Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme

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the world can always use more heroes
Edward / Effilia
Edward / Effilia
Recrue
Lun 4 Mar - 0:05

« Le nettoyeur » ... Le nom, dans sa mémoire personnelle, n’évoquait rien à la gynoïde. Du moins. Rien de bien précis. En revanche, un dossier complet s’ouvrit « sous ses yeux », et son esprit artificiel commença à l’éplucher et à en traiter les informations en arrière-plan. Elle ne prêtait pas moins d’attention à ce que disait le gorille face à elle pour autant, mais contrairement à un humain, elle pouvait parfaitement effectuer plusieurs tâches complexes et similaires, du style prise d’information en direct sur deux supports différents, sans risque d’interférence ou de perte d’efficacité. Les bases de donnée d’Ed’, qui ne dataient certes pas d’hier mais restaient assez pointues pour donner un certain nombre d’indications utiles, donnèrent à la jeune femme synthétique un visage, un nom, un équipement de préférence « général » (tout pouvait changer, encore qu’un soldat aussi « customisé » ne devait pas changer d’armure tous les 4 matins) et des stratégies offensives ou défensives adaptées. Visiblement, non content d’être un gros morceau (dans tous les sens du terme), le personnage semblait aussi caricaturalement bourrin que mauvais, et pas dans le sens « incompétent » du terme. Il n’était pas difficile de déduire de la mise en garde de Winston que ce Nettoyeur était à l’origine des dégâts récents occasionnés sur son armure et son équipement ... Et si un tel pilier d’Overwatch avait été mis en difficulté, il valait mieux ne pas trop commettre d’imprudence.

Bien reçu, je serais prudente. Recevant un paquet de données de la part de l’IA embarquée qui, de façon distante, était liée à tous les membres du new overwatch, l’androïde autorisa la connexion le temps de télécharger tout ça, avant de regarder le primate et ses hommes se motiver pour les conflits à venir. Oh, je ne sais pas si le nom vous est familier ... Il semblerait qu’un certain « corbeau » soit de la partie. Il s’agit d’un agent du talon spécialisé dans le meurtre d’agents de new overwatch ... et il a déjà fait plusieurs victimes rien que cet après-midi. Ça ne peut pas faire de mal de garder ça en tête si jamais vous croisez sa route.
Une communication textuelle codée s’afficha dans son esprit. Elle la décrypta sans attendre.Rassures-moi : c’était une mise en garde pour qu’ils sachent bien que l’ennemi n’hésite pas à tirer pour tuer, n’est-ce pas ?

Elle songea répondre ... Mais se contenta de faire un petit signe au groupe devant elle qui repartait, et se mit elle-même en route. Malheureusement, non ... Elle aurait volontiers personnellement mis hors d’état de nuire cet individu, et ses récents faits d’arme n’y étaient pas étrangers. De même que ce qu’elle avait fait au groupe du talon sur lequel elle était littéralement tombée. Elle ne doutait pas qu’Edward ne l’avait pas « surveillé » pendant le combat bref et brutal, ni durant la brève période de calme qui avait suivi ... Mais il restait son concepteur, un ingénieur et stratège de génie, et de façon générale un esprit brillant. Et il n’y avait clairement pas besoin d’avoir ses facultés pour deviner ce qui s’était passé, plus ou moins. Se remettant en mouvement assez vite, la gynoïde sauta sur le capot d’une voiture, et rebondit en se propulsant pour passer à travers une fenêtre ouverte au premier étage. Se déplaçant discrètement dans le bâtiment où elle venait de rentrer, elle accéléra rapidement le pas, se dirigeant vers les coordonnées que lui avait fourni Winston, qu’Edward recoupait avec les infos dont lui-même disposait. Actuellement elle n’était peut-être pas la membre du new overwatch la plus proche du VIP, mais elle devait faire partie des seuls à l’avoir comme objectif premier, du moins dans ce camp là ... L’idée qu’on cherche à assassiner l’individu qu’elle partait chercher n’était même plus de l’ordre de la spéculation : elle était convaincu qu’elle aurait à combattre tôt ou tard. Ceci étant, le plus tard possible, le mieux. Dans l’état actuel des choses, chaque altercation ne ferait que la retarder, et le temps était une denrée de plus en plus précieuse.

Les transmissions depuis le Q.G. du New Overwatch vont être limitées au strict minimum. Nouveau message textuel crypté par stéganographie, dans une image d’un plan de l’opéra. Cette transmission là, Edward ne l’avait pas relayée via un des Clydes, elle était arrivée directement par satellite. Les mouvements de troupes dans les environs et plusieurs autres faits semblent indiquer qu’on cherche à nous localiser.
Elle prit une image extraite de sa mémoire récente – juste avant qu’elle ne croise le groupe du talon – pour répondre. Je me débrouille en solo, en gros. Du neuf sur l’adresse que je t’ai envoyé ?
On a envoyé un drone. En attente de confirmation. Fais attention à ne pas te faire voir pour le moment.


La jeune gynoïde ne répondit rien, alors qu’elle s’arrêtait à l’angle d’une nouvelle fenêtre, et surveillait un instant les environs. Ses capteurs ne détectaient rien d’anormal, sa vision ne percevait aucune forme simili-humanoïde dans la rue ou sur les toits ... normalement, personne ici : elle se remit en route. C’était assez drôle de recevoir des images dans lesquelles étaient encryptées des transmissions, mais logique. En envoyant des plans de la zone, parfois légèrement édités, des images d’archive des rues ou ce genre de choses, Edward donnait l’impression de lui fournir des renseignements stratégiques ... alors qu’il se contentait de discuter. La clef d’encryptage changeait chaque seconde : l’IA qu’était Effilia et celle qu’utilisait Edward sur ses propres ordinateurs partageaient un programme commun les définissant et redéfinissant en permanence de façon synchronisée, rendant leur discussion ... Presque totalement sécurisée. Comprendre que ces images transférées avaient un message caché n’était pas toujours des plus complexe pour l’ennemi, à partir du moment où ce dernier possédait un matériel assez évolué ... mais craquer, en temps réel, les clefs de chaque message relevait de l’impossible. S’arrêtant une nouvelle fois juste à la sortie d’un bâtiment, la gynoïde retint son envie – tout à fait artificielle – de soupirer pour se donner du courage, et renvoya une autre image extraite de sa mémoire : les multiples soldats d’élite du talon, sur le toit où se trouvait la DCA, un peu plus tôt. Plusieurs annotations sur leur équipement, compétences tactiques et armement étaient ajoutées à l’image, de même qu’un affichage tête haute totalement artificiel : elle le mettait là pour faire croire qu’elle en avait un ... Même si en réalité, son esprit fonctionnait de façon beaucoup trop complexe pour que se contenter de superposer à sa vision quelques informations basiques puisse réellement être utile.

Si j’en crois mes coordonnées, je devrais être à quelques dizaines de mètres du VIP, à peine. Je n’ai pas eu l’occasion d’analyser correctement la zone ici, je ne connais pas la situation exacte.
Je suis avec toi.


Ce message-là était arrivé par la voie classique, même s’il restait textuel. Sans qu’elle sache pourquoi (et même si c’était inexact par définition), la chose lui fit ... « chaud au coeur ». Il était réconfortant de se sentir soutenue, surtout dans une période de stress pareil. Mais ce n’était pas vraiment le moment de se concentrer sur ses émotions : mettant ces dernières de côté, la gynoïde se prépara à partir à la rencontre de l’individu du New Overwatch vers lequel elle se dirigeait depuis plus d’une dizaine de minutes à présent ... qu’il soit seul à attendre, ou qu’il faille batailler pour l’extraire.





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Alasker


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Talon


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Alasker Crudelis
Alasker Crudelis
Le nettoyeur
Lun 4 Mar - 10:16

"-Intrus, veuillez déposer vos armes et lever les mains en l'air en signe de reddition. Tout signe de résistance sera sévèrem..."

Alasker gronda en cherchant du regard le haut-parleur d'où provenait l'agaçante voix synthétique. Une recherche particulièrement ardue, aux vues des circonstances actuelles, puisqu'une flopée de balles de gros calibres saturaient l'atmosphère en quasi-permanence. Le principe même qu'un message audio incitant à la reddition sans violence raisonne encore en cet instant avait d'ailleurs quelque chose d'assez comique.
Enfin, si on évitait de mentionner la marmelade d'êtres humains ornant chacune des pièces blindées composant la lourde armure du Nettoyeur. Leurs progressions dans les égoûts s'était révélée rapide, aisée, bien qu'un peu salissante. De la vermine entrainée, appuyée par quelques tourelles anti-personnelles, s'était placée sur le chemin du docteur et de sa chienne. En grand prince, Alasker s'était chargé du gros des troupes sans faire de commentaires, histoire de donner l'illusion à la dame qu'elle n'était, pas totalement, inutile à ses cotés. La pauvre avait déjà subie une cuisante humiliation plus tôt, l'idée de lui en imposer une autre, en tant qu'allié, ne plaisait pas spécialement au géant.
Un jour, Alasker en était persuadé, sa bonté finirait par le perdre.

Une énième rafale reçue de plein fouet lui décrocha une partie de l'épaulière droite. Au choc initial de la dislocation de l'armure s'ajouta une décharge électrique particulièrement désagréable partant de son épaule en train de frire pour parcourir tout son corps. Déséquilibré, Alasker mit un genou à terre pour attraper une énorme plaque-blindée ayant jadis servie de protection pour la base d'une des tourelles automatiques s'étant opposée à leurs progressions, plus tôt. Une fois parvenu à la décrocher, le géant la brandie devant lui pour la planter dans le sol et s'abriter derrière le temps de reprendre son souffle.
Au même instant, son communicateur se mettait à sonner. D'un clignement de l'oeil droit, il accepta l'appel entrant.
"-Nettoyeur. Crudelis."
Alasker leva les yeux au ciel en oubliant que l'interface "intelligent" de son armure attendait toujours ses instructions oculaires. Sa vision bascula l'espace d'un instant en mode thermique avant qu'il ne révoque ce dernier ordre en jurant.
"-Qu'est-ce qu'il y a, encore?"
Loken marqua un silence un peu plus prononcé qu'à l'accoutumée avant de répondre.
"-Sommes. Arrivés. Sur. Place."
Le Nettoyeur posa l'Humaniste à ses pieds pour décrocher son lance-grenade de l'attache aimantée dans son dos. D'un geste sec, il vida son barillet pour commencer à y fourrer de nouvelles grenades.
"-Sur place? A l'opéra?
-Affirmatif."
Alasker pesta en se retenant de vociférer un "qu'est-ce que vous voulez que ça me foute, vieux débris?" et risqua un coup d'oeil hors de son couvert. Pendant que son robot-adversaire attitré continuait de tirer dans sa direction sans avancer, celui ayant choisie la chienne de Deydreus agitait une lame démesurée de droite à gauche, et ce de manière de plus en plus agile et rapide, dans l'espoir de décapiter sa cible voltigeant autour de lui en le frappant sans cesse. Et manifestement sans parvenir à percer le blindage. A vue de nez, le géant lui donnait encore cinq ou six minutes de vie avant que les programmes du tas de tôle ne s'adapte à sa manière de se mouvoir pour mettre fin à ses cabrioles d'une manière particulièrement salissante.
"-Hé bien c'est parfait Loken, vraiment.
-Problème. Rencontré : Chaos. Indescriptible."
Alasker pouffa et referma son barillet.
"-C'est la guerre mon p'tit pote."
Nouveau silence radio.
"-Oui. Mais. Je. N'arrive. Pas. A. Joindre. Vocalement. Les. Troupes. Sur. Place.
-Utilise ta radio."
Le Nettoyeur mit un certain temps avant de comprendre que ces dernières paroles n'avaient pas été retransmises. Il cracha une série d'insulte, réactiva son micro, puis répéta :
"-Utilise ta radio?
-Oui. Cependant. Ma. Radio. Semble. Endommagée. Elle. Est. Verrouillée. Sur. Votre. Fréquence."
Par l'enfer, converser avec ce type ressemblait à une sorte de punition particulièrement sadique.
"-Tu veux que je contacte les troupes sur place? Mon communicateur n'est pas spécialement en forme non plus, mais c'est un modèle de première qualité.
-Oui. Merci."
Alasker hocha la tête comme si son comparse géant pouvait le voir depuis l'opéra.
"-Un instant."
Un voyant vert s'afficha au coin de son œil droit, signe que Loken acceptait de patienter. Il le remercia intérieurement pour ce silence offert, plus que bienvenue, puis sortit de son couvert pour braquer son lance-grenade sur l'énorme sac de boulons déversant sa rage dans sa direction depuis trop longtemps.
Quatre grenades suffirent. Le nuage de feu résultant de la déflagration détraqua les marqueurs thermiques des programmes de neutralisations du titan de métal pendant suffisamment longtemps pour qu'Alasker parvienne jusqu'à lui avant de le décapiter d'un revers de lame.
La carcasse d'acier ne cessa pas de bouger pour autant.
Prise d'une sorte de crise d'épilepsie, la chose-sans-tête se mit à pivoter sur elle-même en tirant dans toutes les directions et manquant par la même occasion de frapper d'un de ses canons son opposant, toujours au corps à corps. Face à l'emballement de la machine, ce dernier réagit en frappant de nouveau, cette fois au niveau de la base du torse, et sépara le corps de ses jambes inanimées pour le projeter sur l'autre modèle, en train de se débattre contre la championne de Deydreus.
L'impact projeta le deuxième robot contre la paroi en piégeant son bras armé d'une lame dans le châssis de son collègue "désactivé".
La championne réagit promptement en plongeant sa propre épée entre deux plaques blindées, pour ensuite activer la rotation de l'arme.

Lorsqu'Alasker réactiva sa radio, les deux titans de métal ne ressemblaient à rien d'autres qu'à un tas de pièce détachés provenant d'une casse quelconque.
Une réelle difficulté se présenta alors à lui : Qui contacter? Qui tenait encore debout, dans cette mission aux airs de films catastrophes? Le répertoire de contact qu'on lui avait fourni pour l'opération débordait de "MIA" ou "KIA". Sans parler de ceux ayant souffert, comme Loken, de problèmes de communicateurs défectueux ou de sabotages radios. Rien ne se passait jamais vraiment comme prévu lors de conflit de cette envergure, ce n'était pas nouveau, mais là, même selon ses propres standards, ça se présentait plutôt mal.
Le visage d'Alasker s'éclaircit d'un petit sourire satisfait lorsque son armure souligna d'un très vert "En activité" le profil du Corbeau. Bien. Evidemment. Le patron était toujours debout.
Même si le Nettoyeur détestait l'idée d'avoir à contacter de vive-voix un supérieur direct.
"-Agent Crudelis au Corbeau. Corbeau, vous me recevez?" Risqua-t-il après avoir subit une série de désagréable grésillement de la part de sa radio. Après quelques instants de flottement, son HUD lui indiqua que son message avait bien été reçu. Alasker haussa les épaules et enchaina : "Monsieur, j'ai possiblement trouvé un moyen de désactiver le dôme. La situation devrait se...Hm. Régler, dans les prochaines minutes. Je vous ai envoyés tout ce qui restait de mes hommes encore sous mes ordres, dirigés par le Heavy MKI Loken. Ils sont déjà sur place et vous cherchent dans ce bordel. Vous pouvez le contacter pour synchroniser vos fréquences? Je vous fournis la sienne."

Quelques instants plus tard, Deydreus, debout devant la porte d'accès ayant prit une teinte peu naturelle, lui faisait signe de le rejoindre.






Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 1538124284-que-brule-ce-monde
Tout le monde a un rêve, non?
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 ►Affiliation :
New-Overwatch


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Un réseau mondial

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ATHENA
ATHENA
Big Mother is watching you
Lun 4 Mar - 20:28


" A l'intérieur du Dôme, les choses se mettent lentement en place, comme un piège se refermant doucement sur sa proie, encore inconsciente du danger qui l'attend. Mais qui est donc la proie? Est-ce les criminels de la griffe et de new overwatch? Ou bien les Forces de l'Ordre? Et plus important encore... Qui est le prédateur?"

Les choses prenaient enfin une teinte plus claire. Tout du moins, pour les troupes de NO et de la Griffe s'étant démenées pour retrouver leurs chefs respectifs. Ce qui avait au préalable ressemblé à un piège se changea en une réussite partielle à la rencontre providentielle faite avec les deux VIP. Seulement, les retrouver n'avait pas que du bon. Pour DevilEye, ce fut plusieurs troupes des forces de l'ordre, dont un modèle modifié OR-15 muni d'une tourelle plasma, qui firent leur apparition pour abattre le désigné. Du côté de NO, il s'agissait d'un groupement similaire qui fit son apparition, tentant également d'abattre l'omniaque. Cependant, pour les deux groupes, aucun insigne spécifique n'était visible à première vue. L'objectif était cependant maintenant plus clair: retourner au point de repli, une fois les forces en présences neutralisées.

Au niveau de l'opéra, l'arrivée des troupes de Loken ne se fit presque pas remarquée dans le chaos ambiant. De nouveau, des troupes non identifiées avaient lancés un assaut contre le générateur et les forces de l'Ordre, cette fois repoussées grâce au KRAKEN. Depuis le QG, le chef des forces de l'ordre en présence aboyait ses ordres avec une tension palpable, et pour cause. Depuis quelques minutes, un œil faisait de temps à autres son apparition sur son propre PDA. Il fallait tenir bon et protéger le coeur du générateur. Au fond de lui cependant, quelque chose ne tournait pas rond. Ses tripes lui indiquaient que protéger le centre du dôme ne permettrait pas une victoire totale. Un message crypté s'imisca alors de nouveau dans son PDA. Après l'avoir lu, un nouvel ordre fut lancé. Trois des membres de KRAKEN: Kylian, Esmeralda et Kenny, quittèrent la zone et foncèrent vers les égouts. Ce mouvement, soudain mais visiblement organisé, fut remarqué par l'ancien heavy vétéran, ainsi qu'un éclaireur de NO. Il restait maintenant à savoir de ce qu'il allait advenir de ces informations.

Ramener les VIP était une chose, s'emparer du coeur du dôme une autre. Et poursuivre les membres de KRAKEN? Il s'agissait maintenant d'un nouvel objectif potentiel pour les forces en présence. Leurs décisions futures, leurs choix, allaient influencer la suite de ce qu'il se passait sous le dôme parisien.

// Indication spécifique à Effilia/winston et Kristopher: Vous pouvez interagir et jouer DevilEye et Zameen comme vous le souhaitez. Si vous voulez des informations à leur sujets, demandez moi sur Discord, mais sachez juste que leurs objectifs respectifs seront de rejoindre les points de repli au plus vite. Ils savent quelque chose d'important, et ne veulent pas prendre le risque de tout dire actuellement.

Image descriptive de Sentinelle: https://i.imgur.com/USllzLr.png
Image descriptive de DevilEye: https://i.imgur.com/ukH1vyf.jpg
Image descriptive de Zameen: https://i.imgur.com/3ih0IeA.jpg
Images descriptives du K.R.A.K.E.N:
- Kylian: https://i.imgur.com/xgEXLMf.png Armes: Paires de pistolets mitrailleurs munitions semi perforantes.
- Rebecca : https://i.imgur.com/goCEchk.jpg Armes: Fustil à accélération magnétique "disrupteur EMP"
- Aurelia: https://i.imgur.com/OS3AaXy.png Armes: Bouclier à écran de protection et lame énergétique.
- Kenny: https://i.imgur.com/D8IRbT5.png Armes: Longue épée énergétique, modèle "style à dégainer" permettant l'envoie d'une "vague" tranchante sur l'ennemi.
- Esmeralda: https://i.imgur.com/cNSJNEj.png Armes: Lance énergétique et pistolet à calibre lourd.
- Nathan: https://i.imgur.com/RTEriV7.png Armes: Double lames de poignets énergétiques.

Rapport de Force global (temps restant: 10min):

Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 Iqs8Yx5

Nouvelle carte: https://i.imgur.com/15RrkJN.png

/!\ Les membres de KRAKEN sont à considérer comme des joueurs. Toute action, jugée "grosbill" à la fin du tour de post, sera punie. /!\



Prochaine résolution le:
Lundi 18 Mars





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 ►Véritable nom :
Harold Winston


 ►Localisation :
Observatoire Gilbraltar


 ►Affiliation :
New Overwatch


 ►Equipement :
canon tesla, propulseur, generateur d'écran

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Winston
Winston
No, I don't want a banana
Lun 11 Mar - 9:14

New
Overwatch

La
Griffe

Opération Fer-De-Lance
Le Corbeau hein? Winston se demandait si il ne s'agissait pas du nouveau surnom de Faucheur pendant un instant mais il abandonna vite l'idée que l'ancien Gabriel puise porté se titre. Il ne s'attarda pas plus sur le sujet, il découvrirait bien assez tôt sans compter qu'il approchait de l'objectif.

Situé un peu plus en hauteur que les soldats en dessous, Winston analysa la situation actuelle: Une attaque avait été lancé et celle ci était en plein paroxysme, Le primate ne reconnu aucun signe distinctif sur les assaillants mais ils put identifier quelques soldats du gouvernement très différents de par leur équipements,Par ailleurs l'une d'entre elle était au côté de l'unité Orisa qui toutes les deux protégeaient les civils de Leurs barrières et de son canon a Plasma, voici qui allait être tendu: Rendre Kockout l'Omniaque sans blesser les civils.

Pendant que Winston analysait la situation et déterminait la meilleur stragégie a réaliser pour parvenir à prendre le contrôle de la zone. Il vit  Kylian, Esmeralda et Kenny (sans qu'il connaisse leurs identités et surnom) Quitter la Zone pour on ne sais quelle raison...Fallait t'il les suivre? Nan pas pour le moment, les Soldats sans titres mettaient une pression écrasante sur les FDO (ainsi je vais nommer les forces de l'ordres). Bien que il pensait en premier temps désactiver le générateur pour lui et les autres, le choix du coeur fut plus forts que tout. il pris une de ses trois grenades qu'il avait ramasser avant de la lancer sur les Opposants des FDO.

Allez se courir vos anciens collègues, pendant se temps je vais frapper par derrière. les assaillants.

Sur de vous Boss? je vous rappelle que nous sommes des traitres pour eux.

Je crois que ca va être le moment de montrer que Overwatch et le gouvernement ferait mieux de collaborer au lieu de se chercher mutuellement les noises. Dit Guépard.

Allons-y maintenant. Conclura Panthère.

----

Tu parle d'un plan, Je ne comprenait toujours pas pourquoi après tout se qui c'est passé Winston essaie de vouloir aidé les autres FDO alors qu'il risquait tout aussi bien de se faire tuer dans l'opération. Bon oui il était coriace à tuer et oui il venait de mettre à terre plus plusieurs Heavy de la Griffe mais il avait aussi soufferts de ses combats.

M'enfin il avait choisis, c'était à nous de suivre, Panthère approchait par la droite du combat (en regardant les assaillant en face donc) et commença à tirer sur les soldats au niveau du torse, les munitions de son fusils endommageait grièvement les blindages et obligea les assaillants à mieux répartir leur forces. Guépard quand à elle sprintait à toute vitesse sur leur gauche, faucha quelqu'un un au passage et mitraillait les plus éloigné pour leur maintenir la pression. Quand à moi j'arrivais vers les autres FDO et les aida à repousser.
la stratégie de défense fut modifié car j'ai vu un des "Super Soldats" que Winston nous avait désigné coupé quelques jarrets en passant sur la gauche des assaillants avec son petit groupe. Restant sur ma position la majeur partie des FDO ne faisaient pas attention à moi et faisait la majeur partie de la force de tir avec un Super Soldats à la lance. Enfin sur la droite et proche des Civils le dernier super Soldats assurait leur protection. Finalement les forces ennemis frappé sur trois front avait reculé jusqu’à battre en retraite même si beaucoup de cadavre jonchait le sol.

L'attention commença à revenir sur moi ainsi que Panthère et Guépard quand ils revenaient à mes côté sans pour autant nous mettre en joue (l'avantage numérique je suppose), un membre des FDO avança et commença à parler.  


C'était donc n'importe quoi quand à votre trahison vous trois? Ont nous a dit dit que vous étiez quarte en plus de cela.

Oui on était quatre et maintenant nous somme trois, c'est plutôt difficile de ne pas perdre quelqu'un aujourd'hui nan? Et Non nous sommes bien des traîtres pour les Forces de l'ordre.

Alors vous venez faire quoi ici bordel? Vous faire capturez ou mourir?

Pas vraiment, cette objectif est de toute façon trop protégé pour lancé une attaque à quatre, en vérité notre boss souhaiterait un peu discuter avec vous, ça ne vous coûtera rien de discuter, sans comptez votre supériorité numérique.

Les FDO échangèrent des regards et des paroles par transmission dans leurs casques (vous évitez que je les écoutes sans doute) et finalement, le type continua.


C'est contre nos ordres mais ont vous laisse votre chance de vous expliquer, il est ou votre patron?

Juste ici soldat.






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Pleurs La Veuve


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Deydreus Moonshire
Deydreus Moonshire
Le Porte-Peste
Lun 11 Mar - 14:11

Un ballet musical. Voila ce qu'était le son des combats pour Deydreus. Une longue mélodie, récurrente dans l'histoire humaine, qui berçait les avancées technologiques et culturelles. Fermant les yeux sans se soucier de ce qu'il se passait dans son dos, le Porte-Peste laissait son pouvoir œuvrer tandis qu'il se remémorait intérieurement différentes étapes de sa vie. Qu'avait-il été autrefois? Avant d'évoluer et de ne plus être un simple humain? Le temps était passé, et ses souvenirs n'étaient aujourd'hui que des images brumeuses. Des reflets incolores dans un océan carmin.

Un laboratoire. Une femme, des enfants. Du gaz. Un homme, barbu, marchant en respirant lourdement derrière son masque tandis que les corps s'écroulent. Des notes prises sur un papier pourrissant, un rire sadique. Un miroir situé sur la gauche, un regard donné à ce dernier. Une nouvelle observation. Des yeux vairons. La femme s'étend sur le sol, du sang aux bords des lèvres, sa chaire se décomposant. Pas une femme. Sa femme. Un regard froid lui est tendu. Il continue sa marche. Une porte s'ouvre devant lui. Des hommes en armes l'observent. Ils crient quelque chose. Il sourit. Lève les mains. Ils entrent pour l'arrêter. La porte se referme derrière eux. Le gaz s'échappe de nouveau. Il semble avoir sa propre conscience. Il entoure les hommes d'armes. Ils ouvrent le feu sur lui. Il s'effondre en riant. Son cœur s'arrête soudainement, une balle le traversant. Les ténèbres.... Puis un nouveau rire. Le sien. Il se relève, le gaz l'entourant. Les soldats hurlent. Il s'approche d'eux en marchant. Ils tirent de nouveau. Il tombe au sol. Il se redresse encore. Il est à leur niveau à présent. Ils hurlent à leur tour. Il pose sa main sur la gorge de l'un d'eux. Cette dernière semble fondre. Se décomposer. Un corps sans vie rejoint les précédents. Les autres soldats paniquent. Certains tentent de fuir. D'autres de l'abattre. C'est trop tard. Ils sont tous piégés. Tous prisonniers de sa volonté. De sa peste.

Lorsqu'il rouvrit finalement les yeux. Les combats derrière lui semblaient avoir cessé. La porte, quand à elle, arborait une teinte verdâtre absolument anormale. Il était temps. Se tournant vers ses deux comparses, le docteur étira un nouveau sourire sur ses lèvres fines. Faisant signe à Alasker de le rejoindre, il indiqua la lourde porte de ses mains gantées.


- Il serait malpoli d'entrer sans frapper, n'est-ce pas?

Un violent coup de poing de son allié de fortune fracassa le métal du mécanisme d'ouverture. Ce dernier, fragilisé par la peste, céda dans un grognement sourd et rauque, typique du métal qui se frottait contre la pierre. Quelques instants plus tard, les armatures qui maintenaient la structure lâchèrent à leur tour sous la violence de l'impact et de la maladie. S'effondrant dans un bruit incroyable, la lourde porte n'était plus qu'un gigantesque nuage de poussière et de liquide métallique s'échappant dans l'air. Un lourd tremblement, dut à l’effondrement, se fit ressentir tout autour d'eux. Et peut-être même à la surface. Rejoint par Amarande, le Porte-Peste soupira lentement avant d'enjamber les restes de métaux et d'avancer plus en profondeur dans le tunnel, suivi de près par son comparse de la Griffe. Un long couloir, parsemé d'une multitude de petites porte permettant de s'engouffrer sans doute dans d'autres quartiers de cette zone "inexistante". Une rafale de tirs força le docteur à se mettre à l'abri derrière un tas de débris. De nombreuses troupes, encore une fois vêtue d'un uniforme inconnue et visiblement entraînées leur barraient la route. Si Amarande et Alasker se jetèrent directement sur leurs ennemis respectifs, Deydreus passa lui aussi à l'action en activant le mécanisme de ses gantelets, projetant une pluie d'aiguilles verdâtres sur ses adversaires. A chaque impact, le scénario pour ces derniers était le même. Des cris de surprise, puis de douleur, avant que leurs carcasses, rongées par la peste, ne s'effondrent sur le sol. Il leur fallut cinq bonnes minutes pour traverser le couloir et finalement passer le sas central. Une fois ce dernier passé, ils purent observer la raison du camouflage de la zone.

Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 Koryface-halo-5-reactor-room-1-cfed1ce4-encl


Observant quelques instants la salle, analysant avec passion les différents éléments de la structure centrale, Deydreus lâcha presque dans un murmure d'excitation son appréhension de la zone.

- Ce n'est pas simplement un mécanisme mis en place à la va-vite pour arrêter vos troupes. Ceci, c'est un réacteur bien plus puissant, et bien trop coûteux pour être mis en place en quelques heures, ou même quelques jours... Ce cœur... Correspond probablement à l'équivalent d'une centrale nucléaire. Comment le gouvernement français a-t-il bien put masquer sa signature énergétique? Leur objectif n'était pas seulement de nous isoler au cœur du dôme, ils voulaient tester le produit de ce que cette salle a pu produire.

Deux nouveaux robots, similaires à ceux rencontrés plus tôt, firent leur apparition entre le réacteur et le trio. Se tournant rapidement vers le Nettoyeur, Deydreus pointa du doigt le cœur de la salle.

- Prévenez vos troupes! Il faut à tout prix qu'elles s'éloignent du centre de l'Opéra!
- Aucune communication ne passe, on a perdu le signal satellite une fois entrés dans cette salle, nous sommes dans un coffret de plomb.
- Alors il nous faut trouver une autre solution. Le docteur s'arrêta pour jauger les deux omniacs qui venaient de les mettre en joue. Nous ne pouvons pas détruire le réacteur Alasker, cela réduirait Paris en cendres, et nous avec. Il nous faut trouver un moyen de l'arrêter.  

Une rafale de tirs énergétiques lui coupa la parole, le forçant à bondir derrière l'une des structures de la salle. Trois soldats d'élite, vêtus d'armure de combat venaient de faire leur apparition. L'un était armé de pistolets lourds, et était l'auteur des tirs. Le second semblait posséder une lame énergétique et la dernière une lance. Ce trio, couplé aux deux robots apparus plus tôt et aux soldats à l'uniforme inconnu venant de rejoindre les omniacs pour leur barrer la route, représentaient un obstacle temporel regrettable. Pestant alors qu'il lançait une salve d'aiguilles sur les soldats protégeant le réacteur, Deydreus observa Amarande qui se lançait contre leurs ennemis. Soupirant quelques instants, il indiqua ce qui ressemblait à des panneaux de contrôles, dans une salle vitrée un peu plus haut au fond de la chambre du réacteur.

- Je vais tenter de me frayer un chemin jusqu'à la bas, pour tenter de stopper l'alimentation sans engendrer une réaction mortelle pour toute personne vivante dans les kilomètres à la ronde. Je vous laisse gérer le combat Nettoyeur.

Intérieurement, le docteur pesta contre la situation actuelle. Il était convaincu que tout cela, ne résultait pas d'une simple opération de transfert de prisonniers ayant mal tourné. Un groupe, plus haut, avait tout organisé, au sein de la Griffe, d'Overwatch et du gouvernement, pour faire en sorte que tout se goupille parfaitement. Et à présent, les masques commençaient à tomber et le grand tableau se laissait peu à peu entrevoir. le temps, plus que jamais, leur était compté.




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Edward / Effilia
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Recrue
Lun 11 Mar - 23:44



Une chose était certaine ... Une petite musique d’ambiance ne pouvait pas lui faire de mal.:
 

Non pas que l’androïde soit du style à vouloir se concentrer sur un morceau pour ignorer ce qu’elle entendait, au contraire ... Elle ferait toujours fonctionner ses capteurs auditifs, et leur accorderait tout autant d’attention. En revanche, et ce même malgré sa nature artificielle ... Elle savait, même si elle ne pouvait l’expliquer, que la musique avait sur son esprit un effet similaire à celui qu’elle avait pour un individu organique. Aussi se mettre un petit quelque chose dans les oreilles de temps en temps pouvait l’aider à se relaxer ... ou au contraire, à plonger dans l’action. Et là, elle n’allait visiblement pas être en manque du second cas de figure. Pressant un bouton sur le mur, elle regarda deux portes automatiques s’ouvrir sur une rue semblant sortie d’un champ de bataille ... Et remarqua immédiatement deux choses. La première était un omniaque, à l’apparence assez singulière et féline, qui prenait refuge derrière plusieurs véhicules stationnés. La seconde était un groupe de forces armées se trouvant à plusieurs dizaines de mètres de l’omniaque suscité ... Qui le prenait pour cible. Ils ne le noyaient pas vraiment sous un déluge de feu : ils se contentaient de brèves rafales, privilégiant la qualité à la quantité, ne parvenant pas à trouver un bon angle de tir pour l’atteindre de façon significative. C’était bien pensé : dans ces conditions, tous vider leurs chargeurs en même temps aurait offert une porte de sortie à la cible ... Il y avait quelque chose qui n’allait pas au niveau de leurs uniformes cependant. Ce n’étaient pas des militaires français, ça. Ou en tout cas, pas des classiques.

Se mettant à courir, la gynoïde prit le parti d’essayer de prendre le moins de risque possible : il leur fallait une protection. S’arrêtant en dérapant contre une voiture lorsqu’une partie du groupe redirigea sa puissance de feu vers elle, elle ne prit que quelques instants pour réfléchir ... Avant de mettre des coups de hache dans le véhicule. Un à l’avant, un au milieu, et un à l’arrière. Elle compta quelques secondes, puis scinda ses bras jusqu’aux épaules, dégourdissant les 3 doigts de ses 4 mains. En glissant deux (mains) dans les fentes qu’elle avait fait entre le toit et le reste du véhicule, elle sauta en arrière, passa par-dessus la voiture, commença à en arracher le toit ... Et termina le travail d’un bref coup de lame de plasma, décrochant presque totalement la plaque métallique du reste de la carrosserie. Aussitôt, elle la plaça entre elle et le groupe de tir, et se mit à courir de façon – soyons honnêtes – assez bordélique vers le VIP. Ce n’était pas une protection pare-balle des plus efficaces, mais ça restait une feuille de métal assez épaisse pour ralentir voir stopper un calibre léger : pour un omniaque ou un androïde assez robuste, c’était suffisant. C’était du moins ce qu’elle pensait ... Jusqu’à ce qu’une balle de plasma ne transperce purement et simplement sa protection pour lui rayer la cuisse d’un bord à l’autre. Inspirant profondément –façon de parler- pour ne pas trop y penser, elle ne cessa cependant pas de courir jusqu’à se placer devant son « objectif ».

Zameen, c’est bien ça ? Effilia, enchantée. Vous tenez le coup ?
Le VIP, qui s’était accroupi derrière une autre voiture désormais sur le point de brûler, haussa les épaules en changeant le chargeur de son arme de poing. Les choses pourraient être meilleures. Vous êtes venue me chercher seule ?
Malheureusement. Une balle d’un calibre un peu trop épais perça la plaque un brin trop près du visage de la gynoïde, qui soupira alors qu’elle s’assurait que sa plaque tiendrait en place.Je reviens tout de suite.
Pardon ?

Elle ne répondit pas à l’omniaque, liant de nouveau ses coudes et ses poignets, et tirant ses haches de leurs fourreaux pour les attraper au niveau des manches et faire quelques moulinets avec. Passant en trois pas de l’autre côté de ce qui lui servait de protection métallique, elle rétablit le contact visuel avec le groupe armé, qui avait profité de leur repli pour s’avance lentement : les balles recommencèrent aussitôt à lui pleuvoir dessus, de façon cette fois beaucoup plus drue qu’avant. La gynoïde avait cependant de la chance sur trois points. Le premier était que certains tiraient en rafales sans compter leurs munitions : leurs tirs partaient complètement n’importe où. Le second était que les autres (ils étaient majoritaires malheureusement) ne dépassaient par les trois balles consécutives, et pouvaient donc se montrer plus précis, bien que du coup, leurs tirs restent assez épars. Le troisième point était qu’une trentaine de mètre séparaient encore la gynoïde de ses opposants : suffisant pour lui permettre d’anticiper correctement les trajectoires des balles. Bien sûr, avec un humain ou un omniaque normal, tout ceci n’aurait servi à prolonger sa durée de vie que quelques instants, tout au plus, si elle ne se mettait pas à couvert ...Mais Effilia n’était ni d’une race, ni de l’autre. Et elle n’avait pas – besoin – d’un couvert.

Laissant plusieurs de ses sous-routines les plus perfectionnées prendre les commandes, elle laissa ses bras se mettre à fonctionner pratiquement tout seuls ... Pour placer les lames de ses haches devant les tirs qu’elle recevait. Elle ne déviait pas les balles, à la façon d’un champ de force. Elle ne les faisait certainement pas ricocher, comme d’autres individus particulièrement augmentés ... Elle se contentait de laisser les projectiles métalliques foncer tout droit sur les lames renforcées et tenues fermement de ses haches. Le métal se découpait presque de lui-même sur le carbone, et les demi-projectils qui en résultaient, plus lents, moins aérodynamique et moins lourds, n’étaient plus des menaces : ils percutaient pour certains d’entres eux le toit de la voiture sans parvenir à le traverser, provoquant juste de petits cratères d’impacts. La gynoïde n’avait même pas besoin de grands gestes ou d’énormément se déplacer : au contraire, en théorie, elle aurait pu continuer ainsi, à découper au vol plus d’une vingtaine de projectiles par seconde, sans le moindre souci ... Sauf que bien sûr, un des tireurs ne se contentait pas d’une arme balistique normale.

L’OR-15 et sa sulfateuse à plasma étaient un problème de taille. Car une particule de plasma, même une fois tranchée en deux, reste une dose énorme d’énergie concentrée dans un très petit volume ... Sans parler de la difficulté à trancher ce genre de projectile. Etait-ce impossible ? En théorie, non. Simplement, l’OR-15 ne comptait probablement pas espacer suffisamment ses tirs pour permettre à son adversaire de s’assurer que ses lames ne surchauffent pas. Et si les haches ne craignaient pas d’encaisser une partie de l’énergie cinétique des tirs de fusil d’assaut à froid ... Passé une certaine température, en revanche, ce serait une autre histoire. Sans parler de son débit, bien plus élevé que celui de ses congénères : de tout le groupe, c’était probablement la seule unité à réellement la forcer à esquiver. C’était facilité par la vélocité moindre de ses projectiles, mais ça restait une plaie sans nom ... Et la gynoïde, même si elle avait une idée pour neutraliser une partie de ses adversaires, n’avait pas la capacité de la mettre en oeuvre : plus le temps passait, et plus elle peinait ne serait-ce qu’à maintenir sa position.

Désolé. J’ai un peu trainé sur le chemin.

Elle fronça les sourcils ... Et subitement, un tir percuta le bras / l’arme à feu de l’OR-15. Ce dernier marqua un temps d’arrêt. Moins d’une seconde plus tard, un second tir percuta l’arme, à moins de cinq centimètres du premier. Le groupe armé tout entier cessa de chercher à cribler la gynoïde de balles, levant les yeux. Au troisième étage d’un immeuble, un clyde borgne, armée d’un fusil de sniper, éjectait une douille d’un geste sec et précis, avant d’enchaîner un troisième tir. Même si l’OR-15 avait commencé à bouger, celui-ci fit de nouveau mouche, exactement au même endroit que le premier. Très peu de snipers auraient pu réussir un tir pareil ... Mais la plupart des sniper respiraient, avaient besoin d’un support stable, ne contrôlaient pas leurs muscles au micro-newton près, et n’avaient pas d’algorithme de calcul de trajectoire de balles intégrés. Sans parler du fait qu’un Clyde était à la base pensé et conçu pour être une machine à tuer polyvalente et efficace. Il le démontra d’un quatrième tir, même si ce dernier était inutile : la pièce dans laquelle était généré le plasma qu’utilisait l’omniaque pour ses tirs était déjà beaucoup trop endommagée pour continuer à fonctionner. Ceci dit, cette nouvelle balle ne fut pas sans effet ... L’arme de l’omniaque devint instable, les particules surchargées énergiquements virent leur enceinte de confinement se fendre de partout sous la pression ... Et le coude de l’OR-15 explosa purement et simplement.

La gynoïde de combat ne laissa pas passer cette opportunité : décrochant de l’arrière de sa ceinture une de ses grenades personnelles, elle la balança avec force au milieu du groupe ...Et se retourna pour aussitôt prendre le VIP par le bras, et lui faire signe de se mettre à courir.

Je ne sais pas si vous avez une ouïe particulièrement développée, mais je vous conseille de la couper immédiatement si vous pouvez ! Ou mieux, écoutez ce que je diffuse sur 103.2 !

Etait-ce spéciste de partir du principe que tout omniaque était construit avec une radio intégrée ? ... Peut-être un peu, en y réfléchissant. Mais la gynoïde n’avait pas vraiment le temps de se renseigner en profondeur sur ce que pouvait et ne pouvait pas faire l’individu qu’elle accompagnait ... Surtout sachant que la grenade sonique qu’elle avait envoyé allait se déclencher d’un instant à l’autre.

Et cette dernière ne se contentait pas de faire un bruit obscènement intense, à même d’endommager l’oreille (régulière comme interne) de quelqu’un se trouvant trop proche : les sons produits, et leurs fréquences, étaient irréguliers, mais dosés de façon à perturber le cerveau de tout être humain. En clair ? Elle leur avait balancé un haut-parleur faisant beaucoup de bruit qui pouvait perturber l’équilibre, donner mal à la tête, et forçait à se plaquer les mains sur les oreilles. Et les sons qu’elle diffusait sur la fréquence radio qu’elle avait donné – et, à vrai dire, qu’elle produisait elle-même avec ses propres haut-parleurs internes – étaient l’exacte inverse de ceux de la grenade ... Les vibrations sonores s’annulant, elle avait ainsi une paix relative dans le chaos ambiant que provoquait son équipement. Elle espérait que le VIP à côté d’elle en faisait de même, mais l’un dans l’autre, cela importait peu : tant que ses oreilles n’étaient pas endommagées et qu’il pouvait continuer à courir avec elle ... De leur côté, la troupe d’assaut non identifié avait tout de suite cessé le feu : certains s’étaient jetés à couvert et l’OR-15 avait déployé un bouclier, mais c’était inutile : la quasi totalité des effectifs humains étaient soit à terre, soit en train de perdre l’équilibre.

Un tir bien ajusté percuta Effi dans le dos, mais ne la fit pas chuter : la balle fut arrêtée par sa cape. Il n’y eut pas d’autre coup de feu cependant : se retournant pour regarder par-dessus son épaule, la gynoïde constata que le clyde qui s’était embusqué profitait de la fenêtre de 10 secondes qu’offrait la grenade pour se jeter dans la mêlée, désarmant un premier homme d’un coup de hache dans le canon du fusil, avant d’en incapaciter un second d’un coup de pied plus que brutal. De son côté, elle s’arrêta à côté d’une voiture à l’aspect relativement sportif, et se concentra un instant. Lorsque les quatre feux clignotèrent, elle tira sur la poignée pour ouvrir une portière, et s’installa au volant, regardant Zameen en lui indiquant la place arrière.

... Vous avez vraiment trouvé la fréquence radio des clefs de ce véhicule pour le voler ?
Vous pensez qu’on a le temps pour ça ? Montez !
Ouvrant la portière arrière, l’omniaque s’installa derrière elle avec un soupire, secouant la tête ... Effi, de son côté, appuya sur le bouton « start / stop » contrôlant le contact, mit le pied au plancher ... et écouta le moteur rugir dans le vide. Le VIP du new overwatch se pencha pour regarder entre les sièges ... Et observa d’un ton calme : Vous avez déjà conduit, n’est-ce pas ? Vous savez qu’il faut passer les vitesses pour démarrer ?
... J’ai eu une journée difficile. Oui je sais conduire. En théorie.
En théorie ... ?

Ricanant légèrement, la gynoïde actionna le levier de vitesse, fit une nouvelle fois rugir le moteur ... Et partit en marche arrière, regardant par-dessus son épaule pour effectuer un demi-tour qui lui aurait valu une expulsion directe dans n’importe quelle auto-école digne de ce nom. Changeant aussitôt de vitesse, elle accéléra avec toute la puissance du moteur pour ... foncer dans le groupe. Un ou deux tirs éraflèrent le toit, mais aucun ne parvint ne serait-ce qu’à endommager le pare-brise.

Et là, c’est quoi votre stratégie au juste ?
Récupérer un grand frère un peu trop ambitieux.

Continuant pied au plancher pendant encore une vingtaine de mètres, l’androïde ne ralentit que très légèrement au moment de passer au niveau du groupe. La grenade sonore avait cessé de faire effet depuis quelques secondes désormais : le clyde avait amplement eu le temps de voir le véhicule arriver, et de foncer vers ce dernier. Bondissant, il glissa sur le toit, et s’y accrocha au passage, ouvrant une portière côté passager pour rentrer sans que la voiture ne s’arrête. Ne faisant pas attention aux tirs qui, cette fois, firent exploser la lunette arrière et traversèrent l’habitacle de façon relativement dangereuse, la gynoïde ne ralentit qu’un bref instant, le temps d’amorcer un virage à même de déporter tout le monde d’un côté de la voiture.

Bonjour Zameen. Prends à droite à la prochaine Effilia.
Le Q.G. se trouve à gauche Clyde.
Précisément. La voiture partit bel et bien à droite, l’androïde devant se tenir fermement au toit du véhicule – sa fenêtre était brisée – pour ne pas être projeté sur la conductrice. A gauche à la prochaine. On va s’arrêter dans le parking sous-terrain de la galerie marchande, et faire le trajet à pieds. On est trop visible actuellement. Des objections ?
La gynoïde lâcha un léger soupire, alors qu’elle dérapait un instant sur une chaussée défoncée par le passage d’un tank plus tôt dans la journée, et fonça droit dans une barrière de sécurité qui éclata sans même ralentir le véhicule. Aucun, "chef » ... Et de rien pour t’avoir sorti de là.
Les tirs de sniper et la diversion en me jetant sur eux n’attendaient pas de merci non plus, si tu avais un doute.

La gynoïde lâcha un soupire, alors qu’elle se « garait » à deux pas de l’escalier de secours dans un crissement de pneus ... Le trajet retour allait être d’un fun ...






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Kristopher Moreau


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Lunette de confort normal. Il possède une armure légère sous son manteau noire, assez épaisse pour le protéger efficacement d'armes de faible puissance ou de coup de couteau. Un pistolet lourd avec une capacité de chargeur de dix balles. Il possède un œil cybernétique capable de déterminer avec une grande précision la destination des balles ou projectiles allant vers lui, activable pendant une quinzaine de seconde.

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Kristopher Moreau
Kristopher Moreau
Le corbeau
Lun 18 Mar - 6:37

  • Kristopher Moreau
  • PJ/PNJ
EVENT OVERWATCH
La pression augmentait. Dans la nuit, les flammes fusaient, illuminaient les rues, projetant leurs lueurs sur les trottoirs jonchés de sang, de cendres et de cadavres de civils autant que des forces de l’ordre. Le Talon avait frappé fort. Mais à présent que le dôme avait été installé, et que le KRAKEN était intervenu, une contre-attaque sonnante s’était avérée plus contraignante que prévue. Mais il fallait s’adapter. C’était le but d’un soldat, de s’adapter, de faire que le boulot soit fait. De faire en sorte que tout ne soit pas en vain, malgré les difficultés.

Et bordel que les complications s’amassaient.

Si ses troupes ramassées encore jusqu’à maintenant dans les rues restaient en vie, la lutte était tout simplement d’une difficulté étonnante. Les quelques soldats restants des forces militaires et polices de Paris prouvaient que ceux-ci avaient vécus plus qu’un combat. L’ivraie a été anéantie lors des premières heures de l’assaut et seul le bon grain se démarquait maintenant. Retirant son poing de la poitrine du cadavre d’un membre de la Neo-Overwatch – qui portait une armure complète en métal - le Corbeau jeta son regard sur ses troupes. Phoenix venait tout juste d’achever avec une facilité déconcertante un membre du GIGN alors que celui-ci avait démontré une habileté hors du commun au CAC, accompagné d’un Omniac de combat usant d’une lame d’énergie qui venait d’avoir son poitrail détruit par un coup bien placé du capitaine de la Garde Noire.

Le reste de ses troupes allaient presque tout aussi bien, si on oubliait que deux fusiliers venaient de mourir et l’un d’entre eux était blessé, mais puisque celui-ci avait arraché un projectile avec un couteau sans gémir de douleur, peut-être allait-il bien s’en sortir. Peut-être. Les drogues de combats étaient une aide précieuse, même si le Corbeau ne s’en formalisait pas comme avant. Son organisme amélioré l’aidait grandement, si modérément utilisés. Tuer un homme en armure de métal ou de Kevlar épais ne lui était pas difficile, d’un bon poing, os renforcés avec des méthodes dangereuses mais efficaces. Le Corbeau sentit une douleur émaner de son flanc, y observant l’impact d’une munition perçante qui avait déchiré sa chair. Il pouvait encore tenir. L’usage de gel médical, produit merveilleux sortit tout droit du laboratoire du Talon, ne serait utilisable qu’en cas de blessures graves.

Une communication vint soudainement dans son oreille. Une voix qui respirait le mal et la guerre. L’un des meilleurs combattant de toute la Griffe. Alasker Crudelis, alias, le Nettoyeur. Le Corbeau eut un pli entre ses sourcils, l’écoutant alors, réfléchissant rapidement. Comment ? Depuis quand ? Pourquoi ? Ce serait des réponses qu’il devra obtenir plus tard.

-Ici Corbeau, je vous reçois, Crudelis. Je prends en note. Mais je veux vous faire part d’une demande cependant. Récemment, nous avons aperçu des hommes en armures hautement technologique et l’armement qui vient avec, des armes lasers et perfectionnés. Je les veux vivant, si possible. Les garder prisonniers pour un interrogatoire pousser plus tard. Mais comme nous le savons, c’est plus que difficile. C’est tout. Bonne chance. Corbeau terminé.

Un geste de la main, et un ingénieur s’approcha d’un air excité. Appuyant sur son brassard de combat, il démontra au Corbeau l’image holographique des combats que menait Devileye contre les soldats, usant d’un magasin comme couverture.

-Monsieur, nous approchons du VIP, Devileye. Il est en difficulté. Les troupes que nous ne connaissons pas semblent vouloir le capturer, et ils sont accompagnés d’une unité modifiée d’OR-15. Armements lourds et dangereux, mais ils ne l’utiliseront pas contre lui, je crois. Ils le veulent vivant, je crois.

-Non, sinon ils n’auraient pas envoyé un tel armement.

-Comment allons-nous nous occuper du robot ? Nous n’avons pas un armement assez puissant pour s’en débarrasser.

-Oh, j’ai bien une idée... Mais il va falloir faire vite. Au boulot ! Appelez notre QG pour préparer un transport d’urgence !

*

Un véhicule qui s’allumait. Un moteur qui rugissait sous la puissance, roulant à toute allure, en direction de la position de Devileye. Percutant plusieurs fois des voitures et motos renversés sur son chemin. Un Humvee blindé de l’armée utilisé. Phoenix conduisait, arme en main. L’espace était étroit mais pas impraticable. Dans la banquette arrière, un petit amas explosif ramassé sur leur chemin. Rien de bien puissant, mais cela fera l’affaire. Et il les vit. Allumant soudainement les phares alors qu’il prenait un virage, le moteur rugissant. Une partie des soldats se retournèrent, offrant un bref répit au VIP. Plusieurs balles vinrent se ficher sur la vitre du véhicule et faillirent tuer le soldat, qui conduisait stoïquement malgré tout. Évidemment, les hommes purent s’éloigner avec une distance de sécurité on ne peut plus respectable. Mais pas l’OR qui n’eut pas le temps de se déplacer.

Sautant du véhicule en marche, roulant au sol plusieurs fois, Phoenix resta allongé au sol pendant quelques secondes, se sentant étourdis, mais bien content de sa stratégie appliquée par le Corbeau. Un détonateur d’un explosif généralement utilisé pour faire sauter les portes blindées ou ouvrir des brèches dans les murs avaient été installés dans l’amas d’explosif, et, le Corbeau, avec son unité non loin, avait observer le spectacle. Souriant alors qu’il appuyait sur le détonateur, offrant une puissante explosion une fois que le véhicule fut plus proche de la forteresse mobile, l’ayant envoyé valser dans le décor sous la force de l’explosion, mais aussi en créant une onde de choc puissante.

Le Corbeau passait alors au combat, suivit de ses troupes qui sortirent, prenant l’occasion de la surprise. Les hommes du Talon en armures de combat épaisses en métal, équipés de leurs fusils, ouvrirent une salve qui anéantirent plusieurs soldats sous leur salve. La tireuse d’élite, personnellement, accompagnée de son Omniac, ouvrit le feu sur ceux qui s’étaient mieux planqués, les marquant. Une neutralisation digne et rapide, en moins d’une minute de combat intense et rapide. Et le Corbeau tenait prisonnier l’un d’entre eux, après lui avoir casser le bras et la jambe après une brève instance de combat rapproché. Laissant alors ses hommes le malmener et essayer de le faire parler, tout en éliminant les derniers blessés sans plus de remords d’une balle de son fusil d’assaut avant d’apercevoir leur VIP s’approcher d’eux d’un air nonchalant et d’un calme presque inhumain.

-Devileye.

-Corbeau.

Terrifiant était le mot pour le décrire, avec sa peau rouge et son regard enflammé, qui émanait pourtant un calme impressionnant en dépit de la situation. Peu de fois l’avait-il vu, mais chaque fois, il avait laissé une impression marquante au Corbeau.

-Blessé ?

-Non, je vais bien. Ils étaient d’une plaie pour m’enfuir, mais vous m’avez aidé.


-Que sont-ils ?

-Pas maintenant,
fit-il d’un geste de la main. Pas maintenant. Nous devons retourner immédiatement au point de rendez-vous. Je ne peux vous révéler ce que je sais dans cet endroit.

Son regard se tourna en direction d’une ruelle et eut un sourire de soulagement. Trois motos de villes sortirent des ombres, chacune conduite par un homme différent. Se garant juste devant le Corbeau, le premier se leva et salua ses supérieurs.

-Caporal O’Ryan, paré ! Votre véhicule d’escorte est amené, chef !

-Très bien. Phoenix, avec moi. Vous aussi, tireuse d’élite. Le reste, restez-ici, et attendez mon signal. Cachez-vous tous. Les drones vous aideront.

D'ailleurs, le Corbeau alluma sa radio et envoya un signal aux combattants, signalant que le VIP avait été trouvé et était en train d’être ramener au QG de la Griffe.

Sans plus attendre, le Corbeau monta sur une des motos, Devileye montant vers l’arrière du Corbeau, ainsi que Phoenix qui prit le sien, suivit du Caporal O’Ryan comme guide. Les trois véhicules démarrèrent, et, prenant le même chemin qu’à l’aller, pour éviter une mauvaise rencontre de cet étrange androïde, ils firent le retour au QG. Le Corbeau savait conduire, suivant alors Phoenix et O’Ryan, qui se dirigeait vers leur QG avec une vitesse et une maîtrise impressionnante en dépit de la situation. Un véhicule serait trop dangereux. Une moto en revanche était plus mobile et pouvait se permettre d’être conduit en milieux plus étroits, lumières fermés, aidés de leurs visions nocturnes.

Atteindre le QG serait peut-être facile. Peut-être.

HRP:
 

'-'/




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Tu ne souhaites pas savoir


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Ce serait trop long

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Alasker Crudelis
Alasker Crudelis
Le nettoyeur
Lun 18 Mar - 17:01

Le début de l'engagement s'était fait sans la nécessité de prononcer un seul mot. Les unités de défenses robotisées ne répondaient pas aux commandes vocales et étaient, de plus, déjà verrouillés sur leurs cibles. Et les membres du Kraken n'avaient plus besoin d'échanger la moindre parole pour coordonner leurs mouvements depuis bien longtemps. Leurs années d'entrainements, de reprogrammation psy, avaient portées leurs fruits. Seul leurs armes parlaient.
Officiellement.
Officieusement, Kylian, comme d'habitude, polluait le canal vocal d'appréciation inutile et de commentaires prétentieux.
Kenny ne l'écoutait pas. Il n'en avait pas besoin. Une infime partie de son cerveau reprogrammé se chargerait d'extirper le peu d'informations utiles (pour peu qu'il y en ait) du charabia constant que son collègue et ami vomissait à chaque secondes pendant le combat.
D'un bond, l'escrimeur esquiva un nouveau torrent de balles. Ses bottes magnétiques s'ancrèrent au plafond et sa course reprit aussitôt. En bas, la chose qui le visait apprécia le style de l'esquive d'un grognement sourd, trop grave pour provenir d'une gorge humaine.
"-Celui-ci est vraiment solide. Vous pensez qu'il va tenir combien de temps?" Marmonna Kylian, adossé derrière l'une des unités de défenses robotisées les accompagnants.
La voix d'Esmeralda se fit entendre dans le COM :
"-Son armure est déjà endommagée et brûlée. Je suis presque sûre qu'il a en partie frit à l'intérieur. Qu'est-ce que tes capteurs en disent?"
L'escrimeur, arrivé au bout de sa course, plongea sur le golem sans prêter attention à la réponse. A mi-chemin, en plein air, les réacteurs de sa combinaison s'activèrent pour le freiner et le propulser en arrière, loin de la baïonnette braquée par la créature ricanant en-dessous de lui. Impressionné par la qualité des réflexes de la chose, Kenny effectua un court repli après avoir stoppé un nouveau mur de balles d'un unique coup d'épée.
Kylian siffla.
"-C'est rapide. Plus que ce qu'en disait son dossier."
Esmeralda le réprimanda en pouffant :
"-Non. Pas plus. C'est juste que tu ne les lis pas attentivement.
-La lecture n'a jamais amélioré la visée de quiconque. Attention, la furie revient.
-Je la vois. Kenny?"
L'intéressé se détourna du titan pour se diriger vers son autre cible : Une femme, rapide et sans instinct de conservation, qui venait de passer entre les deux machines de défenses pour tenter de frapper Kylian de sa lame tronçonneuse. En tant que Duelliste confirmé, le plus silencieux du trio KRAKEN ne la considérait que comme une menace mineure, négligeable. Ses passes d'armes trop passionnées manquaient de techniques, d'applications et de rapidités. Esmeralda partageait ce même point de vue. Ils avaient, dès l'engagement, décidés de se concentrer sur le Golem en laissant les machines les accompagnants occuper celle que Kylian aimait appeler "la furie". Après quelques temps, elle avait donné l'air de comprendre leurs décisions.
Et ça l'avait enragée. Véritablement. Depuis, au mépris des risques, elle ne manquait pas une occasion de tenter une attaque sur l'un des trois. Sans succès bien sûr. Lors de son avant-dernier assaut, dirigé sur Esmeralda cette fois, cette pauvre folle avait écopée d'une balle lourde dans le plexus solaire de la part d'une des machines. Les sens améliorés de Kenny avait perçue avec une infâme précision le "crac" qui en avait résulté. Le tir n'avait pas seulement traversé ses protections, il avait aussi enfoncé sa cage-thoracique avant de ressortir de l'autre coté. Elle aurait dû tomber, raide morte, dans l'instant. A la place, elle avait découpée le poignet métallique portant l'arme l'ayant touchée.
Et maintenant elle se jetait sur lui, encore. Il n'avait pas le temps pour ça. D'une pression du pouce, sur le haut du pommeau de sa lame, le duelliste rompu la stabilité du champ énergétique de son arme pour en projeter une vague tranchante en direction de cette cible négligeable. Prise dans son élan, cette dernière se vit dans l'impossibilité d'esquiver l'attaque et tenta de la parer futilement en plaçant sa propre lame devant elle. L'impact la projeta sur une dizaine de mètres pour au final l'écraser contre un mur.
Kenny se détourna aussitôt, sans chercher à confirmer la mort. Si le coup ne l'avait pas tuée, les multiples hémorragies en résultant s'en chargerait. Sa visière balaya le mur de feu que le lance-grenade du Golem venait de mettre entre lui et eux, sans parvenir à trouver sa cible.
"-Pas mal." Fit la voix de Kylian, dans le canal radio.
Kenny grimaça en s'accordant le droit de répondre :
"-Une piètre mise à mort pour une cible toute aussi piètre. Il n'y a rien d'impressionnant là-dedans.
-Pas toi. Esmeralda a harponné le gros. Ca va être à toi."
L'escrimeur tiqua. Puis le feu s'estompa.
Alors il put voir.

Danger. Danger. Danger. Redémarrage des systèmes moteurs. Danger. Danger. Systèmes vitaux endommagés. Danger. Danger. Danger.
Alasker pesta en crachant un caillot de sang gros comme un poing humain. Elle l'avait eue. Cette salope virevoltante l'avait eue. Cette foutue lance était en train de décharger son énergie dans son armure tout en grillant sa chair et le coeur qu'elle perforait de part en part. Cette pointe était faite en quoi, par l'enfer? En os de dragon? En fragment d'irréalité? Elle venait d'une autre dimension peut-être? Comment est-ce qu'elle avait pu passer au travers de SON armure aussi aisément?
Tout en serrant les dents, le géant entreprit d'attraper la hampe de l'arme qui le traversait pour la tirer hors de lui. Son armure court-circuitée, immobilisée, le freina dans sa démarche. Chacun de ses mécanismes, habituellement dotés d'une conscience propre et désormais aussi stupide et sans âme qu'un écrou, se verrouillèrent sur sa chair. Enfermant littéralement son possesseur dans l'acier censé le protéger.
Alasker pesta de nouveau en sentant un picotement dans sa poitrine, là où son cœur auxiliaire venait prendre le relai de son jumeau perforé. Du coin de l'œil, il aperçut, à travers la fumée, l'autre guignol mal coiffé et son épée grésillante se précipiter vers lui, paraissant glisser littéralement sur le sol.
Inutile d'être un expert pour savoir qu'il venait porter le coup de grâce. Ou tenter, en tout cas.
Face à la résistance de son armure, aux systèmes de verrouillages de sécurité du modèle RECLUSE, Alasker opposa sa propre force.
Celle d'une créature inhumaine. Aussi lourde qu'un rhinocéros et environ trente fois plus dangereuse. Dotée de muscles et d'os aux propriétés de régénérations impossibles, ayant encaisser ou occasionner des chocs létaux lors d'un milliers de batailles, un milliers de combats immoraux, au nom d'une centaine d'employeurs et de causes différentes.
Celle d'un monstre de haine qui vivait pour la guerre depuis tellement longtemps qu'il en avait oublié sa vie d'homme. Que sa conscience avait effacée sa propre existence.
Le métal céda.
La main d'Alasker traversa son gantelet, pulvérisa son canon d'avant-bras et s'extirpa de son cercueil blindé dans un véritable festival d'étincelles. Mais au lieu de saisir la hampe de l'arme plantée dans son corps, elle attrapa la base d'une autre arme.
Celle de l'épéïste qui se jetait sur lui pour porter le coup fatal.
"-Salut." Grinça la bête en extirpant son visage et une partie de son torse hors de son armure.
Le soldat du Kraken, prisonnier de l'étau de chair à vif qu'était la main du Nettoyeur, gigota vainement dans l'espoir d'y échapper avant qu'une deuxième main ne se referme sur sa gorge.
"-Ton crâne fera un excellent trophée."

Kylian était sûr et certain qu'il se rappellerait jusqu'aux restants de ses jours du cri qu'Esmeralda avait poussé, lorsque la tête de son meilleur ami s'était faite arrachée brutalement de ses épaules, suivie par une partie de sa colonne vertébrale, dans une horrible orgie de sang.
Aucun cri n'avait franchi ses lèvres, à lui. Aucun. P as parce qu'il n'était pas touché, ou parce qu'il était en colère, non. Simplement...L'horrible scène l'avait vidé de tout. De force. De hargne. L'injustice avait tout aspirée. Tout prit. L'espace d'un instant.
Et puis, l'effet de surprise était passé. Kylian avait commencé à prendre conscience de ce qu'il venait de voir. Alors, pour venger leur ami, les deux autres Kraken avaient précipités un torrent de feu sur le Golem responsable d'une telle boucherie.
La bête n'était pas tombée. Elle s'était réfugiée derrière les restes de son armure, puis, lorsque cette dernière s'était effondrée sous les tirs, le Nettoyeur du Talon s'était contenté d'attraper le corps décapiter et de le braquer devant lui.
Et les tirs avaient aussitôt cesser.
"-Clowns." Avait grondé son horrible gorge, chargée de son propre sang, tandis qu'il retirait de son torse la lance énergétique y étant encore plantée. "C'est le problème, avec les équipes trop soudées. Avec l'habitude de se battre tout le temps aux côtés des mêmes clowns. Avec les sentiments. Ca créé des faiblesses."
Un torrent d'hémoglobine jaillit de l'énorme torse lorsque la pointe de lance s'en extirpa finalement. Cette perte ne parut pas le gêner outre mesure, puisqu'il se contenta de soupeser l'arme ainsi récupérée avant de se baisser pour ramasser l'épée ayant jadis appartenu à Kenny.
"-Vous auriez dû apporter du plasma. De l'acide. Pas de ridicules petits flingues. Le projet Crudelis a former de rudes gaillards, vous savez?"
Kylian entendit un hurlement, juste derrière. Un hurlement féminin. De rage pure. Et qui ne pouvait pas venir de sa collègue, puisqu'elle se tenait à quelque pas devant lui. En se retournant, l'agent du Kraken constata avec une certaine surprise que la furie s'était relevée pour continuer à se battre contre les machines, accaparant de nouveaux leur attention.
"-Vise la tête de cet enfoiré, Kyl'. Si tes balles ne le tue pas, aveugle-le.
-Ca marche." Se contenta-t-il de répondre, ses deux armes braquée sur le titan face à eux.
Ce dernier réagit à cette menace en affichant un horrible rictus censé évoquer un sourire.
"-D'excellents trophées." Gronda sa voix inhumaine, juste avant que le feu ne l'atteigne au visage.

La fille vivait toujours, rien que ça, c'était impressionnant.
Qui aurait pu croire que quelque chose d'aussi fin et d'aussi rapide pouvait posséder une si grande résistance à la douleur la plus totale, la plus pure? Celle ressenti lorsque l'intérieur même du corps brûle, dévoré par l'électricité d'un ustensile de mort hautement sophistiqué.
Elle gigotait. Faiblement bien sûr. Des sauts et des sursauts pitoyables, alors qu'elle pendait silencieusement, empalée contre un mur par sa propre lance, ses yeux révulsés, visible depuis l'éclatement de sa visière, fixant de leurs blancs inexpressifs le corps du pistolero qu'Alasker trainait derrière-lui.
"-Je n'aime pas faire souffrir inutilement les femelles en temps normal, vois-tu? C'est mon coté Gentleman." Gronda le Nettoyeur, sans accorder un regard à la forme brisée qu'il trainait. "Mais elle, elle a fait plus qu'endommager mon armure. Elle lui a fait mal. Tu as entendu l'acier crier lorsque je me suis séparer de lui d'une façon aussi brutale? L'armure n'est pas habituée à un traitement pareil, crois-moi. L'effondrement d'un bâtiment entier l'a jadis laissée dans un meilleur état. Cette lance, c'est un instrument de torture pour tout ce qui est fait d'acier."
Sur sa droite, la championne de Deydreus finissait de décapiter la dernière machine de défense, déjà dépourvue de bras ou de jambes.
"-Je crois que nos amis ici-bas peuvent en témoigner.
-Pfffue-moi." Cracha la chose brisée dans sa main.
Le géant se stoppa pour soulever l'auteur du borborygme et l'amener à hauteur de son visage.
"-Tu as dis quelque chose?"
Kylian secoua le moignon de son bras droit devant lui tout en serrant de sa main restante une énorme entaille -au niveau de son bas ventre- d'où menaçait, à chaque instant, de s'échapper le reste de ses intestins. Des empreintes de dents démesurées étaient visibles tout autour de la plaie, témoignant de son inacceptable origine.
La ruine humaine cracha quelque chose de noire et rouge au visage de son bourreau puis, en expirant difficilement, répéta :
"-Tues-moi. Ou tortures-moi. Mais par pitié tais-toi."
Alasker lui sourit en retour.
"-Tu as perdu le droit d'exiger quoique ce soit en même temps que tes jambes, fiston. Reste là, veux-tu?"
Sans un mot et sans le moindre ménagement, il le jeta sur le corps décapité de Kenny, désormais en partie brûlé par un début d'incendie ayant prit à la base de l'armure démantibulée. Le géant se détourna en s'accordant une petite pause pour tâter la ruine qu'était son propre visage.
Son front se reformait difficilement, enfoncé qu'il était à l'intérieur du crâne depuis sa rencontre impromptue avec la tête d'un des deux robots, juste après la "neutralisation" improvisée du pistolero. Le choc avait été rude pour les deux camps mais seul l'être de chair avait dû replacer son œil droit à l'intérieur de son orbite après son expulsion impromptue. La douleur de la guérison s'était révélée presque plus intense que celle du coup, même si sa rage l'avait en grande partie atténuée.
A l'intérieur, ça se reformait toujours. Alasker pouvait le sentir. C'était comme si quelqu'un grattait à l'intérieur de son orbite avec une fourchette en titillant de temps en temps la base du nerf optique. Par deux fois, il avait été contraint de ravaler sa bile pour ne pas vomir de douleur face à ses proies. Ce serait trop humiliant, pas assez satisfaisant. Ils devaient partir en étant persuadés d'avoir totalement échouer, sans tirer une petite satisfaction de la douleur infligés à leurs cibles.
"-Fillette." Gronda-t-il à l'intention de la championne du docteur.
Elle se tourna vers lui, silencieusement. Son épée tronçonneuse n'avait guère plus que la moitié de ses dents d'encore intactes.
"-Tu veux bien aller voir ton patron et lui demander où il en est? Je vais m'occuper de finir ces deux-là."
La concernée disparue aussitôt de son champ de vision. Non pas parce qu'elle était partie, mais parce que la vision même du géant venait de disparaître pour être remplacé par un voile blanc déclenchant une atroce nausée.
Il cligna des yeux. Sa vision revint. Alasker sourit en sentant la douleur disparaître. Bien, la connexion du nerf optique s'était refaite correctement. C'était déjà ça.
En trois pas, son corps perclus de douleur revint au niveau d'Esmeralda, toujours aussi faiblement animée. Au lieu de retirer la lance qui la maintenait suspendue, le géant attrapa sa victime et la tira vers lui sans paraître gêné par l'horrible chuintement humide ou les hoquets de douleur de la victime. Après une courte inspection des orbites vides, au contenu ayant entretemps explosés dû à la surcharge d'énergie parcourant le corps, Alasker soupira.
"-Dommage, on dirait qu'elle est finalement morte. Le corbeau ne va pas être content." Dit-il en lui arrachant la tête d'un mouvement sec du poignet.
Pendant ce temps Kylian fixait le plafond en tentant de se rappeler qui il était pour ne pas simplement devenir un réceptacle anonyme de souffrances indescriptibles. Le dernier agent du trio KRAKEN répétait son propre nom en murmurant, incapable de prononcer quoique ce soit d'autres. L'arrivée impromptue de deux têtes coupées, aux visages figés dans des expressions tellement neutres et dépourvues de vies qu'elles en devenaient terrifiantes, juste au-dessus de lui, mit fin à cette tentative. Les restes de son identité explosèrent et il se mit à pleurer et hurler, devenant moins qu'un homme, moins qu'un être doté de conscience. Une boule de rage, de chagrin, de déception et de douleur vomissant des propos inintelligibles.
Alasker l'observa s'époumoner pendant quelques instants en laissant les deux têtes qu'il tenait par les cheveux se balancer lentement...
Et puis il l'attrapa par le menton, posa le pied sur son torse et tira.






Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 1538124284-que-brule-ce-monde
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ATHENA
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Lun 18 Mar - 23:26


" Il est dit du temps qu'il est une valeur constante. Que rien, ne peut l'altérer, ou l'influencer de quelque manière. Pourtant, c'est bien ce qu'auraient désiré nos protagonistes. Car en ce moment, ce dernier leur manquait cruellement."

Époussetant son uniforme nerveusement, Bonvarot fixait les panneaux informatiques devant lui. Les derniers rapports vidéo faisaient état du départ de trois membres de KRAKEN pour un lieu qui était inconnu même de sa personne. L’œil avait beau se dire "allié", il leur cachait trop d'informations pour être pris au sérieux. Pire encore, l'apparition de Winston avec trois membres déserteurs lui imposait un choix moral. Devait-il appliquer à la lettre ce qu'ils avaient fait depuis le début des opérations? Devait-il arrêter ce membre de NO et continuer le combat? Ou bien s'associer au scientifique, qui outre les dégradations matérielles n'a jamais réellement posé de menace à leur égard? Avant même de finaliser son choix, l'oeil fit une nouvelle apparition, cette fois sur le monitor juste devant lui.

- Vous n'avez pas finit le travail avant le temps qui vous était accordé. Quel dommage.

La voix désincarné s'échappant des hauts-parleurs provoqua quelques grimaces de la part des gradés et officiers présents. Le chef des opérations, quand à lui, restait stoique face à ce ton condescendant.

- Vous m'aviez cachez que vous nous attaqueriez.
- Qui vous dit que nous sommes responsables?
- Cela arrange bien vos affaires au détriment de la vie de mes hommes. Cela vous permet de jouer avec votre prototype, j'ai tord?
- Vous êtes intelligent, Bonvarot. Bien trop pour votre propre sécurité.

Ponctuant la voix désincarné, de nombreux tirs se firent alors entendre en dehors de la tente de commandement. Sortant son arme de son holster, le lieutenant-colonel eu juste le temps de mettre en joue et d'ouvrir le feu sur les nouveaux arrivants. Des soldats, sans matricule, et à l'uniforme inconnu venaient de faire irruption et d'ouvrir le feu sur les différents officiers. Quelques uns furent touché ou abattus rapidement, d'autres, comme Bonvarot, purent se mettre à l'abri derrière un quelconque couvert et riposter. Le combat fut bref, et alors que les corps des intrus venaient de tomber au sol, Bonvarot ouvrit une liaison COM avec les forces présentent au niveau du coeur du Dôme et de l'opéra.

- Ici le chef des opérations Bonvarot à toutes les unités de l'opération Fer de Lance. Nous avons été trahis. J'ordonne le repli immédiat vers le bâtiment sous contrôle à l'ouest de la position de l'ancien QG mobile. Code d'alerte "Meridian". Tous les civils encore présents seront mis à l'abri dans les sous-sol du bâtiment.

Il rangea son arme, observant quelques instants les corps des assaillants.

- J'applique également l'article sentinelle, paragraphe 24-3. Par ce fait, l'ordre d'abattre les membres de New Overwatch est pour le moment levé. N'ouvrez le feu que sur les membres de la Griffe ou les soldats possédant l'apparence que vos transpondeurs vous afficheront.

Ouvrant une communication direct vers les officiers présents près de Winston, il enchaina.

- Dîtes au scietifique que new overwatch n'a rien à craindre de nous pour le moment, qu'il organise leur défense et qu'ils collaborent avec nous. S'il refuse ce cessez le feu temporaire, je le traiterai comme les autres. Suivez ses ordres, sauf s'ils vont à l'encontre de vos collègues, et rapportez moi chacun de ces derniers.
- Vous jouez un jeu... Dangereux... Bonvarot.

Se retournant vers l'oeil encore présent sur les écrans, il arracha l'un des dits écrans et le jeta plus loin.

- En outrepassant mon autorité avec KRAKEN et en attaquant les forces de l'ordre, vous avez statuez votre position en tant qu'hors la loi. De ce fait, je n'écouterais plus vos recommandations. Vous êtes à présent une force hostile que nous allons neutraliser. Puis nous terminerons cette foutue opération.
- N O U S  S O M M E S  L A  L O I .

Un vrombissement sourd résonna alors dans tout le dôme. Tandis que les forces de l'ordre et derniers membres du KRAKEN en vie se jaugeaient et commençaient leur repli, les caisses apportées bien plus tôt et proches du "générateur" éclatèrent littéralement, révélant une multitude d'éléments robotiques qui tournoyèrent longuement avant de se rassembler en une structure, fracturant ce qu'il restait du toit de l'Opéra sur cette position. Dominant les forces de l'ordre, Winston, et les soldats de la Griffe venus en éclaireur, la structure, posa son regard bleuté sur la foule les observant. Puis sa voix synthétique résonna dans le Dôme tout entier, comme portée par la lumière solide elle même.

- Humains... Machines... Créatures... Rendez-vous immédiatement. Je suis un Régulateur, et ma mission est de vous arrêter. J'appliquerais une force sans demi-mesure si vous résistez. Soumettez-vous. Ou mourrez.

Un tir vint alors s'éclater contre le Régulateur. Ou plutôt, se fut sur une surface en lumière solide, semblable au Dôme en lui même. La structure semblait donc protégé par un champ d'énergie. Son "aile" droite sembla alors se détacher de son corps, les pièces se dissociant pour se ré-assembler dans un nouvel ordre, rappelant un canon. Un long filet bleuté quitta alors ce dernier, frappant le sniper ayant ouvert le feu. Un sniper de la Griffe pour être précis, se trouvant bien plus loin que le groupe des FDOs. Le laser le traversa de part en part, ne laissant qu'un corps sectionné en deux, dont les entrailles bouillantes s'étalaient lentement sur le sol marbré de l'opéra. Une multitude de tirs suivirent alors, et les personnes présentes entamèrent leur repli du mieux qu'elle purent. De nombreux soldats de l'oeil, marquées de leur tenue atypique et de leur absence de matricule firent leur apparition presque au même instant, se positionnant autour du régulateur et du "générateur" en dessous. Bonvarot, à présent barricadé dans l'immeuble sous contrôle militaire français, organisait ce repli tant bien que mal. En quelques instants, le chaos semblait avoir frappé tout le dôme, et dissocier amis d'ennemis devenaient délicat, même pour lui. Portant, il savait qu'une fois le dôme brisé, les choses allaient redevenir comme juste avant, et que Fer de Lance pourrait enfin s'achever.

Les pions étaient maintenant placés, et ce nouveau parti dévoilait enfin son jeu.

Au niveau des sous-sols, où se trouvait Alasker, les tremblements dut à l'apparition du Régulateur se firent entendre. De plus plusieurs écrans de la salle reflétaient à présent l'image de ce dernier. Il était à présent évident que le générateur avait un lien avec cette chose, et que ce dernier recelait encore bien des surprises. Le combat du Nettoyeur avait été rude et sans pitié, mais il était loin d'avoir achevé sa partie de chasse, et l'arrivée de nouvelles troupes de l'oeil, venaient confirmer cette idée macabre.

Pour Effilia et Kris, les choses furent d'autant plus perceptibles que la structure était clairement visible depuis leurs positions respectives. Les transmissions se grillèrent même pendant quelques instants avant de se rétablir enfin. Ne détachant pas leur regard de la chose qui dominait Paris, les deux VIPs des organisations laissaient entre-percevoir une seule chose aux travers de leurs yeux. De l'appréhension. Voir de l'inquiétude. C'est alors que, presque simultanément, les deux QGs de fortune des deux factions envoyèrent un message d'alerte à leurs troupes respectives. Des soldats, ne faisant pas partie des forces de l'ordre et possédant des armures à bouclier et des armes énergétiques, les attaquaient.

// Indication spécifique à Effilia/winston et Kristopher: Vous pouvez interagir et jouer DevilEye et Zameen comme vous le souhaitez. Si vous voulez des informations à leur sujets, demandez moi.

Image descriptive des soldats de l'Oeil: https://i.imgur.com/hiepxof.png
Image descriptive du Régulateur: https://i.imgur.com/Sh7GKss.png

Image descriptive de DevilEye: https://i.imgur.com/ukH1vyf.jpg
Image descriptive de Zameen: https://i.imgur.com/3ih0IeA.jpg

Images descriptives du K.R.A.K.E.N:
- Kylian: https://i.imgur.com/xgEXLMf.png Armes: Paires de pistolets mitrailleurs munitions semi perforantes.
- Rebecca : https://i.imgur.com/goCEchk.jpg Armes: Fustil à accélération magnétique "disrupteur EMP"
- Aurelia: https://i.imgur.com/OS3AaXy.png Armes: Bouclier à écran de protection et lame énergétique.
- Kenny: https://i.imgur.com/D8IRbT5.png Armes: Longue épée énergétique, modèle "style à dégainer" permettant l'envoie d'une "vague" tranchante sur l'ennemi.
- Esmeralda: https://i.imgur.com/cNSJNEj.png Armes: Lance énergétique et pistolet à calibre lourd.
- Nathan: https://i.imgur.com/RTEriV7.png Armes: Double lames de poignets énergétiques.

Rapport de Force global (temps restant avant destruction: Inconnu):

Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 V52NhZA



Prochaine résolution le:
Lundi 01 Avril





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 ►Véritable nom :
Kristopher Moreau


 ►Affiliation :
Talon


 ►Equipement :
Lunette de confort normal. Il possède une armure légère sous son manteau noire, assez épaisse pour le protéger efficacement d'armes de faible puissance ou de coup de couteau. Un pistolet lourd avec une capacité de chargeur de dix balles. Il possède un œil cybernétique capable de déterminer avec une grande précision la destination des balles ou projectiles allant vers lui, activable pendant une quinzaine de seconde.

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Kristopher Moreau
Kristopher Moreau
Le corbeau
Mer 20 Mar - 4:40

  • Kristopher Moreau
  • PJ/PNJ
EVENT OVERWATCH
Un battement de cœur. En l’espace d’un battement de cœur, tout le danger de la guerre venait de changer.

Sur son fauteuil, plongé dans l’obscurité, le visage caché malgré les nombreux écrans et les Omniacs travaillant de droite à gauche, les mains de l’homme était jointes ensemble, observant avec une certaine appréhension, mais aussi une étrange lueur dans son regard. Son cube holographique flottait sur sa gauche, n’ayant émis aucun son depuis un bon moment maintenant. C’était étonnant. Il aurait cru qu’il aurait dit quelque chose, fait part d’un signe, mais il ne disait rien. Trop occupé de par les données qu’il fallait traiter, probablement. Les Omniacs sur place aussi aidaient dans la tâche. L’on penserait qu’avec la mort de nombreux agents de la Griffe, traiter les données seraient bien moins difficile. Une erreur grossière.

L’écran démontrait un chaos sans fin, alors que la structure robotique – du jamais-vu, puisque c’était un prototype, et bon sang qu’il était titanesque – s'était formée en plein milieu du dôme. Terrifiant était le mot. En un instant, il avait anéanti plusieurs tireurs d’élite se trouvant autour de sa zone, et des communications urgentes vinrent alors assaillir leurs canaux de radio. L’homme sur le fauteuil se tint silencieux avant que le silence ne se fût brisé par des sons étranges émanant du cube, compréhensible que de sa personne.

-Oui. Je crois que nous sommes tous deux d’accord pour dire qu’ils ont dans une merde noire, mon ami. Au moins, le Corbeau avait-il pu récupérer Devileye.

Un Omniaque s’approcha de lui et lui tendit un datapad. L’homme le remercia poliment et le prit pour observer les données rassemblées. Le Talon n’était pas venu sans préparation, ayant fait appel aux nombreux gangs, criminels et psychopathes présents dans Paris peu de temps avant l’attaque pour s’infiltrer dans les hôpitaux et lieux ou les civils hors du dôme allait être évacué. Y poser des bombes, contenant des explosifs ou agents chimiques dangereux et difficilement traitable, ainsi que d’autres surprises pour lancer des attaques massives et soudaines avec un équipement plus que correct. Ils n’allaient pas gaspiller davantage leurs fonds en leur donnant du matériel high-tech. Au mieux, ils auraient des exosquelettes et armures de combats de bonne qualité, et des fusils permettant de faire du dégât, mais sans plus. Le reste, ils pouvaient se montrer créatifs.

Mais pas pour maintenant. Pas maintenant. Sinon, les passions seraient plus enhardies chez les Européens. Cela leur offrirait une excellente couverture dans le futur, cela dit. Reposant le datapad sur une petite table proche de lui, l’homme retourna son regard sur les nombreux écrans, pour y remarquer une chose on ne peut plus contraignante sur la caméra de l’un des drones lancés dans les cieux. Des agents d’Overwatch discutant avec plusieurs membres des forces de l’ordres. Nul besoin de savoir qu’ils s’alliaient.

-Envoyez les données aux troupes immédiatement, ordonna-t-il aux Omniacs qui s’activerent. Nous ne pouvons qu’offrir qu’un soutien tactique en ce moment.

Son visage afficha une expression désolée en voyant les derniers instants d’un soldat du Talon, vaporisé par le Régulateur.

*

Garé dans une petite rue, qui leur offrait une sorte de cachette en raison de l’angle de vu qu’avait le Régulateur en ce moment, tout en permettant d’observer, le Corbeau avait le regard collé sur cette chose gigantesque. La surprise se lisait sur son visage. Il pouvait vaincre des humains. Il pouvait vaincre des Omniacs. Il pouvait vaincre des choses entre les deux. Mais ceci en était toute une autre. Un colosse de métal jamais vu. Pendant un instant, le Corbeau eut des souvenirs de la guerre Omniac l’ayant profondément marqué de par l’horreur des champs de bataille, de par les abominations multiples qui en étaient sorties. Il n’y avait pas eu que des Bastions ou des OR. Il y en avait eu tellement d’autres. Des plus grands. Des plus gros. Des forteresses sur pattes. Mais il était clair que si ce colosse avait été présent durant la guerre, plus d’une légion d’infanteries et de blindés auraient été réduits en cendres.

-Nous devrions nous dépêcher.

Le Corbeau jeta un regard surpris vers Devileye. Un homme qui pouvait se débarrasser simultanément de plusieurs adversaires selon les rapports qui parlaient avec un ton proche de l’inquiétude, et l’inquiétude pouvait mener rapidement vers la peur. Reprenant ses esprits, le Corbeau entendit un signal dans son communicateur. Un des Gardes Noires venait de communiquer.

-Corbeau, nous avons un souci ! Notre QG est attaqué.

-Au rapport, fit-il d’un ton froid, ramenant son subordonné dans son état plus calme.

-Des hommes équipés d’une technologie dernier cri vient de nous attaquer. Ils sont sortis de nulle part. Pour l’instant, nous pouvons les retenir. Nos tireurs d’élite et nos barricades intérieurs et extérieurs ont été renforcés avec des plaques de métal, et nos effectifs ont été renforcés avec votre aide, quand vous avez libéré les nombreuses caches de nos hommes, ils en avaient profité pour faire de la récupération d’équipement sur les morts dans leur chemin et leur équipement de soudure dans ce garage nous avait aidés pour la fortification des lieux. Mais ils nous attaquent sans cesse, sans s’arrêter.

-Bien reçu. Et nos blindés capturés ?

-Ils ne les ont pas découverts encore. Nous avons détruit leurs émetteurs et les hommes ont récupéré leur ancien équipement.

-Bien, gardez-les pour les cas d’urgence uniquement. Continuez de vous défendre, nous arrivons bientôt. Préparez une contre-attaque. Ils ne s’attendront pas à nous voir.

-Compris, Corbeau.

Il entendit des ordres se faire aboyer avant de changer le canal de communication pour celui de Loken. Il était encore en vie, heureusement, et malgré les nombreux coups de feu dans la communication, il semblait s’en sortir. Une preuve de son habileté on ne peut plus respectable au Talon.

-Corbeau. Quels. Sont. Les. Ordres.

-Loken, pardonnez-moi de ne pas vous avoir contacté plus tôt. J’ai été occupé avec le VIP. Je veux que vous rejoigniez la petite unité de combat que j’ai mené. Parmi eux se trouve une soldate améliorée avec son Omniac. Son nom de code est Deadeye. Ils se cachent présentement. Rejoignez-les et défendez leur position avec eux. Vous servirez de point de ralliement pour les agents perdus trop éloignés du QG. Au vu du chaos ambiant, ils vous rejoindront. Nous tenterons de vous récupérer plus tard. Faites attention, Overwatch s'est alliée aux Forces de l'Ordres.

-Bien. Reçu. Je. Mettrais. Vos. Ordres. En. Marche.

-Pardonnez-moi, j’aurais aimé vous être plus utile.

-Pas. De. Soucis. Je. M’occuperais. D’eux. Personnellement.

D’un geste de la main, il fit signe aux autres de continuer la course en premier. O’Ryan et Phoenix comprirent aisément que le Corbeau souhaitait une ouverture avant de pouvoir entrer avec son véhicule pour faire rentrer en sécurité son VIP.

*

Suivant O’Ryan, Phoenix arma d’une main son fusil d’assaut. Dans son dos se trouvait toujours un fusil à pompe avec deux chargeurs aux munitions explosives, dont une qui était présentement à moitié vide dans l’arme. Le capitaine de la Garde Noire conduisit dans son habituel mutisme professionnel. Leur approche de la base fortifiée de la Griffe n’était pas encore découverte, leur offrant donc un avantage précieux qui servirait aux alliés de la cache, mais aussi aux tireurs d’élite. Dans les canaux de communication, des ordres par dizaines se faisaient entendre. Une cacophonie qui aurait brisé les tympans de n’importe qui, mais pas celui de Phoenix. Le capitaine de la Garde Noire n’était étrangement pas dérangé. Un calme que remarquait son copain dans le dos, le mettant mal à l’aise, alors qu’O’Ryan menait le chemin.

Le QG se dévoila alors. La barricade extérieure tenait encore bon, mais le tout était assiégé par ces hommes en armures. Un véritable peloton surarmé et équipés d’armes derniers cris de par ce qu’il voyait. Plusieurs mitrailleurs lourds tenaient les positions aux barricades extérieurs, notamment des Omniacs, et les tireurs d’élite avaient de grande difficulté d’éliminer les autres combattants se trouvant dans les autres immeubles aux alentours, tirant avec une précision étonnante, révélant un entraînement digne de ce nom. Mais le but serait d’attirer principalement leur attention. Accélérant son véhicule, Phoenix ajusta davantage son arme et tira une rafale sur un groupe d’ennemis. Les projectiles ricochèrent sur leurs boucliers de combat, attirant leur attention, entendant brièvement des ordres lancés dans leur direction.

Tournant soudainement, en se séparant avec le caporal O’Ryan, le Garde Noire entreprit de suivre de long en large la rue. Heureusement, les troupes de l’Œil ne pouvaient qu’attaquer que de devant, la façade du dôme derrière leur QG les protégeait, pour l’instant, de mauvaise surprise, mais les surveillances n’en étaient pas pour autant relâchées. Diverses caméras de sécurités y ayant été installées, faisant en sorte que si brèche, il y avait, ou intrusion, le Talon en serait prévenu. Se séparant d’O’Ryan alors pour faire plus ou moins le ’contour’ du bâtiment tout en tirant sur les ennemis, attirant l’attention, permettant alors aux quelques tireurs d’élite de tirer avec une meilleure précision sur les adversaires. Un mort. Deux. Trois. Les boucliers, puissants, chutaient plus ou moins vite en puissance, les calibres des fusils de précisions couplés avec les rafales de fusil d’assaut lourds et de mitrailleurs faisant des merveilles. Heureusement que les caches avaient été libérés, et les obstacles éliminés, leur permettant de rentrer chez eux avec un faible pourcentage de décès.

La diversion fonctionnait. Les conducteurs, experts, démontrant une fiabilité exemplaire, zigzaguait, faisait des aller-retours, attirant l’attention tout en offrant une bonne opportunité pour tirer. Mais c’était une fenêtre brève qu’il fallait tout de suite prendre. Faisant ronronner de nouveau son véhicule, le Corbeau accéléra soudainement. Évitant les cadavres et obstacles sur son chemin, le véhicule de ville allait vite, et était doté d’une excellente maniabilité. L’ouverture tant attendu se dévoila, alors que, prévenu de l’arrivée du Corbeau, une ouverture assez grande avait été dégagée dans la barricade extérieure. S’y engouffrant alors rapidement, il put pénétrer dans le périmètre de sécurité, mais un tir d’arme laser fit sauter le pneu arrière du véhicule. Devileye et le Corbeau basculèrent par-dessus, perdant le contrôle de leur moto, roulant plusieurs fois au sol.

Le monde tournait devant lui. Il entendait sa propre respiration, et ses oreilles sifflaient. La façade droite de son visage était couverte de sang. Plusieurs coups de feu, des ordres hurler. Se relevant en position assise alors qu’une troupe du Talon tentait d’emmener Devileye en sécurité, mais se faisant décimer par une rafale de rayon laser. Le périmètre extérieur avait été pénétré, compromis, tentant d’abattre les troupes qui entraient, tentait de prendre d’assaut le QG de la Griffe. Les forces étaient mises à mal. Du coin de l’œil, un soldat de l’Œil leva son arme en direction de Devileye, et le Corbeau, poussé par une bouffée d’adrénaline puissante, se leva et se jeta en bouclier pour protéger le VIP du Talon. Son bouclier supporta les deux premiers tirs, mais ne put utiliser la dernière charge le protégeant à temps. Plusieurs tirs vinrent le percuter, un cri de douleur affreux. Son armure, qui le servait principalement protéger son torse de petits calibres – ou de calibres moyens, si la chance était avec lui – fut chauffée et de nombreux trous y furent percés, créant des brûlures et blessures importantes, tombant au sol.

Heureusement, les renforts vinrent.

En force, les Gardes Noires sortirent pour entourer immédiatement le Corbeau, accompagnés de nombreux Omniacs de combats, abattant les adversaires aux boucliers affaiblis. Les troupes d’élites du Corbeau firent un excellent travail, régulant, repoussant même de nombreuses troupes de l’Œil avec leur soudaine arrivée. D’autres soldats vinrent rejoindre la barricade pour remplacer leurs camarades perdus, refermant le périmètre et reprenant le combat, tandis que Devileye et le Corbeau était finalement guidé au sein du QG. Phoenix et O’Ryan s’étaient trouvés parmi les soldats l’ayant récupéré, ayant profité de la surprise de la Garde Noire pour se faufiler dans l’ouverture aussi, avec leurs coéquipiers. Immédiatement, chacun des nouveaux arrivants furent pris en charge par les infirmiers et Omniacs de combat.

-Le gel médical l’aidera, fit l’un des infirmiers après avoir retiré l’armure du Corbeau pour appliquer les premiers soins.

Plusieurs brûlures ornaient la poitrine du brun, allongées au sol, les yeux ouverts et hagards. Sa peau était manquante par endroits en raison de la puissance des armes, mais rien qui ne le tuerait pour l’instant. Devileye semblait avoir été le plus chanceux d’entre les deux, et Phoenix, bien que couvert de cendres et de sang, ainsi qu’O’Ryan, était encore en forme, aidant les autres dans la défense ainsi que les Gardes Noires, O’Ryan s’adressant aux opérateurs radio pour établir une meilleure communication entre toutes les troupes de la Griffe. Alvilde aidait d’ailleurs le Corbeau dans sa guérison, usant d’une réserve de nanorobots dans la tâche. Une des quelques réserves épargnées et garder spécifiquement que pour elle, mais pas aussi grande qu’au début de cette opération. Au moins, elle avait son utilité, et avait été guérie de sa précédente blessure infligée par le KRAKEN. Enfin, guéris, plutôt capable de fonctionner sans avoir ses tripes au sol. Il faudrait qu’elle aille aux infirmeries de la Griffe plus tard, dans l’une des bases opérationnelles du continent, ou d’ailleurs.

-Laissez-moi... Je peux marcher... Alvilde, allez aides nos troupes, et supportez l’Ombre Blanche... Gardes Noires, à partir de maintenant, vous assurerez une protection constante de notre VIP, Devileye, et ne vous vous séparerez aucunement de lui sauf sur ordre spécial de ma part. Compris ?

Bien qu’elle allât protester, la Nuée finit par obéir au Corbeau, rejoignant alors les soldats ayant besoin de son aide, tandis que la troupe de la Garde Noire obéit aux ordres du Corbeau, entourant le VIP. Le brun se releva en ayant l’aide de l’infirmier, le remerciant, avant de rejoindre Devileye qui semblait nerveux. Un air contrit sur le visage, serrant la mâchoire pour supporter la douleur, il pointa du doigt deux cadavres du soldat de l’Œil qui avaient pu être traînés dans l’intérieur du bâtiment.

-Dites-moi ce qui se passe, Devileye.

Et pointant la structure à l’extérieur, qui tirait encore divers lasers dans quelques points de Paris dans le dôme, il continua alors.

-Qu’est-ce qui s’est passée, bon sang ?! Nos hommes se font massacrer et ce qui aurait dû être une simple opération s’est déroulée en guerre ouverte totale ! Nous allons nous retrouver affaiblis, et pour être franc, je ne vois pas comment on pourra s’en sortir, Devileye ! Pas avec cette chose ! Pas avec ces hommes et qu’on se fait assiéger ainsi !

La colère, la panique. Le doute. Il fallait le dire, ils étaient des animaux pris au piège dans cet endroit, et au vu de la communication qu’il avait reçue, Overwatch faisait alliance de circonstance avec les autorités parisiennes.

-C’est tout ce que je veux, Devileye.

Son œil cybernétique s’activa inconsciemment, dévoilant son œil rougeâtre enflammé par la passion et une envie profonde de vouloir s’en sortir.

Dehors, les troupes hurlaient et tentaient de se défendre. Une guerre d’occupation et d’épuisement se menait, perdant des hommes face aux assaillants bien équipés à l’extérieur. Leur entrée risquée avait payé, mais à quel prix ? Le Corbeau ne pouvait espérer qu’Overwatch subirait alors autant de pertes et de dégâts qu’eux-mêmes, avec les troupes de l’Œil, et que le Régulateur ne s’en prennent aussi à eux.

-La vérité !

Aussi douloureuse soit-il, il devra probablement l'accepter ce que le VIP allait révéler. S'il n'en tenait qu'a lui, mais au vu de la situation, rien ne le forçait a cacher des choses, visiblement. La douleur de ses blessures persistaient, le gel médical peinait de le guérir, aidés des soins et bandages qu'avaient apportés l'infirmier de combat, couplés avec l'aide d’onguents a action rapide militaire pour aider dans la cicatrisation de ses blessures causés par ses armes a énergies. Le QG pouvait tenir encore debout, et ses subordonnés s'activaient pour renforcer l'endroit et le protéger. Mais pour combien de temps encore ?

'-'/




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Winston
Winston
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Mer 27 Mar - 16:32

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La
Griffe

Opération Fer-De-Lance
Putain il est vraiment la. Dit le soldat des FDO quand le gorille arrive, un cadavre dans un main avant de le jeter au pieds du groupe de FDO ainsi que de ses propres agents.

Je suppose que vous ne connaissez pas ses hommes et qu'ils sont encore moins vos alliées nan?

Tu à juste a regarder autour de toi pour le constaté macaque.

Un peu de respect soldat, il est peut être notre ennemi mais ce n'est pas un gorille comme les autres. Vous avez même voté pour le laisser parlé. Déclara un des trois super soldats encore ici, Celui avec les Doubles lames plus précisément.

Il sais aussi que au moindre faux pas il ne tiendra pas longtemps. continua le second super soldat à la lance.

Finalement il put commencer à parler.

Je suis venu vous parlez franchement, vous avez des ordres je le sais mais nous ne devrions pas nous combattre. Notre véritable ennemi à nous, à tous même c'est la Griffe et ses "Soldats Gris". Pourquoi devrions nous chercher à nous combattre tandis que eux en profite pour mener à bien leur plan?

Des échanges eurent lieux entre les soldats, les trois Supers Soldats ne donnèrent pas m'impression de se joindre aux blabla général: Rien à dire ou communication sur canal radio?

Je ne vous demande pas de vous soumettre et je ne suis pas venu pour me rendre, je vient seulement pour un cesser le feu entre nos deux camps, respectivement.

Winston aurait put en dire plus mais il semblait que tout les FDO de la pièce recevait des importants messages, à la (sans doute) fin de transmission, les FDO commencèrent à bouger et à s'organiser, notamment concernant les civils qui commencèrent à être évacué avec un groupe ainsi que un des Super Soldats (Aurélia). Le soldat de tout à l'heure s’avança de nouveau vers Winston pour dire:

Bonvarot vous a accorder son cessez-le-feu, il vous à aussi confiez les rênes avec des exceptions...Félicitation. Dit à contrecœur le soldat.

Winston ne put s'amuser du changement en sa faveur car les caisses proches du générateur ont éclaté, leurs réflexes à tous furent de se mettre à couvert pendant que l'énorme machine nommé Régulateur se construit sous leur yeux ébahi.  

C'est bon signe ce machin? Tous firent non de la tète, puis le Régulateur parla d'un voix forte.

- Humains... Machines... Créatures... Rendez-vous immédiatement. Je suis un Régulateur, et ma mission est de vous arrêter. J'appliquerais une force sans demi-mesure si vous résistez. Soumettez-vous. Ou mourrez.

Un tir de Sniper montra que le Régulateur était protéger par le même sorte de dôme que celui dehors, quand celui ci répliqua tout le monde commença à trouver une meilleure couverture, puis les soldats Gris arrivèrent et peut après, la situation commença à se poser, le premier réflexe de Winston fut de prévenir NO, il utilisa donc l’appareil qu'on lui avait donné plus tôt et il parla sur le canal entier de NO sans exception.

Ici Winston, la situation est critique au centre de l'opéra, une énorme machine nommé Régulateur est apparu et attaque Force de l’ordre comme nous, je ne serais pas contre une petite aide, aussi et passé le mots à vos collègues si il ne l'ont pas entendu: Il y a un cessez le feu en nous et la Gouvernement Français, le premier que je remarque tirant sur eux sans m'avoir demandé d'abords se fait arracher la tète ok? Terminé!  

Winston coupa ensuite court au message et essaya d'analyser cette situation au combien épineuse.




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Deydreus Moonshire
Deydreus Moonshire
Le Porte-Peste
Sam 30 Mar - 12:40

Enjambant un cadavre qu'il venait de créer, le porte-peste sifflotait gaiement tandis qu'Alasker et Amarande se lançaient tous deux dans un grand combat. Lui n'était pas homme de prouesses martiales. Il était un scientifique. Un chercheur. Un être dont le but était de sublimer l'humanité, de la faire grandir, avec ou sans son accord. Et tout ce qui se mettait sur sa route, n'était rien d'autre que de vulgaires insectes. Et qui se focaliserait plus que quelques secondes sur un moustique qu'il vient d'écraser?
Un autre bougre tenta de lui tirer dessus, d'une réplique d'aiguilles, le docteur analysa la réaction du corps de sa victime qui se tortilla avant de s'effondrer sur le sol dans de courts soubresauts. Quelque chose de très grand passa alors devant lui, à une vitesse relativement élevée. Cette forme, féminine, vint s'écraser contre le mur sur sa droite. Tournant la tête, Deydreus leva un sourcil en se frottant la barbe.


- Amarande? Que diable faites-vous encastrée dans ce mur ma chère?

Un grognement sourd fut la seule réponse que le docteur reçut, avant que le corps encastré de se détache de sa prison de béton et vienne s'écraser sur le sol. S'approchant du corps de sa championne, le médecin étira un large sourire en la voyant se relever et en observant la rage qui consumait son visage et la fumée verdâtre qui la régénérait et l'entourait. Un être humain serait tombé bien avant, il serait mort comme un vulgaire animal chassé. Mais pas elle, elle ne l'était plus, humaine. La furie qu'elle était à présent hurla et repartit à l'assaut, cette fois contre les deux machines omniaques qui ouvraient le feu sur eux. Une balle se logea dans l'épaule de Deydreus. Un léger grognement de ce dernier montra la légère gêne ressentie.
Plongeant sa main gantée dans la plaie, le docteur y creusa avec ses doigts pour trouver et déloger la balle de cette dernière, la laissant simplement retomber sur le sol tandis que la blessure commençait à se refermer. Sur sa route, le porte-peste rencontra de nouveau quelques soldats, qu'il neutralisa relativement facilement. Relativement car l'un d'eux eut la fâcheuse tendance de ne pas vouloir mourir et d'avoir enfoncer sa lame énergétique dans le ventre du docteur. Après avoir récupéré et s'être assuré que l'animal était mort, Deydreus arriva finalement à une grande console, aux commandes trop nombreuses et dont chaque écran semblait montrer un login et mot de passe nécessaire. Soufflant longuement dans une grande lassitude, il se mit finalement au travail, cherchant un moyen de contourner les systèmes de sécurité. Il avait peu de chances de réussir, il le savait. Il était homme de science une nouvelle fois, pas un vulgaire hacker. Ce n'était pas son domaine. Son domaine, c'était l'amélioration biologique et cybernétique, la restauration des chaires, la résurrection. Se tournant vers l'un des récents cadavres encore intacts, le Porte-Peste releva l'un des gardes afin de le questionner. Ce dernier montra rapidement qui était l'officier présent, avant de retomber mollement sur le sol, consumé par la maladie. C'était le seul défaut de son savoir. Si la quantité de peste insufflé n'était pas suffisante, l'être relevé ne le restait que quelques minutes. Deydreus ne voyait seulement pas cela comme une faiblesse. Plus comme un axe d'amélioration.

Marchant silencieusement vers le corps désigné comme un supérieur, Deydreus risqua un coup d'oeil sur la situation de ses deux alliés. Alasker. Voila un charmant personnage. Clairement, un être dont la constitution dépassait l'entendement humain. La brutalité de ses gestes, leur expertise. Tout chez cet être transpiré le feu du combat et la capacité de meurtre. Celui qui se faisait appeler "le nettoyeur" méritait amplement son nom, malgré la capacité salissante de son oeuvre. Passant ses doigts sur sa barbe, Deydreus analysa le flot de sang ayant été projeté par l'un des KRAKEN sur le sol et le mur le plus proche. Et ricana à l'idée que quelqu'un, devrait, un jour, nettoyer le travail du Nettoyeur.


- Amusant comme pensée, n'est-ce pas?
- Je... Qu... QUE M'ARRIVE-T-IL?
- Tu es relevé, officier, et tu vas gentiment entrer des logs sur cette machine, afin que je puisse lire ce que cette console détient comme informations.
- Je ne ferais jam.... A vos ordres.

Se détournant du corps réanimé, le porte-peste resta sur la plateforme qui dominait la zone en contrebas, où combattaient ses compères. Derrière lui, l'officier tapait sur la machine inlassablement, puis s'en éloigna une fois sa tâche accomplie. Deydreus le remercia d'une petite tape dans l'épaule, avant de le regarder retomber mollement sur le sol. Son corps se désagrégea comme du plâtre s'effritant avant de finalement n'être plus qu'une poussière recouvrant des restes d'ossements. Le docteur ne s'en soucia pas réellement et porta son attention sur la console. Une quantité d'informations impressionnantes lui était offerte, même si la plupart des dossiers intéressants ne seraient pas là. Aucune agence "top secrète" ne placerait des informations sensibles dans des dossiers accessibles à tous ses employés. Puis un compte à rebours s'afficha devant lui, des chiffres défilant rapidement, et dont le chrono ne laissait rien présager de bon. Retournant à la plateforme, le docteur observa le géant qui lui servait d'allié qui terminait de placer un nouveau trophée à sa collection de crânes et sa championne qui terminait de s'acharner sur l'une des deux machines.

- Hum... Alasker? Je crains que la situation pour vos amis ne risque de se compliquer d'ici... Environ trente secondes.

Comme pour ponctuer sa phrase, un lourd tremblement résonna dans toute la structure. Pour peut, on aurait dit qu'un tremblement de terre se déroulait et que la terre allait tenter de les engloutir. Cela aurait été une mort douloureuse, mais pas une finalité pour le médecin et ses deux alliés. A vrai dire, Alasker aurait probablement survécu sans grande difficulté. Cependant, les tremblements ne cessèrent pas pour autant. Plusieurs câbles entourant le générateur semblèrent se mettre à vibrer, et plusieurs écrans dans la salle s'allumèrent subitement. "Projet Fer de Lance - Régulateur - Mise en route". Le temps sembla alors se stopper pour le savant-fou.
Une machine, plus grande qu'un titan, s'élevait au sein de l'opéra. Une créature d'acier et de technologie qui faisait son apparition, et dont la création avait justifié toutes ces histoires de prisonniers, et de sauvetage. Les cartes se positionnaient lentement, mais elles étaient assez alignés pour le moment pour que le docteur puisse les lire et comprendre la volonté de ceux ayant crée cette chose. Ils voulaient tester leur jouet. Tout comme Deydreus testait souvent les progrès d'Amarande en l'envoyant à la mort, comme lorsqu'il lui demande de combattre Alasker. Un large sourire barrait son visage. Pour peur, il aurait applaudi un tel génie, et une telle mise en place. Mais il n'en fit rien. Principalement car son premier allié du moment étant dans le camp opposé à ceux responsables de tout ça.
Puis la voix de la machine résonna dans la salle, comme dans tout le dôme. Une soumission totale exigée, ou la mort. Un choix honnête pour des mortels, mais peu suffisant pour le porte-peste et ses acolytes. Un tir laser traversa alors son torse. On lui avait tiré dans le dos! Quelle pratique lâche et malhonnête! Quel choix intelligent.

S'effondrant sur le sol, les ténèbres commencèrent à entourer l'esprit et la vision du docteur alors qu'il sentait sa vie s'échapper en même temps que ce qui se trouvait dans sa poitrine.


*
* *


- Blacksun, dites à votre escouade de contourner les positions. Qu'ils visent le Nettoyeur en priorité. Sans son armure, il est bien plus vulnérable à nos armes. Oko, la votre se focalisera sur la furie qui servait le scientifique. Lucky 13, tu restes avec moi et les gars. On doit sécuriser l'endroit. Le Régulateur et les autres s'occuperont de la surface.

Ne cessant de mettre en joue le corps du docteur devant lui. Lucky 13 ne répondit à son supérieur que par un signal vert envoyé sur son ATH. Si tout ce qu'il avait lu avant leur intervention était vrai, alors il fallait s'assurer que le type était mort. C'est d'ailleurs ce que fit Django, qui prit sa lame et qui commençait à découper lentement la tête du porte-peste. Une fois cette dernière tranchée, le camarade du soldat de l’œil la souleva et la montra à ses confrères. Un sourire barrait le visage du décapité, un sourire inhumain, et effrayant de par la joie qui semblait l'envahir. Un hurlement sinistre résonna dans la salle. Se précipitant vers le bord de la plateforme, Lucky 13 n'eut que ses yeux pour observer la championne de Deydreus se lancer sur les nouveaux soldats présents. Trois des hommes d'Oko avaient connut un sort tragique lorsqu'elle s'était élancée, tranchant leurs boucliers et armures comme s'il s'agissait d'une feuille de papier. Elle recevait des tirs, mais semblait vouloir monter à tout prix rejoindre son maître. La lueur dans ses yeux, cette rage. Lucky 13 en était terrifié. Et pourtant, il avait vu des choses, des choses incroyables au sein de sa compagnie. Mais cette rage qui habitait la Furie du porte-peste, c'était quelque chose qui dépassait la mort. Empoignant son fusil, il ouvrit le feu, presque en même temps que ses collègues. Les rayons firent fondre les protections d'armures de la championne, mordant sa chaire. Puis ses muscles. Elle s'effondra après avoir abattu une dizaine de soldats, ses jambes et son ventre trop marqués par les tirs. Elle continuait de hurler cependant. Ce n'était pas des mots audibles. Mais plutôt une complainte de banshee. Quelque chose d'effroyable qui mordait l'âme des gens. Elle rampait, à une vitesse plus qu'inquiétante. Les plus près d'elle voyaient cela comme un dernier sursaut de vie. Ils en payèrent le prix. Elle arracha la jambe du plus proche, s'en servant comme d'une béquille pour se jeter sur un deuxième, arrachant ses protections puis sa gorge avec ses ongles et dents. Il était à présent difficile de savoir si le sang qui la recouvrait était le sien ou celui de ses victimes. S'il avait eu le temps, le soldat de l'oeil se serait risqué à une observation du Nettoyeur et de l'escouade BlackSun, eux, n'étaient pas composés que de soldats d'élite comme lui. Mais la Furie, elle était trop proche. Il empoigna son fusil de nouveau, s'apprêtant à ouvrir le feu. Mais un rire, l'en empêcha. Un rire d'une voix qui n'aurait pas dut être. Se tournant lentement, Lucky 13 ne voulait pas voir ce qu'il s'apprêtait à observer.
La tête tranchée, elle riait, et pire encore, elle les observait.


- Remarquable. Absolument, remarquable. Mais trop prévisible.

La voix rauque et résonnante du docteur sembla vibrer dans le corps même du soldat de l’œil qui sentit son cœur manquer un battement. Comment était-ce possible? Il remarqua alors l'énorme quantité de fumée qui s'échappait du coup tranché et du corps se trouvant un peu plus loin. Son chef d'escouade ordonna qu'on "tue" cette tête. Mais comment tuer quelque chose qui est censé être déjà mort? Un cri attira l'attention de Lucky 13. L'un de ses camarades venait de tomber, et d'hurler. Pour cause, un des cadavres au sol venait de lui arracher la gorge avec les dents. Puis le corps de la victime se releva à son tour. La fumée ne liait plus à présent la tête et le corps, mais entourait chacun d'eux. Une quantité impressionnante, et un rire résonnant de plus belle. Dans le canal de communication, de nombreux cris s'associaient les uns aux autres. Des hurlements terrifiés, et douloureux. Lucky 13 ne put qu'observer la suite. Ses camarades, à commencer par le chef d'escadron, perdait la vie contre les morts, avant de se relever à leur tour. Lâchant son fusil, le soldat de l’œil s'effondra à genoux, tandis qu'un corps sans tête venait d'abattre Django pour récupérer la tête du porte-peste. Ce dernier était à présent de nouveau debout, et entier, tandis qu'autour de lui, la fumée réanimait les cadavres. De nombreuses images défilèrent dans l'esprit du soldat. Et quelque chose de chaud se répandit dans sa tenue. Il se faisait dessus. Des larmes coulèrent le long de ses joues sans raison particulière. Ah, si, il savait. Il allait mourir. Mourir contre un être qu'il ne comprenait pas, dont le fonctionnement dépassait la logique. Une vive douleur s'empara alors de son ventre, alors qu'il se sentait soulevé du sol. Détournant vaguement le regard, il observa la championne du Porte-Peste qui avait son bras à travers lui. Portant son attention en toussotant vers Deydreus, Lucky 13 cracha du sang contre sa propre visière, gênant sa vision. Autour d'eux, tout le monde était mort, et s'était relevé.
Il se sentit alors défaillir, alors qu'on arrachait se qui se trouvait à l'intérieur de lui, un viscère par un viscère. Petit à petit. Et c'était ses anciens camarades qui le faisait. Des êtres aux visages marqués par la mort, et dont il manquait pour certains des membres également. Il observa Django dévorer ce qui ressemblait à un rein. Puis les ténèbres l'envahirent.
Le noir. Le noir total l'entourant. La fin de tout. Il venait de mourir, ou était en train. Puis une voix. Une simple voix, accompagnée d'un rire sadique.


" Relève toi, et sers moi. Meurs pour moi, puis relève toi de nouveau. Ta vie s'achève ici, ta mort commence. "

Puis la vue lui revint, alors qu'il se tenait, debout, le cœur d'Oko dans sa propre main, fraîchement retirée de la poitrine de sa collègue. Derrière elle, le Porte-peste se tenait droit, les mains levées tandis que la fumée continuait de se répandre et de pénétrer sa propre chaire. Et à ses côtés, sa championne.




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the world can always use more heroes
Edward / Effilia
Edward / Effilia
Recrue
Mar 2 Avr - 17:37


Poussant une porte coupe feu avec une relative délicatesse, Effilia passa la tête par cette dernière pour inspecter les lieux. Ils étaient au bout d’un couloir, probablement entre deux boutiques de la galerie marchande. L’accès aux ascenseurs menant soit au parking dont ils venaient, soit aux étages, était juste à côté ...Mais absolument personne n’était en vue, et aucun son n’était audible. Faisant signe qu’on pouvait la suivre, elle ouvrit totalement le battant pour se mettre en marche d’un trot rapide, vite suivie par le VIP du new Overwatch et enfin par le Clyde, qui fermait la marche en s’assurant qu’ils n’étaient pas suivis. Parcourant le bâtiment déserté en passant entre magasins et restaurants dénués de clients, le trio s’avança jusqu’à une des sorties principales : Effilia dût forcer pour relever manuellement le rideau de fer qui clôturait l’accès à l’endroit, mais ne rencontra outre cela aucun souci. Sortant à l’air libre, les trois être artificiels s’arrêtèrent au bout de quelques pas dans la rue ... Dans un bruit assourdissant, au-dessus de l’opéra qui se trouvait au centre du dôme, était en train de se construire une immense machine. Si l’esprit d’analyse d’Edward se mit – sa création le savait – aussitôt à carburer à toute vitesse pour analyser cette chose, l’énergie et les moyens mis en place, le niveau de danger auquel ils venaient de monter, ainsi que d’autres paramètres auxquels ils ne pouvaient malheureusement pas grand-chose ... Effilia, elle, fut simplement remplie de curiosité. « Qui » avait mis une telle machine en place n’était pas important, pour l’heure. « pourquoi », vu son discours et les moyens employés pour l’appliquer (un tir au laser sur une cible éloignée), était peut-être un peu trop évident au contraire. « Comment » était déjà une manière bien plus intéressante de se questionner sur la situation ... Et enfin, qu’était exactement cette chose ? Elle refusait de croire à une simple arme surdimensionnée déployée à l’avance. Il devait y avoir quelque chose d’autre.

Une communication de Winston vient de nous parvenir. Dès qu’on aura jugulé les soldats de l’oeil qui s’attaquent au Q.G. de new overwatch, l’unité Clyde présente avec eux se rendra auprès de l’actuel commandant des forces de l’ordre.
Ce n’est pas un peu risqué ? Attends, comment ça « les forces qui s’attaquent au Q.G. » ? Et cette chose ...
Les gradés de l’armée ne sont pas forcément des hommes améliorés, et nous transmettons les informations de façon bien plus sécurisée qu’une radio classique. Si la situation évolue de leur côté ou que le gouvernement à quelque chose à dire, mieux vaut pouvoir en être informé le plus tôt possible.

Constatant que l’androïde ne répondrait rien de plus vis à vis de l’attaque du Q.G., Effilia soupira, et préféra laisser tomber. Lorsqu’Edward était forcé de contrôler plusieurs unités comme cela, il ne pouvait pas être partout à la fois ... Et visiblement, il avait déjà du travail au Q.G. temporaire qu’utilisait actuellement New Overwatch. Raison de plus pour s’y rendre le plus vite possible : les deux androïdes couraient à un rythme surnaturel, cisaillant le sol des griffes qu’ils avaient aux pieds, tandis que Zameen semblait ... « disparaître », de brefs instants, pour se téléporter sur des distances raisonnables, ce qui lui permettait sans mal de garder l’allure. L’empressement du trio dû d’ailleurs se ressentir lorsqu’en remontant une rue, ils tombèrent sur une altercation entre les hommes de l’oeil et les forces de l’ordre. Zameen dévia sa trajectoire pour s’éloigner des combats ... Effilia et Clyde traversèrent littéralement les troupes de l’organisation terroriste. A coups de hache. Sans ralentir. La manoeuvre ne fut pas sans accroc : plusieurs plaques de protections du Clyde furent endommagées durant le combat, et il perdit son fusil de sniper, tandis qu’Effilia vit sa cape être encore plus grièvement endommagée, et une de ses cuisses prit un tir de plasma qui déforma la plaque métallique touchée. Avec un grognement, l’androïde male se débarrassa de son épaulière, la jetant avec force au visage d’un soldat de l’oeil qui fut tué sur le coup, tandis que la gynoïde continua sa course en boitant légèrement, se jurant de prendre le temps de rectifier ce problème dès qu’elle aurait deux minutes.

Moins – justement – de deux minutes plus tard, le trio arriva en vue du bâtiment assailli par les forces de l’oeil. Les différents systèmes défensifs mis en place autour du Q.G. avaient été efficaces et joué leur rôle : même si les hommes et femmes de l’organisation devaient se battre bec et ongles pour survivre, aucune perte de vie n’était à déplorer. Le matériel, en revanche, avait pris un coup, mais il restait en grande partie fonctionnelle ... La plupart des combats au niveau du sol semblaient avoir cessé. Le Clyde qui se trouvait avec le trio fit cependant signe à Effilia de s’arrêter, pointant le toit. Comprenant aussitôt le message implicite, elle pila sur place, laissant l’androïde se mettre en position et joindre les mains. Se mettant à courir vers lui, elle bondit, se réceptionna dans le support qu’il lui offrait ... Et se propulsa avec ses jambes en même temps qu’il la jetait dans les airs, gagnant ainsi facilement 4 à 5 étages avant de s’accrocher à la paroi. L’escaladant au pas de course (dire qu’elle courrait à la verticale n’était en réalité pas totalement inexact), elle atteint le toit en moins d’une dizaine de secondes, et repéra aussitôt le problème. Placés en bordure, une dizaine de soldats canardait la cour intérieure des bâtiments. Les salves étaient courtes et précises, témoignant bien de l’entraînement des combattants en présence ... Malheureusement, ils étaient capables de se défendre dans un conflit employant des troupes « régulières ». Et une immense majorité des troupes régulières se reposait sur le combat à moyenne distance, à l’arme à feu ... Pas au corps à corps avec des androïdes prévus pour cela.

Avant même que tous n’aient pu la repérer, Effilia avait presque atteint le groupe de soldat, et envoyait une hache dans le dos de l’un d’eux : allongé sur le sol, il poussa un cri de souffrance lorsque la lame lui rentra entre les omoplates, mais ne bougea pas outre mesure, lâchant juste son arme. Son voisin tenta de le venger d’un tir suivi d’un coup de baïonnette : les deux ne parvinrent pas à tromper les réflexes de la gynoïde, qui se plia en deux pour lui expédier un coup de pied monumental dans le ventre. Projeté dans les airs, le soldat sembla chercher à faire quelque chose pour éviter que la chute ne soit mortelle : avant qu’il n’en ai eu le temps, la gynoïde avait saisi son fusil, et le lançait vers lui comme une arme de jet. Il se prit la baïonnette en plein visage, et son corps tomba dans le vide, inanimé. Récupérant sa hache tandis qu’elle se servait de la seconde pour dévier un canon qui se pointait vers elle, la gynoïde se mit à faire une boucherie, assistée par les troupes au sol : profitant du fait qu’on venait distraire les unités qui les canardaient depuis les cieux, les hommes et femme du new overwatch purent aligner plusieurs tirs précis, qui mirent à mort au moins 4 des soldats postés sur le toit. Quant aux quatre restant ... Le premier vit ses deux membres supérieurs sauter, le second et le troisième furent décapités, et le dernier reçu un coup de pied qui fit éclater sa genouillère, sa peau, sa rotule, et l’articulation se trouvant derrière. Prenant les deux survivants, les désarmant et les accrochant aux câbles qu’elle avait dans les bras, elle les fit descendre du toit par la voie rapide, avant elle-même de descendre la façade en trois bonds successifs, faisant une « pause » entre chaque en s’accrochant dans le mur à coup de hache. Une fois au niveau du sol, elle regarda le seul Clyde qui restait encore ici, et Zameen, qui discutait déjà avec les soldats en charge du Q.G. mobile.

Visiblement, l’heure des explications avait sonné, et l’omniaque ne semblait pas en manque de choses à expliquer ... Ce qui était une bonne chose, car plus d’une personne ici avait des questions à lui poser.






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Alasker Crudelis
Alasker Crudelis
Le nettoyeur
Mar 2 Avr - 19:27

"-Tout ceci est inutile. Je dois rejoindre les troupes là-haut si les choses vont mal."
Pour ponctuer ses dires, le géant retira d'un geste sec son poing du torse de sa dernière victime. Une purée rougeâtre de sang et d'organes écrasés s'en extirpa en même temps, rendant encore un peu plus l'atmosphère irrespirable dans ce sous-sol aux airs de cimetières. L'air passablement irrité, Alasker observa ensuite l'une des créatures du docteur se précipiter sur les restes et les gober sans même mâcher. Ce n'était pas que le cannibalisme l'ait jamais dégoûté, l'ayant lui-même trop souvent pratiqué, l'ancien mercenaire ne voyait plus, depuis longtemps, de tabou dans ce genre de pratique. Cependant, ces types...Ne se contentaient pas de dévorer la chair de leurs ennemis vaincus.
Ils bouffaient ceux qui avaient été leurs frères d'armes l'heure d'avant. Sans vraiment s'en rendre compte, sans vraiment le vouloir. Avaient-ils encore ne serait-ce qu'une once de libre-arbitre? Alasker espérait sincèrement que non. Commettre ce genre de trahison par contrainte, passait encore...Mais volontairement, même partiellement. Ca, oui. C'était toujours tabou.
Son regard se posa sur Deydreus, toujours occupé à faire dieu seul savait quoi en pianotant sur son clavier d'un air absent.
"-Tu n'as plus besoin de ma protection. Je doute que tu n'en ais jamais eu besoin, d'ailleurs. " Pour illustrer ses propos, il pointa du doigt les corps animés autour d'eux. "Alors, à moins qu'une meilleure idée ne te vienne à l'esprit, je vais remonter et rejoindre les autres. "
Principalement parce que le silence radio couplé à la réflexion de Deydreus, concernant "la situation de ses amis" risquant d'empirer n'avait strictement rien de rassurant.
Alors, sans prendre le temps d'attendre la réponse de son allié, le géant se dirigea vers les restes de son armure pour en arracher l'arrière du casque, dans lequel se trouvait l'IA, et l'attacher à sa ceinture avec les autres crânes. Ceci fait, il entama sa marche de retour vers la surface.


Spoiler:
 






Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 1538124284-que-brule-ce-monde
Tout le monde a un rêve, non?
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ATHENA
ATHENA
Big Mother is watching you
Mar 2 Avr - 22:14


" Pourquoi existons-nous? A quels buts devons-nous aspirer? La mort sera-t-elle notre fin? Est-ce que tout n'est pas, au final, un gigantesque engrenage, dans lequel nous sommes broyés jusqu'à notre fin? Est-ce que tout, au final, n'est pas régulé par les lois de l'univers? "

/// QG RETRANCHE DE LA GRIFFE

Fixant les flammes qui léchaient la structure extérieure, DevilEye restait silencieux, écoutant le Corbeau lui ordonner la vérité. Toute sa vie, le diable rouge avait tenté de masquer cette dernière. Expert militaire d'un escadron cybernétisé, il avait mené de nombreuses opérations sous couvert d'anonymat par le passé. Il n'était pas un homme de vérité, non, il était un homme agissant dans l'ombre. Toujours prêt à trancher la gorge de qui croiserait sa route.

Et pourtant. Pourtant le Corbeau méritait de savoir. Empoignant soudainement les épaules de son collègues de la Griffe, le VIP plongea son regard écarlate dans celui de son interlocuteur.

- La vérité. C'est que nous avons été trahis.

La phrase résonna dans son crâne, mordant son esprit alors qu'il prenait lui même le temps de réfléchir à ses propres propos. Il fixa les traits du Corbeau, cherchant une réaction quelconque, avant de finalement le lâcher et chercher autour d'eux une arme à prendre.

- Coupez toute forme de communication pour les deux prochaines minutes. Je ne sais pas qui peut m'entendre.

Il attendit quelques secondes que son homologue criminel ne s’exécute avant d’enchaîner.

- Toute cette opération de récupération, l'Oeil l'a voulu. Je vais être franc, je ne sais même pas qui ils sont véritablement, mais ils sont implantés dans presque tous les réseaux. Qu'ils soient politiques, pharmaceutiques, militaires, criminels. Ils sont d'ailleurs bien plus influents que nous, puisque je soupçonne même certains membres du conseil d'en faire partie.

Mesurant ses mots, il enchaîna.

- Nous ne sommes que l'objet d'un test à grande échelle. Vous, moi, les forces de l'ordre, Overwatch, nous ne sommes que des cobayes. Et cette, chose, n'est que la première étape de leur plan. Laissez moi vous expliquer ce qui nous a mené à... Ça.

/// QG RETRANCHE D'OW

Zameen réajustait l'une de ses protections d'épaules lorsqu'il entendit l'un de ses hommes râler. La situation était, pour le moins que l'on puisse dire, incroyablement compliquée. Autour de l'omniaque, plusieurs soldats pensaient leurs plaies. L'attaque des soldats de l'oeil avait, au mieux, été repoussée pour un court laps de temps. Il le savait, leurs ennemis allaient revenir. Ils venaient à peine de tester leur défense, et eux, ils avaient tout donné. Analysant Effilia, les capteurs optiques du VIP parcouraient les formes de la gynoide. S'approchant de cette dernière, l'omniaque fit cliqueter ses doigt robotiques afin de prévenir de son arrivée, une courtoisie sans doute inutile pour la combattante qu'elle était, mais une courtoisie néanmoins nécessaire.

- J'ai à vous parler.

Il l'invita à le suivre dans une pièce adjacente, où seuls quelques tissus ensanglantés demeuraient, vestiges d'une ancienne tentative de soin sur un quelconque blessé.

- Faites-vous confiance à votre créateur?

Il attendit sa réponse. Même si cette dernière, n'avait au final que peu d'impact sur ce qu'il allait dire.

- Bha, qu'importe, vous m'avez sauvé la vie, si vous étiez avec eux, vous m'auriez abattu à la moindre occasion. Je dois vous informer de notre situation. J'aurais préféré en parler directement à Winston, mais si j'ai bien compris, ce dernier se trouve à presque l'autre bout du dôme. Je vais donc tenter de faire court. Nous avons été trahis. Par ceux que nous appelons nos frères. Je ne sais pas qui, je ne sais pas quand. Tout ce que je sais, c'est que certains ont infiltré notre organisation, se faisant passer pour nos alliés, combattants nos ennemis, dans le seul but de nous influencer. Toute cette opération, n'est le fruit que d'un long calcul et de la mise en place d'une multitudes de facteurs, de potentialités pouvant amener notre groupe à intervenir sur Paris. Et dans ces potentialités, je suis une variable importante.

Il marqua une pause, puis enchaîna.

- D'après les rapports, j'ai été capturé avec DevilEye alors que nous nous affrontions. C'est en partie vrai. Pour être honnête, nous nous sommes combattus car nous pensions tout d'abord que les espions dans chaque camp étaient issus de l'autre. Mais notre capture n'a eu lieu que pour une seule raison. Nous collaborions. Contre l’œil. Pendant plusieurs semaines, nous avons tenté de percer les secrets de ceux qui servent cette 'organisation", si tant est qu'il s'agisse d'un groupuscule et non pas d'un dément utilisant les autres pour déplacer ses pièces. Nos recherches nous ont menés à une chose, le projet Régulateur. Cette machine, au dehors, est le fruit d'années de recherches, d'une collaboration étroite entre les hommes et les omniaques, et ce même durant la première crise omnium.

Il ricana doucement, continuant.

- DevilEye laissait entrevoir que l’œil pouvait, potentiellement, être une IA divine. Peut-être a-t-il raison dans le fond? Cela expliquerait la capacité d'anticipation de cet ennemi invisible. Quoiqu'il en soit, Fer de Lance n'est qu'une énorme farce dont la chute n'est rien d'autre que notre mort. La disparition de toute trace de soupçons aux seins de nos organisations respectives. A votre avis, si l’œil peut nous manipuler, que se passerait-il? D'autres agissements que nous pensons légitimes mais qui se retourneraient contre nous au final, un opinion publique de plus en plus défavorable, et surtout, le chaos qui lui permettrait de s'élever. Pourtant, la Griffe reste, et restera notre ennemi. Et personne ne pourrait remettre en cause la légitimité de notre combat contre cette organisation ou les autres tentant de profiter de la situation.

Parcourant la salle aux linges ensanglantés, l'omniaque activait et désactivait les mécanismes d'aération de son crâne, laissant une fumée blanche s'échapper de ses composants robotiques.

- Pourtant, ce n'est pas seulement à cause de la connaissance de l'existence de l'Oeil, ni de ses agissements dans notre organisation qui a causé tous ces évènements. Non, si ce dernier s'est donné la peine d'impliquer autant de vies, autant d'innocents, c'est à cause de cela.

Il ouvrit la paume, et une sorte de figure holographique en forme de méduse fit son apparition. La créature immatérielle tournoya quelques instants avant de laisser ses "tentacules" errer et s'enrouler autour du poignet.

- La Méduse. Même si son apparence semble enfantine, il s'agit d'une clé encodée qui contient l'emplacement de plusieurs sites "d'assemblage" de Régulateurs, un peu partout dans le monde. Installés à l'issue même des officiels des pays concernés. Ceci, mon amie nous permettrait de déjouer les plans de la Griffe, de l’œil. Je suis certain qu'à l'heure actuelle DevilEye doit expliquer à l'un de ses "amis" à quel point cette clé pourrait rendre la Griffe invincible. Imaginez seulement le pouvoir de létalité offert à une organisation criminelle qui pourrait détenir en otage des nations entières? Si cette clé quitte aujourd'hui Paris, alors les plans de l’œil seront considérablement ralentis.

Il se cala contre une fenêtre, observant l'extérieur et le Régulateur qui venait à nouveau d'ouvrir le feu, oblitérant presque une vingtaine de membre des forces de l'ordre.

- Mais pourquoi nous avoir laissé vivre aussi longtemps et enclenché toute cette opération? Tout simplement pour nous affaiblir, tous. Peu importe l'issue de cette bataille, l’œil a techniquement déjà gagné. Les retombées médiatiques vont être affreuses. Overwatch et la Griffe seront considérés comme des ennemis à abattre en toute situation. L'opinion publique va nous haïr, nos quelques soutiens discrets vont se faire de plus en plus rares, nous allons nous retrouver isolés, petit à petit, et il en va de même pour la Griffe. Et lorsqu'enfin, nous serons seuls. A ce moment là....

Un flash lumineux embrasa alors le ciel, ou plutôt l'intérieur du dôme. Bondissant rapidement, Zameen entraîna Effilia avec lui au travers de la fenêtre, brisant le verre pour ensuite s'écraser un peu plus bas. Une multitude de morceaux de bétons et autres débris ricochèrent sur leur structure métallique alors que les cris de quelques membres de New Overwatch se faisaient entendre. Le Régulateur avait fait feu, sur leur position. Et il ne restait presque rien du bâtiment qui les abritait autrefois. Se tournant vers la gynoide, l'omniaque posa ses doigts métalliques sur les épaules de la guerrière.

- Nous survie sur le long terme ne dépend que de la Méduse et de ce qu'elle contient dans ses données. Nous devons absolument quitter les lieux, où j'ai peur que cette machine nous détruira tous. Leurs troupes ne sortent pas du ventre de la terre, les sous-sols doivent détenir les informations que nous cherchons! Prévenez Winston, nous devons nous rendre vers l'entrée de métro la plus proche, et tenter de trouver un moyen de sortir d'ici! Il faudra cependant laisser des troupes ici, afin de combattre ce monstre de métal. Je doute fort qu'il ne nous laisse nous mettre à l'abri aussi gentiment.

/// Chambre du réacteur

Alors qu'il commençait à se diriger vers le chemin de retour vers la surface, Alasker eut la désagréable surprise de voir une nouvelle secousse remuer toute la salle. Si cette dernière n'était pas annonciatrice de bonne nouvelle, notamment car elle annonçait la venue prochaine de nouveaux ennemis, un léger grésillement significatif lui fit comprendre, qu'enfin, il pouvait de nouveau communiquer avec ses alliés.

// Indication spécifique à Effilia/winston et Kristopher: Vous pouvez interagir et jouer DevilEye et Zameen comme vous le souhaitez. Si vous voulez des informations à leur sujets, demandez moi.

Kris: DevilEye t'auras révélé les mêmes informations que Zameen à Effilia, prend en donc note! Seul exception, il te demande de contacter le Nettoyeur au lieu de Winston. A toi de voir avec ce dernier le plan que vous souhaitez établir, soit par mp, soit via une comme directe dans ton post, comme vos comms sont rétablies.

Winston: Pour toi, considère que Bonvarot t'a parlé des sous-sol via radio, et de la potentialité d'évasion en empruntant ces derniers. Cependant, sans confirmation d'Effilia, tu ne peux être sûr du chemin à prendre, vois donc avec elle par rapport à votre ordre de poste pour vous faciliter la vie. //

Image descriptive des soldats de l'Oeil: https://i.imgur.com/hiepxof.png
Image descriptive du Régulateur: https://i.imgur.com/Sh7GKss.png

Image descriptive de DevilEye: https://i.imgur.com/ukH1vyf.jpg
Image descriptive de Zameen: https://i.imgur.com/3ih0IeA.jpg

Images descriptives du K.R.A.K.E.N (membres encore en vie) :
- Rebecca : https://i.imgur.com/goCEchk.jpg Armes: Fusil à accélération magnétique "disrupteur EMP"
- Aurelia: https://i.imgur.com/OS3AaXy.png Armes: Bouclier à écran de protection et lame énergétique.
- Nathan: https://i.imgur.com/RTEriV7.png Armes: Double lames de poignets énergétiques.

Rapport de Force global (temps restant avant destruction: Inconnu):

Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 V52NhZA



Prochaine résolution le:
Mardi 16 Avril





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 ►Véritable nom :
Kristopher Moreau


 ►Affiliation :
Talon


 ►Equipement :
Lunette de confort normal. Il possède une armure légère sous son manteau noire, assez épaisse pour le protéger efficacement d'armes de faible puissance ou de coup de couteau. Un pistolet lourd avec une capacité de chargeur de dix balles. Il possède un œil cybernétique capable de déterminer avec une grande précision la destination des balles ou projectiles allant vers lui, activable pendant une quinzaine de seconde.

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Kristopher Moreau
Kristopher Moreau
Le corbeau
Jeu 11 Avr - 5:13

  • Kristopher Moreau
  • PJ/PNJ
EVENT OVERWATCH
Dès l’instant ou Devileye, lui avait ordonné d’éteindre son communicateur et vint l’attirer dans une salle abandonnée que le Corbeau savait que quelque chose de bien plus grand et plus important qu’eux ou n’importe qui dans le monde venait de jeter finalement ombrage sur le tableau chaotique, de fumée, de sang et de poussières qu’était l’extérieur de leur base, et dans le reste de Paris. Devileye était bien des choses, mais en ce moment, il doutait que celui-ci, que cet homme, qui était si précieux au Talon, était un menteur en ce moment. Ainsi donc, le Corbeau s’était tu et avait écouter d’un silence respectueux, mais d’une gravité peu commune pour l’homme qui était si habitué de traquer les cibles avec un sourire arrogant et confiant au visage.

Le Corbeau savait que des rats trônaient probablement parmi les membres du Talon – aucune organisation n’avait de membres d’une loyauté indéfectible - mais que le Conseil se fasse infiltrer, en revanche, était une réalité presque effrayante. Que Devileye soupçonne même des membres du Conseil de la Griffe était une menace qu’il ne fallait pas prendre trop à la légère, pour un individu de son calibre. C’était donc dans toute sa pleine mesure que le Corbeau analysait toutes ces informations avec une rapidité commune au vétéran de la guerre de l’Omnium et ancien membre, et maintenant, chasseur de l’organisation d’Overwatch. Son histoire entra dans son esprit, et il en analysa toutes les possibilités et sous tous les angles qu’il pouvait entrevoir, dans son esprit d’humain.

De mémoire, la création d’intelligence artificielle n’était pas illégale, mais était soumise aux plus strictes régulations, Omniacs ou non, de toutes les entreprises de cybernétiques et de technologies de ce monde. Mais qu’une IA divine ait été créée durant la Guerre de l’Omnium, guerre dont il en avait fait partie, et qu’il ait pu passer malgré tout sous les radars... C’était quelque chose de presque irréelle, au vu du climat dans lequel le monde était plongé, encore aujourd’hui, dissimulée par une organisation plus grande que celle de l’organisation terroriste de la Griffe, pourtant présente dans chaque pays, partout dans le monde, et celle de la Neo-Overwatch, et encore de bien d’autres. Ils n’étaient que des pions pour ces gens se cachant dans l’ombre.

Dans un autre contexte, le fait que Devileye ait coopéré avec un membre de la Neo-Overwatch aurait probablement attiré l’ire du Corbeau et aurait tout tenter pour le maîtriser et l’accuser de haute trahison envers l’organisation pour laquelle il travaillait, mais en cette situation, une telle chose lui était, au mieux, qu’une vulgaire plaisanterie. Maintenant qu’il savait que l’Œil était infiltré dans toutes les organisations, il fallait maintenant oublier ces querelles – aussi désagréables soient-ils – et tenter de sortir vivant de cet enfer. La démonstration de cette ‘clé’, la Méduse, lui obtint tout son intérêt, mais eut un froncement de sourcil, en écoutant Devileye.

Le Corbeau se détourna de Devileye, et, les mains dans le dos, s’avança vers une fenêtre brisée pour observer la ville en ruine, en flamme. Divers coups de feu et de lasers étaient encore échangés entre les forces du Talon et de l’Œil. Heureusement, les capacités du groupe de terroristes, en dépit de leur puissance de feu, suffisaient pour repousser un autre assaut de ces soldats particulièrement bien entraînés. Divers cadavres étaient tirés vers l’intérieur du QG pour en examiner leur équipement et leurs armes hautement technologiques et avancés, aux boucliers jamais vus. Le Régulateur fit feu vers plusieurs endroits, avec son rayon d’une puissance colossale.

-Personne ne doit prendre le contrôle de ces machines. Ni nous, ni la Neo-Overwatch, ni aucun autre gouvernement. Personne.

Et pourtant, il pourrait avoir une arme de destruction massive pour la Neo-Overwatch, pour punir les coupables de la mort de son fils. Toujours sans regarder Devileye, le Corbeau continua.

-Nous avions déjà passé une crise de l’Omnium, n’en déclenchons pas une autre qui nous affaiblirait et qui nous causerait notre perte, Devileye. Nous ne contrôlerons pas ces machines. Personne ne le doit. Leur destruction est plus importante. Après tout, si nous sommes infiltrés et qu’ils sont restés cachés depuis tout ce temps, c’est qu’ils savent quoi faire, et au moment où nous prendrions le contrôle de l’un d’eux, les risques que cela se retourne contre nous seront encore plus grand.

Un grincement dans son oreille, d’origine électronique, et le Corbeau lia automatiquement sa connexion au Nettoyeur, et aux autres troupes, comme Loken et Deadeye. Il sentit le regard du VIP sur sa nuque, comme essayant d’analyser les intentions ou l’esprit du Corbeau, avant de répondre.

-Appelez monsieur Crudelis, Corbeau. Je m’occuperais de régler notre départ, et ramènerais de l’ordre dans notre QG.

La porte se ferma et le Corbeau se mit au travail, sélectionnant le communicateur de Crudelis.

-Alasker. Vous m’aviez dit où se trouve le Dôme et comment y accéder. Assurez-nous un moyen de nous ouvrir la voie et de sécuriser les lieux de la plus proche entrée de Métro ou vous vous trouvez. J’arriverais avec Devileye et une partie de mes hommes. Notre objectif principal est de détruire le Régulateur par tous les moyens possibles. Tout ce qui n’est pas du Talon est automatiquement notre ennemi, sauf ordre de ma part, ou de Devileye. Je vous fais confiance, Alasker. Je viendrais avec des renforts et de l’équipement.

Il cessa la communication et ouvrit celle de Loken.

-Loken. M’entendez-vous ?

-Reçu. Cinq. Sur. Cinq. Quels. Sont. Vos. Ordres.

-Vous êtes maintenant une vingtaine avec Deadeye et l’unité que j’ai ramené. Votre mission sera de vous diriger vers la position d’Alasker et de rallier les troupes du Talon restante pour entrer dans le Métro. Ordre de rester hors de vue du Régulateur. Abattez tous ceux ne faisant pas parti ou n’étant pas alliée avec nous. J’arriverais avec Devileye. Notre mission est dorénavant de détruire la machine, pour que personne ne puisse plus l’utiliser. Nous userons de nos blindés capturés aux forces de l’ordre pour affaiblir la structure extérieure quand le bouclier de la machine sera détruit. Ils ne l’ont pas encore découvert, pour l’instant, et ils nous seront d’une aide précieuse. Faites-en sorte d’y aller un groupe restreint à la fois, relayez-vous, de sorte que le Régulateur ne vous voit pas. L'un des ingénieurs de combat que j'ai laisser la-bas pour l'évacuation de Devileye possède des drones. Utilisez-les pour vous aider dans vos déplacement et pour nous assurer un couloir sécurisé pour notre chemin.

-Bien. Compris. Je. Rejoindrais. Le. Nettoyeur.

Il brisa la communication aussi, et l’information fut alors transmise au tireur d’élite Deadeye, soldate tireuse d'élite améliorée accompagnée de son Omniac, et il put voir sur son brassard de combat qu’ils se mettaient déjà en route dans l’ombre des bâtiments, plus proche de la position d’Alasker qu’il ne l’était avec Devileye. Sortant de la salle, il observa les lieux. Plusieurs morts, des fortifications percés et endommagés, des équipements détruits et récupérés. Le Corbeau délaissa son fusil d’assaut maintenant vide pour prendre en main l’une des armes d’énergies. De hautes qualités et performantes, il en ramassa les munitions, sortes de cellules d’énergies concentrés, et en rechargea l’arme en l’insérant dans le compartiment approprié. Satisfait de cette arme, il jeta son arme de poing vide – celle d’un agent du GIGN – et vérifia celle dont il usait toujours, fait pour sa main. Encore trois chargeurs et quelques balles dans le chargeur encore utilisés. Puissante, il économisera sur les munitions de son arme de poing.

La Garde Noire collait au train du VIP, mais décida d’un plan d’action. Si tous les agents du Talon restant sortaient, ce serait attiré irrémédiablement l’attention du Régulateur, et donc, laissa une partie de ses soldats d’élites ici, ainsi que l’Ombre et Alvilde, qui maintenait la défense des lieux en duo d’une manière on ne peut plus correcte, surtout sous les ordres du chinois albinos.

Neuf hommes de la Garde accompagneraient donc le Corbeau et Devileye, ainsi que Phoenix et une poignée de soldats, dont certaines étaient dotés d'implants cybernétiques les rendant plus redoutables au combat. En tout, presque une quinzaine, qui passerait plus facilement inaperçu que si des dizaines de leurs troupes essaieraient de quitter les lieux. Les ingénieurs de combat équipèrent d’ailleurs Devileye d’un bouclier de combat bricolé avec leurs écrans protecteurs contre le phosphore blanc, plus puissant que celui que le Corbeau et Phoenix, ainsi que les neufs Gardes Noires possédèrent, puisqu’il était un VIP important. Des munitions perforantes leur avaient été données, ainsi que d'autres armes de calibres honorables, et avec eux, ils transportaient deux caisses de métal contenant de l’équipement pour les soldats de Loken, mais aussi pour Crudelis, ainsi qu’une bonne arme pour ce géant, cette chose inhumainement monstrueuse et puissante.

La poussière et la fumée des combats leur donnaient une bonne cachette, alors que les quelques tireurs d’élite encore vivant aux alentours mirent fin aux vies des derniers soldats de l’Œil aux alentours. Prenant conscience de l’ouverture, le Corbeau, Devileye, Phoenix et les autres soldats sortirent en courant. Le transport des caisses était relativement facile, usant d’une technologie permettant de léviter au-dessus du sol, facilitant leur déplacement. D’ailleurs, l’un des soldats aux implants regardait souvent sur son brassard, usant du drone des ingénieurs de combat ayant été laissés avec Deadeye et Loken, qui volait encore dans les alentours, invisibles et cachés, pour coordonner leurs mouvements et leur destination, leur assurant une bonne surveillance des lieux, mais aussi du chemin à prendre.

-Ils reviendront pour tenter de tuer nos hommes, fit Devileye en chemin, achevant un traînard de l'Oeil. Essayons de ne pas être dans leur chemin, ou dans ceux des autres. Ce ne sont pas des soldats normaux, même pour nos standards.

Armes en main et bien équipés, le Corbeau et sa troupe se dirigèrent donc vers la position du Nettoyeur, sous le couvert des bâtiments. Leurs visions nocturnes perfectionnés les protégeant de soudaine et puissantes lumières projetées par les rayons d’énergie du Régulateur, les filtrant d’une meilleure manière, tandis que le Corbeau et Devileye, tous deux des soldats améliorés, en avaient peu besoin. Ils étaient bien protégés, mais l’arrivée vers leur destination se révélerait plus compliquée que prévue si jamais ils rencontraient des troupes de l’Œil ou de l’alliance Neo-Overwatch et des militaires.

Une soudaine explosion et un fracas sans nom vinrent emplir l’air, cinq minutes après leur départ, ainsi que de nombreux cris. Un épais brouillard de poussière s'était élevée dans les cieux, visible par-dessus les immeubles sur leur chemin.

-Le QG, monsieur... Il vient d’être endommagé par le Régulateur, fit l’un des soldats cybernétiques, d’une voix incertaine.

-Ampleurs des dégâts ? Demanda-t-il, sautant par-dessus un véhicule renversé, poursuivant sa course l’air de rien.

-La moitié de nos troupes sont mortes... L’Ombre et la Nuée vont bien, ainsi que vos Gardes, mais nous avons perdus de nombreux hommes, presque la moitié.

-Et nos blindés ?

-La poussière crée par l’effondrement d’une partie de notre QG les masquent plus ou moins.

-Fort bien. Lorsque le moment viendra, que nos Omniacs de combats en prennent le contrôle. Ils sauront mieux les contrôler, et nous avons besoin du reste de nos hommes. Qu’ils maintiennent la position, mais soient plus discrets.

-Et... les blessés, monsieur ?

-… Nous ne les abandonnerons pas facilement. Mais s’il le faut, collez-leur une balle dans la tête. Je n’aime pas ça... Mais il faudra le faire si nous ne voulons pas être ralentis pour quitter les lieux.

Le silence vint dans la troupe, mais le Corbeau rétablit la communication un moment après, liant son communicateur avec celui du Nettoyeur, tout en ordonnant de resserrer les positions autour du VIP, et en gardant un œil depuis les cieux avec l’aide du drone qui voletait encore quelque part non loin d’eux.

-Alasker. Qu’en est-il de la sécurisation des lieux ?

En chemin d'ailleurs, Devileye récupéra sur le cadavre d'un membre de l'Oeil une sorte de datapad, et entreprit d'essayer de le pirater, tout en étant garder par la troupe, dans l'espoir qu'il y avait une information importante. C'était peut-être quelque chose de bon à faire, sait-on jamais.

'-'/




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Deydreus Moonshire
Deydreus Moonshire
Le Porte-Peste
Sam 13 Avr - 12:32

Observant le géant qui lui servait d'allié, Deydreus avait haussé un sourcil face à ce qu'il percevait comme de l'inquiétude chez Alasker. Peut-être jugeait-il mal la réaction de son partenaire, les émotions n'étant pas son fort, et peut-être qu'il avait mal estimé la séparation entre le super soldat et le reste de la lie composant la Griffe. Non, ce n'était pas par inquiétude primaire qu'Alasker voulait aider ses compagnon. Peut-être de la pitié? Non. Une loyauté fondamentale. Oui, cela devait être ça.
Claquant des doigts, le Porte-peste ordonna à ses sbires réanimés de sécuriser la zone, tandis que ces derniers ramassaient peu à peu leurs armes ou sortaient des couteaux de combats, lorsqu'ils n'avaient plus leurs deux bras. Passés les premières minutes, ou secondes selon certains individus, les spécimens retrouvaient rapidement leurs souvenirs et gagnaient en dangerosité, tout en restant fidèle à leur nouveau maître. Faisant signe à ce qui était autrefois un officier de l’œil, Deydreus lui indiqua la console de commande et ordonna le déchiffrage des données, ou tout du moins la découverte d'un moyen de sortir, ou de combattre le géant robotique.
Descendant de la plate-forme, le docteur s'approcha d'Alasker, Amarande restant légèrement en retrait, supervisant la sécurisation de la pièce par les morts.


- Je peux comprendre votre envie de partir rencontrer vos amis là haut mais... Que comptez-vous faire exactement? Combattre le Régulateur sans votre armure? Vous en seriez sans aucun doute capable, mais je ne pense pas que cela aiderait outre mesure vos compagnons. Et quand bien même vous seriez capable de tuer cette chose, vous resteriez piégé sous le dôme. Il pointa alors du doigt tous les réanimés. Ils ne sont pas venus de nulle part. Ils ne sont pas apparus par opération divine. S'ils ont un moyen d'entrer, nous avons un moyen de sortir. Nous ne pouvons défaire le champ de protection nous entourant, mais peut-être pouvons nous trouver un moyen d'évacuer vos blessés et VIPs, et ensuite réfléchir à un moyen de combattre cette chose si cela vous sied?

Il marcha quelque peu, s'approchant du corps inanimés d'un des anciens membres de KRAKEN. Tapotant de sa botte le cadavre, le porte-peste soupira longuement, légèrement déçu de ne pouvoir réanimer cette créature là.

- Vous ne m'avez jamais accompagné pour ma protection, nous avions convenu d'une alliance après votre victoire sur Amarande. Je pourrais considérer la chose comme faite et vous laisser partir, mais il m'est choix de vous apporter mon aide, à vous spécifiquement ou à votre groupuscule jusqu'à ce que je ne considère ma tâche comme accomplie. Et à ce moment précis, vous laisser partir sans aucune stratégie ne me semble pas comme être une solution acceptable.

Amarande revint alors jusqu'à eux, marchant sans aucune précipitation, et terminant de nettoyer sa lame.

- La salle est sécurisée. Les soldats m'ont montrée une trappe dérobée dans le mur près de la plateforme. Il s'agit d'anciens couloirs de maintenance reliant cette salle à d'anciennes places d'entretien pour les métros parisiens. Selon les plans de la ville, ces dernières mènent à la surface. L'officier à qui vous avez demandé de gérer la console vient également d'activer les caméras de sécurité des dites salles. Peu importe ce qui passe par là, nous les verrons venir. Sauf s'ils disposent de modules de camouflage, naturellement.
- Parfait ma chère. Dite à l'officier de continuer ses recherches. S'il peut mettre la main sur d'autres plans, des archives de données, ou un moyen de neutraliser le bouclier du Régulateur. Et ordonnez l'envoi d'une escouade pour sécuriser les salles.
- Bien, maître. Elle observa quelques instants Alasker, jaugeant son corps et la ceinture de crânes qu'il possédait à présent. Vous semblez moins impressionnant sans votre armure.

Le ton de sa voix ne trahissait aucune émotion, sa blague était sortie telle quelle. Même son visage était resté impassible, et pourtant, son trait d'humour était bien réel. Elle s'éloigna alors, s'affairant à la tâche que Deydreus lui avait confié. Ce dernier, tourné vers Alasker, montra des mains les différents morts qui marchaient dans la salle et effectuaient divers rondes. Certains parlaient même entre eux, comme si la mort ne les avaient jamais frappés.

- Voyez comme la mort ne semble pas avoir eu d'emprise sur eux. Passés les premiers instants, la plupart retrouvent leurs souvenirs et leurs habitudes de fonctionnement. Avoir abattu eux mêmes leurs anciens alliés ne les dérangent pas plus que cela, car ces derniers se tiennent à leurs côtés. Ils ne ressentent plus la fatigue, la faim, ou les émotions lambda telles que la peur. Dites moi, Alasker, votre loyauté envers la Griffe est-elle éternelle? Si la mort ne marquait pas la fin de votre vie, pensez vous que vous continueriez à vous battre pour cette organisation?

Il marqua une pause, écoutant la réponse de son allié, avant d’enchaîner.

- J'ai connu des hommes et des femmes se disant prêt à tout pour leurs factions respectives. Des êtres dont la loyauté était presque ancrée jusque dans leurs os. Et pourtant, lorsque la mort est venue les embrasser, j'ai entendu leurs cris, leurs peurs, leurs demandes, leurs colères. Tous se disaient prêt à mourir, jusqu'au jour où ils sont vraiment morts. Cette fin inéluctable n'est pourtant pas si terrible, pas aussi froide que ce que l'on peut penser, quand on sait comment s'en affranchir. Pourtant, malgré tout, elle demeure un profond changement dans nos êtres. Quand on voit les ténèbres de ses propres yeux, certaines valeurs, certaines croyances, volent en éclat. Pourtant, je suis admiratif de la loyauté, vraiment. Prenez Amarande, par exemple. Ma championne a choisit de rester à mes côtés, même par delà la mort. Vous, d'un autre côté, me semblez tout aussi loyal envers ceux qui vous emploient. Dans une moindre mesure, naturellement. Pourtant, quelque chose me dit que vous n'avez pas toujours servi la Griffe. Qu'est-ce qui a bien pu, autrefois, vous faire changer d'allégeance?

Un des morts-vivants vint alors à leur rencontre. Son visage, traversé par une grande balafre encore ouverte, ne trahissait aucune émotion. Ses yeux, emplis d'une lueur verdâtre, la même que celle habitant les yeux d'Amarande, fixaient à tour de rôle le géant puis le porte-peste. Aucune goutte de sang ne s'échappait cependant de la plaie, comme si le temps lui même s'était suspendu sur le corps de la victime du docteur. Il effectua une sorte de salut, avant de reprendre une position plus habituelle.

- Nous venons d'achever la sécurisation des salles de maintenances. La résistance était très faible, les soldats de l'oeil ne s'attendaient pas à nous voir arriver. L'accès à la bouche de métro correspondante est accessible pour les forces alliées du Nettoyeur. Nous surveillons tout de même les mouvements des forces de l'ordre dans le secteur, pour ne pas être débordés.
- Parfait, prenez la tête de votre groupe, et tenez la Championne au courant par radio.
- Selon votre volonté.

S'éloignant de leur position, le dit mort-vivant pris la tête de son groupe et disparut une fois la trappe passée. Fixant Alasker, Deydreus se questionnait intérieurement sur les profondes motivations qui animaient le géant, puis après quelques secondes, reporta son attention sur divers écrans situés sur les murs proches.

- Indiquez l'entrée à vos troupes Alasker, une fois qu'elles seront avec nous ici, nous pourrons préparer un plan d'attaque convenable. Oh et en attendant, si vous avez la moindre question... Il fit une révérence grossière, un sourire sur les lèvres. Je suis votre obligé.

[HRP] Sorry pour la taille du post, j'ai un affreux mal de crâne depuis hier.




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Edward / Effilia
Edward / Effilia
Recrue
Sam 13 Avr - 19:55

Le fait que le VIP se tourne directement vers Effilia, et l’amène à l’écart du reste des troupes, laissa un léger ... froid, entre les hommes. Certains se sentaient trahis. D’autres ne comprenaient juste pas, n’ayant que très rarement voir jamais vu la gynoïde, d’où venait la confiance qui lui était accordé. Certains autres étaient aigris qu’en une telle situation, on maintienne le secret sur les vraies raisons qui avaient conduit au merdier sans nom dans lequel les hommes et femmes de l’organisation se trouvaient actuellement. Mais le Clyde qui était resté ici ... Lui n’en avait, pour parler crument, profondément rien à foutre. Et ce n’était pas parce que la machine n’était qu’une IA de combat, froide et insensible. L’opérateur non plus n’avait rien ressenti en voyant sa protégée être attirée à l’écart. Par respect, il coupa même la liaison entre son centre de commandement et l’Ia d’Effilia ... Avant de parler d’un ton ferme au reste du camp.

La position est compromise, vous avez tous parfaitement eu le temps de le constater. Faites en sortes qu’on puisse déplacer le matériel encore intact, laissez ce qui est endommagé, trouvez des moyens de déplacer les blessés les plus graves. On s’active, les troupes de l’oeil ne prévoient probablement pas de nous laisser le temps de souffler et panser nos plaies.

L’ordre, sec mais relativement logique, fut compris par la plupart des hommes et omniaques présents. Il ne fut cependant appliqué que lorsque le Clyde lui-même se mit à mettre en veille un calculateur portatif pour le transporter. C’était une véritable guerre ... Et tous n’étaient pas des machines faites pour la mener.

Effilia, de son côté, ne pouvait s’empêcher de se tenir sur ses gardes. Elle ne connaissait pas beaucoup Zaamen, et les dernières heures avaient été parmi les plus éprouvantes de sa courte existence : elle restait quelque peu à cran. La première question que lui posa le VIP n’arrangea rien. Aussitôt, l’esprit de l’IA se « fragmenta », travaillant sur plusieurs plans simultanés. Le premier réfléchissait au sens premier de la question. Elle ne savait pas ce que Zameen savait d’Edward, lui-même ayant laissé un flou monstrueux sur son lien avec New Overwatch : aux dernières nouvelles, il continuait d’ailleurs de se faire passer pour mort, mais qu’importe. Le second plan cherchait des traces, des indices ...Non pas pour prouver qu’Edward était digne de confiance ou non. Mais pour New Overwatch. Confiance et allégeance ne sont pas des notions étrangères, bien qu’elles ne soient pas toujours aussi intimement liées qu’elles le devraient ... Mais dans le cas présent, si l’allégeance d’Effi allait à l’organisation clandestine, elle n’était pas entièrement certaine de pouvoir lui faire confiance. Le troisième et dernier plan se posait une question beaucoup plus sombre. Pouvait-elle faire confiance à l’omniaque qui l’avait isolé ainsi. Après tout, juste après une attaque de la part d’une faction armée, il l’attirait à l’écart, peut-être pour lui tendre un piège avec des effectifs encore cachés des forces de l’œil ... Elle restait, pour l’heure, la combattante la plus efficace et « en bon état » de l’avant-poste, elle n’avait aucun doute sur le sujet. Sa mort serait donc une aide précieuse aussi bien à la griffe qu’aux gens de l’oeil ... Mais elle finit par balayer toutes ces réflexions. Il ne servait à rien de se montrer si méfiante. Si combat il devait y avoir, elle réagirait au quart de tour. Pour l’instant, rien ne servait de s’encombrer les idées avec plus.

C’est ... La personne à laquelle je fais le plus confiance sur cette planète. J’oserais même dire la seule. Il m’a ... « donné la vie » ... Et pour cela, je serais prête à tout donner pour lui. Ou en tout cas, je l’aurais fait ...

L’hésitation chez un être artificiel n’était pas forcément monnaie courante, et pourtant, c’était clairement ce qui transparaissait dans le comportement de la jeune berserk. Non pas dans l’idée à exprimer ... Mais plus dans le choix des mots. Pourtant, ses hésitations n’eurent très vite plus d’importance, alors que Zameen commençait à répondre, et à expliquer aussi bien le contexte à l’origine de cet enfer que ce qu’il impliquait, pour le futur proche comme lointain. Apprendre que New Overwatch était infiltré jusque dans ses plus hautes sphères était déstabilisant. La collaboration entre Zameen et DevilEye, bien que contre-nature en temps normal, en devenait ici presque logique. Savoir que tant de vies, de moyens et autres, était sacrifiés par une organisation unique aux capacités de manipulation incroyables, avait quelque chose de glaçant. Mais les informations s’enchainaient, et bientôt, le théâtre des opérations actuel perdit drastiquement en importance, alors que Zameen révélait à sa jeune consœur l’existence de la méduse. Jusqu’à présent, le régulateur n’avait pas fait grand chose ... à part étaler, aux yeux de tous et toutes, une puissance qui semblait invincible. Les résistances avaient été balayées en quelques tirs surpuissants, la machine titanesque dominait le dôme tout entier de sa présence, et ses protections ne laissaient entre voir aucune faille, malgré les trois factions qui se battaient contre elle. Et d’autres engins de mort de ce type existaient sur la planète ? Pouvaient prendre des villes, peut-être même des régions entières en otage ? Effectivement ... cette perspective était terrifiante. Plus, aux yeux de la gynoïde, que la destruction du New Overwatch ou de la griffe, même si elle garda une oreille attentive.

Surveillant également l’extérieur, elle ne manqua pas, elle non plus, le fait que le régulateur allait faire feu ... Et ce, sur leur position. Ce fut donc sans la moindre résistance qu’elle laissa Zameen la tirer à travers la fenêtre. Les deux robots traversèrent la vitre quasiment de concert, percutant le sol de béton dans une pluie de débris de bois et de verre, tandis que le bâtiment dans lequel ils se trouvaient un peu plus tôt était soufflé par l’explosion qui venait de survenir. La gynoïde se tourna aussitôt vers l’ex Q.G., mais n’eut même pas le temps de finir de pivoter qu’un message la rassurait.

Toujours en vie ?
Tu le sais très bien. Et toi ? Les autres ?
Plusieurs morts. Le Clyde avec toi est toujours entier, mais le reste des troupes ...
Compris. Essaie de coordonner une évacuation d’urgence pour le plus grand nombre.


Les paroles de Zameen, reçues en même temps que cette communication, avaient cependant été entièrement entendues, et la gynoïde hocha la tête aussitôt qu’il eut fini de parler.

Un des Clydes a cherché à rejoindre Winston et Bonvarot, je lui communique immédiatement quoi dire précisément. Nous ne sommes pas vraiment assez nombreux pour envoyer trop d’effectifs contre le régulateur, cependant ...
Mais on peut chercher à le frapper à distance.

Sautant à travers les décombre pour rejoindre la position, relativement à couvert, qu’avaient Effilia et le VIP, un des Clyde montra ce qu’il tenait à la main. Un genre de tube, avec une poignée au milieu et une autre à l’extrémité ... Un mortier portatif.

Une des caisses d’équipement que nos troupes avaient réussi à « confisquer » à une escouade de la griffe était chargée de ça, le tir en a endommagé une bonne moitié, mais pour l’autre ... Je ne sais pas de quelle efficacité serait un bombardement avec des grenades de ce style, mais le décalage entre un tir de mortier et l’impact nous permettra de frapper, puis de nous abriter avant d’être repérés. Ça ne traversera probablement pas le bouclier, mais pour une diversion, c’est plus que convenable.

D’autres effectifs du new overwatch, même depuis la position où le trio se trouvait, pouvaient être vues en train de quitter les lieux au pas de course. Certains sautaient dans des véhicules individuels, là ou d’autres chargeaient les blessés les plus graves sur des civières, ou aidaient un camarade. Dans l’état actuel des choses, ils ne pouvaient faire mieux.

J’ai transmit la tactique aux forces du gouvernement, à voir s’ils désirent l’appliquer aussi ou s’ils ont de meilleures options sous la main.
Demandes aussi un cessez-le feu temporaire avec les forces du talon.
Effi, nous
Sommes trop peu nombreux pour perdre notre temps et nos forces à affronter le talon, à l’heure actuelle. Mettez la priorité numéro 1 sur l’évacuation de Zameen et des blessés, la seconde sur cette chose qui nous massacre. La griffe n’est à prendre pour cible qu’en cas de légitime défense. Les forces de l’ordres font ce qu’elles veulent, mais en ce qui concerne New Overwatch, nous n’avons pas les effectifs pour continuer à chercher à les mettre à mort.

Le clyde resta silencieux quelques instants ... Puis hocha la tête, émettant sur les fréquences sécurisées du new overwatch la redéfinition des priorités que venait de faire Effilia. Après tout, l’organisation ne se résumait pas qu’aux hommes présents dans le Q.G. : d’autres soldats étaient éparpillés sous le dôme, toujours en état de combattre pour certains. Le clyde, pour sa part, lança son mortier à un soldat du N.O. qui ne passait pas loin, et le trio se mit en route en remontant la rue, restant à couvert par rapport au régulateur, et se dirigeant rapidement vers une bouche de métro. Ne sachant pas si ils pouvaient retomber sur des troupes de l’oeil, les trois êtres synthétiques avaient repris leur précédente configuration : Effilia était en tête, parée à toute éventualité, Zameen était au milieu et à l’endroit le plus sûr, tandis que le Clyde surveillait leurs arrières tandis qu’ils disparaissaient sous terre et passaient par-dessus les portiques de sécurité. Les blessés, quant à eux, s’étaient dispersés de façon ne pas rester concentrés en un seul endroit : bien entendu, eux aussi cherchaient le plus rapidement possible à rejoindre les sous-sols.





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Alasker Crudelis
Alasker Crudelis
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Mar 16 Avr - 14:31

"-Oui."
La réponse avait été rapide. Proférée avant même que Deydreus n'ait finit de composer sa question. Elle ne souffrait d'aucun doute, d'aucune potentielle discussion. Franche, spontanée et définitive. Tellement de qualificatifs que ce fichu docteur ne devait connaître que de nom.
"-Evidemment que je continuerais à rester fidèle à mon organisation, mort définitive ou non. Le simple fait d'envisager l'inverse me donne envie de vomir." Ajouta le géant en fusillant du regard l'un des morts-vivants trainant encore dans les parages. La chose avait tout le mal du monde à se tenir droit, principalement parce que sa colonne vertébrale avait été tordue par un coup de pied que, Alasker le devinait, provenait sans le moindre doute d'un géant d'acier et de haine d'environ trois mètres de haut.
Deydreus n'eut pas l'air de relever l'agressivité dans les paroles de son partenaire de discussion, au contraire. Il se contenta de continuer d'expliquer ses propres illusions, sur la fausse loyauté et la lâcheté de ceux qui se soumettaient à son pouvoir au nom de la non-mort. L'idée de couper la parole de ce type amoureux de sa propre voix était tentante, mais Alasker, fasciné par l'interminable flot de paroles, s'efforça d'écouter  jusqu'au bout.
A tort.
"-Vous, d'un autre côté, me semblez tout aussi loyal envers ceux qui vous emploient. Dans une moindre mesure, naturellement. Pourtant, quelque chose me dit que vous n'avez pas toujours servi la Griffe. Qu'est-ce qui a bien pu, autrefois, vous faire changer d'allégeance?"
Avec une netteté particulièrement alarmante, le géant se vit attraper le frêle petit corps de ce serpent portepeste et le tordre, lentement, jusqu'à ce qu'il craque et se sépare en deux, pour ensuite piétiner chaque partie avec application, juste pour voir combien de temps la reconstitution prendrait.
Au lieu de ça, le géant serra le poing, souffla un grand coup, focalisa son regard sur un point invisible au plafond et entreprit de répondre le plus calmement possible :
"-Je suis loyal tant que mes patrons le méritent. Avant La Griffe, j'ai bossé pour les Dévoreurs. Avant Les Dévoreurs, j'ai bossé pour la BRC. Avant la BRC, j'ai bossé pour un peu plus d'une dizaine d'autres SMP. Et avant ça, j'ai bossé pour mon pays. Ils ont tous finis par me décevoir ou par mourir. Chez les Dévoreurs, j'ai vraiment cru avoir trouvé ma place. Les gars étaient bons. Vivaient et mourraient comme ils l'entendaient. Sans jamais se perdre dans la morale ou les conflits internes. Bonne paie. Bonne réputation. Un vrai paradis pour un monstre mercenaire comme moi. Pourtant j'ai finis par les quitter. Tu sais pourquoi?"
Il quitta des yeux le plafond pour dévisager Deydreus et poser l'un de ses gros doigts contre le plastron de ce dernier. Ce simple geste obligea le docteur à reculer de deux pas pour ne pas être déséquilibré par la pression exercée, rendue plus forte et plus aisée par l'absence de l'armure alourdissant habituellement chaque geste du Super-soldat.
"-Mon patron était comme toi. Intelligent. Calculateur. Avec, je dois le reconnaître, une forme assez inattendue de charisme. Cruel." Comme à chaque fois qu'il parlait de Lui, l'écho de Son Rire se mit à raisonner dans le crâne du géant, déclenchant immédiatement une migraine presque aussi insupportable que le souvenir de ces toussotements interminables."Tellement qu'il s'est fondé sa petite armée personnelle en partant de rien, ou presque. Comme des dizaines, des centaines d'autres, je l'ai admiré pendant un temps. J'ai fais couler mon sang pour l'aider. Et plus il coulait, ce sang, moins je l'admirais, Lui. Parce qu'au final, malgré tout les airs qu'il se donnait...Carl Sorince ne poursuivait aucun objectif, n'avait pas le moindre autre but que tuer, soumettre ou torturer le plus grand nombre d'individus pour son petit plaisir personnel."
Court silence. Le géant agita son bras gauche, parcouru de picotements, en tentant de ne pas faire attention aux craquements provenant de l'intérieur de sa poitrine, là où son cœur principal, fraichement régénéré, reprenait son battement régulier.
"-Et les amis que j'avais chez Les Dévoreurs ne voyaient pas ça. Ils ne se posaient pas de question. Parce qu'ils ne le considéraient plus comme un homme. Mais comme un dieu légitimant leurs sacrifices. Quand je suis parti, un culte était en train de se former autour de lui. Autour du "seigneur écarlate".  Ses gars avaient la même façon d'agir avec lui que les tiens ont d'agir avec toi. Tu comprends main..."
Une de ces saletés mortes-vivantes l'interrompit dans son explication, passant ainsi très proche d'une démantibulation complète. L'ancien mercenaire demeura immobile le temps du rapport de l'abomination à son maître jusqu'à ce que ce dernier ne s'adresse de nouveau à lui pour conseiller un rapide entretien radio avec ses employeurs.
En réponse, Alasker laissa échapper un court ricanement sans joie.
"-Il va falloir plus qu'une radio pour expliquer le fait que je sois accompagné par des morts-vivants habillés en ennemi. Je vais monter et attendre mon supérieur à l'entrée. Je te propose de ramener tout tes petits gars près de toi avant qu'un seul d'entres-eux ne soit aperçu par l'un des miens. Et si tu tiens à m'accompagner jusqu'à l'entrée, par pitié, laisse-moi parler en premier." Comble du bonheur, à l'instant même où il terminait sa phrase, sa radio grésilla, annonçant un message de la part de son supérieur
"-Alasker. Qu’en est-il de la sécurisation des lieux ?"
Le concerné grinça des dents en activant son micro.
"-Entrée sécurisée, vous pouvez me rejoindre monsieur." Son micro éteint, Alasker entreprit de rejoindre la sortie au pas de course, sans prendre la peine de vérifier si Deydreus le suivait ou non.

Spoiler:
 






Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 1538124284-que-brule-ce-monde
Tout le monde a un rêve, non?
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ATHENA
ATHENA
Big Mother is watching you
Mar 16 Avr - 21:11


“Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. A en croire les religions, Dieu est né rôtisseur.”

/// POSITION DE LA GRIFFE

La stratégie de Kris était pour le moment une réussite. Parvenant jusqu'à l'entrée du métro, le Corbeau pu apercevoir le géant que l'on nommait "le Nettoyeur" se dresser parmi quelques décombres, attendant l'arrivée du VIP et de l'officier de la Griffe. Une fois le trio réunit, les troupes criminelles firent chemin arrière dans les tunnels afin de regagner la salle des réacteurs. C'est là que Kris, et DevilEye, purent observer pour la première fois les soldats de l'oeil réanimés par le Porte-Peste. De nombreux soldats de la Griffe dressèrent tout d'abord leurs armes, inquiets et à bout de nerfs à cause des précédents événements. D'autres en revanche montrèrent de réels signes de terreur face aux "morts-vivants" leur faisant face. Malgré tout, les alliés de fortunes purent finalement faire connaissance, une fois que DevilEye, Alasker, le Corbeau et Deydreus se retrouvèrent sur la plate-forme dominant le générateur. Quelques briefs plus tard, la situation était claire. Il fallait réfléchir à un moyen de s'échapper, mais aussi de neutraliser le géant robotique. Et pour cela, explorer les pièces inexplorées du complexe souterrain pourrait être une solution permettant d'acquérir la solution à ce délicat problème. Restait seulement à être vigilant, car certains éclaireurs avaient transmis des mouvements des groupes de New Overwatch. Et les soldats de l'oeil rôdaient sûrement encore dans le coin... Pour survivre, les dirigeants de la Griffe et le hors la loi médecin allaient devoir apprendre à travailler ensemble, et se faire confiance. Enfin autant qu'il leur était possible.

/// POSITION DES TROUPES D'OW

La stratégie d'Effilia fut elle aussi une réussite. Abritée dans un couloir trouvé après avoir exploré la station de métro avec le VIP, un clyde et quelques soldats d'overwatch, le groupe pouvait à présent commencer son exploration des lieux, ou bien attendre le renfort des alliés faisant toujours diversion. A ce propos, le groupe de justiciers n'avait pour le moment pas de morts à compter suite à la stratégie de mortiers mis en place. Si ces derniers ne semblaient pas infliger de dommages au robot à cause de sa protection de lumière, cela avait au moins le mérite de le distraire suffisamment pour permettre aux troupes de se redéployer avant le feu mortel du Régulateur. Néanmoins, cette stratégie n'allait pas durer éternellement, et il faudrait tôt ou tard battre en retraite dans les souterrains. Il fallait également rester prudent, car qui sait ce que cachait les souterrains de Paris? Entre les soldats de l’œil, et la griffe dont new overwatch ignorait encore s'ils allaient faire preuve d'un cesser le feu ou non, les inconnues étaient nombreuses...

/// POSITION DES FORCES DE L'ORDRE

Bonvarot pris quelques longues minutes avant de finalement accepter la proposition de Winston. Quittant les lieux qui servaient encore peu de QG mobile aux forces de l'ordre, les troupes françaises, accompagnés de nombreux civils blessés ou épuisés, se précipitèrent en direction des sous-sol les plus proches, un soldat ayant repéré l'accès aux égouts via diverses plaques. Mais alors que le Régulateur se tournait vers eux, Winston mis son plan en action, et pu détourner l'attention du robot, la relocalisant sur lui. Attention cependant, des alliés s'affairaient déjà à cette tâche, et garder l'attention du monstre de métal n'était, peut être, pas la meilleure idée sur le long terme. Lui aussi allait, tôt ou tard, devoir entrer dans les souterrains pour établir un plan d'action, et retrouver les siens, les forces de l'ordre commençant à converger vers Effilia et le VIP.

// Indication spécifique aux joueurs: Vous pouvez interagir et jouer DevilEye et Zameen comme vous le souhaitez. Si vous voulez des informations à leur sujets, demandez moi. Respectez également la façon dont vos partenaires rps ont déjà écrit les personnages.

VOUS ETES TOUS LIBRES DE PRENDRE DES INITIATIVES AU NIVEAU DE VOS DÉPLACEMENTS DANS LES SOUTERRAINS PARISIENS / DANS LES PLANS D'ACTIONS QUE VOUS SOUHAITEZ ÉTABLIR. RESPECTEZ SEULEMENT VOS PARTENAIRES RPS ET VOYEZ AVEC EUX S'IL LE FAUT LE CHEMIN QUE VOUS COMPTEZ PRENDRE DANS LES FUTURS POSTS. //

Image descriptive des soldats de l'Oeil: https://i.imgur.com/hiepxof.png
Image descriptive du Régulateur: https://i.imgur.com/Sh7GKss.png

Image descriptive de DevilEye: https://i.imgur.com/ukH1vyf.jpg
Image descriptive de Zameen: https://i.imgur.com/3ih0IeA.jpg

Images descriptives du K.R.A.K.E.N (membres encore en vie) :
- Rebecca : https://i.imgur.com/goCEchk.jpg Armes: Fusil à accélération magnétique "disrupteur EMP"
- Aurelia: https://i.imgur.com/OS3AaXy.png Armes: Bouclier à écran de protection et lame énergétique.
- Nathan: https://i.imgur.com/RTEriV7.png Armes: Double lames de poignets énergétiques.

Cartes des sous-sol ( cette carte est indicative pour les joueurs, inRp, seuls les troupes de la griffe y auront accès de manière partielle grâce à la prise de contrôle de la salle de générateur, tout du moins pour le moment ) : https://i.imgur.com/YtPcYs4.png

Légendes rapides: Flèches verte: trajet de Dey / Alasker. Flèche violette: Trajet de Kris et des troupes de la griffe. Les zones bleues sont tout simplement de grandes cuves d'eau / les égouts. Le tourbillon est un syphon qui évacue l'eau. Les barres formant un escalier sont tout simplement des voies d'accès à l'étage (sortie) ou plus en profondeur. La carte est volontairement incomplète, d'autres éléments pourront aparraître selon vos rps.

NB: Tous les souterrains sont considérés comme hostiles et de nombreuses troupes s'y baladent, attention!

Rapport de Force global (temps restant avant destruction: Inconnu):

Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme - Page 2 V52NhZA



Prochaine résolution le:
Mardi 30 Avril





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Kristopher Moreau


 ►Affiliation :
Talon


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Lunette de confort normal. Il possède une armure légère sous son manteau noire, assez épaisse pour le protéger efficacement d'armes de faible puissance ou de coup de couteau. Un pistolet lourd avec une capacité de chargeur de dix balles. Il possède un œil cybernétique capable de déterminer avec une grande précision la destination des balles ou projectiles allant vers lui, activable pendant une quinzaine de seconde.

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Kristopher Moreau
Kristopher Moreau
Le corbeau
Jeu 18 Avr - 1:39

  • Kristopher Moreau
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EVENT OVERWATCH
La chance semblait avoir été avec eux pour l’instant. Le colosse de métal lévitant dans les airs, sous le Dôme, ne les avait pas remarqués, ni lui, ni le groupe de Loken, concentrés ailleurs.

Presque une quarantaine d’hommes qui s’étaient réunis pour rejoindre l’entrée du métro. Loken, malgré le sang, la suie et les trous laissés par de puissants calibres sur son armure, restait fonctionnel. Ses trois ingénieurs de combats, équipés d’exosquelette et de lames intégrés dans le brassard de leur exosquelette pouvant endommager l’acier ainsi que deux hommes en armures lourdes de métal high-tech, leur permettant de mieux résister aux calibres tout en offrant aux porteurs des traits physiques améliorés, tout en portant dans leurs mains des armes lourdes pouvant faire des dégâts considérables. Suivi de la soldate améliorée génétiquement, une tireuse d’élite dotée de technologies high-tech, d‘un DMR semi-automatiques aux munitions perforantes, et son Omniac spotter, équipé du même DMR mais aussi d’une petite mitraillette de combat, accompagnée de quelques éclaireurs trouvés en chemin aux alentours de l’entrée du métro sur les toits. Ajoutez cela les Gardes Noires du Corbeau et des troupes régulières, dont certaines étaient équipés d’implants les rendant encore plus efficaces, ainsi que le capitaine de l’unité du Corbeau, Phoenix, silencieux comme toujours. Une unité du genre aurait pu aisément brûler une petite ville et anéantir plusieurs commissariats de polices et des unités d’intervention, surtout sous la tutelle du Corbeau et de Devileye.

Et pourtant, de tout le lot, Alasker Crudelis, le Nettoyeur du Talon, était le plus impressionnant, au vu de la masse de muscles qu’il était, et aurait été encore plus impressionnant avec son armure, véritable titan d’acier qui aurait fait rougir ceux de la mythologie grecque. Le regard du Corbeau, de métal, était plongé dans les orbes d’encres et d’abysses du géant. Certains avaient peur de lui, d’autres l’admiraient. Le Corbeau l’appréciait pour son incroyable capacité d’accomplir ce qui serait impossible pour les troupes normales du Talon. Un atout considérable dans cette guerre. Non. Un atout important, au vu de l’expérience qu’avait celui-ci. Un sourire orna son visage, alors qu’il lui adressa la parole, brisant ce silence presque tendu.

-Je vois que vous n’avez pas chômé, Crudelis.

Un claquement de doigts suffit pour les ramener au calme, signalant sa présence en tant qu’officier supérieur du Talon, et, aidés de Devileye, ordonna le déplacement des groupes. Regardant Deadeye, la tireuse d’élite, qui était postée sur un toit, accompagnée de quelques autres tireurs d’élite du Talon, il donna ses ordres.

-Restez dehors, et usez des drones lancés par les ingénieurs dans les cieux et de votre Omniac pour vous aider dans le repérage d’éventuelles troupes de la Neo-Overwatch, du gouvernement ou de ces hommes inconnus. Vous m’indiquerez par quelles entrées de métro ils passeront et coordonnerez les avancées des troupes piégées dehors pour les diriger ici, dans ce métro, pour nous aider. Bonne chance, Deadeye.

Il rejoignit alors le Métro. Cadavres et sangs, ses hommes ramassant aussi des munitions, tout en transportant les larges caisses de métal qui continuaient de léviter. Une grande curiosité l’anima quand ils quittèrent les sombres tunnels pour rejoindre une base souterraine hautement technologique, aux installations plus avancées que n’importe quelle base du Talon, ou n’importe quels lieux en ce monde. Mais son regard alla immédiatement en direction des morts-vivants... Immédiatement, quand les hommes s’en rendirent comptes, certains hurlaient déjà des ordres, sous la panique, tandis que d’autres étaient terrifiés.

-Baissez vos armes !

Avec l’aide de Devileye, cependant, la situation était rapidement maîtrisée, même si la peur restait marquée en certains d’entre eux. Phoenix était aussi de la partie, calmant les Gardes Noires et les autres troupes. Même si le Corbeau se demandait sérieusement comment ces hommes pouvaient tenir debout – bien qu’il fût évident que de par son apparence, l’étrange médecin en était probablement l’auteur - il ne pouvait satisfaire sa curiosité, et sans perdre davantage de temps, se dirigea vers la salle que le docteur avait visiblement prise avec l’aide du Nettoyeur – pour être honnête, la marque de travail du géant était facilement visible – et observa son groupe qui était encore tendue, mais attendant les ordres. Devileye échangeait des salutations avec le docteur, une vieille connaissance visiblement, et cette vue semblait avoir calmé davantage les troupes, de voir que leur VIP connaissait celui-ci.

-Phoenix ? Prenez nos Gardes Noires et renforcer les entrées de cette salle avec ce que vous trouverez avec Loken. Messieurs... Servez-vous.

Le Corbeau ordonna aux hommes d’ouvrir les caisses pour dévoiler alors de précieuses munitions et des armes pour équiper les hommes présents dans plusieurs compartiments. Drogues de combat, équipements médicaux pour premiers soins- hormis les gels, dont ses Gardes Noires n’en possédaient plus, hormis lui et Phoenix, au nombre de trois chacun – et d’autres choses comme des appareils technologiques. Rapidement, le Corbeau s’équipa d’un capteur cardiaque qu’il ajouta sur le flanc de son arme et l'activant, et, dans son brassard, régla les paramètres, de sortes que le Talon apparaisse en une couleur définie, et les 'invités' sous une autre proche de ses troupes, et le reste d'une autre couleur bien définie pour tout ceux n'appartenant pas au Talon, avant qu’il ne laisse ses hommes s’équiper en conséquence du contenu. Chacun pouvait y trouver ce qui lui faisait plaisir, enfin dans la mesure du possible, même pour le Nettoyeur puisqu’une arme de calibre conséquente s’y trouvait aussi, afin qu’il puisse en profiter. Il prit d'ailleurs quelques grenades étourdissantes, flashbangs.

Laissant les gens s’équiper et prendre ce qu’ils voulaient, le Corbeau finit par apercevoir cela dit les restants de ce qui avait été trois membres du KRAKEN. S’approchant d’eux, il put apercevoir aisément Kylian, ou ce qui restait de lui. Avec un sourire mauvais, satisfait, mais néanmoins déçu de n’avoir pu les capturer pour en faire des prisonniers, s’abaissa pour le dépouiller de tout ce qu’il avait. Phoenix s’était d’ailleurs rapproché pour aider le Corbeau, débarrassant les cadavres de tout ce qu’ils avaient d’intéressant, pour ensuite les entasser dans un coin, avant de revenir vers la plateforme.

Le Corbeau avait ramassé le pistolet lourd d’Esmerelda et ses chargeurs, en possédant maintenant deux, ayant ranger l’autre dans son second holster récupérer sur l’agente du KRAKEN. Sa lance d’énergie aussi d’ailleurs, d’une excellente facture, et désactivés, accrochés sur son flanc avec une attache récupérée sur son cadavre, l’arme s’étant ‘redéployée’ sur elle-même lorsqu’elle s’était désactivée pour faciliter le transport et son utilisation. Phoenix avait en revanche récupéré les armes de Kylian, et, en arrivant sur la plateforme, vint les donner au VIP du Talon ainsi que ses chargeurs, en cas de combat rapprochés. Le sabre d'énergie de Kenny était accrochée dans sa ceinture, vidée de moitié de son énergie, mais possédant heureusement une cellule d'énergie de secours quand celui-ci sera vidée de son énergie.

D'ailleurs, l'officier du Talon avait donner l'ordre aux ingénieurs de combat d'utiliser leurs derniers drones sphériques pour qu'ils puissent léviter et faire une ronde dans les différents couloirs de la base pour offrir une meilleure représentation des lieux et des endroits pouvant se montrer intéressant en se promenant dans divers couloirs, tout en usant de leur invisibilité temporaire. Inoffensive et purement faite pour la surveillance ou pour remplacer le boulot d'un éclaireur. Question de sécurité.

Le Corbeau observait le docteur, un pli entre ses sourcils, avant d’observer les autres individus sur la plateforme qui travaillaient pour renforcer l’endroit.

-Il nous faut maintenir impérativement cet endroit et nous assurer de la sécurité des lieux. Au vu de la menace, et vu que Devileye vous connaît, je ne vois aucune raison de vous neutraliser sur-le-champ, mais je ne tolérerais pas un tir allié, et j’en ferais de même avec mes hommes s’ils tirent sur vos... choses ou vous, ou votre charmante amie ici présente.

Un ton d’autorité, mais de cordialité malgré la situation. C’était mieux que certains idiots du Talon qui considérait que parce qu’ils rejoignaient une organisation comme la leur, ils pouvaient se permettre une condescendance abrutissante.

-Avec Devileye et mes ingénieurs de combat, l’on pourrait tenter d’accéder aux divers systèmes de sécurité de cet endroit pour en avoir des cartes ou n’importe quoi qui se révélerait important ici. Pirater aussi des systèmes de surveillances et coordonner une meilleure défense des lieux, ce genre de chose. Si ces hommes améliorés - un mouvement de tête en direction de ce que fut les trois membres du KRAKEN – ont pu se trouver ici, c’est qu’ils avaient plus ou moins une idée de la configuration des lieux, théoriquement, et peut-être que le reste de leurs hommes en savent davantage. Faites donc attention. Ils auraient apparemment fait un cessez-le-feu avec la Neo-Overwatch.

Appuyant sur quelques boutons de son brassard de combat, ou y était intégrer une sorte de puissant ordinateur, il fit jouer quelques extraits démontrant des Clydes et l’étrange androïde de combat en plein action, extraits qui avaient pu être récupérés avec l’aide de son allié se trouvant dans un QG de la Griffe en usant de son IA et des diverses enregistrement récupérés sur les casques des autres troupes.

-Méfiez-vous de ces synthétiques, en particulier pour vous, Crudelis. Ils sont solides et la plus petite est d’une rapidité plus que redoutable, mais pas imbattable. Montrez-vous prudent avec eux, et ne les laissez pas s’approcher du VIP. Quant au reste des agents de la Neo-overwatch, je m’en occuperai personnellement s’il y en a dans mon chemin.

Le Corbeau tourna son regard vers une des entrées de la salle bloquée par divers meubles et petites caisses trouvés, avec l'aide de la Garde Noire, de Loken et de tout les hommes présents en fait. Mais il se demandait sincèrement s'ils arriveraient à tenir l'endroit. Ils étaient peut-être certes bien entraînés et motivés par l'énergie du désespoir de s'en sortir vivant, mais le fait restait que l'Oeil avait des troupes fraîches, disponibles et en nombres inconnus, dotés d'un équipement de qualités et d'un contrôle total sur les systèmes des lieux, avec un armement excellent. Peut-être, pourraient-ils tenir un moment, mais tôt ou tard, ils pourront tailler au travers. Ils étaient maintenant en territoire inconnus. Il retourna son regard vers le docteur.

-Personnellement, je me proposerais pour sortir d’ici et explorer les lieux avec un ou deux hommes, une petite escarmouche pour vérifier les alentours ou des lieux intéressants pendant que nos hommes pirateraient les systèmes. Sauf si vous avez autre chose à proposer, monsieur... ?  

Portant sa main au front, il eut un plissement des yeux et dut se retenir de laisser son corps se balancer de la droite vers la gauche, et de l'avant vers l’arrière. Sa blessure lui faisait mal. Encore mal. Son organisme était fatigué d'avoir endurer des heures de combats ainsi fait, ce qui aurait normalement pris au mieux une heure. Mais rien n'était simple. Il faudra continuer, avant de reprendre contenance, observant ses interlocuteurs.


HRP:
 

'-'/




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Jeu 18 Avr - 17:42

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La
Griffe

Opération Fer-De-Lance


La respiration lourde, le trot long et lent, de la sueur perlait sur son visage qu'il écarta d'un geste de main vive, il aurait du partir plus tôt il le savait mais sa conscience n'avait pas voulut laisser les forces de l'ordres servir de chair à canon pour lui: C'était lui le héros ici. il avait bien distrait l'énorme machine et esquiver trois tirs sans dommage, c'était épuisant et il du se résoudre à continuer de bouger et aussi à s'énerver furieusement. Quand les tirs de mortiers touchèrent le colosse (enfin plutôt son mini dôme) il put enfin s'enfuir de la zone sans risquer un coup et se calma. Et en réfléchissant ainsi à ses décision et à le regarder comme cela il paraissait bien

Pitoyable.

C'était la voix de Reyes dans sa tète qui résonnait, pas celle terrifiante qui à donner vie au Faucheur, mais belle et bien celle du vrai Commandant Reyes, un voix lointaine qui venait d'un souvenir d'entrainement avec cette homme qui est devenu un monstre.

Tu ne pourra pas toujours être la pour les protéger tu le sais? Regarde ou cela te mêne de jouer au "héros": tu est presque en sang et à bout de force le singe. Il ne te reste plus guère de temps pour me rejoindre dans la mort.

Ça il était sur que Reyes n'a jamais prononcé ses mots un jour, son subconscient s'amusait avec lui, la fatigue d'avoir combattu pratiquement toute une journée ainsi que tout les autres facteurs jouait à le déconcentré

Tu ne fera pas long feu, tu est condamné comme ta pseudo-Overwatch. Après tout les histoires tragiques termine toujours de la même façon: Ont meurt à la fin.

TAIT TOI! Hurla t'il à plein poumon même si les paroles ressemblait plus à des grognements et des rugissements. La voix ne réapparut plus et c'était sans doute mieux ainsi. Par contre cela avait attirer une douzaine de soldats de la Griffe (Pour une fois) Et eut avait sans doute du avertir leur collègues, mais de quelle manière? Menace? Proie facile? ou simple avertissement? Dans tous les cas les 12 était maintenant KO, UN d'entre eux avait la cervelle qui giclait à 3 mètres du crâne encore intacte qui le contenait: Visiblement la fatigue venait à bout du sens moralisateur du scientifique qui décida maintenant que ses enfournées de fils de putes ne fallait pas mieux que les pires ordures du monde.

Winston réussit à coincer l'un des soldats, après avoir préalablement brisé son casque pour retirer son communicateur et le garder (seront nous jamais: peut être des informations cruciale passerons avant que la communication sois coupé). Il commença un interrogatoire se limitant à:

A tu ne serais-ce qu'une information concernant tes camarades et leurs position?

Et tu crois que je vais te dire c...

Aucun mot supplémentaire: la tète avait tournée dans un angle mortel: laissant le cadavre du soldat (de toute façon inutile). il continua son chemin sur l'entré des souterrains la plus proche de sa position. Il remercia intérieurement Le commandant Français ainsi que ses alliées pour avoir accepté le cesser le feu, il pourrait prendre le temps de se ré-equipé avec les moyens du bord.

Pour le moment il ne rencontra personne qui était avec lui avec le Régulateur, même pas Lion, Panthère ou Guépard. Il pris le temps (car enfin il en avait) pour se préparer à descendre. Par chance il avait du matériel et du bon: du stocks militaires de matériaux et de quoi en travaillé un minimum pour  réparer les armures: amplement suffisant.

Il refusa le gel  et toute autres matériels médicale, se concentrant a reboucher les trous de son armure avec les bons métaux, Winston se montrait très débrouillard et réussit a récupérer un semblant de protection...Et petite surprise...Il réussit à réparer son jumpack! La chance à voulut que au moment de l'impact contre le mur, les bonbonnes d'air liquides n'ont rien pris ni les petits moteur à réaction: seulement la structure avait été détruite et elle se trouvait primordiale pour contrôler la poussé et la direction.

Une fois les réparations faites, il voulut aller aussitôt rejoindre ses agents quand une certaine voix dans sa tète lui dit.

Après un Alligator dans les égouts, un singe dans les égouts. Je vois déjà le roman à écrire la dessus héhéhé.

Rien de bien rassurant, mais juste après ses mots, on l'interpella.

HRP:
 




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Opération Fer-De-Lance // Au coeur du Dôme

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Overwatch : The Recall-