débris et le corps d’un technicien. Regardant derrière moi, je ne vis plus Gabriel. Il fallait que je trouve une manière de pouvoir sortir. Je pris trois secondes pour examiner le terrain. La rambarde de l’étage supérieur était à moitié effondrée et il pouvait donner sur le local de réfectoire des techniciens du hangar. De là, je pouvais accéder aux salles d’eaux et donc aux évacuations d’air. Le plan n’était pas parfait, il comportait beaucoup de failles, mais c’était ma seule solution.

Gabriel hurlait pour que je l’entende, me narguant, m’humiliant et me rabaissant pour que je cède, que je craque et que je joue son jeu. Je courus vers la rambarde écroulée et commença à l’escalader, arrivant à chaque pas quelques centimètres plus haut. J’entendis alors le son de son arme et le cri d’un homme qui suppliait. Je reconnu cette voix, c’était Tonio, un des mécaniciens, originaire de Naples. Gabriel hurlait, que cette vie était perdue, de ma faute et le craquement de ces os résonna dans tous le hangar alors que le pauvre crier à demander pitié. Est-ce que je devais faire demi-tour, aider ces gens ? Ou me sauver. Le silence me répondit, il était mort de toute manière. Un de plus, de ma faute.

Arrivant au niveau de l’étage supérieur, j’entendis son arme et vit des impacts dans le mur. J’eu à peine le temps de me coucher, et de voir qu’il se trouvait encore au sol. A cette distance, il n’y avait que peu de chance qu’il me touche à cause de la dispersion de son arme. Toujours couchée, je tapai avec toutes mes forces dans le bout de métal qui retenait la rambarde à cet étage. Il s’approchait. Mes coups furent de plus en plus violents pour finalement voir tout ça tomber au sol. Je me relevais et courait vers le réfectoire qui serait ma porte de salut.

Je ressentis alors une énorme douleur dans la jambe. Le dernier tir de Gabriel, avait touché ce dernier et m’avait fait chuter. Je ne pouvais pas retenir un cri, alors que son ricanement résonnait dans toute la pièce. Du sang coulait, mais si je voulais survivre, je devais continuer. Chaque pas était une souffrance, une torture et déjà je le voyais me suivre à cet étage. Mais comment avait-il fait ? Je pointai mon arme sur sa tête, visa et tira. Dans le mur, il me restait trois balles. Je visais une seconde fois et le toucha dans l’épaule. Deux balles. Il allait sûrement avoir mal et j’allais pouvoir gagner encore quelques secondes. Un temps précieux qui me permettait d’entrer dans le réfectoire.






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Le Faucheur
Death takes us all
Mar 8 Aoû - 14:26



Soulagement ... ?
Faucheur   ▬   Ange



Le revenant n'avait rien contre l'idée d'être le loup aujourd'hui. Ses yeux rouges trahissaient sa présence dans chaque petit coin d'ombres qu'il investissait. Les particules de plâtres encore en suspension lui donnait un avantage tactique et théâtrale à ne pas négliger. La poussière découpait sa silhouette de façon désordonné dans la lumière qui s'échappait du toit en plexiglass. Il était une forme grotesque découpé dans la tempête cendre ; glissant entre les structures branlantes. C'était mignon toute cette vie qui s'afférait à survivre misérablement. Tous ces techniciens et ce personnel prit de court dans le désastre. Il y avait ceux en état de choc. Ceux-là, le spectre les appréciait, il se matérialisait derrière eux en entourant leurs cous de ses mains en charpie ; ressentant avec amusement leur étouffement de panique et leur débâcle futile. Ses mains s'enfonçaient impitoyablement dans la peau palpitante ; une pression mécanique, sans à-coup et sans faille. Puis il relâchait les carcasses aux yeux révulsés et affolés après avoir consommé ce qu'il restait d'âme de leurs vies insignifiantes. Ceux qu'ils préféraient encore plus cependant, c'était les bons samaritains ; les hypocrites qui tentaient "d'aider" les blessés. Quel soulagement que de déchirer la chair ferme de leur membres d'un coup de pistolet à pompes. De passer outres les muscles et les ligaments pour donner la souffrance. Dans le lot il y avait des têtes familières, d'autres moins surtout chez les plus jeune. Etait-ce un travail que les jeunes investissaient pour se rendre utile ? Quel dommage, il était toujours plus dur de se rendre utiles avec la moitié de la mâchoire explosé.

Les corps jonchaient son parcours et il était aisé de le suivre à la trace. Il était, certes, puéril de s'arrêter pour profiter d'un sain démembrement alors que le spectre avait vraisemblablement d'autres choses plus urgentes à faire, mais il ne pouvait s'en empêcher. Il semblerait que le plaisir d'une bonne mise en scène coulait dans ses veines, bien plus que ce ne fut le cas de tout son vivant. C'était peut-être bien la seule chose qui coulait encore dans ses veines pétrifiées. Mais trêve de distraction, il ressentait le besoin d'en arriver au grand final et de priver le monde des mains "bienfaitrices" de ce bon docteur Ziegler. Sa carcasse se dispersa dans un nuage poudreux recouvert d'une pruine noir et glauque pour fondre vers le dernier endroit où le bruit des pas précipités de la blonde avait raisonné. Son corps reprit forme alors que ses yeux de sang parcouraient les environs, perplexe. Rien ? Il leva les yeux et un sourire monstrueux déforma ses traits. Ses paupières se clore légèrement, dessinant des pattes d'oies aux coins décharnés de ses tempes alors que son bonheur de la voir semblait malsainement sincère.  Il lui fit un petit coucou de la main avant de tirer un coup de sommation vers elle. Rien de bien méchant, juste un peu de ferraille pouvant effleurer ses jambes graciles. Puis sa main agrippa un barreau pour qu'il se hisse à sa hauteur. Il posa un pied sur un caisse échouée, en se surélevant. Son autre main approchait dangereusement de la cheville du petit oiseau. Elle s'arrêta cependant, perplexe en observant le petit jeu de la jeune femme ; tambourinant contre les soutiens branlants de la structure. Il eut tout juste le temps de se diluer, tombant en flaque sombre au sol alors que les débris de ferrailles tombaient sur son corps immatériel. Quand le fantôme reprit son apparence humaine il constata de la fuite du médecin vers le réfectoire. Il émit un souffle amusé alors qu'il la suivait le pas léger. Ce n'était que retarder l'échéance de quelques minutes, rien de plus. Son visage se contorsionna en grimace alors qu'il perdait patience. Sa main décharnée arma son pistolet alors qu'il se lassait de la suivre et il visa son mollet. Voilà qui ralentirait un peu le lièvre.

Un sourcil se souleva avec surprise quand il la vit lever son arme vers lui. Un "ohoh" caverneux et moqueur s'échappa de ses lèvres alors qu'il l'observait armer et tirer. Un ricanement goguenard accompagna son regard amusé. "Raté." Le deuxième coup le surprit peut-être un peu plus alors que la balle pénétra sa chair froide. La douleur le fit grincer et il se replia légèrement sur lui-même. Sa main agrippa la plaie et ses doigts s'enfoncèrent dedans alors qu'il grogna. Il arracha l'objet métallique et le jeta au sol. On pouvait observer sa peau se mouvoir de façon chaotique, comme une mosaïque hystérique, incapable de se reformer correctement.  Son regard sanguin se plissa alors qu'il envoyait un regard bestial à l'humaine. Elle fuyait encore mais cette fois il ne jouait plus. Son corps fondit sur elle telle une chape de plomb, l'entourant sans pitié et il agrippa son poignet dont la main tenait l'arme avant de le briser d'un mouvement sec pour lui faire lâcher. Ses lèvres détruites chuchotèrent d'une voix décrépites à son oreille :

"Désolé Docteur Ziegler, mais votre route s'arrête ici. Je vous promets… oui je vous promets que j'arrêterai toutes les souffrances des agents d'Overwatch à votre place et ceux définitivement."

Il retourna sa silhouette menue et la balança contre un mur sans ménagement. Son arme se matérialisa dans sa main, d'abord comme un amas de pétrole en suspension puis durcissant et se stabilisant pour prendre forme. De sa paume froide et écharpée il agrippa son cou et posa le canon contre sa tempe.

"C'est la fin, mais merci pour ton aide précieuse, Angela. Sans toi, rien de tout ça ne serait possible."

Il ferma les yeux en inspirant pour profiter de l'instant et sentir l'âme de la blonde courir sous ses doigts. Celle qu'il consommerait bientôt avant de laisser son corps vide abandonné dans ce triste QG. Son doigt s'abaissa lentement sur la gâchette et ne se stoppa qu'en sentant un je ne sais quoi qui le glaça… Non, il n'y avait pas une âme qui courrait dans ce corps. Un sourire déstructuré agita ses traits ; il y avait deux âmes… Deux âmes qui courraient dans ce corps frêle. Il comprit bien vite ce que cela voulait dire … Comme ce serait dommage d'en finir maintenant ; alors qu'il venait de trouver un moyen bien plus cruel de terminer ce chapitre de sa vie. Arracher à Ziegler sa propre vie était trop facile. Alors que s'il attendait quelques mois ; quelques années même, il pourrait lui enlever tellement plus… Le Fantôme voulait voir son visage quand il lui arracherait ce petit être.

Sa main osseuse se plaqua sans vergogne contre le ventre dénudé du médecin et il la regarda dans les yeux en abaissant son arme.

"Quelle chance pour toi, je ne vais pas encore te plonger dans le noir." Il se recula "Mais sache que je viendrais collecter ma dette plus tard." Il lui tourna le dos avec amusement avant de lentement se diriger vers la sortie. "Le Faucheur n'oubliera pas de venir récupérer son dû. Un jour ou l'autre."  







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Ange
Heroes never die
Lun 14 Aoû - 20:04



Soulagement ... ?
Faucheur   ▬   Ange

Ma jambe était en sang et chaque pas était une souffrance énorme. Je me sentais comme un mouton perdu dans la nuit, entendant le loup et priant pour survivre encore quelques secondes. Quelques secondes pour pouvoir atteindre un endroit sûr. Mais je n’eus pas ces quelques secondes. Alors que je tentais de rejoindre ce réfectoire, il me sauta dessus. Agrippant mon poignet il me fit lâcher mon arme tout en cassant les os à la base de ma main. Je ne pus retenir un cri alors qu’il me parlait. Il me jurait qu’il allait traquer tous les agents d’Overwatch.

« Gabriel pitié, je peux … »

Je n’eus pas le temps de répondre qu’il me lança contre un mur. Ma tête percuta le métal qui constituait ce mur et une douleur me déchira le dos alors qu’une côte s’était sûrement cassée. Je voulus me relever, mais je n’avais plus de repères de l’espace et encore moins une vision suffisante pour me battre contre Reyes. Je n’eus pas besoin de me relever, car sa main se referma sur mon cou et me mit à sa hauteur, braquant son arme sur ma tempe. Cette fois-ci c’était terminé, je n’aurais pas d’autres chances de pouvoir fuir, ni de quoi lui faire changer d’avis ? Je voulais le supplier, mais ma bouche ne sortais plus le moindre son, ma mâchoire ne bougeait plus et tous ce qu’il me restait, c’était ma vue sur son corps chaotique, alors qu’il allait me tuer. Les quelques secondes avant ma mort furent interminables. Pourquoi est-ce qu’il ne tirait pas ? Il voulait me torturer ? Il voulait m’entendre le supplier de me tuer ? Pourquoi était-il si infâme avec moi ?

Il lâcha mon cou et porta sa main contre mon ventre, me parlant qu’il viendrait un jour réclamer son dû. De quoi parlait-il ? Qu’est-ce qu’était ce jeu ? Il partit alors, me laissant seule là. Mon corps retomba au sol, mes jambes n’avaient plus la force de me soutenir. Est-ce qu’il allait encore jouer ? Me chasser ? Attendre que de l’espoir naisse en moi pour le détruire à nouveau. J’entendis son ricanement pendant plusieurs minutes et quand ce fut le silence, je me permis de pleurer. De pleurer comme je n’avais jamais pleuré. Il allait revenir et me torturer, me tuer ou pire encore. Il allait revenir.

Il fallut attendre une heure pour que j’ose me lever. Je n’avais plus la moindre force, tous mes muscles étaient douloureux et ma jambe avait beaucoup saigné. Je tentais de retrouver mon chemin alors que mon esprit n’avait plus la moindre chance de se localiser dans ces débris. Je glissais de l’étage ou je m’étais cachée pour atterrir lourdement sur une caisse en contre bas. En marchant douloureusement vers la sortie, je voyais les corps de ceux qu’il avait tués. De ma faute. C’était moi qui les avais tués.

Ma vue était de plus en plus défaillante et je pense que tout le sang perdu en était la cause. J’entendis alors au loin une voix familière. C’était celle d’une de mes coéquipières. Elle était en présence d’autres ambulanciers. Ils braquaient leurs torches sur moi et couraient en ma direction. J’avais à peine la force de parler.

« Non … partez … partez … il va revenir … il va revenir … »

« Elle est en état de choc. Il faut la sortir d’ici en toute urgence. »

Je n’avais pas la force de lutter, alors qu’on me couchait sur un brancard. Mon esprit se déconnecta complètement alors que je vis la lumière du jour. J’entendais au loin Willem qui criait. Je pense qu’il voulait me voir, qu’il voulait s’approcher de moi. Mais il devait fuir, tout le monde devait me fuir. J’allais tous les tuer. J’avais créé un monstre.







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[Terminé - Passé : La chute] Soulagement... ? [Faucheur et Ange.]

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Overwatch : The Recall-