Opération Fer-De-Lance // Objectif Alpha

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Alasker


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Talon


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Ce serait trop long

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Alasker Crudelis
Alasker Crudelis
Le nettoyeur
Dim 16 Déc - 13:54

Les mâchoires de la bête se refermèrent autour de son bras, encore une fois. Alasker grinça des dents en sentant pénétrer les crocs du monstre dans sa chair. Ces crocs-ci étaient dentelés. Conçu pour entrer dans la viande et la lacérer de l'intérieur, pas pour en sortir. Le géant s'était déjà fait mordre par beaucoup de bestioles : Chiens. Chats. Serpents. Loups. Requin. Alligator. Même un ours. A chaque fois, la souffrance s'était révélée plus forte que la dernière fois. Inoubliable. Impossible à contrôler ou ignorer, comme si la sauvagerie de l'agresseur transformait l'essence même de la souffrance qu'il infligeait. Avec toute son expérience dans le domaine, Alasker aurait pu écrire un livre sur la nature des morsures des bêtes sauvages. Un très gros livre. Evoquant plein de souvenirs douloureux.
Et il aurait dédié, sans l'ombre d'un doute, un chapitre entier à cette saloperie de lézard géant s'amusant actuellement à lui mâchonner le bras gauche.
De sa main valide, le géant frappa. Une fois, deux fois, dans l'espoir de faire lâcher prise à la bête. Rien à faire. Les crocs, à en juger l'accentuation de la douleur, s'enfonçaient encore plus dans la chair, au contraire.
"-T'es vraiment une brêle." Grinça l'un des observateur, Carl, dans l'ombre."Arrêtez tout. Morgar, viens-là."
Alasker gronda. La bête aussi.
Puis les mâchoires s'écartèrent, libérant le géant de sa tornade de souffrance.  L'énorme reptile, responsable de tout ceci, s'ébroua longuement avant de rejoindre son maître assit, qui lui flatta l'encolure tout en lui fourrant un énorme poisson dans la gueule. De son coté, le super-soldat se contenta de se masser le poignet en fixant, d'un air absent, les fossés sanglants, dans son bras commençant déjà à lentement se résorber.
"-Brave bête." Cracha Carl, d'un ton beaucoup trop chaleureux pour sa personne, sans cesser de tapoter le tas de crocs et de griffes ambulants.
Une serviette s'écrasa sur la tête du géant, recouvrant son visage et son champ de vision d'une irritante manière. Il la retira brutalement avant de faire volte-face vers l'auteur de cette nouvelle farce. La vue de la crinière blonde de Mila lui retira instantanément toute agressivité. Chose que l'infirmière savait depuis longtemps, bien sûr.
"-Calmes-toi chéri, ça arrive à tout le monde de perdre.
-Pas tout le monde." Corrigea Carl, sans cesser de caresser son dragon de compagnie.
"-Sauf toi, oui. Pardon, ô seigneur écarlate." Mila accompagna ses excuses d'une révérence particulièrement exagérée.
Slick, vautré dans l'herbe à quelques pas du groupe, laissa échapper un léger ricanement.
"-Parles pas comme ça, on croirait entendre ce putain de prêtre."
Mais Alasker ne partageait pas cette bonne humeur soudaine. Tout en enroulant la serviette autour de son bras, pour essuyer la bave, il grommela :
"-Je ne perdais pas."
Nouveaux rires de la part de l'assistance. Rires qui prirent fin dès que Carl se redressa en s'étirant.
"-Ouai. Sauf que si j'rappelais pas Morgar, il t'arrachait le bras dans la minute. Et c'est répugnant de le voir repousser.
-Avec mes armes, je l'aurais eu sans problème." Répondit le géant, frustré.
Le chef de la bande haussa les épaules puis s'approcha du lieu du combat, enjambant lopins de terres et buissons arrachés avec une absence de grâce toute particulière, comme l'aurait fait un homme en état d'ébriété avancée, sans raison apparente. Personne ne releva. Carl n'avait jamais l'air très réveillé en dehors des situations de combats.
"-Hm. C'est bien pour ça que je t'ai dis de le faire sans arme, coco. J'veux dire, tu t'es regardé récemment."
Le chef des sanglots attrapa un bâton et l'utilisa pour soulever la lèvre supérieure du géant face à lui. Alasker l'attrapa et le brisa entre ses doigts. Le bâton, pas Carl.
"-T'as des dents de requins. Tu passes ton temps à bouffer les gens mais dès qu'y a des crocs équivalents en face, tu t'remets à réagir comme un humain. On a l'impression que t'as peur. C'est pas la première fois que j'remarque ça. Lorsqu'ils nous ont lâchés les cyber-clébards, au Brésil, tu t'es contenté de leur tirer dessus comme n'importe lequel de mes sanglots !
-Dis tout de suite qu'on est banal." Grinça Mila.
Carl ricana avant d'adresser à l'infirmière l'un de ses rares, et questionnables, compliments :
"-Les meilleurs parmi les banals, ma chère."
Alasker recentra la discussion en grommelant :
"-J'vois pas où est le souci là-dedans. Je vise bien.
-C'est pas la question fiston. Si tes créateurs avaient eu besoin de simples bons tireurs, ils auraient employés des snipers, pas tentés de créer une armée de géants capables de bouffer du bêton au p'tit déj'."
Les énormes épaules d'Alasker se haussèrent, témoignant de son absence d'intérêt concernant cette dernière observation. Carl lui tapa sur le plastron du poing.
"-Coco, c'que je veux te dire, c'est qu'au niveau massacre de piétailles, t'es déjà un foutu champion. Mais c'est pas ça que je veux améliorer. Pas depuis la débâcle au Rwanda. Les tactiques ennemies changent. T'es plus le seul monstre déployé sur le terrain. Alors tu dois apprendre à tuer les monstres. Parce qu'un jour viendra où tu tomberas en face d'une saloperie aussi grosse, méchante, solide, bornée et conne que toi. Et ce jour-là, tu seras content d'avoir eu tes séances d'entrainement avec mon vieux morgy'."


Au final, Carl finissait toujours par avoir raison. C'était ça le plus frustrant. Enfin...Non. C'était son attitude en générale. Mais cette façon de prophétiser constamment des situations improbables, ça restait, tout de même, tout en haut de ce foutu panier.
L e sifflement dans sa tête se tut finalement et, presqu'au même moment, sa vue se remit à fonctionner plus ou moins convenablement. Il cligna des yeux, frénétiquement, pour retirer le sang au bord de son champ de vision, puis secoua la tête. Un filet rouge vif s'échappa de son nez et de sa bouche entrouverte pour aller s'écraser contre la pierre brisée du mur qu'il venait de traverser. Il eût tout juste le temps de mettre ses poings devant son cou avant qu'une tornade de colère au poil écarlate ne vienne de nouveau se déchainer sur lui.
Une main plus grosse que la sienne écrasa ses phalanges dans son ventre, le faisant reculer d'un nouveau bon mètre tout en lui faisant remonter une nouvelle vague de sang dans la gorge. Alasker sourit à cette sensation, puis écarta ses poings, visa et cracha.
Une partie du poisseux et sanglant contenu de l'estomac du géant s'échappa de sa bouche pour s'étaler sur le visage de son assaillant et recouvrir ses yeux exorbités, l'aveuglant l'espace d'un seule petit instant.
Instant suffisant pour une contre-attaque. Si l'Humaniste avait été dans ses mains, Alasker aurait simplement collé son canon contre le menton du singe et fait feu. Mais son fusil se trouvait toujours dans la pièce précédente, d'où Winston l'avait expulsé à l'aide de quelques brutaux coups de poings. Alors, à la place, le géant opta pour une riposte toute aussi primale que son adversaire. De ses deux mains, il attrapa le visage et mordit. Dans l'idéal, Alasker aurait voulu transpercer la gorge de ses dents, mais le gorgerin de l'armure en ruine du singe le protégeait toujours, aussi se contenta-t-il de planter ses crocs dans la tempe, emprisonnant la moitié droite du simiesque faciès dans ses mâchoires. La douleur et la surprise contraignirent la bête ainsi agressée à reculer, jetant sa tête en arrière pour échapper à l'étau de souffrance.
Alasker tint bon un peu plus longtemps. Durant assez de temps, en tout cas, pour attraper les lacrymogènes à sa ceinture et les dégoupillées. La fumée nocive commença à emplir l'atmosphère, les deux grenades emprisonnées dans ses poings.
Et puis un coup dans les côtes le contraignit à desserrer les mâchoires. Emporté par la puissance de l'impact, le géant glissa sur quelques mètres puis s'immobilisa, satisfait de constater que cette fois, le singe ne s'était pas directement jeté sur lui.
"-Tu vois, fiston. On a peut-être été tous les deux modifiés génétiquement, y'a une différence fondamentale entre nous : J'ai été fais pour la guerre. Et en guerre, on utilise des gaz de ce genre." Pour illustrer ses dires, le tueur agita sa main droite, d'où s'échappait encore une épaisse et odorante fumée.
"-Allez, c'était que la mise en bouche. Voyons voir comment tu te débrouilles, sans ton souffle."


A l'attention de Winston:
 






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Deydreus Moonshire
Deydreus Moonshire
Le Porte-Peste
Lun 17 Déc - 14:20

La situation était, pour le moins, amusante. Debout aux côtés de sa championne et de Natalia, le porte-peste observait les hommes du Talon qui lui faisaient face, et qui pointaient leurs armes vers lui. A ses pieds, se trouvaient tout un tas de cadavres de militaires et autres forces de l'ordre, déchiquetés par les lames d'Amarande ou par les armes subtilisés de Natalia. Faisant un pas devant lui, pietinant un des corps comme de la piétaille, Deydreus écarta les bras.

- Allons, vous voyez clairement que nous sommes, ni pour les forces de l'Ordre, ni pour New Overwatch. Laissez-nous passer.

Un tir fusa alors, touchant le béton à ses pieds. Grognant face à cette provocation, le docteur jeta un regard noir à l'origine du tir, un Heavy de la Griffe, se trouvant à côté de l'un de ses camarades à l'armure lourde.

- Je. Te. Connais. Porte. Peste.
- Ooooh, mais c'est qu'ils parlent finalement.

Époussetant son long manteau, le docteur désigna Amarande du doigt.

- Voyez-vous, nous sommes dans une impasse. Vous ne voulez pas me laisser passer et grimper pour rejoindre votre chef, mais en même temps, je dois vraiment passer. De plus, si on en arrive à un affrontement ouvert, vous savez, monsieur le heavy, que ma collègue ici présente pourrait anéantir le gros, si ce n'est le tout, de votre groupe. Vous tueriez sans aucun doute la jeune femme derrière moi, et peut-être ma personne. Mais vous perdriez, au final.

Il ricana quelques secondes, avant de lever la main.

- Je sais, faisons un duel! Il marqua une pause en remarquant certains airs surpris sur les membres de la griffe. Un simple duel qui déciderait de la suite des événements. Si mon côté gagne, vous nous laissez passer. Si vous gagnez, et bien, nous serions trop peu nombreux pour continuer et repartirons alors par où nous sommes venus. Qu'en dites-vous?

Ils ne semblèrent pas vraiment d'accord, au tout début en tout cas. Le plus "grand" des heavy sembla lever son bras ravagé, faisant taire les autres.

- C'est. D'accord.
- Merveilleux! Il est donc temps de choisir le représentant de chacun, n'est-ce pas?

Une explosion marqua la fin de sa phrase. S'ils se trouvaient dans un calme relatif, des forces de l'Ordre affrontaient toujours les membres de la griffe au rez de chaussée. Amarande déposa le sac qui transportait le réacteur du meka, mais fut stoppée par le docteur qui leva sa main gantée vers elle. Ses yeux s'agrandirent quelques instants, souhaitant protester, mais ne furent que sa seule réaction. Elle n'allait pas s'opposer à la décision de son maître.

- Je serais celui qui affrontera votre "champion".
- Je. Serais. Le. Notre.
- Non, mon frère. Tu as déjà suffisamment donné contre le singe. Nous avons besoin de toi.

Observant la scène, le docteur s'amusait intérieurement de ce lien fraternel et honorable qui semblait unir les deux mastodontes face à lui.

- ... D'accord.
- Tout est donc décidé. Allons-y, le temps presse non?

En simple réponse, le porte-peste dut esquiver une rafale de balles qui le visait. C'était moche comme début, mais il n'avait jamais été fait mention d'un combat équitable / d'un début honorable. Ricanant alors qu'il roulait sur le sol, le docteur s'élança aussi vite que possible vers sa cible, jetant une grenade fumigène devant lui pour gêner les tirs de son adversaire. Arrivant "au contact", le porte-peste dut esquiver une série de tentative de coup lancée contre lui. Même si plus rapide que son adversaire, le docteur ne faisait pas le poids en cas d'échange simple de coups. Il pourrait en vérité à peine effleurer les protections de l'Heavy s'il parvenait à le toucher. Ce qu'il faisait d'ailleurs à chaque esquive dans un rire presque vexant. De leur côté, Amarande et Natalia observait d'un air plus ou moins inquiets. Si elle ne doutait pas réellement de la victoire du porte-peste, la sœur de bataille se questionnait sur les raisons qui animaient son supérieur. Il était clairement en difficulté, et n'usait ni des armes dans ses gantelets, ni des grenades à peste se trouvant à sa ceinture. Il n'avait même pas pris la peine de prendre un couteau. Un coup toucha alors Deydreus. Un revers de canon du géant de métal. Le propulsant au travers de la pièce avant de le laisser s'écraser et rouler sur le sol. Se relevant péniblement, le docteur cracha du sang sur le sol, son masque fendu s'étant au préalable séparé de son visage tout en tombant dans la flaque de sang à ses pieds. Il avait eu plusieurs os brisés, il en était certain car les fluides se trouvant dans son armure se rependaient déjà sur sa peau blessé. Le regard vairon du porte-peste se posa alors sur le géant face à lui, et d'un rapide geste de la main, il lança une série d'aiguillons sur les canons de son ennemi. Très vite, ces derniers semblèrent se décomposer peu à peu, comme rongés de l'intérieur et révélant uniquement un moignon pointu qui servait de "main" à l'Heavy.

- *Cough* Je ne comptais pas user d'aiguillons, mais j'avoue que l'idée de me faire traverser par le calibre de ton arme ne m'intéresse pas non plus. Reprenons?

Un filet de sang perlait au coin de ses lèvres, et malgré la violence du coup Deydreus ne semblait pas particulièrement atteint. C'est alors que l'Heavy chargea, fonçant vers le docteur avec ce fameux moignon métallique en avant. Il ne chercha même pas à l'esquiver. La lame se planta dans son torse, traversant la couche protectrice de son plastron et pénétrant sa chair. Une gerbe de sang gicla sur l'armure du géant qui traversa la pièce à l'aide de ses propulseurs avant de se ficher dans le mur, empalant définitivement le porte-peste et se bloquant lui même ainsi. Un cri s'échappa de la gorge de Natalia alors qu'Amarande semblait glacée, figée face à la scène. Quelques clameurs s'échappèrent parmi les membres du Talon alors que Loken demeurait silencieux. Grognant alors qu'il crachait de nouveau du sang, Deydreus étira un sourire crispé tandis qu'il posait ses mains sur les côtés du casque de l'heavy.

- Voila qui fut fort satisfaisant, *cough* merci.
- C'est fini.
- Effectivement.

Un tremblement s'empara alors du mastodonte, qui n'émit que quelques grognements avant de s'effondrer sur le sol, laissant choir le corps meurtri du Docteur. Face à lui, l'heavy demeurait dans une pose grotesque, comme figé sur place. Amarande se pressa vers son maître, accompagnée de Natalia alors que Deydreus se relevait plus ou moins péniblement. Le trou qui cernait quelques minutes auparavant sa poitrine semblait alors refermé, presque inexistant. Essuyant le sang qui avait coulé de ses lèvres, le Docteur fit une mine désabusée en observant le masque fendu. De son côté, Loken sembla frissonner pour la première fois depuis longtemps. L'image d'Alasker traversa son esprit pendant quelques secondes, le saisissant d'effroi. Il avait la même aura que lui. Mais ce visage. Il n'avait pas changé. Il l'avait vu au début de son entrée au Talon. Il était déjà recherché. Les autres soldats de la griffe restaient dubitatifs, certains levèrent leur fusil par mesure de sécurité, d'autres ne comprenaient pas. Le type au manteau avait... Gagné? Il était empalé pourtant, comment pouvait-il?

- Vous. Pouvez. Passer.

Loken soufflait ces mots plus douloureusement qu'à l'accoutumé. Comme s'il ressentait un poids encercler son coeur. Une menace aussi forte que la violence d'Alasker se trouvait devant lui. Mais plus vicieuse, plus intelligente aussi. Un "Enforcer" de la griffe s'approcha alors de l'heavy qui avait affronté Deydreus, touchant son casque, ce dernier tomba sur le sol, comme s'il avait simplement été posé là. Un liquide rougeâtre coula alors le long du torse de l'heavy abattu. Sa tête semblait avoir fondu, littéralement.

Marchant nonchalamment vers Loken, Deydreus s'arrêta au niveau du géant et ricana doucement en l'observant.

- Vous devriez descendre. Je crois que les militaires arrivent.

Un nouveau ricanement s'échappa de sa gorge alors qu'il passait la position du Talon. A présent, il allait pouvoir s'aventurer jusqu'à Alasker, et le Gorille qui l'affrontait.




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Overwatch : The Recall-