Opération Fer-De-Lance // Objectif Beta

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ATHENA
Big Mother is watching you
Dim 21 Oct - 15:22


Installés par les forces de l'Ordre sur les toits de la zone Béta, les puissants canons anti-aériens mènent la vie dure aux appareils entrant dans leur champ de vision. Actuellement sous le contrôle des soldats de la paix, ils attaquent sans cesse les chasseurs et transporteurs de la griffe. En prendre le contrôle offrirait plusieurs options pour la Griffe ou Overwatch: Sécuriser les cieux et offrir un point de sortie viable pour les prisonniers.

Situation de départ Orisa:
"Même si j'ai été surpris de voir un modèle modifié d'OR-15 débarquer ici, je suis content de vous avoir parmi nous. Vos talents défensifs nous seront grandement utiles pour cette zone. Partez là bas et sécuriser le bâtiment afin de nous offrir un appui solide contre les appareils ennemis, et un futur lieu d'assaut pour nos troupes. Bonvarot terminé."

Situation de départ Edward / Efilia:
"Vous avez été déployé ici avec d'autres agents de new overwatch dans un but précis: empêcher la griffe de récupérer les canons anti aériens, et si possible, en prendre le contrôle pour permettre aux prisonniers de notre groupe de partir plus rapidement. Hacker les panneaux de contrôle de ces derniers ne devraient pas être un soucis. Seulement, il faudra être à côté d'eux pour cela. Une autre équipe se chargera de récupérer les prisonniers. Nous comptons sur vous."

Situation de départ Kristopher Moreau:
"Corbeau, votre objectif est simple. Les bâtiments cibles abritent de nombreux canons qui sont actuellement la plus grande gêne que nous rencontrons dans les airs. Vous devrez avec votre équipe d'intervention prendre le contrôle de ces derniers pendant que le reste de nos troupes dans les bâtiments se battent. Ne nous décevez pas."

Situation de départ Widowmaker:
"Vous êtes l'une de nos meilleures tueuse, Fatale. En tant que membre du groupe d'intervention, votre objectif sera d'aider à la sécurisation des canons, mais plus important, à l'élimination des différents snipers ou hostiles placés aux alentours. Ne nous décevez pas."


Prochaine résolution le:
Dimanche 28 Octobre




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Edward / Effilia
Recrue
Dim 21 Oct - 20:21


La ville lumière avait connu des jours meilleurs. A vrai dire, dans ce quartier précis, on pouvait même penser qu’elle vivait ses heures les plus sombres … Enfin. Très rapidement, quelques centaines d’années d’histoire, incluant entres autres la sanglante révolution, et la bien moins connue période de la commune de paris, défilèrent dans l’esprit artificiel d’Effilia. Elle apposa une rectification à sa précédente pensée. Ces heures étaient « parmi » les plus sombres qu’elle ait vécu … Enfin. En tout cas, le cadavre d’aéronef personnel qui s’écrasa à moins de 10 mètres de l’endroit où elle se trouvait ne faisait rien pour lutter contre l’impression d’être dans une zone de guerre … Utilisant la cape qu’elle portait pour se protéger de la poussière, l’androïde observa un instant la rue devant laquelle il se trouvait, avant de se remettre à couvert et de regarder les autres agents du new overwatch qui les accompagnaient.

La voie est dégagée pour l’instant, on peut y aller.

Il n’en fallut pas plus pour que le groupe se mette en mouvement, environ une dizaine d’agents et quelques individus artificiels se déplaçant de l’entrée de parking sous-terrain où ils se trouvaient jusqu’à la base d’un centre commercial, actuellement désert. Le fait d’agir en groupe laissait une sensation étrange à la gynoïde … Mais les conditions étaient exceptionnelles. La cape qu’elle portait, « prêt » de son créateur, en attestait : les fibres de verre et de carbone qui la constituaient étaient supposées arrêter sans trop de difficulté du calibre léger, de la même manière que son corps … « je préfère te voir revenir couverte de fêlures plutôt que de trous ». Elle disposait également d’une arbalète et de quelques carreaux cablés, majoritairement destinés à pouvoir déployer des tyroliennes d’un immeuble à l’autre si la manœuvre s’avérait nécessaire. Autre spécificité de la mission : trois unités « Clyde » les accompagnaient … Des androïdes, similaires à Effilia, mais d’anciennes générations. Contrairement à elle, ils étaient incapable de raisonnement développé, et étaient par conséquent piloté par Edward, qui n’accordait pour l’instant qu’une attention modérée à sa favorite … Mais cela ne la dérangeait pas outre mesure, elle savait qu’il serait là pour elle en cas d’urgence ou de besoin.

Très bien, c’est ici que notre groupe se sépare. Vous trois, avec moi, nous rejoignons une autre équipe pour participer à la libération de nos prisonniers. Vous, les androïdes, vous saurez vous débrouiller pour les batteries anti-aériennes ?
Le choix de mot était excellent : il reflétait à la fois le fait que l’androïde se savait capable de remplir l’objectif, et le fait qu’elle doutait sincèrement d’y arriver sans complications. Cependant, elle se contenta de hocher la tête. On gèrera.
Le commandant du groupe passa aux dernières personnes présentes, leur rappelant très brièvement leur objectif et s’assurant que personne n’était laissé pour compte, avant de parler à l’assemblée. Très bien, rappel inutile basique. N’hésitez pas à user de vos radios pour dire s’il y a des imprévus dans le plan ou si vous avez besoin d’assistance. Nos ennemis prioritaires sont les membres de la griffe, mais les forces de l’ordre n’hésiteront pas non plus à nous tirer dessus : confrontez les premier si nécessaire, cherchez à épargner les seconds. Sans mentionner les civils, bien sûr. Ne vous laissez pas entraîner dans des combats inutiles cependant : chacun de nos objectifs est capitale à la mission dans son ensemble, faites-en une priorité par-dessus votre envie d’en découdre. Très bien, si tout le monde est paré, alors on s’y met.

L’androïde ne communiqua son assentiment que par un hochement de tête, observant rapidement les autres membres du groupe … Clairement, tous n’étaient pas entièrement – voir parfois pas du tout – humains. Mais ils agissaient pour un même but … Restait à voir s’ils s’en sortiraient. Prenant de façon naturelle la tête de son groupe, Effilia partit vers le nord, immédiatement suivie par les trois clyde, silencieux et mortels. Quelqu’un lui avait fait remarquer un peu plus tôt, pour plaisanter, qu’avec son design un peu à part, sa constitution plus menue mais son corps de toute évidence plus développé que celui de ses confrères muets, elle ressemblait du premier coup d’oeil à l’unité dirigeante de son groupe ... Et cela l’ennuyait profondément. C’était vrai, mais le fait que ce soit si visible était désagréable. Et dangereux. Elle souhaitait simplement qu’on ne la prenne pas pour cible en premier ...

Rappelles-moi pourquoi l’un des Clyde porte un poste de radio sur le dos ?
Pour effectuer des transferts de signaux longue distance sécurisés. Overwatch pense qu’en relayant les ordinateurs qui dirigent les canons à un supercalculateur, ce sera un jeu d’enfant de les pirater en quelques secondes.
Et le piège est que ?
Le piège est que tu as déjà tout ce qu’il faut pour contourner les pare-feu des forces de l’ordre en toi, je m’en suis assuré avant votre départ. Ce Clyde joue l’appât.
Hum.
Elle n’appréciait pas l’idée, mais devait reconnaître qu’elle pouvait marcher. Pas pour berner overwatch, bien sûr ... Mais le talon et la sécurité civile. Grimpant les escaliers 4 à 4, suivie par les cisaillements mécaniques produits par les corps de ses « frères », l’androïde déboula au 5ème étage et se mit à courir le long d’une rangée de magasin, visualisant déjà la fenêtre par laquelle ils allaient sortir. Côté effectifs, on s’attend à quoi, pour nous ?
Dans le doute ? « à tout » serait un bon début. Mais dans le champ des probabilités, les snipers occupent la première place.


Se saisissant d’une poubelle métallique, qu’elle arracha du sol en plein milieu de sa course, l’androïde ralentit pour la faire tourner autour d’elle, et la lancer de toutes ses forces contre la vitre. Avec succès : cette dernière explosa. Les 4 formes de vie artificielles traversèrent l’ouverture ainsi créée quelques secondes plus tard, bondissant par-dessus les 12 mètres de large de la rue pour « tomber » l’équivalent d’un étage, et passer à travers la fenêtre d’un immeuble d’habituation, déboulant dans un couloir entre les appartements.

Vous êtes à moins de 35 mètres de l’objectif, c’est le prochain immeuble. Un des plus hauts du quartier, logiquement. Des suggestions particulières pour l’approche ?
En force. On pénètre l’endroit par où on peut, on se fraye un chemin jusqu’au toit sans passer devant la moindre fenêtre, et on se glisse au pied des canons pour les pirater. On ne s’expose pas aux snipers, et les combats se feront de façon rapprochée ...
Avec une synchronisation inquiétante, elle fit tournoyer ses haches dans ses mains, en même temps que les 3 unités derrière elle. Edward leur transmettait ses mouvements à elle, aussi ? à moins que tu n’ai mieux ?
Non. Un des Clyde va mettre un coup de hache dans le boitiers d’alimentation électrique générale de l’immeuble, ne t’étonnes pas si vous êtes séparés, mais à part ça, rien à signaler. Fais juste attention à n’estropier personne.


Elle eut envie de rétorquer la même chose, alors qu’ils s’arrêtaient face à un mur semblant tout ce qu’il y avait de plus innocent. Un des Clyde se recula quelque peu ... Puis partit en sprint, bondit, et se jeta pieds en avant sur le mur de briques pour le faire exploser. Une des rares parois mitoyennes entre les deux bâtiments : malgré les apparences, ils ne s’étaient pas déplacés au hasard ... Restait juste à se frayer un chemin jusqu’au sommet de la tour désormais, et de préférence en évitant de trop se battre. Un jeu d’enfants, vraiment.

note:
 





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 ►Véritable nom :
Kristopher Moreau


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Talon


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Lunette de confort normal. Il possède une armure légère sous son manteau noire, assez épaisse pour le protéger efficacement d'armes de faible puissance ou de coup de couteau. Un pistolet lourd avec une capacité de chargeur de dix balles. Il possède un œil cybernétique capable de déterminer avec une grande précision la destination des balles ou projectiles allant vers lui, activable pendant une quinzaine de seconde.

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Kristopher Moreau
Le corbeau
Dim 21 Oct - 21:58

  • Kristopher Moreau
  • PNJ
And for the time being...
-Ombre Blanche et la Nuée, parée pour lancer l’assaut.

Le Corbeau sentit une balle cogner contre son abri, un muret de brique. Des agents de son équipe d’intervention échangeaient des coups de feu avec les hommes en face. Le Corbeau eut un pli entre ses sourcils. Des souvenirs revinrent dans son esprit. La Guerre Omniac avait été une véritable horreur pour le brun, mais des années ont passé, et depuis, il ne sent plus vraiment grand-chose maintenant qu’il était un agent du Talon, habitués aux horreurs. Observant les Gardes Noires, sa récente unité qui serait mise à l’épreuve, abattre avec efficacité des agents de la paix en étant au sol. Le brun sourit, sortant son arme pour sortir d’un bond de son abri pour rouler au milieu de la rue. Ni une, ni deux, les agents de la paix, surprit, ne purent éviter les munitions lourdes du Corbeau, dont les projectiles créaient des trous de la taille d’une pomme dans leurs corps. Le reste de ses hommes éliminèrent sans grande hâte les survivants et adversaires restant.

-Ici le Corbeau. Vous connaissez le plan. Utilisez votre traqueur pour nous suivre en temps réel. Une fois que vous verrez que nous sommes dans l’intérieur du bâtiment que nous ciblons, vous vous faufilerez par les toits et ferait votre chemin vers les canons anti-aériens avec l’aide de la Nuée, ses nanorobots vous serviront de plateforme pour vous léviter entre les toits et infrastructures sur votre chemin. Ne vous faites pas remarquer, vous prendrez les hommes ainsi à revers. En cas de rencontre avec la Neo-Overwatch, ne les tuez qu'en absolue nécessité, il nous les faut en vie !

Le Corbeau fit cesser la communication de sa radio et débuta sa marche. Suivant leur chef, la quinzaine de Gardes Noires, tout équipés de fusils d’assaut ou de fusil semi-automatique dotés de munitions perçantes et de balles blindés, et de deux fusils-mitrailleurs dotés de lance-grenades, se déplaçait malgré tout dans un pas rapide pour suivre le rythme de leur chef. Moreau aperçut l’un de ses objectifs, un appartement d’une belle taille, entouré d’agents et de véhicules de police. Un Garde Noire n’hésita aucunement pour sortir une grenade et la balancer vers les véhicules. L’explosion déclenchant une réaction en chaîne, emportant des policiers et agents d’interventions dans la mort. Un signe de la main et les hommes se déployèrent en éventail, en pointe, pour s’avancer vers le bâtiment, échangeant des coups de feu avec le reste des survivants, Moreau prenant couverture derrière un véhicule blindé qui fut retourné.

-Agent Phoenix, vous allez bien ?

L'homme en armure sombre acquiesça. Un tir bien placé avait touché son épaule, mais l’usage d’un gel médical avait visiblement stoppé son saignement. Phoenix, équipé d’un fusil d’assaut, tira une salve en direction des hommes, abattant un agent du GIGN. Moreau pesta. Malgré leur attaque qui fut bien planifiée, ils opposaient une résistance plus que farouche. Aucune perte déplorée dans son coin, mais plus il s’approcherait de l’objectif, plus il sentait que le danger augmenterait, et c’était ce qui l’inquiétait. Le plan était simple. Faire en sorte que son unité soit celle qui serait la plus visible, alors qu’au nord du secteur Beta, se trouvaient l’Ombre Blanche et du reste de son unité, accompagné de la Nuée. Moreau sortit de sa couverture pour rejoindre une autre voiture renversée en glissant, tout en tirant dans leur direction. Ils ont un bon entraînement, pensait le Corbeau, les Français n’étaient pas si mal. Redoutable, même.

Un de ses hommes reçut une balle dans la jambe et tomba en poussant un grondement de douleur terrible. L’agent Phoenix, exécutant une belle roulade, arriva vers sa position et traîna le blessé en direction d’un barrage routier encore debout pour débuter l’application du gel-médical dans son armure. Moreau appuya sur son oreillette pour ouvrir une communication avec Widowmaker.

-Widowmaker, nous aurions bien besoin de votre aide, pour éliminer ceux qui se retranchent derrière un bus. Il est de couleur vert et sa carrosserie affiche une publicité sur une boisson gazeuse. Elle possède un gros bonhomme vert souriant avec une moustache !


Une balle passa au travers de sa couverture devant ses yeux, et surprit, tomba sur son dos, pestant dans sa langue natale plusieurs fois avant de reprendre position, échangeant des coups de feu...

                                                            *

L’Ombre Blanche retira son poing de la poitrine d’une jeune femme, dont le gilet pare-balle n’avait aucunement guère était efficace pour stopper sa force. La Nuée observa son équipier albinos, tandis que la quinzaine de Garde Noire restante éliminait les survivants. L’Ombre Blanche entra dans une ruelle. Il était encore trop loin pour pouvoir exécuter le plan de Moreau. Sur une de ses poignets, une sorte de brassard dotée d’un écran tactique de toute la zone affichait les lieux environnants, avec capteur de mouvement. Divers ennemis tenaient des positions. Cela se révélerait un souci s’ils l’apercevaient ou que quelqu’un ait la malheureuse idée de vouloir entrer par son chemin. Combattre en milieu renfermé serait dangereux. Jugeant qu’il faudrait couper la destination pour arriver plus vite, l’Ombre fit son entrée dans une grande rue de laquelle non loin, on apercevait un petit attroupement de forces d’intervention françaises et de quelques militaires dans des Humvees sur la gauche.

L’Ombre n’hésita pas. Les premiers coups de feus furent échangés et il décida de répliquer en usant de deux mitraillettes légères pour tirer dans leur direction, alors que la Nuée offrait un mur de protection fait de nanobot pour escorter les Gardes Noires en travers de la rue, alors qu’une partie restait avec l’albinos pour leur offrir son soutien. L’Ombre se réfugia derrière un van, avant de nouveau sortir de sa couverture pour offrir une autre rafale aux hommes ayant pris couverture derrière les Humvees. Ils étaient mieux planqués, et le mur de Nanobots d’Alvilde s’amincit, offrant une ouverture. Elle fut sauvée in-extremis par un Garde Noire l’ayant attiré vers lui, derrière un camion-poubelle. L’Ombre pesta silencieusement.

-Utilisations de grenade permise. En cas de rencontre avec la Neo-Overwatch, laissez-les-moi, s’adressa-t-il envers tout le monde dans son oreillette.

Plus difficile que prévu. Oh, si seulement il savait...

Récapitulatif 1:
 

Récapitulatif 2:
 

Récapitulatif 3:
 

PLAN D'ATTAQUE (APPROXIMATIF):
 

HRP:
 

'-'/




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 ►Véritable nom :
Orisa


 ►Localisation :
dans les rues de Numbani


 ►Equipement :
canon à fusion et surchargeur

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Orisa
The Guardian Omnic
Lun 22 Oct - 14:08






Orisa



PNJ


「Opération Fer-De-Lance」



Orisa avait été débarquée à Paris quelques heures avant elle devait aider à la protection du convoi en zone bêta en plus des canons anti-aériens déjà sur les toits. La ville ne ressemblait plus qu'à un champs de bataille aux yeux de la jeune Omniaque qui n'en avait jamais réellement vu.

Elle est là, un peu perdue, pas d'Efi pour la diriger ou l'aider à faire des choix. Aux ordres du responsable de la mission. Seul ordre : Sécuriser un bâtiment et empêcher quiconque d'accéder à son point. Il faut un appuie, elle va tenter d'être ce qu'on attend d'elle.

Pendant quelques minutes elle analysa soigneusement chaque endroit où elle pouvait se mettre, pesant le pour ou le contre, les éventualités de chaque positionnement. Mais sans oublier que le temps presse malgré tout. Son choix se porte sur un des bâtiment qui supporte un canon, l'un des plus haut, lui permettant d'avoir vu sur les combats en contre-bas. D'après ses analyses c'est le bon choix, elle peut toujours se tromper mais personne n'est là pour lui dire.
L'omniaque monte passant par des couloirs difficiles d'accès pour elle mine de rien. Une fois en place, ce qui aura pris en tout et pour tout moins de 10min elle donne ses coordonnées.

«  – Orisa en place. »

Elle regarde les aéronefs passer repérant les alliés et les ennemis. Sa liste de priorité est claire : La Griffe puis Overwatch. Ses dossiers lui indiquant que les ennemis numéros 1 sont de la Griffe.
Une première charge à gravitons est lancée, un premier nef en est attiré à portée du canon qui le finit rapidement. L'omniaque tire aussi bien placée sur son toit presque à l'abri avec le canon à côté en réalité. Ses tirs se portent vers le sol même si sont armes fait peu de dégâts à cette portée et elle le sait très bien mais continue histoire de pouvoir au moins couvrir un peu et faire un peu de dégâts aux ennemis. Elle lance son bouclier en bas pour offrir une couverture aux membres des forces de l'ordre qui se battent en bas de la tour. Ses charges à gravitons se font le plus nombreuses possibles bien qu'elle ne puisse pas en lancer en continue sinon le mécanisme chargé de les fabriquer se retrouverait bien vite en surchauffe.




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Widowmaker
Recrue
Mer 24 Oct - 22:41

WIDOWMAKER

NOM
Prénom

「 Opération Fer-de-Lance - Objectif Bêta 」
Un craquement sonore retentit lorsque les cervicales du gardes ne purent supporter la pression. L'homme s'effondra aussitôt dans la délicate étreinte glacée de l'araignée collée à lui. Un sourire satisfait aux lèvres, la belle laissa l'homme au sol, conscient qu'il n'était pas mort, mais qu'en l'état il serait à jamais incapable de faire le moindre mouvement. Obligé de l'observer progresser, impuissant, il ne pouvait plus que sentir le gravier du toit lui meurtrir la joue tandis que l'agent de la Griffe adoptait une démarche sensuelle en se dirigeant vers le bord du toit.

Consciente du regard terrifié dans son dos, elle s'installa sur la couverture qu'avait installé le sniper qui l'avait précédé. Le transport l'avait laissé un bloc plus tôt, l'obligeant à parcourir les rues pendant quelques minutes avant de grimper l'immeuble en utilisant son grappin, surprenant par la même occasion l'homme qui surveillait l'escalier.

En dessous d'elle, les rues jadis familières de Paris avaient sombré dans un chaos que la ville n'avait plus connue depuis bien longtemps. Tout n'était que cris, feu, larmes et sang en une véritable symphonie dédiée au désastre. Les deux organisations s'étaient emparées de la ville comme terrain de jeu et les forces de l'ordre se trouvaient bien en peine de réguler un tant soi peu la situation. Il ne s'agissait plus d'un transfert de prisonnier, mais d'une véritable guerre urbaine à petite échelle.

Son rôle était simple, il ne s'agirait pas de progresser elle-même ou d'infiltrer les bâtiments où se situaient les canons, elle devrait plutôt protéger la progression des troupes de la Griffe pour leur permettre à eux, de poser le pieds dans ces enfers de béton et faire taire les béhémots situés à leurs sommets.

En contrebas, l'escouade de Moreau avait déjà entamé sa danse mortelle avec les troupes françaises, laissait un sillon macabre dans leur passage, mais leurs opposants n'étaient pas sans répondant, ayant réussi à ralentir la progression des gardes noirs à tel point qu'ils se trouvaient à présent bloqués derrières leurs couverts, incapables d'avancer.

-Widowmaker, nous aurions bien besoin de votre aide, pour éliminer ceux qui se retranchent derrière un bus. Il est de couleur vert et sa carrosserie affiche une publicité sur une boisson gazeuse. Elle possède un gros bonhomme vert souriant avec une moustache !

La voix résonna lourdement dans son oreillette, mettant aussitôt en branle les réflexes et automatismes implantés par la Griffe dans l'esprit de la jeune femme. Le monde perdit aussitôt en intensité, les bruits se firent plus faibles, la luminosité plus vive alors qu'elle emploignait son arme.

Elle ne réflechissait plus, elle agissait, à l'image d'un omniac selon le code que l'organisation avait implanté en elle. Elle disposait des informations nécessaires, sa cible, sa localisation, une raison n'était pas nécessaire, la parole de la Griffe avait force de loi.

Le camion annoncé se trouvait en contrebas de son immeuble, un homme d'une trentaine d'année, à la barbe de trois jours, un sourire arrogant aux lèvres, se trouvait dissimulé derrière, mettant à mal l'escouade de diversion.

Elle acquit sa cible en silence, son souffle se bloquant un bref instant avant que son doigt n'enclenche la gachette de son arme. Un mouvement, un seul, puis le silence. Un instant passa avant qu'elle ne découvre le résultat de son action dans sa lunette. Le camion disposait à présent d'une nouvelle tâche rouge, tandis que l'homme, n'ayant senti venir sa fin, s'effondrait contre ce qui l'avait jusqu'ici protégé.

"Cible éliminée."

Son ton froid ne parvenait pas à transmettre le bref instant d'extase, ce soupçon de vie, qui l'avait traversé en découvrant le résultat de son action. Telle la troisième parque, elle avait tranché le fil de vie de cet homme. Elle agissait sur le destin d'autrui, elle était la semeuse de morts, ses actions signifiaient quelque chose dans la vaste trame du monde et l'espace d'un instant, elle retrouvait un sentiment de contrôle.

Cependant, comme toujours, l'instant passa aussi vite qu'il était arrivé. Son corps se refroidit de nouveau, oubliant l'extase du meurtre et reprenant corps avec la réalité. Au loin, elle pouvait apercevoir l'un de leurs transporteurs se suspendre un instant en l'air, comme victime d'un trou d'air, avant d'être abattu par les puissantes DCA. Braquant sa lunette en direction des canons, elle repéra bien vite la source de ces perturbations.

"Unité OR15 repérée au pieds de l'un des canons."




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ATHENA
Big Mother is watching you
Dim 28 Oct - 13:02


"Alors que le temps passe, les combats s'intensifient un peu plus. Les nouvelles troupes se mettent en place, échangent quelques tirs avec leurs adversaires. A présent, les décisions des protagonistes de chaque camp aura une influence claire sur l'issue de la bataille. Chaque mouvement, chaque blessé ou tué entraînera la roue du destin."

Au niveau des canons, les troupes des forces de l'Ordre parvenaient pour le moment à tenir leurs adversaires en respect, qu'ils aient fait partie de la griffe ou d'une autre force. Cependant, les choses pouvaient rapidement changer. D'après quelques éclaireurs et radars, de nouvelles troupes avaient été déployées et avançaient à présent au sein des différents bâtiments contrôlés. Une vague d'ennemis redoutables arrivait.

Dans les rues, en contrebas, les affrontements s'étaient un peu amoindries, la principale raison à cela étant la disposition par les forces de l'Ordre de quelques tourelles, placées ici et là afin d'interdire autant que possible l'entrée dans le bâtiment à un nouveau groupe d'intervention de la Griffe. Cependant, les forces déjà présentes ou ayant pénétrées auparavant étaient quand à elles bien plus aptes à se déplacer sans cette... Gêne.

Concernant les différents étages des bâtiments gardés justement, la résistance se faisait bien plus forte que ce que l'on aurait pu imaginer. Les Forces de l'Ordre, galvanisées par la destruction récente d'un énième transporteur de la Griffe, s'étaient mieux installées et barricadées dans les différents appartements et autres réserves exploitées auparavant par des magasins de luxe. A présent, avancer au sein des étages représentait une tâche bien plus ardue, les différents militaires et policiers présents étant bien déterminés à ne laisser personne approcher des canons. Qu'ils soient de la Griffe ou de New Overwatch.

Rapport de Force au sein de l'Objectif Beta:



[Absence notifiée pour le prochain tour: Widowmaker. Merci de ne pas interagir avec ce personnage jusqu'au prochain tour de résolution.]



Prochaine résolution le:
Dimanche 04 Novembre





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Edward / Effilia
Recrue
Ven 2 Nov - 12:29

Edward était l’allégorie même de l’inexpressivité. Sur une base régulière, sa petite protégée se demandait même si son cerveau n’avait pas été altéré par tant d’années à ne côtoyer que des robots, et si rarement s’exposer à de vrais humains ... Pourtant, il lui arrivait de ressentir des choses. Ces émotions n’étaient généralement pas instantanées, provenaient d’une réflexion mûrie et plus ou moins objective, et la plupart du temps, il les gardait pour lui ... Mais il pouvait avoir des états d’esprits, cela était certain. Et en cet instant ? Il n’était pas rassuré. Comme le passager d’un avion de voltige a l’allure peu fringante.

Car le contexte n’était pas vraiment le meilleur possible à l’heure actuelle, de très loin s’en fallait. La présence de la griffe dans la zone dans de telles proportions était, il le savait depuis avant même le début de la mission, ce qui rendait l’opération dangereuse ... D’une part, bien sûr, parce qu’ils constituaient une force armée conséquente à combattre, mais aussi parce que les forces de l’ordre répliquaient à force égale avec des effectifs similaires, sinon largement supérieurs. Et ces effectifs étaient à cran. Non, vraiment ... Le meilleur contexte possible, songeait-il, alors que les Clydes gravissaient les marches de l’escalier de service qu’eux et Effilia empruntaient. En comparaison, elle était presque plus sereine d’esprit ... Alors qu’elle se savait en danger de mort. Car il ne se faisait pas d’illusion, et elle non plus ... Si une balle traversait le mauvais endroit de son corps, ce serait en provoquant des dégâts irrémédiables ... Voir, la fin du voyage. Pourtant, elle restait lucide, concentrée sur la mission, sérieuse. Elle avait probablement prit de lui.

Cela se démontra une nouvelle fois lorsque l’androïde et les deux robots s’arrêtèrent en même temps dans l’escalier, adoptant une position de sécurité quasi similaire. Encore que là, il n’y avait pas de doute : c’était bien lui qui lui avait ancré ce genre de réflexes conditionnels en mémoire ... Quant à la raison de leur soudaine immobilisation ? Simple. Des coups de feu. Un étage sous le leurs. L’espace d’un instant, le surdoué, via un de ses corps téléguidés, et sa protégée échangèrent un regard. Pas plus. Pas spécialement besoin de mots. Ils firent demi-tour pour se rendre à l’étage en question. L’un des Clydes passa en tête, ouvrant la porte en premier et vérifiant les alentours d’un scan rapide. Aucun visuel sur l’affrontement en cours. Mais les coups de feu étaient très distinctement audibles ... Utilisant un des programmes dont il disposait dans l’ordinateur de son labo, Edward se brancha sur les entrées audio des 3 individus artificiels présents à la fois, se servant d’eux comme micro. Une panoplie de calculs extrêmement complexes, superposés à un plan du bâtiment et au visuel qu’ils en avaient plus tard, il parvint à faire apparaître dans la vision du groupe une position plus ou moins exacte pour le lieu où les hostilités prenaient place, ainsi qu’une structure « fil de fer » qui permettait plus ou moins de voir l’ensemble de la structure à travers les parois, leur indiquant quel chemin emprunter.

ça, ça va être utile ... Une idée des effectifs ?
Le combat est trop loin d'ici et les tirs trop proches les uns des autres pour confirmer. Deux sources de coups de feu différentes, bien sûr, mais combien de canons ... Rapprochons-nous.


Se mouvant silencieusement dans les couloirs de ce qui ressemblait à un immeuble d’appartements de taille plus que confortable, les 3 robots s’assuraient de ne laisser aucune info leur échapper alors qu’ils progressaient, n’hésitant pas à enfoncer une porte à coup de hache ici et là en faisant sauter les serrures. Lorsqu’ils parvinrent à quelques mètres des lieux de l’affrontement, le plan « fil de fer » se mit à jour en temps réel grâce aux données audio, donnant une représentation plus exacte de ce qu’ils ne pouvaient voir pour le moment. S’ils se fiaient à l’acoustique, au détour du couloir devant eux, deux cloisons avaient littéralement été abattues un peu plus tôt : chacune des factions affrontait l’autre depuis le salon d’un appartement ... D’un côté, les forces de l’ordre françaises, de l’autre, la griffe. Différencier les deux n’était pas bien compliqué : les uns balançaient des insultes ordurières concernant le sort des dépouilles des flics, tandis que les autres donnaient des ordres quasi militaires pour coordonner l’attaque de la façon la plus efficace possible. Le langage aidait, aussi. Aucune des deux faction n’était au courant de la présence de NO aussi près d’eux, bien entendu, et c’était un avantage à conserver ... Réfléchissant tant qu’ils étaient toujours hors de portée, Effilia et son créateur finirent par se regarder, puis regarder le mur face à eux ... bah. C’était un très vieil immeuble, après tout. Et ce papier peint était très laid.

Les forces de la griffe virent littéralement la paroi sur leur droite exploser dans une volée de briques, de plâtre et de poussière, alors qu’un bruit strident se mettait à sortir de tous les moyens de communication présents, ces derniers bloqués en mode « réception » par Edward pour ... Probablement une dizaine ou vingtaine de secondes. La dernière chose qu’il voulait, c’était qu’un groupe ou un autre annonce leur arrivée. Ceci dit, le premier homme sur lequel se rua un des deux Clydes présents n’eut pas vraiment de chance de le faire : avant même qu’il ait pu dire quoi que ce soit, la lame d’une hache lui rentra dans la hanche, et une main mécanique se saisit du canon de son fusil, lui arrachant des mains pour frapper son plus proche collègue avec la crosse. Pivotant l’arme d’un geste adroit, le cyborg en abaissa le canon, visant les pieds de la cible, et ... Tira, le faisant chuter à terre avec un cri de douleur. Sur les flancs, deux scènes plus ou moins similaires prirent place avec le second robot télécommandé et Effilia, qui mirent respectivement un et trois adversaires hors-combat avant même que l’effet de surprise ne se dissipe et qu’une vraie résistance ne s’organise. Non pas que dans un tel contexte, ils aient réellement une chance ...Ce n’était pas une question de manque de talent au combat au corps à corps, d’expérience, d’entraînement ... Simplement, ces soldats étaient des hommes. Parfois modifiés, pour la plupart expérimentés et dans tous les cas prêts à en découdre et à tuer. Mais ils restaient des hommes. Ils n’étaient pas le fruit de plus d’une dizaine d’années de recherche, développement, retour sur expérience et amélioration, le tout axé dans le seul objectif de créer le combattant au corps-à-corps parfait.

Même si les clydes étaient dépassés, leur structure « osseuse et musculaire » (ou du moins son équivalent) les rendait capable de renverser une voiture et de la pousser sur plusieurs dizaines de mètres pour faire progresser une ligne de front. Leurs coups de hache étaient au maximum assez puissants pour pénétrer du béton armé. Leur blindage, assez épais pour qu’ils essuient une volé de balles de petit calibre sans sourciller. Et leurs programmes destinés à anticiper les mouvements des adversaires, analyser leurs corps et potentielles faiblesses, trouver ou créer des handicaps ... Et mettre hors combat par tous les moyens possibles. Quant à Effilia ... Et bien, elle était peut-être moins forte, capable d’encaisser des chocs moins brutaux, et dotée d’une plus grande retenue ... Mais cela ne l’empêchait pas d’être intelligente. Beaucoup plus intelligente. Sa programmation lui donnait, comparé aux Clydes, l’intelligence d’un adulte de 25 ans, comparée à celle d’un enfant en ayant seulement 2. Pas étonnant dans ces conditions qu’elle soit parvenue en moins de 10 secondes à désarmer une première personne, tirer sur le fusil de la seconde pour la faire le lâcher, assommer la première d’un coup de coude, puis se jeter sur la troisième et lui faire perdre connaissance en deux attaques.

Il y eut un tonerre de coups de feu ré-orienté de la part des quelques soldats restants de la griffe, pris au dépourvu par cette nouvelle menace, mais rien de bien probant. L’un des clydes saisit une des tables qui servait de couvert face aux balles et l’expédia dans la figure de deux soldats. Le troisième vit son casque exploser lorsque le second robot lui fonça dessus en encaissant les balles et lui colla son poing dans la figure. Quant au quatrième, le chef d’escouade, il tira sur Effilia ... Alors que cette dernière avait déjà bondit sur le côté. S’aidant du mur, elle se propulsa dans l’autre sens lorsqu’il fit à nouveau cracher son fusil à pompe. Et elle bondit par dessus le troisième tir, dégainant ses deux haches ... Et les enfonçant dans les trapèzes de l’homme lorsqu’elle lui atterrit dessus, le propulsant à terre. Il ne pourrait plus se battre avant plusieurs mois.

La situation aurait pu se calmer, mais il restait un problème de taille : les forces de l’ordre. Elles avaient cessé le feu en voyant le trio régler leur petit souci d’opposition, mais déjà, un fusil se levait de nouveau vers ce qui semblait être la dirigeante du groupe. D’une motion brusque d’une de ses haches, elle faucha la première balle qui la visait, puis la seconde. Avant que plus de coups de feu ne puissent partir, deux clydes se précipitèrent sur le groupe ceci dit, et chacun se saisit avec brutalité d’un des membres des forces spéciales par la gorge, levant la hache comme s’ils étaient prêts à frapper. Mais ils se tournèrent au lieu de ça comme un seul homme vers ce qui semblait être le dirigeant de l’escouade, et s’adressèrent à lui d’une voix synthétique particulièrement terrifiante, lorsqu’on la couplait à leur apparence.

Quelqu’un crie, nous signale ou donne l’alerte, ces deux hommes meurent. Lorsque les communications ici ne seront plus brouillées, vous direz que vous avez rencontré un groupe de la griffe, et qu’il a été mis hors d’état de nuire. rien de plus.

L’officier, dont le fusil était levé vers un des deux robots, tourna un instant le regard vers ses hommes ... Les représentants de la loi étaient moins nombreux que les effectifs de la griffe. Et peu prompts à se tirer dessus entre eux. Il y eut quelques brèves secondes de silence ... Puis, l’un des clydes rejeta l’homme qu’il tenait, ce dernier trébuchant sur un débris et tombant à terre. Subitement, le talkie-walkie qu’il portait à la poitrine cessa de grésiller, indiquant que les parasites n’étaient plus activés. Le robot téléguidé qui tenait toujours son otage orienta ses yeux sans âmes sur l’officier, le fixant. Ce dernier finit par lentement appuyer sur un bouton sur son gilet, activant son communicateur.

Ici Ramirez. On s’est débarrassés d’un groupuscule de la griffe qui montait vers les canons, au 6ème étage. Aucun blessé grave, on tient la position. Coupant son micro, il entendit derrière un grésillement un « bien reçu escouade 36, continuez de garder la position. » émanant vraisemblablement d’un centre de contrôle quelconque, avant que le silence ne règne à nouveau dans la salle. Libérez Diego maintenant.
Un instant.

Le Clyde qui avait relâché son otage s’approcha d’une des fenêtres ... Un fusil de précision était posé à côté. C’était pour cela que l’escouade était réduite, donc ... D’une main, le semi-androïde saisit le canon du fusil de calibre 50, et regarda le paysage. Dans la rue, quelques points d’affrontement notables, mais aucun de réellement rapproché. Dans le ciel, il ne manquait que la chevauchée des valkyries, selon l’endroit, même si les combats étaient plus audibles que visibles, à cet endroit ... enfin. En revanche, l’oeil particulièrement sensible du robot capta autre chose ... Un laser, visible dans un nuage de fumée fine provoqué par les combats, une explosion, ou n’importe quoi d’autre dans le quartier. Le remontant, il parvint à identifier la source ... Levant le fusil, il l’épaula. Il n’avait pas de ligne de mire directe sur le sniper de la griffe, mais il était pratiquement certain qu’il ne s’agissait pas d’un officiel : le modèle qu’il avait dans les mains ne disposait d’aucun pointeur de ce genre.

Ce n’est pas étonnant que New Overwatch soit désormais une organisation criminelle, vu vos méthodes.
Le clyde qui tenait toujours un officier en otage répondit d’un ton égal : Les gouvernements qui avaient fut un temps besoin de nous on fait de nous des criminels, Ramirez. Et nous affrontons des hors-la-loi avec bien moins de scrupules encore que nous. Désolés si nous n’avons plus le luxe d’agir dans les règles.

Le coup partit presque dès que la phrase fut terminée, le temps qu’Ed ne « change de corps ». Bien sûr, il n’eut aucun résultat, à part faire voler quelques éclats de béton à quelques centimètres du sniper. Mais ce fut suffisant, puisque le rayon rouge se coupa aussitôt, signe qu’il cessait de viser quoi que ce soit. Puis, à la surprise du pilote, un grappin partit pour se fixer à l’immeuble d’en face. Fuir dans cette direction ne semblait pas l’option la plus intelligente … Mais tant pis pour cette personne. Le clyde fit très légèrement pivoter son torse, et tira une nouvelle fois. La personne avait commencé à rétracter son câble. La balle trancha net ce dernier. Un cri retentit, trop vite perdu dans la confusion sonore des canons et des combats. Le clyde reposa son fusil, et fit un signe de tête. L’otage fut immédiatement relâché.

Désolé pour … ça.
un simple « pardon » n’arrangera rien à la situation. Nous devrions vous tirer dans le dos dès que vous quitterez cette position.
Vous ne « devriez » vraiment pas. Demandez plutôt une assistance médicale, de quoi faire stabiliser l’état des membres de la griffe, et passez-leur les menottes. rétorqua un des Clydes, se saisissant d’une grenade fumigène alors qu’il quittait la pièce. Effilia quant à elle observa un instant le groupe qu’ils avaient réduit à l’impuissance … Puis se tourna vers les forces de l’ordre à nouveau.
ça ne change rien, mais sachez que j’aurais tout de même apprécié de pouvoir me battre avec vous de base. Bon courage pour la suite.

Ramirez plissa les yeux en observant l’androïde bleue et noire. Ce qu’elle venait de lui dire le laissa trop perplexe pour qu’il ait la moindre réaction lorsqu’elle se détourna également, rejoignant ses deux compagnons. La fusillade ne semblait pas avoir attiré de monde, mais ils exploraient tout de même l’étage à la recherche d’un autre moyen d’ascension.

Le Clyde qui s’est séparé du groupe a trouvé le disjoncteur principal de l’immeuble. Je suis en train de le bidouiller pour pouvoir le faire sauter à distance, lorsque nécessaire.
Tu ne l’actives pas maintenant parce que tu ne sais pas si les canons sont reliés à l’immeuble ?
Voilà. Peu de chances, mais autant ne pas prendre de risques.


Effilia lâcha son équivalent d’un soupire, alors qu’elle passait d’un étage à un autre. Le troisième Clyde les rejoindrait bientôt, donc … Tant mieux, à force de réaliser cette ascension en cherchant le plus possible à passer entre les barrages et autres « points sensibles », ils approchaient dangereusement du toit de l’immeuble. Nul doute que la discrétion ne serait plus de mise, une fois là-haut.

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Kristopher Moreau


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Lunette de confort normal. Il possède une armure légère sous son manteau noire, assez épaisse pour le protéger efficacement d'armes de faible puissance ou de coup de couteau. Un pistolet lourd avec une capacité de chargeur de dix balles. Il possède un œil cybernétique capable de déterminer avec une grande précision la destination des balles ou projectiles allant vers lui, activable pendant une quinzaine de seconde.

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Kristopher Moreau
Le corbeau
Sam 3 Nov - 9:45

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And for the time being...
Une véritable tornade de métal s’abattait sur le groupe de Moreau, venant du bâtiment droit devant eux. Moreau eut un pli entre ses sourcils, mais le coup de feu si distinct de la carabine de Fatale, de son fusil de précision, vint couper dans l’air et il eut un sourire en voyant un éclat carmin jaillir du coin d’un bus, les coups de feu du fusil de celui qui avait été une épine dans son pied cessant d’emplir l’air. Remerciant intérieurement Fatale, Moreau observa ses hommes. Ils étaient en bonnes couvertures, et tiraient de manière coordonnée et précise, emportant divers hommes. Mais les tourelles placées dans l’immeuble d’appartement leur donnaient un bel avantage. Et un autre avantage alors qu’il leva son regard sur le toit de l’immeuble en question.

Une unité OR15. Un pli entre ses sourcils, sa mâchoire se serra. Du peu qu’il avait pu entendre de ce type d’Omniac, ils étaient des unités qui avaient été affectés quelque part en Numbani avant d’être désactivés pour se faire mettre dans une casse quelconque. Mais bien qu’ils aient perdu, leur solidité avait peu d’égales, et leurs systèmes de combat avancé comme il se le doit. Alors le fait qu’il puisse encore en exister un en marche signifie que quelqu’un avait pris la peine de l’envoyer aux forces de l’Ordre pour en faire une bonne arme, mais aussi un bon bouclier, déployé en contrebas près de la porte d’entrée de l’hôtel pour empêcher une percée plus directe dans les locaux. Moreau réfléchit et son regard vint se river sur les Gardes Noires. Elle était une véritable démone pour eux, surtout en ayant abattu un aéronef, preuve que non seulement les canons se révéleraient un souci, mais couplé avec une unité pouvant en plus de cela attirer les aéronefs en question...

-Gardes Noirs lourds, grenades, ordonna sèchement le Corbeau.

L’ordre ne fut pas sans réponse. Déposant au sol une sorte de caisse métallique pare-balles qui était accroché au dos de ceux-ci, pour en dévoiler alors le contenu. Plusieurs assortiments de grenades, mais ils choisirent quelque chose qui convenait davantage en la situation. S’ils ne pouvaient faire de mal en s’approchant, ils le feraient en restant à distance. Les lance-grenades chargés, ils tirèrent une salve en l’air alors que celle-ci finissait par atterrir devant, mais aussi dans l’immeuble d’appartements. Moreau sourit, en entendant des explosions et des éclats blancs épais faire leurs apparitions, se préparant personnellement, en sortant un masque à gaz a la visière grande ouverte épaisse dotée d'un casque de Kevlar, au lieu de l'habituel masque qui était constituer de deux trous, pour permettre une plus grande visibilité.  

Le phosphore blanc était véritablement une arme de guerre interdite, et la Griffe ne s’en privait pas pour l’utiliser. Ils auraient bien pu utiliser une toxine pour s’occuper des membres en faction, mais l’avantage du phosphore blanc était qu’il brûlait tout sur son passage, la chair comme les matériaux, et force était de constater que les soldats du GIGN et les agents de police stationnés dans le bâtiment en payait le prix, et heureusement que celui-ci était uniquement occupés par les membres de l’ordre, pour l’instant. Lentement, mais sûrement, les armes cessèrent de faire échos, seules les tourelles tentaient de fonctionner comme ils le pouvaient, puisque non seulement endommageaient-ils les matériaux, mais en plus, ils avaient une nette tendance à brouiller les visions infrarouges, tandis que pour le corps humain, la réaction du gaz entrant en contact avec le corps était tout simplement abominable, si l’on comptait, autre que le fait que le corps brûlait, le fait qu’il s’attaquait aux muqueuses comme les yeux, mais aussi, en l’inhalant, les poumons.

Mais les grenades utilisés en question était conçu de sorte que leur action était rapide et qu'ils finiraient par se dissiper au bout d'un moment, sans pour autant s'étendre sur une plus large zone que nécessaire. Une petite merveille sortit des laboratoires et fabriques d'armes appartenant au a la Griffe, qui étaient pourtant capable de créer bien plus que cela.

La tenue des Gardes Noires et des soldats de la griffe était expressément faite de sorte qu’ils filtraient ce genre d’inconvénient, et l’armure était plus avancée technologiquement. Du coin de l’œil, les Gardes Noires activèrent quelque chose en tapant sur un ordinateur accroché au poignet, déclenchant une sorte de seconde ‘couche’ holographique sur leur armure, comme une protection contre le gaz, mais bien inutile contre tout calibre, que même un 9mm pourrait percer, et ainsi, causer deux choses : une douloureuse agonie ou bien, si un Garde Noire touché en était chanceux, la possibilité de s’enfuir si son système respiratoire n’était pas touché. L’ordre était donné, les Gardes Noires avancèrent, courant vers le bus et l’y rejoignirent, s’y cachant.

Il était possible que l’unité OR15 stationné en hauteur, sur le toit, pût en subir les effets si le gaz arrivait jusqu’en haut, puisque sa propagation était rapide dans une zone. Mais sa solidité et les possibles améliorations qu’on lui ait faites faisaient douter Moreau. Auquel cas, les munitions perçantes et son pistolet au calibre lourd et puissant s’en occuperait. Ou le retarderait. Moreau observa le reste de ses hommes. Subrepticement, il se rappelait que Fatale aussi était dotée d’une vision infrarouge, mais celle-ci pouvait voir au travers des matériaux solides. Il espérait que sa vision pouvait en faire aussi concernant le gaz, ce qui se révélerait utile pour abattre des agents. Mais sa principale utilité serait surtout d’abattre les tireurs d’élite se dévoilant.

-Agent Phoenix, rester ici, le temps que je vérifie l’intérieur et rejoigne le toit. Quand je donnerais le signal, vous pourrez me rejoindre, nous surprendrons l’unité OR-15, et vous concentrerez toute votre puissance de feu sur eux. N’usez pas de grenade sur elle, en aucun cas, il nous faut en garder le plus possible pour les plus grands dangers. Nous n’en avons pas un stock illimité, et j’aimerais encore préserver celle aux phosphores blancs.

L’homme en armure acquiesça et fit signe aux hommes de s’éparpiller en zone égale aux alentours du bus pour couvrir toutes les rues et ruelles, installant leurs armes et abattant tout agent des forces de l’ordre en vue. Moreau n’hésita pas, bondit hors de sa couverture et, prenant appui sur un véhicule après avoir bondi, effectua un autre bond pour ensuite croiser ses bras devant son visage, passant au travers d’une fenêtre, se réceptionnant en un rouler-bouler propre et nette. Le bouclier de l’OR-15 étant encore présent, il devait agir vite. Ramassant au sol une MP5, il tailla son chemin du mieux qu’il pouvait. Le contrecoup de l’usage de cette grenade était qu’elle produisait une fumée épaisse, et il ne pouvait user de vision thermique pour mieux y voir. Les quelques fois qu’il aperçut des survivants sur son chemin, une rafale de la mitraillette suffisait pour les tuer, ou pour les quelques chanceux dotés de masque, des tirs bien placés. Un agent du GIGN eut la bonne opportunité de prendre Moreau par défaut, en ayant voulu le poignarder dans la nuque. La pellicule holographique protectrice brisée, il sentit la morsure atroce du gaz, mais il tenait bon. Son organisme et son épiderme avaient été améliorés. Mais pas invincible.

Le Corbeau s’en débarrassa rapidement, un coup de crosse de son pistolet après avoir esquivé un autre coup de couteau, d’une rapidité qui l’avait étonné, au visage de son adversaire, brisant son masque respiratoire ainsi, avant de le faire tomber de l’escalier, le faisant rouler jusqu’au sol. Sans plus attendre, il poursuivit sa route, le plus vite possible, en abattant avec la MP5 tous ceux sur son passage. Une minute fut nécessaire pour atteindre le toit par une cage d’escalier extérieur, et bientôt, il eut en vie l’unité robotique plus massif qu’il ne crut espérer, entourer de plusieurs hommes du GIGN s’occupant de garder un œil sur le canon. Moreau n’hésita pas, et, après avoir rejoint une extrémité du toit, de sorte que toute leur attention serait concentrée sur lui, et offrant ainsi des angles morts aux Gardes Noires qui arriveraient dans sa direction, ni vu ni connu, Moreau agit. Il usa du dernier chargeur de son MP5 pour tirer une rafale en direction du canon anti-aérien, mais aussi des hommes.

-Hostile repéré, un homme seul !

Une rapidité qui surprit de nouveau Moreau qui avait été occupé par le fait d’arroser ces hommes de plomb. Un projectile tiré d’un semi-automatique l’atteignit dans son épaule droite, le faisant tomber dans sa surprise, et retint de hurler de douleur, serrant des dents. Son armure l’avait réceptionné, mais elle était davantage faite pour les lames et petits calibres. Roulant en direction de plusieurs unités de ventilations, collant son dos contre eux alors qu’il subissait un feu nourrir d’une intensité surprenante. Moreau eut soudainement une idée, une idée dangereuse, mais une idée qui pourrait s’avérer salvateur, ayant peur que ces hommes ne puissent l’aider dans son combat. Hurlant alors qu’il activait son communicateur.

-Agent Phoenix, oublier mes ordres ! Restez encore en extérieure, que deux de vos hommes rejoignent le toit sur votre gauche, en arrière, équipés de fusil semi-automatique. Ils essaieront de s’occuper des tireurs d’élite, mais aussi de ceux se trouvant sur le toit adjacent, de sorte que leur attention seront attirés sur eux. Vous, en revanche, resteriez encore au sol pour empêcher tout renfort véhiculé ou soldats au sol de tenter de rejoindre cette position.

Moreau ferma la communication. Au sol, Phoenix donna déjà les ordres pour que non deux, mais quatre hommes, vinrent rejoindre le toit du bâtiment, non loin de là ou leur position avait été arrêtée par les tirs de l’homme embusqué derrière le bus retourner avec une mitrailleuse lourde. Les quatre hommes obéirent sans rouspéter, défoncèrent la porte et entrèrent en courant, les lieux ayant été vidés de leurs occupants, et abattus, surtout, leurs cadavres gisant au sol, tout comme ceux aux alentours dans les autres petits magasins.

Ils offriraient, en atteignant le toit, un support de tir, mais aussi d’attention, le quatuor iront se poster de façon à ce qu’ils aient le moins d’angle mort possible, mais aussi en ayant toujours une échappatoire, la porte de service. Ils furent fournis à l’un d’eux une grenade fumigène toute simple, de sorte qu’en atteignant le toit, après avoir bien attiré l’attention, ils l’utilisent pour attirer davantage le regard sur eux, mais pourront s’enfuir en toute tranquillité.

Phoenix, quant à lui, se tint en position, alors que la Garde Noire avait décidé de bouger des barrages routiers de façon à former une sorte de périmètre de sécurité non loin du bus, qui leur offrirait une bonne protection du toit de l’hôtel, de sorte qu’ils n’auraient à surveiller que la rue de droite et de gauche, ses ruelles, et la rue sur laquelle ils étaient venus, en forme d’arc. Il appuya sur l’ordinateur de son poignet pour lancer un signal aux troupes de la Griffe situés aux alentours, pour les intimer de le rejoindre, et d’apporter une aide au Corbeau, s’ils n’étaient pas occupés.

D’ailleurs, une troupe qui venait tout juste d’arriver dans leur direction prirent soudainement des dégâts de la part de l’unité OR15 situés sur le toit du bâtiment, de sorte qu’une bonne partie d’entre eux moururent sur le coup, sous la puissance de ses armes. Un autre souci important. Ils avaient des munitions illimités mais celle-ci avait de l'aide des forces de l'ordre mais aussi d'une possibilité de posséder des projectiles quasi-illimités. Surtout quand il s'agit d'attirer des aéronefs ailleurs.

Le Corbeau, d’ailleurs, avait maintenant davantage de soucis dirigés en sa personne. Des tireurs d’élite avaient été avertis de sa présence et subissait maintenant un feu nourri de leur part, et de ceux des hommes autour de la tourelle, et l’unité massive robotique, si elle n’était pas occupée, se révélera davantage dangereux pour lui. Un plan suicidaire. Mais un plan qui pourrait se révéler assez utile.

-Ombre Blanche, ici le Corbeau ! Écoutez-moi...

*

-Ici l’Ombre Blanche... Compris.

Ils offraient un feu nourri. L’Ombre devait se débarrasser de ces hommes en bas de la rue, qui avait presque tué Alvilde. Celle-ci était d’ailleurs en train de s’occuper d’un blessé avec ses nanorobots, un Garde Noire dont l’artère fémorale avait été sectionnée par un calibre puissant, appliquant le gel médical sur la blessure. Se décidant d’utiliser de ses capacités, il allait sortit quand il aperçut finalement que les hommes autour des Humvee se firent abattre. Sa surprise se dissipa rapidement, car une petite troupe de six hommes de la Griffe, dotés de bandes rouges horizontaux sur leurs épaulières, venait de faire leur apparition. Avec deux de ses Gardes Noires, l’Ombre vint rejoindre la troupe, le reste sécurisant Alvilde et gardant un œil sur la zone.

-Caporal O’Ryan, au rapport, fit le chef de la petite escouade rapidement d’une voix éreintée, tout comme l’était ses hommes, reconnaissant l’Ombre Blanche.

-Vous allez bien ?

-Oui, nous avons essuyé des pertes en tentant de nous frayer un chemin jusqu’ici, mais nous pouvons tenir le coup. Nous manquons de gel médical. Nous sommes des artilleurs et des spécialistes de l’explosif, et visiblement, ils l’ont remarqué, ils ont commencé à nous courser.

-Je vois. Tenez, l’Ombre Blanche leur tendit des gels médicaux qu’ils appliquèrent tout de suite aux blessures qu’ils avaient. Vous allez m’écouter attentivement, et vous exécuterez mon ordre. Vous prendrez deux des Humvees ici présent et vous conduirez autour de la zone Bêta, mais userez de vos lance-grenades pour balancer du phosphore blanc sous forme de grenades, ainsi que des fumigènes, sur les zones ou nos troupes se battent. Mais n’usez de ce gaz que sur les zones ou les ennemis ont stoppés la progression de nos troupes, dans l’intérieur des bâtiments. Nous lancerons un signal concernant cette opération.

-Attendez, vous voulez que l’on conduise dans l’intérieur de la zone avec ces machins-là ?! Je veux bien être d’accord que je ne suis pas mauvais au lance-grenade, mais il y a nos gars dans ces bâtiments aussi ! Une balle et c’est tout ce dont il suffit pour qu’ils meurent ! Et je ne viserais pas forcément bien dans une bagnole qui se bringueballe de partout !

-C’est pour cela que nous lancerons une communication concernant l’usage de ces explosifs. Si vous ne me faites pas confiance, usez au moins des fumigènes pour aveugler nos adversaires. Nos hommes sont équipés de masque respiratoire, le seul souci sera de les garder intact. Allez-y maintenant, il nous faut agir rapidement.

Bien qu’hésitant, il finit par obéir. La moitié des grenades fumigènes normales et celles contenant l'arme chimique furent donc partagés avec ceux qui montèrent dans les véhicules, trois dans chacun d’entre eux, et ceux ayant les lances grenades s’en équipèrent, démarrant en trombe. Cela s’avérerait difficile, puisque les troupes au sol étaient encore présentes et les tireurs ne manqueraient pas de remarquer que deux de leurs véhicules roulaient dans une direction qui n’allait certainement pas dans leurs plannings habituels, en écrasant des hommes sur leurs passages, tout en essayant d’éviter les débris et les pièges.

Les véhicules étaient blindés et leurs pneus résistants, mais tout avait une limite. Rien n’empêchait le fait qu’en chemin, une balle fauche l’un d’entre eux et qu’une grenade explose, ou que le véhicule percute quelque chose qu’il ne pouvait dégager son chemin et cause un accident majeur, emportant les hommes. Une variable qu’il fallait prendre en compte. C’est pour cela que l’Ombre Blanche avait retransmis en direct dans leur ordinateur de poignet une zone en direct de la carte, indiquant le nombre d’ennemis, mais aussi de ceux de la Griffe, qui était maintenant avertis de l’opération en question.

Le nombre de grenades ne pouvait couvrir toute une zone en entier, mais l’Ombre Blanche avait bon espoir que les zones les plus importantes en effectifs ennemis ou celles qui posaient problème comme les barrages policiers, etc, pouvaient être dégagés. Mais dangereux. Il redoutait l’usage de blindés. L’Ombre fit signe aux hommes de le suivre et rejoignit aussitôt Alvilde qui en avait fini avec le blessé, qui devait s’appuyer contre un mur pour se déplacer.

-Nous pouvons avancer, mais nous aurons du mal avec le blessé, fit l’un des hommes en armure sombre, aux aguets.

-Je vois, agissons comme le plan le prévoyait, mais que la moitié d’entre vous continue la route sans nous. Nous devons aider le Corbeau, il est en difficulté. Vous connaissez le plan. En chemin, empruntez les ruelles et balancez les grenades aux phosphores dans les fenêtres contenant une forte dose d’ennemis, et faites-en sorte de toujours rester mobile.

L’Ombre prit une moitié des hommes, incluant le blessé, et fit signe aux autres de continuer leur route, ce qu’ils firent, disparaissant dans l’une des ruelles. Les mauvaises surprises dans les magasins créeront des soucis, puisque ceux-ci sont connectés dans les ruelles, et pourront finir encerclés, mais il avait confiance en eux. La Nuée fit ce qu’on lui ordonna, après avoir couru dans une direction pour atteindre un canon se trouvant dans une des extrémités de la zone, au nord-est. Sous leurs pieds, les nanorobots créèrent une plateforme solide avec leur simple présence, des légions, pour s’élever du sol. Alvilde dut se concentrer pleinement durant l’ascension avant d’atteindre finalement le toit, sans trop attirer l’attention. Les combats intérieurs faisaient rage, entre des gens de la Griffe et les forces de l’ordre, mais aussi de la Neo-Overwatch, visiblement. Les combats étaient trop violent pour qu'ils puissent se permettre de se distraire, les couloirs et salles jonchés de corps mutilés et de cadavres ensanglantés. Ils finirent par arriver sur le toit.

Un canon antiaérien massif, entouré d’une dizaine de soldats. Aussitôt, l’Ombre décida de rejoindre le toit d’un bond, avant que la Garde Noire ne puisse réagir, et usa de ses capacités martiales. Accélérant trop vite pour l’œil humain, frappant de la paume de sa main un homme qui venait tout juste de le remarquer, réduisant son torse en morceau, avant de prendre son pistolet-mitrailleur pour attirer leur attention, abattant deux hommes. Une autre poussée de sa vitesse pour frapper un autre homme au crâne, un horrible craquement se faisant entendre, avant qu’il n’aille s’abriter derrière un ensemble d’unités d’aérations.

Les Gardes Noires toujours présent sur la plateforme fait de nanobot ouvrirent le feu. Partagés entre la position de l’Ombre et ces nouveaux arrivants, ils durent se séparer le boulot, mais l’effet de surprise était tel qu’un bon nombre d’entre eux avait été éliminer. L’Ombre se chargea de neutraliser le dernier, qui s’était terrer non loin de la DCA, en brisant sa jambe, lui élicitant un cri de douleur.

-Les codes de votre système de sécurité. Donnez-les-moi.

-Jamais !

L’autre jambe fut brisée en réponse et il hurla de douleur.

-Parlez.

Les Gardes Noires se mirent en position, et ils y envoyèrent de deux leurs hommes pour prendre les agents dans l'appartement de revers. Une lutte qui s'avérera difficile pour eux, mais dont l'effet de surprise serait avec eux. Ils jetèrent le peu de grenades fumigènes qu’ils possédaient - l’autre partie étant en possession du groupe dans les ruelles et possédant le restant de la phosphore et des autres explosifs– dans les toits adjacents, pour forcer les tireurs à se déplacer pour avoir une autre position de tir plus appropriée, afin qu’ils se fassent abattre, mais aussi pour bloquer la vue, autant qu’ils le pouvaient, aux tireurs d’élite. Mais encore une fois, une possibilité était présente : l’usage de vision infrarouge parmi les tireurs de précisions. L’Ombre aurait bien voulu utiliser le phosphore blanc, mais il craignait que cela n’embrouille aussi le système de visée de la DCA dont le Garde Noire blessé piratait en ce moment même, avec l’aide d’un virus que les techniciens de la Griffe, dont Sombra, avait participé dans sa création. L’État-major Français avait réussi un beau travail quant à la création de ces firewalls.

La pensée qu’une taupe s’était infiltrée dans les rangs de la Griffe flotta dans l’esprit de l’Ombre Blanche, ce qui aurait pu donner une excellente raison quant aux protections et aux défenses bien placées des forces de l’ordre. Alvilde, pour sa part, avait formé un épais mur de nanorobot autour d’elle et du Garde Noire, afin que celui-ci ait le plus de paix possible pour pouvoir pirater la sécurité. Leurs virus seraient alors moins efficace si informations non-filtrés il y eut lieu.

L’Ombre Blanche, ayant pris abris  derrière un grand mur de béton, s’occupait d’interroger le soldat du GIGN en le torturant, et si l’information obtenue s’avérerait exacte et permettrait d’outrepasser les mesures de sécurités de la DCA plus rapidement, l’information serait rapidement communiquée aux soldats chargés de devoir hacker les autres DCA. Dans le cas contraire, il allait alors falloir tout simplement patienter et résister, le temps que la DCA soit sous leur contrôle. Des difficultés se mettaient en travers de sa route, et il entendit déjà les Gardes Noires ouvrir le feu sur des adversaires non loin de leur position.

Le plan de Moreau vint dans son esprit pendant un instant.

La DCA, une fois hackée, aurait alors une utilisation risquée : entrer les coordonnées de la position de Moreau, en utiliser ses puissants obus pour faire une frappe d’artillerie légère sur sa position, et plus particulièrement, la tourelle dans sa zone. Un plan suicidaire, que l’Ombre devra alors coordonner avec soin et exactitude avec le Corbeau. L’explosion serait conséquente et pourrait détruire non seulement la DCA sur sa position, mais aussi l’unité robotique, ainsi que sa propre personne.

Une balle perdue passa au travers de son muret, un instant surpris, avant de reprendre son interrogatoire forcé, ayant réduit en morceaux l’une des mains de l’agent.

-Parle, ou l’on te fera prisonnier pour t’emmener dans notre QG, fit sombrement le chinois albinos, en plongeant son regard rubis dans celui du GIGN.

Par Chiyou et Zhurong, pensa l’Ombre, donnez-nous du temps, du temps !

Il sentit que le temps manquait, que l'étau allait se refermer lentement, mais sûrement sur lui et son groupe. Il espérait que les conducteurs et les autres Gardes Noires réussiraient dans leur objectif de semer davantage de discorde, et il espérait sincèrement que le Corbeau - trop occupé en prenant couverture du mieux qu'il pouvait - pourrait se débrouiller, le temps que la tourelle se fasse pirater. Trop de variables, trop d'ouvertures, trop de possibilités que l'ennemi le prenne par son propre jeu. Peut-être que dans sa précipitation, il avait causer un sacré problème. Les munitions n'étaient pas illimités et les grenades - pour le peu qu'il y en avait - ne l'étaient pas non plus. Mais leurs ennemis étaient coordonnés, et un bon nombre d'entre eux sortirent pour rejoindre les toits, et les communications radios indiquant la présence d'adversaires se faisait probablement déjà entendre.



'-'/




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Orisa
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Sam 3 Nov - 16:48






Orisa



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「Opération Fer-De-Lance」



Orisa, bien perchée sur son toit, restait à l'affût. Rien ou presque ne lui échappait, en tout cas pour ce qu'il se passait dehors.

Son bouclier allait bientôt lâcher, elle le savait. Ses capteurs lui indiquaient que des affrontements avaient lieu à l'intérieur même de l'immeuble où elle se trouvait, cette position qu'elle tenait était à double tranchant : elle pouvait facilement atteindre plusieurs cibles et permettre de ramener des vaisseaux ennemis vers le canons mais en même temps elle était une cible facile... Les tirs fusaient de partout autour d'elle, elle avait déjà été pas mal effleurée et un tir lui avait transpercé l'épaule manquant de peu sa tête.

Les bruits devenaient de plus en plus fort,quelqu'un approchait du toit, rapidement. Elle se retourna vivement pour faire face à l'accès en laissant un bouclier derrière elle histoire de protéger ses arrières, son arme, rechargée prête à tirer que cela soit humain ou omniaque elle n'aurait pas trop de culpabilité à descendre ceux qui tenterait de prendre sa position, les toits aux alentours menaçaient d'être pris, la Griffe est en surnombre par rapport aux forces de l'ordre, New Overwatch n'étant actuellement pas sa priorité.
La jeune omniaque se permit de lancer une dernière charge à gravitons pour faire s'entrechoquer deux aéronefs, qu'ils soient de la griffe ou de new overwatch, voir des forces de l'ordres sachant que les distinguer n'est pas toujours aussi simple que cela dans le chaos qui règne. Cela reste la première fois qu'elle sort sur un si gros affrontement et ses erreurs sont sûrement très nombreuses.




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ATHENA
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Dim 4 Nov - 16:07


"Alors que le temps passe, les combats s'intensifient un peu plus. Les nouvelles troupes se mettent en place, échangent quelques tirs avec leurs adversaires. A présent, les décisions des protagonistes de chaque camp aura une influence claire sur l'issue de la bataille. Chaque mouvement, chaque blessé ou tué entraînera la roue du destin."

Au cœur de l'Objectif Beta, les choses s'intensifiaient également. Les stratagèmes mis en place par le Corbeau et le déploiement de ses troupes avaient permis une ascension remarquable. Néanmoins, ses troupes et lui même devaient maintenant faire face à de nouvelles menaces, et une résistance bien plus forte que ce qu'il n'avait vu jusqu'à lors. Si un transporteur lourd avait tout de même pu passer les barrages aériens, les troupes fraîchement déployées se trouvaient sous le feu ennemi d'un groupe inconnu, les communications passant de moins en moins au sein des bâtiments, et pour cause: des brouilleurs venaient d'être mis en place, perturbant toutes formes de communications autour des canons.

Continuant son ascension, Effilia se trouvait maintenant presque en haut du bâtiments qu'elle et les Clydes escaladaient. Visiblement, les troupes des forces de l'Ordre rencontrées plus tôt ne les avaient pas poursuivis, mais cela n'était pas vraiment dut à une volonté de coopérer. Le groupe de militaire venait d'être abattu par des troupes de la Griffe, et l'omniaque se rendait également compte d'un détail fâcheux. Le canon au dessus d'elle semblait récemment avoir été "capturé" par le groupuscule criminel. Ou tout du moins ils semblaient en bonne voie pour s'en emparer. Elle allait donc devoir agir vite, auquel cas ce dernier risquait fort de tomber aux prises de l'Ombre blanche, et du Talon.

Au niveau de la position d'Orisa et de Moreau enfin, les troupes des forces de l'Ordre étaient pleinement en avantage face au Corbeau, néanmoins, plusieurs tireurs embusqués sur des toits ou fenêtres adjacentes semblaient gêner les militaires dans leurs échanges de tirs. Les combats s'intensifiaient et la visibilité se réduisait peu à peu alors que l'on arrivait en fin d'après-midi. Et même si elles semblaient avoir perdu leur précédent avantage, les forces de l'ordre demeuraient néanmoins tout aussi dangereuses que les forces de la griffe qui tentaient de parachever leur assaut.

Rapport de Force au sein de l'Objectif Beta:





Prochaine résolution le:
Lundi 12 Novembre





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Edward / Effilia
Recrue
Jeu 8 Nov - 8:02

Ed’ ? Comment ça se passe, pour le reste des troupes ?
La gynoïde eut le déplaisir de ne pas recevoir une réponse immédiate ... En général, c’était mauvais signe. Mal. N.O. n’est pas en trop mauvaise posture, mais ici les forces de l’ordre se font progressivement ... Attends.
Si vous possédez des protections respiratoires et thermiques, n’hésitez pas, c’est le moment de les mettre ! L’ennemi utilise du phosphore blanc !

... Des armes illégales ... Que c’est surprenant. Commandant ? Qu’est-ce qu’on doit craindre, des frappes aériennes, des grenades lancées par les fantassins ?
De ce que j’ai vu, des humvees parcourent la zone et tirent au lance-grenades. Si vous êtes au niveau des toits, vous devriez être saufs ! Je coupe la communication ici, bonne chance !

L’androïde lâcha un juron. Pouvait-elle courir à travers des terrains enflammés ? Sans trop de mal ... Mais du phosphore, c’était plus que désagréable, même pour elle ... Les Clydes, en revanche, devaient tenir le choc sans trop de difficultés, étant-donné leur conception ... Comme Ed’ le disait souvent. « Faits pour aller au front dans le pire des champs de bataille les plus sales du globe ». Tu vois quelque chose de ta fenêtre ?
De ma ... Attends.


Depuis un peu plus tôt, l’androïde se concentrait sur ce qui se passait au-dessus d’elle, utilisant la résonnance audio – et la cacophonie produite par les DCA – pour se faire une image assez précise ... Il semblait y avoir un certain nombre de membres de la griffe sur le toit, et dangereusement proches du canon. Ainsi que ... Des formes qu’elle n’identifiait pas. Vu le manque de coup de feu, il n’y avait en revanche probablement plus personne des forces de l’ordre. Cependant, à la requête de son créateur, elle s’approcha de la fenêtre au bout du couloir qui donnait sur la rue, et l’ouvrit en grand. Un champ de bataille. Des ruines. Un morceau d’aéronef qui avait brûlé tout un pan de façade avant de s’écraser au pied de l’immeuble d’en face. Le son des combats au loin. Et ... Et un bruit de moteur. Un moteur de véhicule militaire. Qui entra dans son champ visuel quelques secondes plus tard, à peine. Elle ne transmit aucune info, sachant très bien qu’Edward s’était relié à ses yeux ... Mais ce qu’elle entendit lui glaça le sang.

Je pense qu’il est temps de leur faire goûter leur propre médecine.

Environ 7 étages plus bas, un Clyde percuta la vitre d’une fenêtre, sortant dans une pluie de verre dans la rue. Chutant des deux étages qui le séparaient du trottoir, il percuta le bitume en roulant, se retrouvant face au humvee qui lui fonçait dessus. Bien sûr, à l’intérieur, un homme de la griffe en place passager voulu lui tirer dessus, et passa son torse par la fenêtre pour chercher à l’aligner avec un fusil d’assaut. Il chercha cependant à tirer trop vite : le temps qu’il aurait pu passer à viser fut perdu à tirer au-dessus, et à essayer de compenser un recul qui faussait systématiquement la trajectoire des balles. Non pas qu’Edward faisait une cible facile non plus : il s’était tout de suite jeté sur le côté, sur le trottoir ... Et en avait « arraché » une plaque d’égouts circulaire. Faisant deux tours sur lui-même en la tenant à bout de bras pour lui donner de l’élan ... Il finit par la lâcher avec force, le geste projetant l’objet d’une vingtaine de kilos comme un frisbee. Le conducteur du humvee eut le temps de tourner son volant ... Mais pas de changer la trajectoire de son véhicule. Le pare-brise était, et c’était logique, capable d’encaisser des balles de petit calibre sans trop de mal. Mais pas –ce- genre de projectile, et encore moins à la vitesse relative à laquelle il allait. Du point de vue du clyde ? La vitre se fractura en laissant passer le disque de métal, et « quelque-chose » derrière teinta l’habitacle de rouge, tandis que la voiture continuait sur la lancée de feu son conducteur, et prenait un virage trop sec pour la vitesse à laquelle elle allait. Basculant sur le flanc, la voiture se mit à faire des tonneaux qui éjectèrent au moins un occupant de l’habitacle, ainsi que du matériel ... Edward mit aussitôt les « muscles » artificiels de son Clyde en action, le déplaçant vivement pour éviter qu’il ne se trouve sur la trajectoire du véhicule, transformé en projectile mortel d’entre deux et trois tonnes.

Par un miracle inexplicable – ou en réalité, parfaitement explicable : la personne qui s’était chargé du transport des grenades à phosphore avait prit les précautions qui s’imposaient – le véhicule et sa cargaison de mort n’explosèrent pas, continuant de « rouler » sur plusieurs mètres avant de s’immobiliser, sur le toit. Une caisse s’était fracturée en percutant un mur non loin, mais n’avait pas libéré son contenu ... Et l’homme qui était passé par la fenêtre, le tireur de plus tôt, termina sa course en s’écrasant sur le bitume, laissant en guise de derniers mots une flaque écarlate des plus répugnantes lorsqu’on observait les « morceaux » qui se trouvaient dedans. Le robot s’en détourna cependant bien vite, s’approchant de la caisse et en arracha une des parois fragilisées, exposant son contenu à l’air libre. Par chance, un des lance-grenades similaire à un Milkor MGL avait survécu, de même que la plupart des munitions. Prenant l’arme et l’ouvrant, le clyde chargea 3 grenades, avant de se tourner vers le humvee ... Puis la façade de l’immeuble.

Je vais avoir besoin que tu joues les relais d’escalade Effi.
Tu viens de nous sortir un plan dangereux et pouvant potentiellement tuer tout le monde ?
Je vais incendier le toit. Puis virer l’incendie avec une autre explosion.

Quoi ?!

Le fait qu’elle ait répondu en communication ou à voix haute ne changeait rien, puisqu’un Clyde se trouvait juste à côté d’elle, relayant déjà ses paroles. Se tournant d’ailleurs vers lui, elle leva les mains avec les paumes vers le ciel, semblant exiger une explication un peu plus claire ... Se débarrasser d’une voiture, d’accord, mais mettre le feu au toit entier ? Et comment comptait-il éteindre les flammes ? Avec un tir de la DCA qu’ils n’avaient même pas encore piraté ? Si la griffe n’avait pas encore mis la main dessus, d’ailleurs ... Ceci étant, quelque chose la coupa dans sa réflexion et lui fit plisser les yeux. Un extincteur. Il avait trouvé un extincteur ... et était en train d’y scotcher une grenade. Il l’avait probablement « emprunté » à un des membres de la griffe ou des militaires rencontrés plus tôt.

Qu’est-ce que ça va être que ce plan foireux encore ...
Dans la rue, « Edward » se penchait, ramassant l’arme de poing de l’homme qui avait été éjecté du véhicule. Il en vérifia la chambre, la pointa devant lui ... Et tira sur un des pneus du véhicule, le faisant exploser. Encore 11 balles. Je vais avoir besoin que tu t’accroches à la façade du bâtiment, et laisses pendre tes câbles pour tracter le Clyde qui se trouve actuellement dans la rue. Il va falloir le lancer assez haut pour qu’il dépasse le toit de bien 3 ou 4 mètres, puis le rattraper lorsqu’il retombera. Si possible, le faire passer par la fenêtre par laquelle tu sortira. Ensuite, il faudra que tu lances l’extincteur sur le toit.
Je ne sais pas exactement ce que tu vas faire ... Mais je ne suis pas rassurée.
Mettant un pied sur le rebord de la fenêtre, l’androïde ancra les griffes qui sortaient de ses pieds dans la paroi, puis fit de même avec le 2nd pied. De quoi soutenir son poids si elle restait fixe ... Pas trop longtemps ceci dit, elle n’avait pas très confiance en l’ancienneté de ce mur.
Si ça peut te rassurer, moi non plus.

Tendant ses bras vers le trottoir, la gynoïde laissa les « treuils » qu’elle avait dans les avant-bras, si on pouvait les appeler ainsi, déployer leurs quarantaines de mètres de câbles. Bien sûr, ils n’avaient pas besoin d’une telle longueur, aussi s’arrêta-t-elle au niveau du premier étage à peu près. Courant vers la paroi, le Clyde qui se trouvait dans la rue se servit des griffes sur ses propres pieds pour gravir verticalement la paroi sur quelques mètres avant de se saisir des câbles. Les accrochant dans son dos, il plaça correctement le lance grenade dans une de ses mains, le pistolet dans l’autre ... Et tira une grenade sur le Humvee alors qu’il était tracté vers le haut. L’effet fut presque instantané : le véhicule explosa, emportant ses potentiels survivants et sa cargaison dans une explosion blanchâtre qui se répandit rapidement dans la rue. Cette dernière était déserte ... Mais pas besoin que qui que ce soit ait l’occasion de passer par là et réutiliser ce genre de munitions par la suite.

Soupirant alors que l’air chaud lui percutait le visage, Effilia se concentra sur ce qu’elle faisait, à savoir catapulter son « grand frère » au-dessus d’elle ... Elle eut le plaisir de voir Edward intervenir au milieu de ses calculs, lui expliquant l’option qu’il préférait adopter pour cette manœuvre des plus acrobatiques. Quelques instants plus tard, vérifiant une nouvelle fois qu’elle était bien ancrée, elle se prépara, lançant un compte à rebours dans sa tête que son créateur pouvait voir. Lorsqu’il se termina, elle se mit brusquement à enrouler les câbles, tractant le clyde sans trop de peine le long de la surface. Ce dernier courait sur les murs, aidant du mieux qu’il pouvait, et participant grandement à sa propre accélération. Lorsqu’il atteint le niveau adéquat, il « bondit » brusquement, et se servit du fait qu’il était toujours retenu par les filins de fibre de verre et de carbone pour décrire un arc de cercle dans les airs, dont la trajectoire fut quand même perturbée : jouant de ses treuils, Effilia fit en sorte que son ascension reste à la fois contrôlée, et plus verticale qu’autre chose. Il la dépassa sans mal, et continua de s’élever, la gynoïde déployant cette fois ses câbles librement et sans le retenir. Parcourant la distance assez courte qui le séparait encore du toit, il le dépassa sans mal ... Et fit basculer sa concentration sur tout autre chose.

Malgré sa préférence évidente pour les haches, Clyde (sous-entendu : l’IA qui coo-pilotait les corps des clydes) était programmé pour pouvoir manier avec efficacité une petite douzaine de types d’armes à feu différentes, incluant entre autres pistolets et fusils d’assaut classiques. Ses programmes d’analyse ne mettaient en général pas plus de quelques centièmes de seconde à détecter la forme d’un corps humain lambda, et encore moins à le classifier comme allié ou ennemi, quand bien même les forces de l’ordre aussi bien que les membres de la griffe portaient ici majoritairement du noir. Les cibles se tenant debout et portant des armes à feu étaient bien entendu ciblées en priorité. Et le programme pour aligner la mire d’une arme à feu avec une cible, peu importe la position de l’arme par-rapport aux détecteurs optiques du robot, avait prouvé son efficacité à bien des reprises au cours des années. En clair ? Moins d’une demi-seconde après que le corps du Clyde ait dépassé le toit, et alors qu’Edward cherchait encore à analyser ce qu’il voyait devant lui, le programme tueur qui coo-pilotait « son corps » était déjà prêt à aligner chacun des gardes noirs présents dans son champs de vision, qu’il surlignait en rouge pour l’indiquer clairement. Laissant d’une pensée sa liberté de pensée au programme, le jeune russe regarda la main de sa création presser la détente à 7 ou 8 reprises, les balles touchant à chaque fois leur cible. Mortellement ? Pas exactement, le but n’était pas là. Mieux valait s’assurer de blesser tout le monde, plutôt que de consommer trop de temps à s’assurer que chaque cible était morte avant de passer à la suivante ... Ce n’était pas un jeu vidéo, une blessure par balle n’était pas un simple bobo trivial que les ennemis ignoreraient sans difficulté. A moins que la balle n’atteigne une zone couverte par un gilet pare-balle ou une autre protection du genre, mais l’impact en lui-même était assez déstabilisant comme ça.

Le fait que ces tirs fassent sûrement partiellement sauter la protection énergétique qui entourait chacun des gardes était un pur hasard, auquel Edward ne s’était pas spécialement attendu. Son but premier, à vrai dire ... était d’essayer de tuer un maximum de monde – avant – l’utilisation des grenades. Un geste de pitié, en somme. Une pitié hasardeuse, en soit cruelle ... et de courte durée. Estimant rapidement le point où une grenade incendiaire ferait le plus de dégâts possible aux soldats encore vivants qu’il percevait, le scientifique, par l’intermédiaire de son robot, tira sa première cartouche. Elle percuta le sol du bâtiment et détonna avec un bruit des plus satisfaisants. Normalement, il aurait cherché le second point névralgique et en aurait juste rajouté une couche, histoire de ... Mais le nuage noir qu’il percevait autour de la DCA était des plus inquiétants. Des nano-robots ? Il n’avait encore jamais vu cette technologie, mais l’idée que quelqu’un contrôle des insectes par la pensée était la seule alternative – qu’il estimait un peu ridicule – qu’il voyait. Dans tous les cas, c’était une gêne, ce qui en fit également aussitôt une cible. Une cible sur laquelle le lance grenade tira sa dernière munition, peu avant que le Clyde ne repasse sous le niveau du toit. Les coups de feu qu’il entendit à ce moment-là ne lui firent ni chaud ni froid ... En partie parce qu’il ne savait pas qu’ils provenaient de l’intérieur de l’immeuble, et de l’étage où se trouvait – plus ou moins – Effilia.

Elle-même était saine et sauve, sur la paroi externe du bâtiment. Les deux Clydes, à l’intérieur, en revanche ... montaient la garde pour s’assurer que personne, des autorités ou de la griffe, ne vienne la prendre pour cible. L’un portait l’extincteur. L’autre se tenait aux aguets, haches sorties, et programme comportemental changé : désormais, il frappait pour tuer. Etait-ce « indispensable » ? Non, mais clairement préférable. Il perçu, alors qu’une première explosion secouait le plafond au-dessus, deux formes de vie qui débarquaient du couloir menant aux escaliers. L’androïde ne se demanda pas s’ils venaient du toit, s’ils avaient un but particulier, pourquoi ils étaient deux ou quoi que ce soit de ce genre. Il perçu juste deux cibles qui entraient dans le périmètre qu’il avait pour tâche de défendre. La réaction fut immédiate : il leur fonça dessus. La réaction des soldats, dès qu’il fut clairement dans leur champ de vision, fut professionnelle et des plus prompts : ils ouvrirent le feu sans hésiter. S’il s’était agi d’un homme, leur attaque l’aurait sans le moindre doute abattu bien avant qu’il ne couvre la distance qui les séparait. D’ailleurs, dire que le Clyde traversa les tirs « sans dommages » n’aurait pu être plus faux : malgré les plaques d’alliage métalliques qui ornaient son corps, une de ses épaulières sauta, et le moteur qu’elle protégea reçu de sévères dégâts, rendant un de ses membres supérieurs totalement inutile. Le « visage » de l’androïde se cribla également rapidement d’impacts, de même que de nombreux points de son torse : certains des muscles synthétiques de ses jambes, plus éraflés que réellement percés, ne tardèrent cependant pas à laisser s’échapper des quantités non négligeables du fluide qu’ils contenaient. Mais ce n’était pas assez.

Le premier garde n’eut pas le temps de se reculer ou de placer correctement, comme il y avait pensé, son fusil au-dessus de lui pour se protéger. Une hache s’abattit sur son arme puis crâne, fendant casque, visière et os frontal pour s’enfoncer profondément dans sa tête et en partie dans son cou. Ne cherchant même pas à la retirer, l’androïde lâcha l’arme blanche pour saisir le canon du fusil de l’autre garde juste à côté, la détournant vers le plafond malgré la tentative du garde de l’en empêcher. L’homme avait probablement passé une vie entière à s’entraîner, à développer ses aptitudes et ses sens, à se faire augmenter physiquement et mentalement, tout cela dans le but de devenir un soldat d’exception. Mais la machine face à lui avait été pensée, développée, fabriquée et améliorer pour une seule chose. Tuer. Et ce n’était pas un bras amorphe qui allait l’en empêcher. Le soldat, voyant qu’il ne pourrait plus abaisser son arme pour tirer, tenta de mettre un coup de crosse dans le visage du Clyde : ce dernier l’encaissa mais vacilla à peine … puis riposta d’un coup de genoux dans celui de l’homme face à lui. La genouillère éclata, et vu le cri produit par le soldat, ce qu’elle protégeait également. Il n’eut cependant pas le temps de le faire bien longtemps : dépliant les doigts pour avoir la main à plat, il s’en servit littéralement comme d’une lame et la plongea dans la gorge du soldat. La zone, moins protégée que le reste de son corps, offrit une résistance médiocre, si bien que les doigts métalliques ressortirent dans la nuque du soldat une brève seconde, avant que l’androïde n’extraie son bras avec autant de violence qu’il l’avait fait rentrer, envoyant une gerbe de sang sur le mur. Lorsqu’Edward en reprit le contrôle, quelques instants plus tard, il soupira … Clairement, ça n’allait pas redorer le blason de New Overwatch. Mais dans la situation présente, avaient-ils vraiment le choix ? Et puis, autant cesser de jouer les ingénus … Les Clydes étaient des machines de guerre, pas des baby-sitters blindés. Il savait à quoi s’attendre.

Tout se passe bien à l’intérieur ?
ça pourrait être pire. On va rejoindre le toit dans un instant, balances l’extincteur.


Soupirant, l’androïde hocha la tête, alors qu’elle saisissait à travers la fenêtre la bombe artisanale qu’on lui avait passée. Avec surprise, elle remarqua qu'il n'y avait non plus un, mais trois extincteurs d'environ 5 kg chacun attachés autour de la grenade ... Heureusement, cette dernière restait des plus accessibles. Remontant le mur de quelques mètres, elle tira la goupille, et lança la bombe improvisée avec force, avant de redescendre autant qu’elle le pouvait. Le son des deux explosions se mélangea étrangement, faisant une nouvelle fois trembler la surface de l’immeuble ... Elle perçu très nettement, se découpant sans mal sur le gris sombre du ciel en guerre, un éclat rouge vif de métal qui se déplaçait ... beaucoup trop vite. Ce genre d’éclat pouvait probablement arracher le torse de quelqu’un. Ce ne fut cependant pas la seule chose désagréable projetée par l’extincteur : les restes de phosphores furent eux aussi éjectés de la surface du toit, soufflant probablement temporairement la majeure partie des incendies, mais provoquant également une fine pluie incendiaire : l'immense majorité des particules de phosphores répandues sur la surface du toit venaient d'être balayées, de même que leur effet destructeur. Par réflexe, la gynoïde se replia du mieux qu’elle put sur elle-même en se couvrant de sa cape. L’action eut un effet relativement efficace, mais elle dû moins d’une ou deux secondes plus tard la secouer vivement pour la débarrasser de ce qu’elle avait récupéré et gardé sur elle. Le « tissus » pare-balle résistait assez à la chaleur pour qu’elle ne s’inquiète pas d’une exposition courte, mais elle ne tenait pas à tenter le diable non plus : elle voyait déjà des trous de mauvaise augure se former dans les fibres ultra résistantes. Presque aussitôt, Edward l’informa que les clydes montaient immédiatement, et qu’elle ferait bien de faire de même.

Option 1 :
 

Option 2 :
 
note:
 
note 2:
 





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Orisa


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Orisa
The Guardian Omnic
Sam 10 Nov - 11:50






Orisa



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「Opération Fer-De-Lance」



Les forces de l’ordres s’attendaient bien aux coups bas, mais rien ne les avait préparés à l’usage d’armes interdites, pourtant il fallait s’en douter n’est-ce pas ? Des grenades au phosphores…Un véritable crime de guerre se passait et les cris de douleurs des premiers touchés fusaient déjà dans l’air déjà emplis des tirs de chaque côté.
Les militaires tentaient de fuir les nuages de gaz meurtriers, certains y arrivaient mais dans des lieux clos si étroits les pertes étaient tout de même nombreuses, malgré les masques à gaz que certains avaient. Ça n’empêchait pas les brûlures.

Les soldats sur les toits essayaient de tenir leurs positions malgré qu’ils soient plus nombreux que ceux de la Griffe c’était…Compliqué, un canon déjà était en train de tomber aux mains des ennemis. Le choix fut rapidement fait et un petit groupe de survivants se replia vers Orisa pour profiter du bouclier de l’omniaque, faisant d’eux une cible facile et en même temps au moins un canon de presque imprenable, ou en tout cas compliqué à prendre.
Ils se mirent à tirer en rafale sur la Griffe essayant d’en faire tomber un maximum. Les aéronefs tentaient de passer leur descendre des munitions sans se faire prendre dans les conflits aériens.

La jeune omniaque continuait de tirer et de ramener les vaisseaux ennemis vers les canons mais la vue commençait à devenir plus mauvaise avec la fin du jour et les fumées des incendies et autres qui montaient en continue. Elle calculait en temps réel les possibilités et leurs chances de survie. Elle se devait de protéger les humains mais cette situation l’embarrassait, elle ne pouvait pas sauver tout le monde, c’était bien impossible il y’avais déjà des morts en grands nombre.
Orisa remarqua la scène se passant sur un autre toit encore entier, l'un des rares d'ailleurs dans ce champs limite apocalyptique. Des omniaque venaient de monter pour se retrouver sur un toit avec des soldats de la Griffe mais l'omniaque n'arrivait pas à discerner clairement la scène son attention était de toutes façons portée sur autre chose.




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Kristopher Moreau


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Lunette de confort normal. Il possède une armure légère sous son manteau noire, assez épaisse pour le protéger efficacement d'armes de faible puissance ou de coup de couteau. Un pistolet lourd avec une capacité de chargeur de dix balles. Il possède un œil cybernétique capable de déterminer avec une grande précision la destination des balles ou projectiles allant vers lui, activable pendant une quinzaine de seconde.

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Kristopher Moreau
Le corbeau
Dim 11 Nov - 7:40

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And for the time being...
La guerre avait l’habitude de revêtir plusieurs formes. Souvent passive, comme l’avait été la Guerre Froide, la ou les espions et les codes de réceptions radios et électriques remplaçaient les tanks, les sous-marins et les aéronefs. Et maintenant, Moreau usait d’une autre forme de guerre. La guerre psychologique. Une guerre dévastatrice qui causait la terreur et le désespoir chez l’ennemi, quelque chose qui avait été brillamment utilisée par le corbeau qui avait arboré un sourire inhumain en ignorant pleinement les victimes collatérales qui seront causées durant l’action de celle-ci. C’était un combat bien dégueulasse avec des méthodes bien dégueulasses pour des gens dégueulasses, monstrueux, tout simplement et sombrement amusant alors que la mort semait son chemin. Comment menait-il une telle guerre, demanderait les plus curieux.

L’État-Major Français s’était montré d’une efficacité redoutable dans ce combat. Mais il y avait bien une chose qui ne changera point, qui ne changera jamais durant le cours de cette bataille. C’était là l’éventualité d’une attaque aux gaz et aux armes chimiques, qui en marqueraient encore Paris pendant des semaines tant la fumée dégagée par le phosphore blanc était d’une toxicité assurée. L’était tout autant l’énormissime chaleur qu’elle en dégageait, et, peu importait la tenue que l’on portait, elle passerait au travers, brûlant le tissu de n’importe quelle personne n’y étant pas préparée. Et les Français ne s’y étaient pas préparés, justement.

Le facteur psychologique était terrifiant. Quelle frayeur sans nom vivaient présentement les soldats du GIGN, de l’armée et les policiers alors qu’ils voyaient leurs amis brûler, leur peau fondre et se couvrir de cloque, et non seulement fondaient-ils, mais ils avaient du mal à respirer, puisque le fait de respirer était tout simplement absurde et grotesque, sans le bon masque pour s’en protéger, et encore faudrait-il la tenue pour cela, et les tenues dans le genre ne feraient que retarder l’inévitable combustion de leurs corps, puisque des dépôts chimiques s'y incrustaient.

Quelle malheureuse chose que de ne pas avoir apporté de telles protections, n’est-ce pas ? Autant pour la Neo-Overwatch que le reste de ces misérables insectes.

Ce n’était donc pas une surprise que les hommes de la Griffe, qui pouvait bénéficier d'une zone occupés par la phosphore, taillait bien leur chemin au travers d’eux comme un couteau chauffé plantée dans du beurre.

Le Corbeau s’était chargé de bien équiper l’armure de ses propres hommes ainsi que les troupes du Talon de casques avec filtres qui purifierait tout gaz contenant une toxine ou dangereuse pour l’homme, mais aussi de la pellicule holographique intégrée dans l’armure de leurs hommes. Donc, pour se protéger du phosphore, mais aussi des autres toxines, il faudrait mettre l’armure complète d’un agent du Talon, et se changer en plein combat était tout simplement idiot et dangereux. Un plan efficace, surtout que la vitrine présente dans le casque de ses hommes garderaient une propreté intacte, alors que le phosphore causait des incendies, des flammes, rongeant et mordant au travers du béton, du métal, tout en causant de sacrés problèmes aux tireurs d’élite Français qui étaient dotés d’une vision thermique pour pouvoir tirer au travers du gaz, et l’était davantage pour tout homme n’étant pas doté du casque du Talon, équipés d’une technologie pour permettre de mieux y voir.

Le phosphore n’était aucunement facile à éteindre. Elle brûlerait au contact de l’air et continuerait tant qu’il y aurait de l’oxygène et pouvait atteindre des centaines de degrés Celsius, voire un ou deux milliers, puisque certaines composantes de la grenade étaient volatiles et d’une intensité conséquente, mais pas illimitée. Des dépôts de phosphores blancs s’agglutinaient partout dans chaque matériau lors de l’explosion, et tant que les dépôts seraient présents, ils continueraient de brûler, de sorte qu’en brûlant la chair, elle était souvent capable de brûler jusqu’à l’os sans s’arrêter. Les muqueuses, comme les yeux, les poumons, les lèvres, en souffraient beaucoup aussi, puisque le gaz pouvait transformer tout liquide en élément chimique acide nocif pour l’homme, les fluides pulmonaires tout comme les larmes, et plus encore, connue sous le nom d’acide phosphorique.

Pour faire court, une fournaise infernale inarrêtable, sauf par elle-même, créer par Satan, dotée d’éléments chimiques nocifs, mais aussi de moyens efficaces pour neutraliser les ennemis, mais aussi leurs compagnons voulant y voir. Une véritable terreur s’emparait chez les ennemis du Talon, qui ne pouvait s’en protéger, n’ayant prévu le coup, et visiblement, le temps de faire venir de l’équipement adéquat et d’en équiper des hommes étaient beaucoup trop long pour l’utiliser. Qui plus est, cela forçait aussi les hommes du Talon de mieux combattre, de ne pas user que du nombre, comme facteur de motivation. Une seule balle et une vie étaient perdues dans d’horribles souffrances si jamais elle se trouvait en zone dangereuse. Zone dangereuse qui s’élargissait au fil du temps, et qui devait motiver des troupes ennemies pour davantage évacuer des civils pris dans la zone que de véritablement combattre, probablement.

En guérir serait d’une atroce difficulté, et si un shrapnel contenant des dépôts de phosphore se trouvait dans l’intérieur d’une peau humaine, elle pouvait fondre la peau de l’individu jusqu’à en atteindre l’os. Il était d’ailleurs possible que si quelqu’un en avait été contact, et qu’elle aurait pu atteindre la mâchoire sans pour autant entrer dans les poumons, que les os de la mâchoire puissent se désintégrer au fil du temps en raison de la chimie nocive du gaz. Le système nerveux en était également affecté, et pouvait causer une porte de motricité pour ceux ayant été hospitaliser à temps, alors que des blessures causées par du phosphore en devenaient infecter, et pouvait même empirer au fil du temps, ce qui prouverait un véritable problème aux médecins plus tard pour chacun des camps, mais plus notamment en raison de la toxicité qui se retrouvera dans l’air, les matériaux, les lieux.

Les conducteurs avaient été remarquables, ayant décidé de faire le contour de toute la zone en Humvees tout en vidant leurs grenades au phosphore et leurs fumigènes dans des zones à forte présence d’ennemis récalcitrants de quitter leurs positions, facilitant ainsi le passage pour les hommes du Corbeau, leur permettant de rapidement rejoindre des toits ou de prendre des positions défensives stratégiques pour pouvoir mieux se défendre, le phosphore faisant amplement son travail, tandis que les fumigènes étaient jetés de sorte à ce que les chemins les plus susceptibles d’être pris par des ennemis soient obscurcis par la fumée, tout en laissant le temps aux tireurs du Talon de vider leurs chargeurs sur les possibles arrivants. De sorte que plusieurs hommes rejoignirent des positions stratégiques proches des canons et tentaient alors une percée, tandis que d’autres hommes prirent les armes des tireurs d’élite qu’ils avaient abattus en chemin pour débuter une opération de nettoyage d’hostiles et de sécurisation des lieux. L’un d’eux était sûr qu’en rentrant au Talon, il serait décoré par le Corbeau en personne.

Mais tout prenait fin, alors que sa vie avait été éteinte dans une route par un étrange personnage ayant exécuté une belle embuscade sur son groupe. Le peu de grenades au phosphore blanc qui restait et les quelques fumigènes prirent fin quand ils furent explosés par les hostiles en question.

Heureusement que le second véhicule, contenant trois des six hommes, qui s’étaient séparés en deux groupes de trois et avait pris leur propre véhicule, continuait son chemin de destruction et de désolation sur son chemin, aidant comme ils le pouvaient les troupes de la Griffe dans leur usage du lance-grenade et de la tourelle présente dans le véhicule pour éliminer les hostiles, et il était probable que les barricades de policiers et de militaires, au nord-est et ouest en hauteurs se fassent démanteler par ces armes chimiques.

Des quinze hommes de l’Ombre Blanche, sept l’avaient suivi sur le toit, et les huit autres étaient déjà en train de bien avancer parmi les lieux détenus par des ennemis en usant des ruelles, puisqu’eux aussi étaient dotés des grenades aux phosphores, les dernières de leur unité, mais aussi d’autres grenades contenant des toxines diverses sous-forme de gaz qu’ils utiliseraient avec joie sur les ennemis dans leur chemin.

Ces huit autres étaient d'ailleurs maintenant bien éloigner de la zone de l'Ombre Blanche et taillaient leur chemin avec facilité. Une coordination redoutable.

Aucunement illimités, mais en possédant assez pour pouvoir créer une gêne importante chez l'ennemi.

*

Le Corbeau était dans une mauvaise position de combat. Cernés de partout, n’ayant que pour couvertures ces énormes unités de ventilations et d’électricités, tandis que des balles de plombs faisaient leurs bouts de chemin dans son sillage, accroupit et tentant de trouver une ouverture pour s’élancer vers ses ennemis. Chose difficile d’ailleurs, alors qu’il tentait de hurler dans son communicateur que les choses n’allaient pas dans sa zone. Des mots hachés qui, dans le communicateur de Phoenix, n’avaient pas de sens, mais le ton urgent du Corbeau en disait long. Mais le regard de l’agent en question était fixé sur l’ordinateur hautement avancé au niveau de la technologie qui se trouvait accroché sur son poignet.

La carte de la zone y était affichée, et il voyait une première zone devenir sombre. Cela ne signifiait qu’une seule chose : de cette zone avait été installer des brouilleurs pour la communication et vu le peu de dégât qu’il avait pris, il était donc sécuritaire d’écarter la thèse que son communicateur était endommagé. L’agent Phoenix retourna son regard sur la rue devant lui et appuya de nouveau sur la détente de son fusil d’assaut lourd. Une salve de balles suffit pour abattre des agents de l’ordre. La Garde Noire tenait bien leurs positions, et ils résistaient malgré tout aux attaques diverses. La troupe ayant débarqué pour ensuite subir des salves de l’OR15 avaient été récupérés et guéris avec le gel-médical, pour ceux ayant survécus du moins. Une autre troupe venant d’un transporteur lourd ayant réussi à se poser avait fait leur apparition.

Avec les quinze Gardes Noires encore vivants, couplé avec la moitié des survivants de l’attaque de l’OR15 qui représentait une dizaine d’hommes, couplés avec l’unité ayant été déposer au sol, Phoenix disposait donc d’environ quarante-cinq hommes sous sa botte. Il savait diriger. L’agent ne pouvait que compter sur leur aide pour l’instant, et ils se défendaient plutôt bien. Mais un cauchemar arriva bientôt.

-AUX ABRIS, UN BLINDÉ !

Phoenix fit des signes de la main. Les hommes n’hésitèrent pas, alors qu’un blindé transporteur de troupe d’une grande taille venait de faire son apparition au bout de la rue ou il était, dotés d’un canon et d’un lance-missiles pouvant projeter des projectiles qui se séparaient en plusieurs autres petit projectiles pour couvrir une large zone. Le canon tira un premier coup et trois hommes périrent dans l’explosion, n’ayant pas eu le temps de se protéger. Phoenix n’eut d’autre choix que de se lever, emportant sa mitrailleuse lourde avec lui... et fit signe, en silence, a un des Gardes Noirs lourd de lâcher une grenade Thermite en direction du blindé, ce que le subordonné fit avec son lance-grenade, tout cela en donnant un aussi au subordonné du Corbeau. L’explosion créant alors une grande source de chaleur devant le blindé, qui brouillait sa vue. Néanmoins, elle était dotée aussi de mitrailleuses qu’elle n’hésita pas pour utiliser pour aveuglément tirer sur le chemin devant lui.

Phoenix courut d’abris en abris, alors que la grenade Thermite, qui n’entamait pas le blindage épais du véhicule, faisait office d’écran de protection. L’énorme chaleur ferait mal aux yeux censés surveiller le véhicule, et il n’était donc pas surprenant que le véhicule usait de son arsenal pour combler cette lacune. Phoenix usa de son avantage pour longer la rue sur le côté droit, même si, à plusieurs reprises, une balle l’aurait fauché. Sans cérémonie, cependant, Phoenix fit une roulade vers l’avant pour éviter de justesse une rafale avant de bondir d’une couverture pour rejoindre le blindé. Sa mitrailleuse lourde en main, alors que son arme était sur son dos, une sorte de semi-automatique dotée de munitions blindés, l’agent Phoenix dégoupilla la grenade Thermite, la balança en direction de la porte arrière du blindé et, pendant que l’explosif était en l’air, tira un coup dans sa direction. L’explosif éclata et l’agent Phoenix dut s’aplatir sur le ventre, alors qu’une intense et épaisse fumée et de flamme faisait chauffer la porte arrière.

Porte arrière qui dut s’ouvrir, car la fumée allait les étouffer. L’agent ouvrit le feu sur les prochains qui voulurent sortir, des militaires tombant au sol, troués par les munitions de leurs propres armes. Phoenix jeta son arme vide au sol pour sortir celle qui lui avait été attribuée lors de la mission, s’avançant finalement vers le blindé. Un coup. Deux coups. Trois coups. Les balles atteignaient leurs cibles sans soucis et ceux étant trop proches goûtait au poing puissant de l’agent Phoenix, qui fracassait des os. Mais il en gardait deux en vie. Le conducteur et son copilote, tous deux blessés. En vie, mais blessé. Ils furent tirés hors du véhicule d’une couleur blanche portant l’insigne des forces spéciales présentes dans les lieux, alors que tous les hommes ayant été recueillis par l’agent Phoenix le rejoignirent.

-Que faisons-nous d’eux ? Fit un Garde Noire, observant son chef tout en rechargeant son arme.

L’agent en question leur montra son poignet, dont l’ordinateur indiquait la zone la plus sombre des environs. L’ordinateur de poignet attribué aux Gardes Noires avec des fonctions plus avancés et pouvaient vérifier l’état des signaux environnants, puisqu’ils étaient liés aux autres ordinateurs dont les membres du Talons en possédaient. Puis, il pointa les hommes fait prisonnier.

-Tu penses qu’ils savent ce qu’il se passe ?

Le subordonné du Corbeau acquiesça. Le Garde Noire qui avait été son interlocuteur observa leurs prisonniers, avant qu’il ne s’avance pour leur faire face, observant ceux-ci de haut.

-10 secondes pour parler et nous révéler les canaux de vos communications radio. Maintenant.

-Jamais, sale chien de la Griffe !


La réplique du soldat n’eut qu’un seul résultat : une série de coups de crosse sur le visage du partenaire de l'homme ayant parler. Même en tombant au sol, se tenant le visage ensanglanté, devant son ami qui était maintenant maintenu solidement par des agents de la Griffe, le Garde Noire ne s’arrêtait pas. Le visage avait bientôt l’aspect d’un steak saignant et en bouillit, ne cessant de donner des coups. Finalement, le co-pilote parla.

-Arrêtez ! Je vous en prie !

-Les canaux et leurs codes !

-Je... Les codes sont 1-0-4-1-5-7-1,32, et la liste des canaux se trouve dans le blindé ! Nous étions censés vous arrêtez et empêcher votre progression ici !

-Je vois. Merci de ta coopération.

Le Garde Noire allait lever son arme pour l’abattre, mais l’agent Phoenix posa une main sur le canon de son fusil, et dit non d’un mouvement de tête. Satisfaisant la curiosité et la stupéfaction des hommes ici présent, il leur pointa du doigt l’intérieur du blindé qui ne pouvait contenir qu’une dizaine d’hommes comme passagers. Le Garde Noire comprit qu’il les garderait comme prisonniers. Phoenix observa le reste de la troupe. Il ne choisit qu’un nombre sélect de soldats de la Griffe, mais aucun Garde Noire, donc huit troupes des unités normales de l’organisation. L’ordre de Phoenix, par geste, fut clair : ceux-ci devaient rejoindre le Corbeau qui était en mauvaise posture sur le toit en entrant par le même bâtiment que lui, vidés de la présence des militaires et forces de l’ordre en raison du phosphore blanc ayant été utilisés, dont les effets s'étaient considérablement amoindries - toujours dans ce bâtiment seulement – mais qui laissait toujours une épaisse fumée blanche chaude pouvant gêner les visions infrarouges. Cela et la chaleur, les toxines présentes dans l'air, etc.

-Compris. Au combat, messieurs !

Le Garde Noire emporta avec lui le reste de sa grande troupe, tandis que Phoenix s’installait comme conducteur dans le blindé avec le reste de sa petite unité et de leurs prisonniers. Le blessé au visage ensanglanté reprenait d’ailleurs un peu de couleur et ses plaies se refermaient lentement, ayant usé du gel-médical sur lui. Mais ils ne pouvaient tenter grand-chose, car faits prisonniers et dépouillés de tout équipement présent sur eux. Phoenix pianota sur une commande électronique dotée d’une technologie avancée. Ce qu’il fit aider le Corbeau dans son combat. Un seul missile fut envoyé dans les airs dans sa position, qui se détacha en plusieurs petits missiles qui vinrent exploser les militaires ayant pris refuge sur le toit aux alentours de l’unité OR15, tout en faisant attention de ne pas toucher le canon de la DCA. Une explosion de ce genre pourrait résulter en une déflagration surpuissante qui causerait plus d'un soucis.

Sans accorder plus d’importance, sachant qu’ils toucheraient leur cible, Phoenix démarra et fut aider de son copilote, alors que le blindé rejoignait avec une vitesse surprenante la première zone qui avait subi les effets des brouilleurs. Les communications ne passant pas, il ne pouvait que compteur sur la débrouillardise de leurs hommes.

Cependant, les quatre Gardes Noires sur les toits étaient équipés de fusils avec lunettes ajustable et pouvait donc s’occuper des tireurs d’élite postés aux environs, tout en gardant un œil sur le Corbeau et la progression des troupes au sol qui venait d’entrer dans le bâtiment par lequel le Corbeau avait entré pour atteindre le toit où se trouvait le canon. Trente-sept hommes qui rejoindraient le toit, dont nombre d’entre eux était équipé de puissants fusils d’assaut et de mitrailleuses lourdes. Certains apportaient même avec une sorte de tourelle déployable dans leur dos.
                                                   
*

Les communications étaient brouillées, et il était probable que la puissance des brouilleurs, qui avaient agi en si peu de temps, était trop grande pour permettre en une communication continue. Le Corbeau pesta. C’était un souci qu’il faudra régler en solitaire alors. Les quelques fois où il osait sortir, le Corbeau devait de nouveau se mettre aux abris. Une véritable pluie de plomb qu’il aurait du mal à esquiver. Mais la providence le sauva, visiblement. En jetant un coup d’œil, il aperçut des missiles de petites tailles s’étant séparés d’un plus gros missile pour couvrir une plus large zone. De nombreuses petites explosions aux alentours du toit où il se trouvait, emportant plusieurs agents des forces de l’ordre avec eux, sans pour autant créer d’énormes trous dans le sol, au mieux, des cratères. Les lieux étaient choisis pour la résistance de leurs fondations.

L’opportunité se présenta dans le chaos qui s’ensuivit. N’ayant pas conscience de l’avancée de ses hommes qui grimpaient l’escalier de service tout près de lui, il bondit hors de son abri dans les airs, littéralement, en usant de ses capacités surhumaines, pour observer un instant les lieux depuis les cieux. L’unité 0R15 était solide, mais il avait une idée. Roulant au sol pour se rattraper avec fluidité avant de se relever, abattant un homme du GIGN et un policier ayant tenté de le tuer, avant de s’élancer dans la direction de l’unité robotique. Bien qu’il ne vît rien en raison de l’épaisse fumée causée par les explosions, il avait une excellente idée de la localisation de l’unité OR15 et la trouva. Usant de sa force et de sa vitesse humaine pour se projeter dans sa direction, un sourire maladif aux lèvres.

Ayant pris l’unité robotique au dépourvu, il finit par basculer avec elle hors du toit après un plaquage d’une violence sans pareille. La chute fut douloureuse, le Corbeau roulant au sol plusieurs fois, sur le bitume, l’air sonné et la vision un peu brouiller. Haletant, toussotant, observant aux alentours, l’air hagard. Une idée dangereuse qui éloignerait l’unité en question de la tourelle ainsi, et qui l’empêcherait de visiblement l'hacker. Mais s’il pouvait empêcher des tirs de DCA de faire davantage de victime ainsi, ce serait mieux. Il aperçut l’éclat métallique de l’unité de combat OR15, et dut se mettre aux abris tout en ayant tiré quelques coups de son pistolet lourd dans sa direction. Son blindage pouvait probablement résister contre le calibre de son arme, mais ce serait au moins attiré son attention sur le danger qu’il représentait, lui, le Corbeau. Ce serait un combat ardu pour lui, mais rien d’insurmontable.

En hauteur, entretemps, les Gardes Noires et le reste des troupes du Talon venait de faire leur entrée. L’un d’eux, d’ailleurs, fit exploser l’escalier de service et son entrée pour en bloquer la sortie, de sorte qu’aucun ne voudrait tenter d’entrer par là.

-Ou est le Corbeau ?! Hurla l’un des Gardes en rejoignant la DCA.

-Il est dans la rue ! Répondit un autre soldat du Talon. Avec le tas de ferraille !

-Laissez-le, il pourra se débrouiller. Notre mission est de pirater cette DCA et de donner une chance aux hommes dans nos transporteurs d’arriver pour occuper les lieux. Ne l’aidez que s’il est en danger de mort, nous devons donner une priorité absolue au piratage.

Les défenses furent rapidement mises en place, tout en abattant des survivants. Les tourelles portatives furent installées dans des positions stratégiques, de sorte que les tireurs embusqués en hauteur aux alentours, mais qu’aussi ceux se trouvant sur les autres toits subissent un feu nourri. Dix Gardes Noires se tinrent autour de la tourelle, alors que le dernier qui n’était pas avec eux – les quatre autres se tenant dans un toit faisant face au bâtiment auquel ils étaient, un brin plus grand, se chargeait de pirater la tourelle. Son ordinateur, accroché au poignet, fut branché à celui de la DCA et le virus de Sombra, dont le développement avait été d’un grand secret avec l’aide des spécialistes de la guerre cybernétique du Talon, s’infiltra dans le système de la DCA en question pour pirater l’engin de guerre.

Ils subissaient un feu nourri, mais qui allait probablement faiblir bientôt. Les grenades au phosphore lancé par les hommes dans les ruelles, mais aussi par ceux ayant conduit les Humvees avaient fait un bon travail. Il ne restait plus qu'un seul véhicule contenant les grenades et les hommes possédant le phosphore en marche.

*

Mais alors que la position du Corbeau avait été plus rapide de possession, celle de l’Ombre Blanche subirait bientôt un revers qui s’avérera décisif pour ce petit groupe.

-Cette fois-ci, ce sera votre bras si jamais vous ne parlez pas...

-Le code... Le code est Bonaparte, un tiret, puis ajouter les coordonnées du canon !

L’Ombre Blanche assomma l’homme du GIGN, un technicien visiblement vu le véritable appareillage technologique sur lui, pour ensuite ouvrir le sac de l’homme. L’Ombre Blanche était posté derrière un mur en forme de L non loin de l’entrée de service, et près de lui se trouvait une simple génératrice d’assez grande taille, mais trouée de balles perdus. L’Ombre s’avança hors de son abri pour faire glisser un portable qu’il avait trouvé dans le sac de l’homme en direction de la Nuée qui protégeait toujours de ses nanorobots le Garde Noire blessé charger de pirater la DCA. S’il ne pouvait se montrer utile aux armes, qu’il se montre utile dans ce poste, au vu de sa blessure.

-Ouvrez l’ordinateur, décryptez les fichiers pour découvrir les éventuels plans et informations de valeurs situés dans sa base de données. Elle est protégée de plusieurs pares-feux.

Le Garde Noire s’exécuta - la Nuée ayant ouvert un espace dans son épais nuage pour laisser passer le portable du technicien du GIGN - en laissant le virus qui s’est infiltré dans le système de la DCA faire son travail, qui prendrait un peu de temps, alors qu’il pourra se concentrer sur le piratage de l’ordinateur. Stupide était-il de croire qu'un ordinateur était utiliser. Nous parlons du Talon, une organisation criminelle avec du financement et de l'aide venus des plus brillants esprits qu'ils pouvaient récolter et qui n'hésitaient pas sur la moralité de leurs expériences.

Ouvrant un panneau de configuration électronique liée en l'ordinateur intégrée de la DCA, le Garde Noire blessé y inséra un étrange appareil qu'il laissa en suspens contre un espace, de la forme d'une clé USB mais d'allure plus épaisse. Des filins semblaient venir de l'intérieur de l'appareil en question, pour venir s'accrocher en divers point sur des composantes électroniques toute liées a l'ordinateur centrale de la DCA, débutant alors un piratage violent et brutal. Le panneau fut refermé, donnant l'illusion que l'ordinateur dont le Garde Noire jouait avec en ce moment était leur véritable appareil de piratage.

Le virus avaient été conçus en un temps record par Sombra et le département de la guerre cybernétique du Talon tout en ayant reçu une surveillance accrue, de sorte qu'aucun scientifique n'avait quitter leur zone du département, hormis Sombra, et l'existence du virus en question avait été révélée le jour même de l'opération. Chaque Garde Noire en possédait une copie dans leur brassard électronique, et des agents spécifiques du Talon en possédait aussi, charger du piratage d'une DCA, et chaque Garde Noire et agent du Talon qui était spécifié dans cette tache avait un autre appareil de rechange sur eux.

Les fumigènes lancer sur les toits adjacents faisaient effet, ils forçaient les hommes à se déplacer pour prendre une meilleure position de tir, mais se faisaient abattre. L’Ombre Blanche – ainsi que tout le monde – avait remarqué le soudain trouble dans leurs communicateurs. Des brouilleurs, avaient pensé l’Ombre Blanche, donc impossible de pouvoir communiquer convenablement dans cette situation. L’armée française devait donc en profiter, et la Neo-Overwatch devait probablement en subir aussi les conséquences.

Une soudaine explosion attira son attention. Alors qu’il s’était approché de nouveau de son abris – il avait eu en tête l’idée de continuer sa petite fouille -, il vit en contrebas une explosion de fumée blanche, et la carcasse d’une Humvee... L’Ombre Blanche fut alarmé. Quelqu’un avait fait exploser les fumigènes et grenades aux phosphores. L’Ombre Blanche usa de son communicateur pour avertir les Gardes Noires et la Nuée sous son égide de ce qui venait de se passer.

-Préparez une recharge de vos boucliers, un des véhicules ayant usé de nos explosifs chimiques est en flamme, en contrebas.

Les Gardes Noires obéirent aux commandes données par l’Ombre Blanche, tout en prenant couverture dans des abris, armes parées. Cinq Gardes Noires, dont deux qui furent envoyés en contrebas pour s’occuper des agents de la loi de revers, pour mieux prendre d’assaut le toit et laisser ceux-ci la possibilité d’en envahir la surface. Mais l’explosion en contrebas inquiétait l’Ombre Blanche, qui se disait qu’une telle explosion ne pouvait se produire ainsi. Le phosphore brûlait vite et brûlait bien, mais ne pouvait forcément exploser un véhicule. Il n’avait donc qu’une seule thèse : quelqu’un avait usé d’explosif sur le véhicule, et ce quelqu’un était proche. Beaucoup trop proche.

Sa théorie se confirma. Une soudaine série de détonations venant d’une arme, proche de leur position, venait de sonner. L’Ombre Blanche sortit de sa cachette pour observer la scène, les yeux écarquillés pendant un instant.

La Nuée, protégée de ses insectes, n’avait pas subi de dégâts venant de la part des armes, puisque protégée par un épais nuage de ses insectes, mais elle en devint plus prudente, recouvrant sa propre personne d’une couche épaisse de nanorobots, qui, couplés avec la pellicule holographique, ferait office de seconde protection. Le regard de l’Étranger se promena aux alentours. Sur les cinq présents sur le toit, un seul d’entre eux avait son bouclier énergétique, étrange champ de force utile contre le phosphore et autre, désactivés en raison de la puissance du calibre et de la surprise de la soudaine attaque.

Il vit une forme synthétique dans les airs usés d’un lance-grenade et d’une autre arme dans les airs. L’Ombre voulut prévenir la Nuée, mais celle-ci subit une explosion, et une partie du toit se retrouva pris dans le phosphore blanc. Mais ce n’était pas comme une explosion que l’on utilisait avec des grenades normales. Elle éclatait, mais le shrapnel faisait surtout la majorité du travail. Le Garde Noire sans protection holographique, en revanche, fut achevé par l’un des survivants d’une balle bien placée, laissant alors son équipement brûler sur place.

Ainsi donc, alors que la Nuée était protégée par son essaim nanorobotiques, elle fut expulsée vers l’arrière. Elle était étourdie, vivante, consciente, mais encore vivante. Le shrapnel avait été dévié par son essaim qui protégeait son corps, et le Garde Noire blessé qui de garder un œil sur le piratage de la DCA fut aussi protégés par miracle par l’épais essaim de nanorobots, et l’essaim en question était maintenant au sol.

Pour faire bonne mesure, l’Ombre Blanche appliqua le gel médical, pour refermer les éventuelles blessures tout en donnant une dose de stimulant, ce qui la réveillerait plus vite. L’Ombre Blanche, cependant, finit par bondir, la Nuée dans ses bras, en direction d’une couverture pour éviter une autre explosion. Le phosphore précédemment utilisé fut repoussé avec une bombe improvisée, faite d’extincteurs, de sorte qu’une partie de la zone du toit restait plus ou moins épargnés par les flammes causées par les grenades utilisées avec un lance-grenade. Il se dit que la Nuée était chanceuse d’avoir un masque respiratoire, tout comme l’Ombre, intégral mais doté d’une vitre intégrale.

L’Ombre Blanche fit sortir ses nanolames qui avaient l’apparence de petite dague dont leurs lames avaient la couleur de l’ébène, ajustant chacune d’entre elles entre ses doigts de chacune de ses mains, activant les explosifs au sein de la garde de chacune d’entre elles. Petite, mais concentrée. Les lames se formaient depuis l’intérieur de la garde et la technologie faisait en sorte qu’elles pouvaient augmenter leur longueur comme leur épaisseur, sans pour autant pouvoir former des épées.

Un des Gardes Noires, en voyant l’étrange synthétique d’allure menaçante arriver sur le toit, ouvrit le feu, et tentât toujours de l’abattre, mais fut malheureusement neutraliser de la manière la plus brutale qui soit. Le choc des poings métalliques venait visiblement de briser ses os avant que la hache ne vienne l’achever. L’Ombre Blanche observa la Nuée et tous deux émirent un plan d’un accord tacite.

Les autres synthétiques ayant rejoint la gynoïde sur le toit était ranger au même niveau de danger que celle-ci, bien que la gynoïde était visiblement plus dangereuse vu son apparence différente et plus avancée des autres Clydes. Le coup de feu dans le crâne de l’un d’eux n’avait fait que confirmer ses craintes, puisqu’elle tenait encore debout malgré le trou fumant qui s’y trouvait. L’Ombre Blanche réagit, alors que l’un d’eux s’était avancé en direction du poste de DCA pour le pirater. C’était le moment. Il ne leur restait maintenant plus que deux Gardes Noires en vie, et cela suffirait amplement pour la Nuée de s’enfuir avec eux en usant de ses nanorobots.

Sortant de sa couverture, il projeta ses nanolames sur chacun des Clydes et d’Effilia avec une vitesse étonnante pour le scientifique. Le temps de réaction fut, sans conteste, rapide, mais rien d’insurmontable pour l’Ombre Blanche. Si le Corbeau en personne, personnalité redoutable au Talon alors que l’organisation comptait des gens de talent et des monstres, les avaient choisis, c’était pour plusieurs raisons. Leur formidable capacité d’adaptation, leur intelligence, leur savoir-faire et leur créativité. Un trio mortel, et même en solitaire, restait des adversaires effroyables.

Le blindage des Clyde était solide. Mais répartis surtout pour protéger les composantes se trouvant au torse. De ce fait, alors que les Clydes coupaient sans véritable souci les lames, tout et un chacun fut surpris des puissantes explosions des lames lancées quand elles furent tranchés et happés par leurs armes.

Il allait sans dire, d'ailleurs, que le Clyde charger du piratage avait maintenant son appareillage cybernétique pour le piratage endommagé vu la puissance des explosions et leur intensité, ou tout du moins, avait-il été troubler de sorte qu'il ne puisse acheminer son oeuvre ou même le débuter.

Au vu des petites, mais puissantes, explosions, l'Ombre Blanche ne serait aucunement surpris de voir que les bras comme les mains des Clydes seraient endommagés, probablement même de manière graves et sérieuses, tout en les dépossédant de leurs armes vu l'impact et la surprise.

Pour garder des bras aussi amovibles et rapides au point d’en couper des balles, le blindage était plus léger dans ces sections. La ou certains perdraient avec de grandes chances des mains ou leurs lames, endommager, il était sûr d’assurer que des bras pouvaient se perdre, et non seulement cela, mais ils étaient déséquilibrés par la force de l’explosion. Aussi solides soient-ils, les composantes électroniques restaient fragiles, et pouvait donc, d'ailleurs, possiblement dérégler leurs fonctionnements, et une explosion restait une explosion.

Ce fut un temps précieux pour la Nuée, qui avait déployé un autre essaim épais pour s’entourer elle et les deux Gardes Noires – qui avaient pris l’occasion offerte pour abattre l’un des Clyde blessés avec leurs munitions dans son torse – de s’envoler hors du toit et en une hauteur respectable. L’Ombre Blanche, lui, avait d’autres plans.

Encore une fois, il envoya d’autres nanolames, mais aux pieds des Clydes, les déséquilibrant de nouveau avec la force des explosions, avant d’effectuer un prodigieux bond dans les airs, avec une rapidité et une force phénoménale. Et ce qui s’ensuivit fut tout autant phénoménale.

La DCA était dotée de deux canons pouvant envoyer des projectiles avec une vitesse conséquente, mais aussi des obus et des balles d’un calibre lourd qui avaient d’avantage l’apparence des mortiers utilisés. Sur un coin de l’appareil, non loin des canons, se trouvaient un trou pour la projection d’obus explosif sur les transporteurs lourds de la Griffe qui étaient dotés d’épais blindages et de puissant bouclier.

L’Ombre Blanche avait longuement maîtriser ses lames et s’étaient entraînés autant au combat qu’au lancer, et il était sans dire un excellent combattant tout comme un excellent lanceur de lames. Ce fut donc sans soucis qu’il finit par projeter ses lames dans le trou qui projetaient les obus au moment où celui-ci s’ouvrit pour envoyer une salve d’explosifs sur un appareil qui volait non loin. Les lames finirent par exploser au sein de l’espace ouvert, et alors, détruisit la DCA de ce toit en question.

Il allait sans dire que, vu l’apparence et la taille de la DCA, l’explosion s’en fut assez forte pour provoquer une puissante onde de choc. Mais l’Ombre Blanche dut se rattraper d’un rouler-bouler dans un toit, assez éloigner de la position des Clydes, non loin des deux Gardes Noires qui s’appliquaient du gel-médical pour leurs blessures, tout en étant surveillés par la Nuée, qui était sur ses gardes.

L’Ombre Blanche était rassuré, d’un côté. Non seulement les étranges unités robotiques étaient probablement hors d’état de nuire – un espoir qu’il pouvait entretenir, puisque des blindages, aussi résistants soient-ils, ne pouvaient pas forcément résister en une onde de choc si près ainsi que des shrapnels chauds. Mais le temps de réaction était tel qu’il y avait toujours une chance que les Clydes s’en sortent, pas indemne, mais quand même - mais le canon ne serait pas alors pris aux mains de l’ennemi, et l’onde de choc ne pouvait vraisemblablement pas endommager les canons environnants. La taille de celles-ci avait forcé les autorités de les placer stratégiquement sur les toits environnants pour ne pas qu’elles soient trop proche, divisés les forces ennemies, etc.

Une possibilité était de considérer que le bâtiment auquel se trouvait la DCA qui avait exploser venait aussi de s'effondrer, emportant avec eux les étranges envahisseurs mais aussi les cadavres des soldats de la Griffe et des forces de l'ordre. L'image de ces unités de combat restaient cependant dans son esprit : ils coupaient les balles, et leurs temps de réaction leur aurait probablement sauver la vie.

L'explosion, l'onde de chocs, débris et shrapnels chauffés à blanc devaient alors probablement avoir faucher un ou plusieurs d'entre eux. Mais ils avaient eu le temps de fuir, probablement. Certainement pas en étant intact, cela dit, vu la proximite de l'onde de choc et de l'explosion. Le fait était aussi qu'il y avait encore des militaires aux alentours, qui défendaient comme ils le pouvaient leurs positions, de tout intrus, bien que pris de toute part.

Leur solidité était sans conteste, mais il avait eu la chance de la faire exploser, en quelque sorte, de l’intérieur, concernant cette DCA. Essayer de la faire exploser avec de simples lance-roquettes ou des lance-grenades serait donc difficile, ardu. L’Ombre Blanche observa aux alentours. Le soleil avait pris une teinte orangée-rouge et il aperçut avec satisfaction que des immeubles et des buildings venaient d’être conquis par les forces du Talon. Aidés du phosphore, visiblement. Une idée brillante du Corbeau d’utiliser une arme de guerre interdite dans son genre, qui pouvait faire mal.

Certaines des DCA avaient maintenant qu'une mince ligne de défense, qu'était leurs toits, alors que des agents de la Griffe envahissait en hordes les lieux pour abattre les derniers occupant pour ensuite débuter, quand les hostiles seront éliminés, une phase de défense et de piratage des canons antiaériens avec le virus de Sombra.

-Un autre canon se trouve non loin. Faisons vite, des unités du Talon s’y sont déjà dépêchés. Gardes Noires, préparez vos dispositifs de piratage et votre brassard électronique.

Une belle soirée s’annonçait, le désespoir s’installait déjà...

*

Entre-temps, le blindé de transport qui avait été capturer par Phoenix continuait son chemin en direction de la zone ou les premières communications avaient fait défaut, et plus il s'en rapprochait, plus la qualité des voix dans son communicateur était atroce. Il fit signe aux hommes du Talon en fond puis en direction des prisonniers avec des gestes compréhensibles. Un homme du Talon pointa son fusil a pompe en direction de l'un d'eux, puis montra du doigt une radio que portait l'un d'eux. Ils n'étaient pas attachés, mais peu importait cela, puisqu'au moindre geste suspect, ils seraient tout deux abattus. Le prisonnier qui n'avait pas été battu déglutit, sortit sa radio puis prit un ton convainquant, ou le plus possible, tout du moins.

-Ici unité Tango-Foxtrot, nous avons des soucis de communication, je répète, nous avons des soucis de communication, veuillez envoyer un technicien pour procéder aux réparations de notre radio dans le blindé... Je répète, envoyez un technicien vers notre position pour un réparateur... Il est possible que le brouilleur nous affecte par inadvertance

Le copilote surveilla donc les canaux de radio ennemis qui se trouvaient dans leur position, de sorte qu'il pourrait aussi localiser leurs positions en cas de réponse et avoir une meilleure idée de la direction qu'il faudrait prendre.

POUR ORISA:
 

'-'/




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ATHENA
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Lun 12 Nov - 15:48


"La nuit commence à poindre sur Paris. Et alors que le chaos se répand dans la cité, les combats ne font que continuer. La nuit apportera-t-elle les réponses attendus par tous les protagonistes? Ou bien sera-t-elle vecteur de mort et de désolation?"

QG des forces de l'Ordre, juste après l'utilisation du phosphore blanc...

"Envoyez le K.R.A.K.E.N."

Les ordres du lieutenant-colonel avaient été clairs, dès les premiers rapports d'utilisation de phosphore blanc par l'ennemi. Pour le français, les choses étaient maintenant parfaitement légitimes. L'ennemi voulait jouer, sale, alors ils joueraient sale. Depuis son QG mobile, le gradé organisait les défenses des troupes françaises, assisté par ses seconds depuis déjà plusieurs heures, et alors que la nuit tombait petit à petit, il ne ressentait pourtant aucune fatigue. Au contraire, une nouvelle détermination pointait dans son esprit. La raison même de l'opération.

Le phosphore blanc était une véritable plaie, en plus d'être affreuse dans son utilisation, les gaz demeuraient toxiques si on les respiraient sans protection. Cependant, là où les couloirs de divers bâtiments demeuraient mortels, les rues et les toits quand à eux étaient devenus de nouveau respirables. La toxicité contenue dans des grenades n'égalait pas celle d'un bombardement aérien. De ce fait, la plupart du gaz s'envolait à présent dans les nuages, formant des précipitations dut au mélange chimique. Pour ce qui était des couloirs, et ce malgré les systèmes anti incendies s'étant déclenchés, il demeurait pénible, voir mortel, de progresser parmi la fumée.

Le K.R.A.K.E.N., qui était une des pièces cachées des français et jamais connu jusqu'à ce jour, était un outil que Bonvarot ne comptait pas utiliser aussi tôt, mais force était de constater que la menace que représentait la Griffe était bien plus présente que ce qu'on aurait pu imaginer. Néanmoins, les criminels devaient à présent prendre un détail en compte. Le temps passant ne les aidait pas. Au contraire, là où le champ de bataille pouvait potentiellement être à leur avantage, ils devaient faire face à un pays. Dont les ressources semblaient à présent tournées vers eux. LE K.R.A.K.E.N. n'était pas une machine, ou quelque chose d'unique, mais un groupe d'intervention. Plus exactement, il s'agissait d'un des meilleurs groupes d'intervention sous les ordres du gouvernement européen. Chaque lettre faisait référence directe au prénom de ses membres, et leur déploiement n'était pas anodin. Ils n'étaient pas là pour défendre un objectif, mais bel et bien pour tuer.

*
*  *

Si la stratégie de Pheonix pour détourner un transporteur s'était avéré être une idée relativement brillante, le reste des actions des troupes de la Griffe avait été moins... Réussie. Du côté du Corbeau, sa volonté de plaquer l'OR15 s'était avéré être un échec cuisant. En effet, les OR étaient des omniaques conçus pour la défense de point, et lors de la crise omnium, même les plus grands croisés tels que Reinhardt n'avaient pu emporter un OR14 en pleine charge, alors un humain, certes amélioré... Cependant, le Corbeau avait bel et bien fait tomber avec lui quelque chose, ou plutôt, quelqu'un. Kylian, le premier des membres du K.R.A.K.E.N qui était arrivé en profitant de la fumée, s'était placé en opposition réflexe au dernier moment en voyant le membre de la griffe foncer sur la DCA et l'OR qui la défendait. Tombant avec le gradé de la Griffe, tous deux mirent quelques secondes avant de retrouver pleinement leur esprit. Quelques coups de feu plus tard, le duo opposé se positionnait derrière différents couverts. La chute avait laissé les deux opposants hagards et un peu sonnés, mais tout deux étaient des soldats améliorés, et l'affrontement qui allait s'en suivre allait être hasardeux, pour chacun d'eux. Si abattre son adversaire relevait de la fantaisie, le blesser suffisamment pour pouvoir poursuivre était cependant une option envisageable...
Plus haut, sur le toit que venait de quitter le Corbeau, les troupes fraîchement débarqué de la Griffe reçurent un accueil chaleureux: l'OR15 ouvrit le feu sur eux, les forçant à se mettre à couvert alors qu'ils ignoraient si leur supérieur avait survécu à la chute. De plus, les FOs, galvanisées par l'arrivée soudaine du KRAKEN, et notamment Esmeralda qui se trouvait sur le toit avec eux, redoublaient de violence et de savoir faire, dépassant en maîtrise les criminels de la Griffe. Le combat était loin, très loin d'être gagné pour l'organisation illégale.

Du côté de la DCA qui venait d'être détruite, les choses avaient pris une tournure également délicate. Si les clydes avaient été "balayés" par l'explosion et que certains avaient été blessés, les troupes de la New Overwatch étaient parvenus à se réceptionner sur un toit adjacent à celui du canon. Analysant rapidement la situation, ils durent cependant bondir en arrière, afin d'éviter un détail gênant... Aurelia et Nathan, deux des membres de KRAKEN, se trouvaient face à eux, accompagnés par quelques membres des forces de l'ordre. Plaçant son bouclier devant elle et créant une sorte de champ d'énergie, Aurelia protégeait ses troupes tandis que Nathan empoignait sa lame, prêt à bondir sur les robots de combat. Le choix était clair pour Effilia, combattre ces types, et tenter de prendre un autre canon d'assaut, ou bien battre en retraite afin de trouver un autre chemin, ou retrouver l'ombre blanche, tout en espérant ne pas être suivie.

Pour l'Ombre blanche justement, les choses se compliquèrent également. Alors qu'il s'était réceptionné aux côtés de la nuée et des deux derniers gardes noires, jusqu'à lors miraculeusement épargnés, le champion du corbeau envisageait déjà la suite des événements, se pensant en supériorité. C'est alors qu'un cri strident le tira de sa planification. La nuée, derrière lui, venait de s'effondrer sur le sol tandis qu'un liquide carmin s'échappait du trou béant se trouvant dans son ventre. Les deux gardes noirs ouvrirent le feu comme un seul homme, mais semblèrent ne rien toucher. Quelque chose, ou plutôt quelqu'un, venait de lourdement blesser la femme qui accompagnait l'Ombre blanche. Ordonnant qu'on applique un gel sur elle en urgence, la blessure semblait se refermer avec une extrême lenteur pour le soldat surentraîné, et pour cause, l'importance des dégâts était telle que même pour un gel aussi efficace, il allait falloir patienter plusieurs minutes avant que le trou ne soit complètement soigné. De plus, ils utilisaient la leurs dernières ressources de ce précieux atout, et ne pourraient plus se soigner par la suite. Se préparant au combat, le criminel analysa les environs, à la recherche de ce qui venait de blesser sa partenaire, et un flash lumineux le força à se baisser dans un réflexe éclair. Malheureusement, l'un des gardes n'eut pas ce temps de réaction, et sa tête tomba en contre-bas après avoir roulé quelques instants. Se concentrant, l'Ombre remarqua l'origine du flash. Un soldat, pour lui inconnu mais n'étant autre que Kenny, un autre membre de KRAKEN, rengainait sa lame silencieusement, tandis qu'à ses côtés se trouvait une forme féminine, Rebecca, qui repositionnait son fusil, semblable à une sorte d'arbalète.
Le dernier garde noire en vie, tirant la Nuée derrière un couvert alors que celle-ci marmonnait des choses incompréhensibles sous la douleur, fixait la blessure de cette dernière. Ses nanorobots semblaient vouloir aider à la reconstruction de sa blessure, mais ils semblaient perturbés, comme si un champ magnétique les avaient déréglés. De plus, en observant cette dernière il était évident d'une chose: Elle ne pourrait plus les utiliser de manière aussi efficace jusqu'à recevoir des soins plus avancée et beaucoup de repos. La plupart étant, entre les explosions précédentes, et ce tir, détruits. Elle redevenait donc une "simple" soldat surentraînée, pour le moment. Comme pour Effilia, le choix était simple pour l'Ombre blanche: tenter un affrontement ici, quitte à perdre du temps, ou bien battre en retraite et tenter de trouver un autre chemin.

Finalement, pour ce qui en était des autres DCAs, la position des Forces de l'Ordre tenait pour le moment le choc, malgré les nombreuses pertes essuyées. Cependant, il était évident que si un protagoniste décidait de s'en prendre à eux, la balance changerait grandement. La nuit tombant, les tirs des DCAs se faisaient également moins nombreux, et plus irréguliers. Peut-être était-ce là le calme avant une nouvelle tempête.

/!\ Les membres de KRAKEN sont à considérer comme des joueurs. De ce fait, vous ne serez pas capable de les tuer à ce tour. Cependant, vous pourrez les blesser grièvement / forcer à fuir si vous écrivez logiquement et stratégiquement. Toute action, jugée "grosbill" à la fin du tour de post, sera punie. /!\

Malus distribué ce tour: Kristopher Moreau. Un mp explicatif va être envoyé.

Images descriptives du K.R.A.K.E.N:
- Kylian: https://i.imgur.com/xgEXLMf.png Armes: Paires de pistolets mitrailleurs munitions semi perforantes.
- Rebecca : https://i.imgur.com/goCEchk.jpg Armes: Fustil à accélération magnétique "disrupteur EMP"
- Aurelia: https://i.imgur.com/OS3AaXy.png Armes: Bouclier à écran de protection et lame énergétique.
- Kenny: https://i.imgur.com/D8IRbT5.png Armes: Longue épée énergétique, modèle "style à dégainer" permettant l'envoie d'une "vague" tranchante sur l'ennemi.
- Esmeralda: https://i.imgur.com/cNSJNEj.png Armes: Lance énergétique et pistolet à calibre lourd.
- Nathan: https://i.imgur.com/RTEriV7.png Armes: Double lames de poignets énergétiques.

Rapport de Force au sein de l'Objectif Beta:





Prochaine résolution le:
Lundi 19 Novembre





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Edward / Effilia
Recrue
Ven 16 Nov - 21:32



L’un dans l’autre, Effilia jouait un rôle assez « passif » dans ce conflit. Et pour être tout à fait honnête ? Cela lui convenait. Elle avait déjà tué. Elle savait qu’elle serait amenée à le refaire. Mais malgré ses origines entièrement artificielles, malgré le fait que ce n’était « qu’une machine » ... Elle n’était pas aussi froide, pragmatique et implacable que son créateur. Et ce dernier, via les Clyde, agissait parfois comme un vrai boucher. Il n’avait pas hésité à l’idée de retourner le phosphore blanc contre ses utilisateurs premiers, pas plus qu’il n’hésitait actuellement à faucher les jambes, puis le crâne d’un soldat de ses haches. Les armes à feu qu’employaient ces hommes en noir causaient cependant d’assez important dégâts aux unités cybernétiques, dont même le blindage, prévu pour charger tête baissée des positions défendues par des tourelles et autres, ne parvenait pas à tenir plus de quelques balles. Mais bien rapidement, ce problème perdit des places dans la liste de leurs priorités, alors qu’un autre soldat, bien différent du reste, sortait subitement de son couvert.

Comme dit plus tôt, Effilia était restée passive dans le combat : se tenant un peu à l’écart, elle s’était contentée d’utiliser ses yeux et ses oreilles pour avoir une vision « globale » du champ de bataille, fournissant accessoirement à Ed’ la vue d’ensemble qu’il lui manquait probablement depuis le feu de l’action. C’est ainsi qu’elle n’eut aucun mal à percevoir l’ombre blanche sortir de son couvert et ... avoir des lames de jet entre les doigts ? La réflexion de la gynoïde se déroula par étapes très simples.

Il voulait utiliser des couteaux de lancer.
De même que ses hommes, il disposait d’armes à feu.
Lesdites armes à feu étaient capable, comme c’était le cas pour le pauvre monoplégique, d’aller jusqu’à faire sauter les blindages du bras, voir du torse : leurs dégâts étaient bien assez conséquents en l’état.
Il comptait jeter des lames, et grillait son effet de surprise pour cela.
Les lames étaient forcément bien plus dangereuses que les balles.
Elles ne devaient toucher personne.

La cape de l’androïde, déja grande ouverte de base, fut « soulevée » lorsque tout son corps s’abaissa, alors que ses bras se scindaient et fonçaient à un lieu spécifique de sa ceinture, dans son dos. Elle aussi portait environ une dizaine de couteaux de lancer des plus ordinaires à la ceinture : trois mains à 3 doigts en saisirent 2 chacune, avant que ses membres n’aient de brusques motions pour les dégainer et les lancer. Ses lames partirent un instant après celles de l’ombre, à une vitesse variable selon la cible. Elle en avait lancé 6 pratiquement « à la fois » en utilisant ses 3 bras : le fait qu’il puisse lancer les siennes avec seulement deux attestait clairement de ses capacités (en prime de ses 10 doigts). Les lames de jet et les nano-lames se percutèrent à des distances relativement peu élevées des cibles de ces dernières, mais assez pour ne pas être sans conséquences. Le Clyde dont un des bras avait été paralysé était celui dans la position la plus précaire : le souffle le fit chuter sur le sol. Parmi les deux autres, un vit la nanolame ricocher contre le couteau, et pivoter en l’air en montant quelque peu au lieu d’exploser immédiatement, se rapprochant donc dangereusement. Il eut cependant le temps de se protéger de façon simple : il saisi le garde noir qu’il affrontait – ou plutôt, se servi de la hache qu’il lui avait planté dans le torse comme poignée pour le faire bouger – et le plaça sur la trajectoire des lames, dont la majeure partie de l’explosion servit à achever le pauvre homme.  Les zone les plus proches des flammes furent uniquement la tête de l’androïde, ainsi que son épaule.

Le Clyde qui était placé face à la DCA, lui, n’eut pas besoin de cette mesure préventive pour une raison bien simple. N’étant pas en train de combattre, c’était le seul androïde qui non seulement exploitait à 100% son propre champ perceptif, mais qui se reposait également sur celui des autres. Si Edward n’était bien entendu pas capable de superviser les champs visuels (et auditifs) de 4 individus à la fois, ce n’était en revanche pas un problème pour les IA, qui échangeaient entre elle à une vitesse qu’aucun cerveau, humain ou pas, ne pourrait égaler. En conséquence, ce Clyde précis était déjà au courant pour les lames de jet avant même que l’ombre ne leur ait fait quitter ses doigts. Sa réaction fut encore plus simple que celle d’Effilia. Il n’était certes pas « beaucoup » configuré pour avoir de l’instinct de conservation, mais un projectile lancé manuellement ? Esquive. Avant même qu’Edward – qui venait de brancher la radio à la DCA – n’ait eu le temps de réaliser, les jambes de l’androïde s’étaient déployées, et il avait bondit à presque 3 bons mètres du sol. Son maximum ? Non. Mais c’était largement suffisant à son avis. Et la situation lui donna raison : les lames explosèrent, faisant voler en éclat le panneau de contrôle qu’il était en train de pirater. Dans la mesure où il avait commencé à réagir avant qu’Effilia ne dégaine ses propres lames, elle n’avait pas jugé utile d’en jeter pour lui aussi ... Quant aux lames qui se dirigeaient vers elle, elles avaient été interceptées bien trop en amont pour être un quelconque souci pour elle. Elle tira une grimace en voyant les deux soldats du talon vider leurs chargeurs sur le Clyde à terre, et sentit subitement toute communication de sa part s’éteindre ... Un composant vital avait été touché. Hélas, l’heure n’était pas vraiment à l’expression de ce qu’elle ressentait ...

Je n’ai plus assez de couteaux, il va falloir esquiver la prochaine.

Elle ne reçut même pas d’assentiment de son créateur : tous les androïdes – ou en tout cas, tous ceux qui le pouvaient – bondirent quasi comme un seul homme pour revenir non loin d’elle, échappant aux nouvelles explosions à leurs pieds de justesse. Le bilan n’était pas aussi reluisant qu’il aurait pu sembler malheureusement : maintenant qu’ils étaient justes à côté d’elle, l’androïde pouvait constater les nombreux impacts de balle, certains un peu trop profonds à son goût, sur les corps de ses « frères ». Celui qui n’avait pu que partiellement se protéger d’une explosion avait vu le blindage se noircir sur la moitié du visage ... Et son œil, de ce côté-là, était éteint. Une rapide analyse lui indiqua également qu’un de ses capteurs auditifs avait été grillé par le souffle brûlant de l’explosion. Rendu borgne et à moitié sourd, en somme ... Mais une fois encore, elle ne put rien manifester : l’homme de la griffe, après un bond clairement inhumain, venait de faire sauter le canon de l’intérieur. L’entièreté du toit se mit à émettre des craquements funestes, et les trois androïdes se retournèrent, courant sur environ 5 mètres avant de bondir vers le toit le plus proche. Avec un peu plus d’élan, ils auraient pu être confortables côté trajectoire, mais pendant un instant Edward cru sincèrement qu’ils allaient tomber dans la rue.

Cependant, après un atterrissage quelque peu musclé, cela devint presque une alternative préférable pour les membres de NO, lorsqu’ils percurent groupe d’intervention des forces spéciales, dirigé par un duo ... Atypique. Du côté de la loi ? Ils devaient l’être, au vue de la façon dont les soldats se déployaient derrière le bouclier énergétique. Et pourtant, leur équipement rappelait certains membres hauts en couleur du talon, ou de néo overwatch. Et clairement, ils n’étaient pas là « juste » pour procéder à des arrestations en bonne et due forme ... Cependant, avant qu’un des deux camps n’ait pu faire le moindre mouvement, la gynoïde leva les bras, barrant la route aux Clydes qui se trouvaient à côté d’elle. Littéralement : un des androïde lui rentra dans le bras, mais s’arrêta en s’en rendant compte.

Non non non ! Stop ! Temps mort, s’il vous pl-

Un coup de feu unique interrompit l’androïde en plein milieu de sa phrase. A vrai dire, elle aurait pu saisir une de ses haches et le dévier. Son programme avait lancé les commandes pour le faire. Son esprit les avait bloquées. Elle avait – certes, avec un temps de réflexion infiniment court, mais suffisant pour qu’elle soit sûre de sa décision – regardé le projectile lui foncer dessus. La balle, pas plus de 9mm, lui percuta l’arcade sourcilière, qui craqua de façon sonore en se fendant. Bien entendu, son crâne entier vacilla sous l’impact, mais elle ne bougea pas de sa position. Sa voix se fit juste entendre, affaiblie.

S’il vous plaît ...
Tu vas bien ?

Refermant et rouvrant les diaphragmes qui servaient de « paupières » à ses yeux, les faisant ainsi cligner à plusieurs reprises, elle soupira en se tournant vers le Clyde qui, désormais, avait reporté sa pleine attention sur elle. Elle avait l’impression que l’image sautait légèrement du côté gauche, et que certaines de ses expressions faciales se feraient ...Difficilement, au mieux. La « coque » de son visage était fendue, mais les fibres de verre qui la parcouraient n’étaient pas pour autant brisées : son visage ne tomberait pas en morceaux de si tôt ... En revanche, reprendre des dégâts à la tête était une option des plus déraisonnables, pour peu qu’elle ait le choix. « Aucune matière n’est « pare-balle », lui avait un jour dit Ed, seulement résistante aux balles. Prends soin de ne jamais être dans la ligne de mire de personne. » Il fallait la voir maintenant .. Face à elle, la machine à tuer n’avait qu’un œil de valide, elle pouvait le percevoir d’ici ... Levant doucement une main, elle tâta légèrement sa joue là où elle portait encore des traces de brûlures.

Je vais bien ... Mais on est pas là pour ça. Je ... on est venu prêter assistance aux forces de l’ordre à notre façon, pas les affronter. Ce n’est pas ce qu’on veut et tu le sais.
Ce type le veut.

Elle soupira profondément, alors qu’elle se tournait un peu. Le Clyde pointait sans ambiguïté le soldat sûrement surhumain dont les poignets étaient ornés de lames. A côté de lui, le soldat qui avait tiré plus tôt finissait de ranger son pistolet ... Vu la façon dont il sortait son fusil de son dos, il avait dû être en train d’installer du matériel quand ils avaient débarqués. Pas étonnant qu’il ait plus les nerfs à vif que le reste et la gâchette facile. Il n’en semblait cependant pas fier ... pour ce qui était discernable de son expression. Ce qu’on en voyait, en tout cas. Fermant l’oeil quelques instants pour éviter d’avoir à supporter les sauts d’images qu’il avait régulièrement, elle soupira, se tournant de nouveau vers sa précédente génération.

C’est pas ce que moi je veux, grand frère ... S’il-te-plaît.

Il y eut quelques instants de silence, durant lesquels elle n’eut pas la moindre idée de ce que pensait le scientifique ... Puis, le Clyde face à elle finit par hocher la tête. Et subitement, aussi bien lui que celui derrière elle pivotèrent brusquement, et partirent en sprint. Relevant les yeux et les regardant filer sans comprendre, elle n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit que chacun avait déjà atteint un rebord différent du toit, et sautait dans le vide. En soit, cela ne l’inquiéta pas : elle savait les Clydes parfaitement capable d’escalader – qu’il s’agisse de monter ou descendre – des surfaces de ce genre sans trop de soucis : ils sauteraient sûrement de fenêtre en fenêtre, saisiraient des prises trop petites pour soutenir les doigts d’un humain plus de quelques secondes, voir en créeraient en enfonçant les leurs dans les murs : elle était quasi sûre qu’ils ne tomberaient pas dans le vide ... Et même si, leur structure était d’une résistance très élevée, ils s’en sortiraient sans doute sans trop de dégâts ... En revanche, elle n’avait pas prévu qu’ils partent ainsi, et encore moins qu’ils se séparent. Ceci dit, la stratégie semblait efficace : l’ordre de s’arrêter immédiatement partit des forces de l’ordre, mais sans succès : eux non plus ne semblèrent pas savoir qui poursuivre … Ce qui n’empêcha pas la gynoïde, dès qu’elle entendit un soldat se relever, de pivoter vers lui et de crier.

Ne faites pas un pas de plus !

Il fallait être honnête : elle n’allait probablement pas avoir beaucoup de succès à donner des ordres ainsi … Mais tant qu’elle était présente, elle se refusait à les laisser partir à la poursuite d’un des Clydes.

*     *
*

Le Clyde borgne ne s’encombrait pas de la moindre délicatesse, alors qu’il ralentissait sa chute plantant ses doigts dans un volet de fer, qu’il déchira intégralement, avant de se rattraper à celui en dessous. Se tenant ainsi l’espace d’un instant à peine, il se servit de son oeil unique pour analyser la plus grande surface possible, puis pivota pour enfoncer la fenêtre et passer à travers la vitre. Une chambre d’enfant. Avançant sur quelques mètres, il ouvrit la porte ... Bon, le couloir n’était pas bien long, mais c’était suffisant et la chambre le terminait, au moins. Se rendant à l’autre bout, il se retourna une nouvelle fois ... Puis se mit à courir. Les griffes de ses pieds, voulant réduire au maximum tout dérapage ou glissement qui aurait gaspillé une partie de l’énergie qu’il mettait dans son accélération, s’ancraient littéralement dans le plancher, le déchirant à chacun de ses pas. Ces derniers s’élargirent rapidement, alors qu’il passait le cadre de la porte, bondissait en se recroquevillant sur lui-même ... Et prenait appui sur le rebord de la fenêtre pour bondir.

Traversant le boulevard avec un arc de cercle quasi parfait, il enfonça les griffes de ses mains et pieds dans la pierre lorsqu’il percuta la façade du bâtiment, et se remit à grimper. Sans Effilia pour le treuiller, le processus était plus lent, mais il grimpait tout de même à une vitesse conséquente, retournant en quelques instants à l’altitude qu’il avait quitté un peu plus tôt. Le toit de l’immeuble était non loin d’être en miettes, et il n’y avait pas de trace de l’ombre blanche ou de la nuée ... En revanche, certains cadavres dépassaient encore des décombres. Sans avoir trop besoin de fouiller, il s’empara d’un fusil d’assaut, dont il vérifia le chargeur. La tête des munitions ne laissait aucun doute sur leur capacité de pénétration améliorée. Ré-enclenchant le magasin, il observa un instant d’immobilité. Sans les autres pour jouer les « valeurs étalons », il ne pouvait utiliser sa perception auditive améliorée comme un radar sans que les bruits de son propre corps ne le dérange, s’il se déplaçait ... En l’occurrence, il ne pouvait d’ailleurs plus le faire même en restant immobile : il avait l’équivalent robotique d’un tympan crevé après tout. Il détecta, dans une direction différente de celle dont il provenait, des bruits qui pouvaient probablement être émis par les forces du Talon, et partit presque aussitôt en chasse. A son léger déplaisir, il dût une fois de plus passer d’un toit à l’autre, mais cela importait peu.

De plus, il fallait noter que le son qu’il avait entendu était un cri de douleur ... Et constater, une fois arrivé silencieusement sur place, que c’était les effectifs restants de la griffe qui avaient été attaqués ne fut clairement pas pour déplaire au scientifique. La situation semblait relativement simple : deux autres soldats améliorés, et trois membres de la griffe : une personne quasi à terre mais en train de se régénérer / d’être soignée, un garde noir, et le super-soldat aux lames explosives. Peu importe la manière dont on prenait le problème, la griffe n’était pas en position de force ici. Le robot de combat effectua un rapide check des environs pour s’assurer qu’aucun sniper ne pouvait lui faucher la tête par surprise, puis passa à l’acte. Levant le canon de son fusil, le Clyde tira à trois reprises : chaque balle fit éclater le mur entre 5 et 10 centimètre sur les côtés et au-dessus de la nuée.

Messieurs, votre choix est simple. Capitulez ici et sans résistance, et je ne m’attaquerais pas à cette femme. Faites le moindre geste offensif contre moi ou les forces de l’ordre, et dès que j’aurais vidé les balles restantes de ce chargeur dans sa tête, je m’attaquerais à vous.

Étrangement, il ne spécifiait rien vis-à-vis d’une potentielle fuite : cela ne l’intéressait pas. Intérieurement, Ed’ espérait presque que l’androïde qu’il pilotait serait la cible. Non seulement de cette manière, les forces de l’ordre s’en sortiraient indemnes et auraient parfaitement le temps d’agir de leur côté ... Mais en prime, il voulait savoir si le soldat amélioré était assez confiant en ses capacités pour s’estimer capable d’agir en moins de temps qu’il n’en faudrait à une IA de combat pour presser une détente.

*     *
*

Du côté d’Effilia, seulement quelques secondes s’étaient écoulées depuis qu’elle avait ordonné aux soldats de ne pas poursuivre ses « frères ». Et heureusement pour elle quelque part, un élément tiers attira l’attention de tout le monde sur le toit, et de façon totale. La DCA qu’avait fait exploser l’ombre laissait un « trou » dans le barrage aérien des forces de l’ordre, et désormais, des aéronefs des deux camps, sous peu qu’ils aient réussi à atteindre ce point relativement central, pouvaient glisser sous l’altitude pour laquelle étaient paramétrés les canons. Et justement ... Un des petits transporteurs de troupes de la griffe venait de débarquer, surplombant le toit où se trouvaient les forces de l’ordre et Effi de quelques mètres à peine. A cause de cette faible différence, la DCA située derrière les deux membres du K.R.A.K.E.N. ne pouvait pivoter assez bas pour l’abattre. Le véhicule, en revanche, n’eut aucun mal à ouvrir ses portes latérales, et une escouade de soldats réguliers de la griffe fit aussitôt ce à quoi on pouvait s’attendre de leur part : ouvrir le feu sans distinction, et tirer pour tuer.

La gynoïde ne fut dans un premier temps que modérément incommodée par la griffe : sa position à l’écart et sa cape, dissimulant tout son armement, l’avaient visiblement désignée comme cible secondaire voir tertiaire. Cela changea rapidement pourtant lorsque, brisant le goudron sous ses pieds d’un coup de poing, elle en saisit un éclat volumineux, et le lança avec une précision plus que satisfaisante dans le casque d’un des criminels. Presque aussitôt, deux fusils se tournèrent vers elle, lui tirant un sourire. Dans ces conditions ? Elle n’eut aucun mal à dégainer et faire voltiger ses haches, qui se mirent à trancher l’acier avec une efficacité quasi parfaite : les fragments de balle, délestés en poids et en vitesse, et partant totalement en vrille, n’occasionnaient quasiment aucun dégât supplémentaire au vêtement qu’elle portait. Cette modification de la répartition de la puissance de feu de la griffe permit aux forces de l’ordre de répliquer convenablement, une série de tirs en rafale ajustés partant dans l’habitacle de l’aéronef, qui se remit rapidement en mouvement. Pas assez vite cependant : une hache, lancée avec force et pivotant rapidement, vint manquer de peu l’officier du talon pour se planter dans la paroi interne avec un bruit de déchirement de métal atroce. Si le projectile en lui-même choqua les hommes et femmes présents, ce fut un détail particulier qui leur fit comprendre que le vrai danger était à venir. Un câble. Un câble créé avec un genre particulier de fibre de verre, un matériel a la fois assez souple et fin pour s’enrouler ... Et assez solide pour supporter jusqu’à presque 300 kilos. Bien assez pour permettre à une certaine androïde, un instant plus tard, de se tracter à bord avec aisance, débarquant dans le véhicule aérien en provoquant un concert de cris et de nouveaux coups de feu.

Le « nettoyage » de la partie centrale de l’aéronef fut d’une aisance mitigée. Non pas qu’il était très difficile pour l’androïde de combattre dans un espace clôt, mais on parlait tout de même d’une contre 5, dont certains qui n’avaient pas la bonne idée de ne pas tirer dans toutes les directions. Heureusement, cette initiative quelque peu paniquée – qui lui fractura au passage le revêtement d’une jambe en 3 points, là où elle se fit toucher – lui neutralisa un adversaire sans qu’elle n’ait rien à faire. Quelqu’un tenta de la poignarder dans le torse : elle bloqua l’assaillant au poignet, et fit pivoter sa main à 270° : son adversaire tomba a genoux avec un cri de douleur retentissant. L’homme qui lui avait mitraillé une cuisse vit le revers d’une hache lui perforer la poche de munition droite, le pantalon et la hanche qui se trouvait dessous, tandis que l’individu à côté de lui se prit le retour de l’arme lorsque la gynoïde l’extirpa : sans avoir eu le temps de l’attaquer comme prévu, il vit l’arme blanche lui faire exploser le fusil ... Après être passée à travers un des poignets/une des mains qui le tenait. Les deux derniers, un peu reculés, firent preuve de plus de stratégie : l’un prit la hache à incendie qui se trouvait accrochée à un des murs (à moins qu’elle ne fasse partie de son équipement ? Elle n’avait aucune idée de si ce genre de matériel était réglementaire au talon ou pas) et tenta de lui abattre dessus, alors que le second cherchait à lui mettre un coup d’extincteur (qui, lui, était en revanche définitivement un des composants de l’appareil.)

Elle bloqua la première arme avec une des siennes, et lâcha la seconde hache pour bloquer l’extincteur entre ses doigts. Un humain aurait eu le poignet broyé, et ça n’avait pas été très loin d’être son cas aussi, mais une fois le choc passé, elle pouvait gérer sans trop de risque et sans le laisser récupérer sa grosse bombonne rouge. Avec un claquement, ses deux bras se détachèrent / divisèrent en 4, et les deux paires « libres » déployèrent leurs lames plasmiques. Les deux individus de la griffe n’eurent pas le temps de pousser un cri que la première était amputée de ses deux mains, là où la seconde reçu un très rapide coup d’estoc dans l’épaule. Le gaz à plus de 5000°c ne faisait pas fondre les chaires et les cautérisait encore moins : l’apport énergétique était si intense et brusque que l’eau des cellules se vaporisait quasi aussitôt, donnant l’impression que la chaire « explosait » avec un sifflement là où les lames violettes pénétraient la chaire. Rengainant aussitôt ses lames, elle nota que les nombreux tirs avaient endommagé les mécanisme de la porte de soute, qui ne se refermait plus ... Jetant un coup d’œil, elle nota que les forces de l’ordre n’étaient qu’à un toit de distance. Et en-dessous ? Un immeuble, qu’ils remontaient visiblement dans le sens de la longueur. Ne perdant pas de temps, elle éjecta quasi à coup de pieds tous les membres de la griffe pour les faire chuter 3 ou 4 mètres plus bas. S’approchant du cockpit, elle pressa la commande d’ouverture, et dû aussitôt se reculer pour éviter le tir d’une arme de poing qui lui frôla l’épaule. Produisant l’équivalent d’une profonde inspiration suivie d’un soupire, elle s’appuya à la paroi, les yeux plissés.

Très bien, très bien. Le reste des gusses dans l’appareil ont été débarqués de force, et je résiste à ce genre de calibres, alors de deux choses l’une. Soit vous arrêtez cet appareil en vol stationaire, vous jetez votre flingue et vous descendez vous-même rejoindre vos potes ... Soit je rentre, je vous assure que vous alleeezzzz !

Avant qu’elle n’ait pu finir sa phrase, l’appareil avait commencé à piquer du nez, semblant plonger vers la rue. S’ancrant au sol, elle entendit un bruit assourdissant, et regarda le cockpit à nouveau. Le vent lui fouetta le visage, alors qu’elle pouvait voir la baie vitrée grande ouverte, le siège du pilote ... Ah, dans le ciel. Avec le pilote, bien sûr. Qui avait fait plonger l’aéronef avant de se tailler. Soupirant, elle rentra dans le cockpit en s’ancrant au sol de ses griffes plus ou moins préhensiles, et reprit le contrôle de l’appareil, le stabilisant à peu près au niveau du 5ème étage. Elle s’autorisa un coup d’œil vers le ciel ...Et le regretta aussitôt. Le pilote avait eu la mauvaise idée de déployer son parachute au sommet de sa trajectoire ... Et aussitôt, une DCA l’avait pris pour cible.

Tu gères ça remarquablement bien.
Depuis combien de temps tu me regardes ?
lâcha la gynoïde sur un ton irrité alors qu’elle faisait reprendre de l’altitude au transporteur, non sans difficultés.
Depuis qu’on s’est séparé, mais je gère tes « frères » à côté.
Où ils sont partis d’ailleurs ?
Affronter la griffe, « comme tu voulais ». Pas trop le temps d’en dire plus, mais saches juste que notre lanceur de couteau et un autre V.I.P. du talon qui se trouve dans les environs vont avoir une mauvaise surprise qui va leur tomber dessus quand ça les arrangera le moins, soit pour les forcer à capituler, soit pour tenter de les tuer ou faire tuer. Bref, connectes-toi à l’appareil.
Déjà sur le coup,
répliqua l’androïde, qui d’un bras divisé continuait de piloter tandis que l’autre main à trois doigts saisissait sa « natte » de fibre optique et de câblages, et en dénudait le connecteur adaptatif qui se trouvait au bout. De l’autre double bras, cherchant à faire cesser les multiples alarmes avec une main en manipulant les commandes, elle arrachait lentement un panneau métallique de l’autre, révélant un bon nombre de circuits auquel un pilote normal n’avait pas besoin d’avoir accès. Se connectant, elle s’accroupit sur le plancher du cockpit, quasiment invisible depuis l’extérieur. Et voilà, je suis dans l’ordinateur de bord ... C’est pas reluisant Ed. Où je vais ?
Au moins tu as plusieurs options. Déjà, transfère immédiatement le plan de vol complet de l’appareil à N.O. et aux forces de l’ordre, ça leur permettra de débusquer au moins un Q.G. de la griffe, s’il y en a en région parisienne. Regardes aussi combien d’appareils alliés ce coucou possède, leurs codes d’identifications, fréquences de com’, vérifie si les communications ont été enregistrées, tout ce que tu pourras dénicher ... Et pour ce qui est de tes options, soit tu essaies de trouver une nouvelle DCA, si possible pas trop gardée ou sur le point de tomber aux mains de la griffe, et tu te jettes dessus ... Soit tu peux t’écraser sur un blindé, quelques rues devant toi. Selon les communications de la police, il y en a un qui aurait été « approprié » par le talon, à voir si c’est toujours vrai. La D.C.A. juste au-dessus de ce dernier est en assez mauvaise position, de ce que j’ai vu.
Super … D’autres infos joyeuses à me faire passer ?
Il y eut un instant de silence. Effilia détestait les instants de silence de la part d’Edward. Ils étaient mauvais signe dans pratiquement tous les cas. Et celui-ci ne fit pas exception.Le signal entre moi et le Clyde que j’ai envoyé faire une embuscade devient instable comme pas permis. Il y a sûrement un brouilleur dans la zone. Il est possible qu’on soit coupés tous les deux aussi si tu t’y rends.
Génial … Vraiment … Bon ! Je verrais bien sur place.


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Dim 18 Nov - 16:21






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「Opération Fer-De-Lance」



Orisa, toujours devant le DCA se tenait largement prête à arrêter Moreau, elle savait très bien qu’elle ne risquait pas de tomber. Son but étant de défendre un point fixe rien ne pourrait la faire bouger, pas un humain aussi modifié soit-il en tout cas.
Mais quelqu’un s’était interposé entre elle et l’ennemi. Inconnu des dossiers d’Orisa mais du côté des forces de l’ordres sinon pourquoi serait-il entre eux ? C’est ce qu’en déduisit l’omniaque en reprenant bien ses appuis. Des explosifs vinrent vers le toit où elle et quelques soldats se trouvaient, ils toucheraient certes mais les morts furent éviter, le bouclier de l’omniaque aidant fortement mais dans l’histoire il fut détruit et le temps que le prochain se recharge les laisserait sans défense concrète.
Moins d’aéronef semblaient passer, les tirs des DCA diminuaient. Signes qu’ils étaient pris ou…détruit l’un d’eux ayant d’ailleurs explosé emportant un immeuble dans son sillage. Les tirs d’Orisa se concentraient actuellement sur les troupes de la Griffe encore sur le toit, même si tuer la répugnait tout de même au fond, elle préférerait plutôt capturer ces gens.
L’OR15 mit en place un bouclier derrière eux pour éviter les tirs surprises de sniper ou tout autre ennemis qui semblait se déplacer de toit en toit.  
Les FO redoublaient de courage en voyant que rien n’était perdus, et les tirs se firent plus nourris, en premier lieux sur la Griffe qui était la priorité actuelle.




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"La nuit commence à poindre sur Paris. Et alors que le chaos se répand dans la cité, les combats ne font que continuer. La nuit apportera-t-elle les réponses attendus par tous les protagonistes? Ou bien sera-t-elle vecteur de mort et de désolation?"

L'intervention de KRAKEN, couplée à diverses manoeuvres des forces de l'Ordre, parviennent à infliger une balance bien plus forte pour les troupes françaises que pour la griffe.

Au niveau de la position d'Orisa, les affrontements tournent en faveur des militaires et de l'omniac. Après avoir abattu 7 des trente-sept soldats de la Griffe qui avaient tenté de rejoindre le toit, ces dernier avaient dut battre en retraite pour préparer par la suite un assaut plus efficace. Si la menace était, pour le moment "repoussée", elle n'en était pas moins toujours présente et grimpent à présent afin de trouver de nouvelles issues pour arriver sur la position gardée par l'OR-15. C'est à ce moment là que le blindé dont Effilia avait pris le contrôle arriva. Sous le feu des militaires, sans même avoir attendu un quelconque signal, l'aéronef est forcé à s'écraser plus bas, et laisse alors l'androide de combat à improviser et tomber sur les soldats de la Griffe.

Pour Moreau ensuite, le combat fait rage entre lui et le membre de KRAKEN. Forcés de se mettre à couverts respectivement, et d'échanger des tirs de plus en plus soutenus, ils se retrouvent plus ou moins séparés dans les grands magasins se trouvant au sol. Utilisant un cadavre comme tentative de diversion après avoir échangé ses vêtements, ou tout du moins son manteau, le Corbeau tenta de se faire passer pour "abattu" afin de prendre son adversaire par surprise. Seulement, ce dernier s'avance prudemment et sur ses gardes, et lorsque le Corbeau sort de son couvert, Kylian se jette derrière un couvert, évitant de justesse un tir mortel. C'est alors qu'un nouvel intervenant s'apprête à intervenir... Le clyde à la radio, venu spécifiquement pour frapper de manière sournoise, profite de la distraction pour se jeter sur Moreau malgré les perturbations radios, tentant de le blesser. La manoeuvre est cependant relativement stoppée par une esquive de la personne ciblée, puis par une salve de tir du membre du KRAKEN. Le duel, était maintenant devenu une impasse mexicaine où chacun des trois protagonistes voulait tuer l'autre, même si cela n'était pas tout à fait vrai pour le Clyde.

Concernant Phoenix, ce dernier parvient à finalement neutraliser le brouilleur de communication, après un combat rapide et un subterfuge intelligent. Mais si cela permet de rétablir les fréquences radios, la réplique s'avère violente, et c'est à présent plusieurs troupes des forces de l'Ordre, et probablement deux des membres du KRAKEN, qui convergent vers la position de Phoenix et ses soldats.

Pour l'Ombre blanche enfin, la décision de prendre la fuite est la meilleure. Lorsque le clyde positionné ouvre le feu, cela a en effet la prétention de surprendre le soldat amélioré, mais également d'attirer, ne serait-ce qu'un instant l'attention des deux membres de KRAKEN. Profitant de cela, il lança une dernière rangée de coutelas, provoquant un nuage de fumée sur le toit pendant quelques secondes. Bondissant et saisissant la Nuée tout en s'étant préalablement placé en "bouclier", l'Ombre Blanche parvient finalement à battre en retraite quelques étages plus loin, recevant au passage quelques blessures légères. Le Clyde, toujours dans son optique, se désengage également afin de retrouver l'ombre et la mettre dans un nouveau traquenard. Après tout, les deux membres de KRAKEN eux aussi s'étaient déplacés, et se lançaient également à la poursuite du membre de la Griffe et de ses comparses. Les choses étaient toujours aussi dangereuses et incertaines pour le lanceur de couteaux. Cependant, la Nuée peut à présent de nouveau marcher et agir seule mais ne peut toujours pas user de son pouvoir, sa blessure se refermant peu à peu.

/!\ Les membres de KRAKEN sont à considérer comme des joueurs. De ce fait, vous ne serez pas capable de les tuer à ce tour. Cependant, vous pourrez les blesser grièvement / forcer à fuir si vous écrivez logiquement et stratégiquement. Toute action, jugée "grosbill" à la fin du tour de post, sera punie. /!\

Images descriptives du K.R.A.K.E.N:
- Kylian: https://i.imgur.com/xgEXLMf.png Armes: Paires de pistolets mitrailleurs munitions semi perforantes.
- Rebecca : https://i.imgur.com/goCEchk.jpg Armes: Fustil à accélération magnétique "disrupteur EMP"
- Aurelia: https://i.imgur.com/OS3AaXy.png Armes: Bouclier à écran de protection et lame énergétique.
- Kenny: https://i.imgur.com/D8IRbT5.png Armes: Longue épée énergétique, modèle "style à dégainer" permettant l'envoie d'une "vague" tranchante sur l'ennemi.
- Esmeralda: https://i.imgur.com/cNSJNEj.png Armes: Lance énergétique et pistolet à calibre lourd.
- Nathan: https://i.imgur.com/RTEriV7.png Armes: Double lames de poignets énergétiques.

Rapport de Force au sein de l'Objectif Beta:





Prochaine résolution le:
Lundi 26 Novembre





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Opération Fer-De-Lance // Objectif Beta

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Overwatch : The Recall-