Opération Fer-De-Lance // Objectif Alpha

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ATHENA
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Dim 21 Oct - 15:22


Lorsque les deux transporteurs lourds de la Griffe percutèrent le convoi des forces de l'Ordre, une partie des prisonniers ont fui vers l'opéra, tandis qu'une autre s'est dirigée vers les bâtiments adjacents, déjà contrôlés par les agents de la Griffe. Selon votre affiliation, vous devrez reprendre le contrôle de cette zone, ou bien la sécuriser.

Situation de départ Alasker:
"Vous étiez dans l'un des camions d'intervention. Si le choc a bousculé la plupart de vos hommes, vous n'avez pas sourciller. A présent que les combats font rage, vous devez montrer au monde pourquoi on vous appelle le "nettoyeur". Sécurisez ce bâtiment au nom de la Griffe!"

Situation de départ Winston:
" Lorsque votre aéronef est passé au dessus de cette zone, vous n'avez pas hésité une seule seconde en voyant les soldats de la paix se faire massacrer. Vous vous êtes élancé dans un seul but: chasser la griffe du bâtiment. Maintenant que vous êtes dans ce dernier, vous devez cependant vous méfiez, l'armée vous est tout autant hostile qu'envers la Griffe."

Situation de départ D.Va:
" Vous avez reçu vos ordres pilote de MEKA. Les cieux grouilles de différents appareils ennemis, et nous comptons sur vos talents de pilote pour les chasser de là! Une fois que les chasseurs ennemis ne seront plus présents, vous pourrez peut-être venir aider les soldats combattants dans la zone objectif. Bonvarot terminé."

Situation de départ Dey:
"DevilEye, une vieille connaissance, aux prises avec les forces de l'Ordre? Si rien ne vous prédisposait à venir ici, vous voici cependant là, au milieu de ce chaos que vous appréciez tant. Affrontez la Griffe ou les Forces de l'Ordre. Un seul objectif vous anime: trouver DevilEye."


Prochaine résolution le:
Dimanche 28 Octobre





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Winston
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Dim 21 Oct - 19:14

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Overwatch

La
Griffe

Opération Fer-De-Lance
La notion du temps est bien différente en fonction des personnes et des circonstances : Quand vous êtes occupé et que vous vous sentez bien il file à toute vitesse, à l'inverse si vous vous ennuyez ou alors vous vous sentir mal et bien ici cela semble durer très longtemps, mais il s'agit simplement de votre cerveau qui vous joue des tours.

Dans le contexte présent j'aurais espéré qu'il n'en fasse pas pendant ma chute de l'aéronef, évidemment que j'étais de la partie pour sauver les agents de N-O! Et ce n'était pas les mesures du gouvernement français ni La Griffe qui allait m'en dissuader, il ne fallait pas non plus que ces terroristes ramènent les leurs dans leurs rangs au risque que leur moyen pour nous frapper augmente: c'était en quelque sorte un tout ou rien et tout le monde nous considérait comme des ennemies. Pendant le vol j'ai demandé aux autres de ne tuer que si nécessaire, mais que je respecterais leur choix si jamais le pire devait arriver, pour ma part je tiendrais cette promesse, car nous ne devons pas paraitre comme de dangereux individus à la gâchette facile, nous sommes avant tout des héros.

Notre pilote réussit tant bien que mal a passé les défenses antiaériennes au-dessus de la ville a un poil de cheveux près, en regardant sous nos pieds on voyait clairement les zones de conflits dont une m'attira particulièrement.

- Je vais descendre sur cette zone, Tenez vous en au plan vous autres!

Je n'ai pas sauté tout de suite sur le bâtiment: j'ai attendu qu'une distance d'un saut le sépare de moi puis je me suis laissé tomber dans le vide, arme à la main et à chronométrer dans ma terre ma vitesse de chute et calculer le bon moment...un...deux...Trois! Je sens mon Jumpack me donner la poussé suffisante pour m'approcher du bâtiment et a cette hauteur je ne me briserais pas d'os, par contre je fis un roulé boulé à mon atterrissage sous la vitesse du saut avant de me remettre debout sur mes quatre mains.

Par contre, on ne me laissa pas le temps de faire un check-up de mes gadgets: une balle Siffla a quelques centimètres seulement de mon visage: il ne fallait pas trainer sur ce toit et entrer dans le bâtiment au plus tôt. La porte étant trop loin j'ai sauté dans le bâtiment par un sommes vitrés, les éclats de verres étaient un bien moindre problème au vu de la situation en bas: L'armée qui affrontait La griffe au niveau inférieur, je n'avais pas de visuel sur les prisonniers qui pouvaient être ici, mais en tout cas je savais ce que je devais faire: Faire sortir la Griffe d'ici tout en essayant d'aider l'armée sans me faire tuer par leurs unités, je m'abritais derrière un mur en réfléchissant a quoi faire après une meilleure analyse de la zone de combat.




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Hana Song


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D.Va
Recrue
Mar 23 Oct - 20:32


(Opération Fer-De-Lance // Objectif Alpha)
Pour une fois, ce n’était pas la Corée qui avait fait appel à ses services de pilote professionnelle. C’était un pays ou la coréenne n’avait pas encore pris l’habitude d’y aller. Pour cause, il y avait très peu de compétition sur Paris ou dans le sud de la France. Elle ne connaissait pas du tout le Pays. Enfin, très peu, seulement de réputation et des rumeurs qu'elle entendait ci et là. Des documentaires qu'elles regardaient ou des informations qu'elle entendait à la télé. Elle avait enfin reçu ses ordres car stationnée à la Capitale, elle ne pensait pas être mêlée à cette opération.

C’était même la dernière chose à laquelle pensait la jeune femme. Elle devait défendre un pays, une ville qu’elle ne connaissait que de réputation. La chose n’allait pas être facile à gérer, d’autant plus qu’elle ne connaissait que les lois basique sur Paris. Il ne fallait pas qu’elle fasse la moindre erreur en touchant un bâtiment civil. L’armée Coréenne ne pourrait rien faire pour elle.

Son unité n’était pas là en plus de ça et était déjà occupée en Corée. C’était une mission en solitaire donc. Son mécano personnel avait dû rester sur Busan en plus de cela. C’était bien sa veine ! Il parait que c’était des convois comportant des prisonniers de la Griffe et de la nouvelle organisation New Overwatch. Dommage elle ne pouvait pas filmer ça pour ses fans. Tant pis mais bon, c’était trop sérieux comme situation pour qu’ils lui permettent ça après tout. D.va arrivait en vue de la zone à défendre contre les aéronefs. Ces saletés étaient partout ! C’était incroyable ça ! Une vraie armada...

Honnêtement, D. Va doutait de pouvoir gérer tout ça toute seule. Certes il y avait des batteries de défenses sur le toit du bâtiment de l’Opéra de Paris... Les forces de l’ordre étaient débordées de ce qu’elle voyait sur son écran. Apparemment, il y avait des civils dans l’Opéra... D.va sortie de sa rêverie et de son analyse de la situation pour éviter de justesse un appareil ennemi avec sa Matrice qu’elle déclencha un peu tard.

« Sérieux ?! Ils ne perdent pas de temps ceux-là ! » fit la pilote en grinçant des dents et en tournant les manettes pour faire tourner son Meka dans l’autre sens et lancer une salve de missiles sur l’aéronerf lui ayant tiré dessus. D.va se jeta dans la bataille sans réfléchir, elle en avait assez vu pour comprendre pleinement pourquoi elle devait aider et pourquoi elle avait été mandatée. Elle n’avait déjà plus de matrice...Il y avait trop d’aéronerf, elle jonglait entre les tirs. Elle attendait le retour de sa matrice pour retourner à chaque fois au combat, jugeant ceux qu’elle pouvait détruire sans. Généralement ceux à cours d’énergies étaient les plus faciles à détruire. Détruire les moteurs des aéronefs plus gros était son principal plan pour le moment.

Elle ne pouvait rien faire au sol tant qu’elle n’aurait pas fait le balayage du ciel. Il y avait des dizaines et des dizaines d’appareils si différents les uns les autres qu'elle ne savait plus ou donner de la tête ! Son Meka fonçait de long en large et en travers les lignes ennemies. Elle jouait avec eux comme elle jouait en compétition. Pour le moment, après elle penserait à aller aider les gens au sol.   


( Pando )




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Alasker Crudelis
Le nettoyeur
Mar 23 Oct - 21:51

Alasker n'était pas un spécialiste dans le domaine des regrets. Dans sa vie, il n'avait, en effet, regretté que quelques petites actions mineures. Et deux ou trois occasions manquées. Des occasions comme celle d'aujourd'hui, par exemple. Car aujourd'hui était un jour assez excitant pour que le géant du Talon éprouve un minimum de regret.
Le regret de ne pas avoir pu conduire lui-même le camion semi-blindé ayant épinglé ce foutu convoi. Quelle joie ça aurait été, de sentir le blindage et l'acier se mêler l'un à l'autre, sous son propre commandement. Quelle déception qu'il n'y ait pas eu assez de place dans la cabine de pilotage pour que son imposante personne et son armure puissent tenir.  Le pilote, un simple humain en combinaison ENFORCER, s'était jeté hors du camion au dernier moment en se réceptionnant sur le goudron via un roulé-boulé presque parfait, juste avant que sa place ne soit compressée entre l'arrière du camion et l'avant du convoi. Petite chose fragile. Lui, il serait resté dedans. Et il se serait extirpé à main nue de ce nœud d'acier qu'était devenue la cabine de pilotage. Juste pour voir la gueule des types, en face.
Ce genre de première apparition, ça calmait tout le monde. Même les agents de gouvernements surentrainés. Le Géant était quasiment sûr que la résistance aurait été moindre, si seulement on lui avait laissé les moyens de piloter ce foutu camion. Nan, pas quasiment. C'était sûr, en fait. Quel dommage.

Les sanglots d'un homme désarmé à ses pieds le tirèrent de ses songes.

"-Ec-ec-ecoutez, s'il vous plait. J'ai u..."
D'une torsion de poignet, Alasker mit fin aux supplications du flic agenouillé. La tête se décrocha des épaules en offrant à peu près autant de résistance qu'une cerise bien mûre et...Manifestement gorgée de jus, pendant au bout d'une branche fragile. L'ancien mercenaire agita son trophée pendant quelques secondes, le temps d'épuiser l'écoulement sanguin, puis planta le crâne sur l'un des crochets de boucher posés sur sa ceinture. Juste à coté des quatre autres têtes déjà prélevées.
"-Nettoyeur. Crudelis." Fit une voix déformée par un transmetteur vocal, encore plus grave que la sienne.
Le concerné se tourna en direction de l'auteur de cette interpellation impromptue : Loken. Soldat vétéran de la Griffe depuis un peu moins d'une dizaine d'année. Pour le récompenser de toutes ses années de "bons" et loyaux services, on lui avait accordé quelques "améliorations" corporelles et technologiques.
"-Ouai?" Manda Alasker, face à face, véritablement pour une fois, avec son interlocuteur.
Loken pointa d'un gros doigt ganté les doubles portes d'un ascenseur en flammes.
"-Ascenseurs. Comme. Escaliers. Pas. Assez. De. Place. Pour. Nous. Comment. Monter?"
Le Nettoyeur mit un certain à comprendre la question de l'autre géant. Temps qu'il passa à détailler les six canons des deux énormes mitrailleuses lourdes à futs multiples et rotatifs, directement reliées aux bras de l'armure blanche et rouge de Loken. Quel genre de calibre ça crachait, ce truc?
"-Creusez dans le plafond avec vos flingues. Puis grimp....Heu. Utilisez vos réacteurs dorsaux. C'est ce que je fais habituellement.
-Informations. Assimilées."
Tournant aussitôt le dos au Nettoyeur, le deuxième géant parti rejoindre l'escouade qu'il dirigeait –composée de trois autres monstres du même genre- de son habituelle démarche patibulaire. Alasker l'observa quelques instants, amusé de le voir ainsi ignorer la pluie de balles de petits calibres qu'un groupe de flics retranchés derrière un bureau renversé ne cessaient de projeter contre son armure. Loken était une sorte de dinosaure chez la griffe. L'un de ses plus vieux soldats génétiquement modifiés –Alasker non-inclus, bien sûr-. Il avait été l'un des premiers à porter la combinaison Heavy-Assault et avait même fait partie des troupes envoyées –trop tard, hélas- pour venger le meurtre de feu Antonio Bartalotti orchestré par la défunte Overwatch, à Venise. L'acier de son armure portait la marque d'un millier de combats... ainsi que celles de plusieurs titres honorifiques. Le plus visible de tous : une énorme main peinte au centre de son plastron, lui avait été attribuée par Doomfist lui-même, pour service rendu. Ca expliquait pourquoi, malgré la vieillesse de son équipement et les défauts de ses améliorations génétiques, on lui avait attribué le commandant d'une petite escouade d'Heavy-Assault de Mark-IV, les derniers modèles. Ses trois hommes, aussi gros, armés et dangereux que lui, le regardaient comme une sorte de héros des temps modernes et lui obéissaient avec une ferveur frisant le fanatisme.
Alasker ne comprenait pas vraiment tout ce remue-ménage pour ce modèle que lui-même dépassait déjà en termes de performances sur le terrain lorsque ce dernier avait été au sommet de sa gloire. Comme tout les "premiers modèles", Loken souffrait de plusieurs "problèmes techniques". Le plus agaçant étant son petit pet-au-casque, résultat d'un AVC ayant eu lieu sur le billard, pendant son "amélioration" et l'empêchant de prononcer plus d'un mot à la suite. Mais il y en avait d'autres. Le lourdaud voyait tout en noir et blanc. Et, à l'inverse de tout les HA-Mark-IV, son ambidextrie était plus qu'approximative. Son canon droit était précis. Le gauche était...Hé bien, gauche. Sans parler de sa lenteur de déplacement, inhérentes à tout les Heavy Assault en service, partout dans le monde. Même leurs charges étaient lentes. En Sprint, Alasker dépassait les quarante kilomètres-heures. Si ces foutus tas de taules et de graisses camouflées en muscles dépassaient les vingt-cinq en pleine charge d'assaut –c'est à dire projetés par leurs doubles réacteurs dorsaux- ça relevait déjà du miracle.
Enfin, au moins, ils étaient efficaces. Le détachement qu'on avait confié a Alasker était composée d'une trentaine de troopers d'élites de la griffe, répartie en dix petites escouades, chacune dirigées par un sergent en combinaison d'ENFORCER. Quatre Assassins. Et quelques Snipers ne cessant apparemment pas de sauter de toits en toits, que l'ancien mercenaire n'avait même pas encore vus. C'était des effectifs plus qu'acceptable. Pourtant le rez-de-chaussée du bâtiment sud de l'objectif alpha avait tenu, au début.
Jusqu'à ce qu'Alasker et l'escouade de Loken ne débarque.
Quarante-quatre cibles plus ou moins hostiles massacrées en l'espace de trois minutes et quinze secondes. Les murs servant d'abris aux flics et au GIGN avaient volés en éclats dès que les canons lourds s'étaient mit à tonner. Des corps coupés en morceaux avaient semblés planer au-dessus du sol, portés, projetés, par le mur de balles constants. Les plus réalistes avaient rejoint les fuyards, aux étages supérieurs. Les plus désespérés avaient posés leurs armes, mit les mains en l'air... Avant d'être froidement abattus par les membres de la Griffe. Seul quelques pitoyables poches de résistances continuaient à se débattre, bien inutilement. A coup d'armes de poings et d'insultes.
Alasker remarqua l'éclair caractéristique de la matérialisation d'un Assassin, juste à coté du bureau retourné où se trouvaient les tireurs isolés arrosant le groupe de Loken. Quelques cris se firent aussitôt entendre. Et puis plus rien. Ses lèvres se retroussèrent en un affreux sourire.
"-Rez-de-chaussée sécurisée. Établissement d'un point de ralliement. Attendons instructions." Cracha un sergent quelconque, dans le canal radio. Alasker activa son micro.
"-Ramassez les blessés, mettez leurs des claques puis montez. Les Heavy vont vous montrer comment faire. Au premier contact anormalement efficace, sonnez-moi."







Tout le monde a un rêve, non?
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Deydreus Moonshire
Le Porte-Peste
Mer 24 Oct - 0:39

Assis devant son plat, Deydreus analysait la nourriture se trouvant dans les récipients d'argent. A sa gauche, Amarande demeurait silencieuse et observait elle aussi, attendant sans doute qu'il n'entame le repas avant elle. Depuis qu'ils étaient revenus à Pleurs-la-cendre, elle avait perdu l'envie de se nourrir. A vrai dire, le docteur l'avait à de nombreuses surprise en train de se débarrasser de ses plats ou de rester des heures durant à regarder les autres manger sans pour autant consommer. Bien. Sa transformation s'accentuait.
Piquant de sa fourchette le morceau de viande juteux qui était accompagné par divers légumes et féculents, le porte-peste plongea son regard dans celui du Baron, toujours impassible et assis à sa droite. Puis son regard se posa sur sa sœur, Aliariel, qui noya quand à elle ses yeux dorés dans ceux du docteur, rougissant légèrement. Elle piqua alors à son tour dans sa nourriture, attirant cette dernière à ses fines lèvres rougeoyantes. Dans un geste presque synchronisé, le docteur fit de même, laissant le gout sanguin de son repas exciter son palais. S'il avait voulu sur-jouer la chose, le porte-peste aurait presque pu fermer les yeux. Il fallait avouer que les plats qu'on lui proposait ici était de bien meilleure qualité que ceux de son ancienne prison. Enfin, tout cela n'était qu'une diversion gustative, puisque la valeur nutritive des différents repas restaient pour lui égale.

- Cette nourriture est abjecte! Sans aucun gout!

Se relevant soudainement, Aliariel asséna un violent coup de main à son assiette. Cette dernière s'envola au travers de la pièce avant de s'éclater contre le mur à côté de l'une des servantes, qui laissa échapper un petit cri sous la surprise de la chose. Furieuse, la soeur du baron se dirigea vers la dite servante, toutes griffes dehors.

- C'est à cause de vous! Pauvres sottes! Vous nous déshonorez face au Docteur et votre maître!

Levant la main, elle fixa quelques instants les yeux terrifiés de la servante avant de lancer sa frappe, seulement stoppée par la main de Deydreus, qui affichait un large sourire face à sa surprise.

- Calmez-vous Aliariel. Allons, il est inutile de vous mettre dans de pareils états...

Il replaça son bras le long de son corps alors qu'elle restait bouche-bée devant lui, son visage affichant une expression particulièrement étrange. Un peu en recul, derrière le porte-peste, se trouvait Amarande qui veillait sur son maître la main à la ceinture, prête à agir. Utilisant son autre main pour replacer une mèche de la femme devant lui, Deydreus caressa par la suite tendrement la joue de la sœur du baron. Un léger rire s'échappa de sa gorge alors qu'il analysait les différentes expression de la noble qui lui faisait face.

- Je vous ai déjà dit que vos... Préférences, allaient changé au cours des prochains jours. La nourriture va vous sembler fade, comme des cendres qu'on vous forcerait à avaler. Seule une chose pourra aider cette envie de ressentir quoique ce soit.

Il attrapa alors un couteau et le planta sans ménagement dans sa propre main, ouvrant une large plaie et laissant son liquide carmin s'écouler sur sa paume sous les yeux écarquillés d'Aliariel et Amarande.

- Buvez.

Le porte-peste acheva sa phrase en plaçant sa main contre les lèvres de la dame. Très vite, il sentit les lèvres et la langue de la sœur du baron passer contre sa peau, savourant le liquide s'écoulant de son corps avec une sorte d’appétit presque bestial. Grattant la nuque d'Aliariel comme s'il caressait la nuque d'une bête, le docteur se tourna vers le Baron qui achevait tranquillement son repas.

- Je vais devoir m'absenter Konrad. Pour quelques jours. En mon absence, faites boire à votre sœur les fioles que j'ai mis à votre disposition dans la chambre froide. Cela devrait l'aider et l'apaiser dans sa transition.
- Fort bien. Revenez-nous vite mon ami.

Un nouveau coup de langue sur sa plaie attira de nouveau son attention sur la créature qui se léchait encore la commissure des lèvres en le fixant.

- Où allez-vous? Vous êtes revenu il y a peu. Et vous repartez déjà?

Attrapant son menton pour relever le visage de la sœur du baron, le docteur lui rendit comme seule réponse un regard doux et un léger sourire.

*

*   *


Observant le creux de sa main, le Porte-peste analysait les différentes jointures de son gantelet et son mécanisme de mise à feu. Relevant par la suite la tête, il s'étira grossièrement en se relevant, quittant les quelques cadavres sur lesquels il s'était reposé. Naturellement, il ne s'agissait pas de son oeuvre. A vrai dire, les corps calcinés lui ayant servis de siège avaient été déposé là par les forces de l'Ordre peu après le début des combats. Un peu plus en avant de sa position, Amarande était en train de nettoyer sa lame, plusieurs cadavres de policiers ouvert et démembrés à ses pieds. Appuyant sur sa canne pour s'aider à marcher, le docteur rejoignit la position de sa championne, son masque soigneusement déposé contre son visage et partiellement couvert par sa longue capuche noircie.

- Dîtes moi Amarande, aviez-vous déjà visité Paris?
- Jamais. Mais je suppose que les bâtiments enflammés et les combats urbains ne sont pas communs?
- Vous seriez surprise ma chère. Blague à part, cela est fort regrettable. Cette ville peut montrer de bien beaux décors en temps normaux.
- Hey vous! Mains en l'air!
- Hum?

Trois hommes faisaient face à l'étrange duo. A la vue de leur tenue, Deydreus en déduisit qu'il s'agissait là de quelques membres de l'armée, sans doute agacés par le fait qu'il ne soit entré un peu plus tôt dans cette zone de conflit, pourtant barricadée et interdite au public. Analysant rapidement l'arme des soldats, le porte-peste ne joua même pas la comédie et se détourna d'eux avec une simplicité pleine d'arrogance. Une première balle siffla au dessus de son casque. C'était un ultime avertissement de ces hommes, mais un acte bien trop déplacé pour la championne du docteur. S'élançant à une vitesse folle sur le trio qui venait d'ouvrir le feu, la "sœur de bataille" trancha le plus près des trois hommes à l'aide de sa lame-tronçonneuse, faisant voltiger dans les airs tripes et tissus sanguins. Frottant nonchalamment son épaule, le porte-peste tentait vainement d'enlever une tache de sang reçue dans l'opération.
Les balles semblaient ricocher contre l'armure d'Amarande, ce qui força le dernier des trois soldats à laisser tomber son arme avant de tenter de fuir au moment où son second camarade venait de se faire arracher la moitié du corps. Une vive douleur lui traversa cependant le genoux, et il s'écroula dans un hurlement sinistre sur le sol. Quelque chose lui rongeait la chair, il en était certain. Écartant vainement son treillis dans l'espoir de pouvoir se sauver, le soldat observa avec horreur sa peau se nécroser rapidement et grandir autour de sa plaie, seulement marqué d'une fine aiguille d'émeraude. Un bruit sourd attira alors son attention, avant que sa tête ne s'envole à quelques mètres de sa position suite à un coup de la championne de Deydreus.

- Alors. Si j'étais un éminent membre de la Griffe en fuite, et que j'étais parvenu à fuir avec les hommes venus me chercher, où diable irais-je me fourrer?

Une explosion ponctua la phrase du docteur, provenant d'un bâtiment non loin de sa position. Derrière ce dernier, se trouvait l'opéra Garnier. Cela, le docteur en était presque certain.

- Bien. Amarande? Ouvrez-moi le passage aux travers de cette suite de bâtiments voulez-vous? Passer par la route me semble être une idée fort peu lumineuse. D'autant que les airs me semblent beaucoup trop...Agités, pour une marche à découvert.

Comme pour argumenter son propos, un chasseur s'écrasa non loin de leur emplacement, dégageant diverses bourrasques de flammes et autres vapeurs noircies, ainsi qu'une désagréable odeur de métal calciné. Ricanant doucement alors qu'il se mit en route aux côtés de sa championne, le Porte-peste plaça dans un coin de son esprit l'obligation qu'il avait de remercier son contact pour l'information concernant le convoi de prisonnier.

Ils n'en étaient qu'au début du conflit, le docteur le savait bien, et déjà le chaos régnait. Les choses allaient devenir très intéressante prochainement, ça aussi, il en était certain.




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Dim 28 Oct - 13:02


"Alors que le temps passe, les combats s'intensifient un peu plus. Les nouvelles troupes se mettent en place, échangent quelques tirs avec leurs adversaires. A présent, les décisions des protagonistes de chaque camp aura une influence claire sur l'issue de la bataille. Chaque mouvement, chaque blessé ou tué entraînera la roue du destin."

Dans les différents bâtiments de l'objectif Alpha, la situation était devenue assez compliqué pour les forces de l'Ordre. Dropées depuis les transporteurs de la Griffe, des renforts de l'organisation arpentaient les étages supérieurs des différentes bâtissent afin de faire pleuvoir un flot de balles sur les forces de l'Ordre en contre-bas pour les prendre en étau avec les forces déjà en places. Malgré cette stratégie mise en place, plusieurs rapports indiquaient que des troupes de la Griffe "ne répondaient plus". Si la chose avait tout d'abord été ignorée par les malfrats, une nouvelle stratégie (visant cette fois à protéger leurs arrières via différents tourelles manuelles) avait été mise en place pour faciliter leur progression dans les bâtiments. Pourtant, ces disparitions laissaient deviner quelque chose de fâcheux: d'autres ennemis se trouvaient sur les toits, ou venaient de les quitter.

Dans les étages "inférieurs", les troupes conjointes de l'armée et de la police s'étaient barricader dans plusieurs appartements et réserves, tenant pour le moment en respect les troupes de la Griffe grâce à des unités mobiles lourdement blindées, similaires aux unités Heavy de l'organisation criminelle. Pour aider à cette couverture lourde, plusieurs unités d'infiltration s'étaient déployés dans les couloirs adjacents et harcelaient les troupes adverses, et même si leur champ d'action était réduit, plusieurs snipers tentaient de faire mouche au travers des vitres des bâtiments. Comme le reste de la ville, ce bâtiment s'était changé en champ de bataille et les positions barricadées donnaient clairement l'impression d'assister à l'assaut d'une forteresse.

Au sol, plusieurs troupes militaires et autres renforts du RAID faisaient route vers l'objectif Alpha afin de venir en aide à leurs homologues, transformant certaines rues en une fourmilière mortelle pour quiconque ne faisait pas partie des forces de l'Ordre.

Dans les airs enfin, le combat semblait infini. Chaque aéronef abattu par les forces de l'ordre était remplacé, et cela donnait rapidement l'impression d'être submergé. Fort heureusement, les canons situés à l'autre bout de l'opéra tenaient pour le moment le choc et offrait un grand avantage aux chasseurs de l'armée. Cependant, la situation au sol était particulièrement visible pour les pilotes de chasseurs légers ou unités mobiles, et donnaient à plusieurs d'entre eux l'envie d'intervenir directement malgré le balai aérien se jouant devant eux. Au loin, plusieurs vaisseaux de transports lourds étaient en approcha. Il fallait donc faire un choix pour ces pilotes. Se tenir aux premiers ordres reçus malgré l'avantage aérien, ou bien porter assistance aux troupes au sol qui semblaient en difficulté.

Rapport de Force au sein de l'Objectif Alpha:





Prochaine résolution le:
Dimanche 04 Novembre





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Lun 29 Oct - 19:55

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La
Griffe

Opération Fer-De-Lance
Ca n'avait pas mis longtemps pour que à la fois la situation ma paru beaucoup plus clair et que en même temps des soldats me tomba dessus, heureusement la surprise leur a fait oublier d'avertir rapidement ma présence, me laissant un temps précieux pour les neutralisés d'un coup de leur crane avec le mur, l'un deux avait même eu la tète un peu trop fragile et a en juger par le craquement que cela a fait, il ne se relèvera pas…Maintenant je comprend le dilemme des soldats au front...Ca n'est vraiment pas facile.

En se qui concerne la situation en bas les forces de l'ordre semblait tenir bon, mais l'arrivées de troupes de la Griffe par les étages supérieurs allait les gênées  mais il ne semblait pas arriver en grande affluence, les canons devait marcher a plein régime un peu plus loin, je ne pourrais pas les aider en bas, des nids de mitrailleuse faisait apparition et constituait des obstacles pour moi, j'allais donc devoir m'en débarrasser...et pourquoi pas les retourner contre leur propres troupes tient, certaine semblait être automatisés, je pourrais les reprogrammer facilement...du moins je l'espère.

Un saut de Jumpack me fit parcourir la courte distance entre ma cachette et la première tourelle, celle ci était manuel et le soldat la contrôlant me tira dessus avec a bout portant, mon armure pris la plupart des projectile mais certain avait traverser les jointures et me fit assez mal, mais ma pensés se concentre a appuyer sur le bouton de mon canon tesla et comme par magie le type se mis a convulser avec force et ne put continuer a tirer, un bon pain dans la tronche histoire que il ne se relève pas et voici une tourelle a trépied utilisable pour les forces de l'ordre en bas. Repérant un groupe en bas, je jette la tourelle a leur porté, il devrait un peu mieux se défendre maintenant…

La seconde fut automatisé, aucun soldat a proximité: c'est parfait. ne prenant pas de risques j'active cette fois ci mon générateur de bouclier et le garda en main pour approcher, un léger choc électrique grilla les circuits de la tourelle...Zut, elle est inutilisable.

"Aucun soldats" j'avais dit? Je crois que celui ci avait entendu le vacarme un peu plus haut, il était armé de un de ses gros fusils pour le corps a corps avec son casque blanc, le premier pruneau de son arme détruit la bulle de mon générateur, le second manqua de me toucher a la tète si mon bras gauche ne m'avais pas couvert, la plaque protectrice dessus était fichu.

- On a un 'blème en haut, un go... commença t'il a dire avant que je ne m'approche pour lui chopper la jambe, que je le soulève pour lui prendre son fusils, que je le cogne pour casser son communicateur et que je le jette a l'étage en dessous devants certain de ses amis…Winston, dépêche toi d'aller chercher la dernière tourelle du bâtiment avant qu'il arrivent.

Pour cette tourelle la cela fit comme la première a l'exception près que le type ne fini pas au sol électrifié mais attrapé et jeté par la fenêtre la plus proche, avec ses policiers dehors il devrait rapidement s'en occuper, et puis il y en avait un second qui rejoignit tète blanche en bas, encore une fois la tourelle a trépied rejoignit un groupe des forces de l'ordre pour les aider a lutter, d'ailleurs je me demande si certain on fait attention a moi quand j'ai envoyer mon aide...




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 ►Véritable nom :
Hana Song


 ►Localisation :
Busan, Corée du Sud


 ►Affiliation :
MEKA (Mobile Exo-force, Korean Army)


 ►Equipement :
Un méca rose avec : FUSIO-CANONS, TURBORÉACTEURS, MATRICE DÉFENSIVE, MICRO-MISSILES, AUTODESTRUCTION & APPEL DU MECA. En dehors de son méca, elle possède des PISTOLASER, ce qui lui permet de continuer le combat avec une arme automatique à moyenne portée.

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D.Va
Recrue
Sam 3 Nov - 12:14


(Opération Fer-De-Lance // Objectif Alpha)
D.Va vadrouillait dans le ciel et s’acharnait à essayer de défendre les cieux face aux aéronefs. La joueuse rechargeait ses missiles et sa matrice et elle repartait aussitôt jouer avec eux utilisant ses propulseurs à son avantage ! Pour aller très haut dans le ciel et poursuivre ceux qui se mettaient un peu trop à l'écart. Bien qu’elle aidait les forces de l’ordre et qu’elle était soutenue par ceux-ci, ils avaient quand même clairement le désavantage. Elle n’arrivait pas à faire la différence si au début elle avait trouvé ça facile, elle avait rapidement changé d’avis !

Elle avait aussi le soutient des canons de défenses à l'autre bout de l'opéra mais cela ne servirait à rien s'ils étaient détruits. Alors, elle partie les protéger lorsqu'un aéronefs s'approcha d'eux. Elle prit la décision d'envoyer tout le monde valser -mit à part les policiers-. Elle donnait parfois plusieurs ordres de regroupement des chasseurs aériens.

Elle ne savait pas si les troupes au sol tiendraient le coup encore longtemps ! Vu la puissance de feu dégagée par l’armada ennemie ! Elle stoppa d’ailleurs sont élan pour aller terrasser un des vaisseaux de transport lourd qui s’approchait de trop près. Elle le détruit grâce à un magnifique jet de micro-missiles dans les moteurs de l'appareil. Son Meka prit un coup à cause de l'explosion mais bon c'était pour la bonne cause.  

Voyant que les troupes aériennes reprenaient l’avantage pour le moment, D.Va prit la décision d’aller aider les troupes aux sols. Elle fit le balayage de plusieurs engins ennemis. Elle avait cependant l’impression que ça ne changeait pas entre le sol et le ciel. L’avantage était pour les ennemis. Il fallait qu’elle réussisse à faire la différence au sol comme en l’air. Elle réfléchissait à un semblant de tactique qu’elle pourrait mettre en place avec les forces de l’ordre ! Elle vadrouillait avec son Meka entre ciel et terre.

Faisant tout pour être utile et permettre aux forces de l’ordres de reprendre parfois le dessus sur l’ennemi. Elle avait parfois l’aide des pilotes de chasseurs. Et parfois, ils jouaient ensemble dans un combat aérien et au sol pour faire le ménage.


( Pando )




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Grimsey


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Deydreus Moonshire
Le Porte-Peste
Sam 3 Nov - 13:54

Marchant de façon nonchalante parmi différents cadavres de la Griffe, Deydreus observait son environnement avec un certain détachement. Devant lui, Amarande terminait d'achever un des criminels présents, enfonçant sa lame dans son torse. Plus en avant, à quelques ruelles de là, les forces de l'Ordre semblaient se réunir et se préparer à un nouvel assaut contre les bâtiments adjacents. En ayant abattu ces soldats de la Griffe, Deydreus avait probablement fait gagner du temps aux soldats français.

- Hum?

Se tournant sur la droite, le porte-peste remarqua le restaurant complètement ravagé et les personnes encore présentent à l'intérieur. Plusieurs civils, terrifiés, semblaient tenter de stopper les hémorragies des blessés. Faisant signe à Amarande, le docteur enjamba ensuite la fenêtre se trouvant devant lui. Une fois entré, il leva les mains face aux premiers civils qui s'étaient armés tant bien que mal. L'un d'entre eux avait même un 9mm, probablement ramassé sur un cadavre de policier. Ils étaient tous tendus, mais surtout apeurés, et le masque du docteur ne devait en aucun cas les rassurer. Sa championne, se tenant derrière lui, laissait tourner les chaines mortelles de sa lame tronçonneuse, attendant une simple injonction de son maître pour agir.

- Allons, calmez-vous enfin. Je ne vous veux aucun mal. Soyez logiques. Vous êtes armés de quelques couteaux de cuisines, quand cette personne derrière moi est dans une armure de combat et vient de massacrer les criminels de la Griffe. Je ne suis qu'un simple médecin! Regardez-moi, je ne suis même pas armé.

Son discours eu un impact mitigé sur la populace devant lui, mais dans le doute, plusieurs civils déposèrent leurs armes. Quelques uns observaient tout de même le duo qui avançait vers eux, toujours méfiants. S'agenouillant devant un enfant touché à l'épaule et tremblotant, Deydreus fouilla dans l'une de ses sacoches pour en sortir une petite poupée de chiffon qu'il avait chapardé plus tôt à une autre enfant qu'il avait lui même tué.

- Tiens petit. Je sais que les temps sont durs, mais reste donc avec Elisa, elle veillera sur toi pendant que je m'occupe de ta blessure. Tu as mal?
- Je... Quelques sanglots s'échappèrent de sa petite gorge fragile. Oui monsieur.
- Très bien, mais tu es un costaud toi, pas vrai? Tu ne m'as pas l'air d'avoir si fort, tu es un véritable héros pas vrai?

Se tournant vers les parents du petit qui scrutaient chacun des mouvements du porte-peste, ce dernier leur demanda leur autorisation, puis s'empara d'un liquide anesthésiant qu'il apposa sur la plaie du jeunot. Une fois le liquide déposé, il utilisa les "griffes" de ses gants pour extraire la balle que l'enfant avait reçu. Jetant nonchalamment la balle par dessus son épaule, le docteur se risqua à un regard vers Amarande. Cette dernière discutait froidement avec les civils "barricadés", et semblait assurer la sécurité du restaurant pour le moment. Dans le chaos, les forces de l'Ordre n'avaient pas pu extraire l'entièreté de la population civile des lieux. Les réflexes humains prenant le dessus sur la logique, la plupart des personnes non armés n'ayant pu être évacuées avaient trouvé refuge où elles avaient pu. Cela donnait donc lieux à des petits "foyers" de population apeurée et aux aboies, attendant dans la terreur que le conflit ne s'achève où qu'on daigne enfin à les faire partir de là.
Refermant la plaie du petit garçon, Deydreus lui tapota la tête d'une manière presque amicale avant de se redresser pour se diriger vers un autre blessé, cette fois atteint à plusieurs endroits de son corps. Se penchant sur l'homme tremblotant, le docteur analysa l'ampleur des dégâts puis se tourna vers celui qui semblait en couple avec l'homme au sol. Sanglotant, ce dernier attrapa la manche du porte-peste qui haussa sous son masque un sourcil.

- Il... Il s'est jeté contre moi pour me sauver et m'empêcher de me prendre les tirs... C'était ma faute. C'est moi qui ai fait du bruit et attiré l'attention de ces terroristes... Sauvez-le... Je vous en prie.

Fixant la main de l'inconnu, le porte-peste demeura silencieux et continua de regarder sa manche captive, jusqu'à ce que la personne la détenant en otage n'accepte de la libérer. Tournant par la suite de nouveau la tête vers le blessé, toujours silencieusement, le docteur sortit une capsule de gaz biotique et le répandit sur l'homme au sol. Les balles furent ensuite extraites, puis les plaies commencèrent à se résorber, comme un miracle œuvrant contre le temps lui même.

- Il va avoir besoin de repos une fois que les choses seront calmées, mais il vivra.

Quittant le duo amoureux, le docteur entendit des remerciements qu'il n'écouta même pas dans son dos. Rejoignant Amarande alors que les civils, toujours inquiets vis à vis de l’extérieur, semblaient avoir donné leur confiance au docteur. Cette dernière esquissa un léger mouvement de tête en observant son maître, avant de reporter son attention vers l’extérieur, murmurant doucement afin que seuls le docteur et elle n'entendent leurs propos.

- Pourquoi les avoir sauvé? Ne devions nous pas nous rendre au plus vite vers celui que vous recherchez?
- Mais enfin Amarande. Car je suis médecin.

Sa remarque sembla susciter chez elle une certaine surprise, puisqu'elle fixa le masque de Deydreus pendant quelques longues secondes avant de finalement marcher vers la sortie du restaurant, se tournant vers le reste des civils alors que le porte-peste la rejoignait doucement, s'appuyant sur sa canne.

- Plusieurs groupes ennemis se dirigent par ici. Si vous voulez vivre, suivez-nous. Vous savez maintenant que nous ne voulons pas votre mal. Mais si vous restez ici, vous périrez tous.

Quelques regards furent échangés, quelques murmures prononcés, puis les civils semblèrent convenir que c'était dans leur intérêt de suivre le duo étrange qu'était Amarande et Deydreus. Une fois dehors, ce groupe improbable avançait prudemment parmi les ruelles de Paris, le docteur et sa championne dirigeant volontairement les civils vers la suite de bâtiments qui les intéressait. Quelques minutes plus tard, ils tombèrent sur une unité des forces de l'Ordre qui avait dressé un barrage. Les soldats, aux aguets, dressèrent leurs armes en direction du groupe de civils et ordonnèrent froidement de mettre les mains en l'air. Tout le monde s’exécuta, même Amarande, afin de montrer patte blanche aux unités françaises.

- Ce groupe de civils se trouvait dans un restaurant non loin de votre position, nous sommes venus afin de les évacuer. Nous acceptons de suivre toutes les directives que vous nous donnerez.

Une longue minute passa ainsi, les soldats usant de leur radio afin de savoir si oui ou non ils pourraient les laisser passer. Finalement, la plupart d'entre eux baissèrent leurs armes, et ils ordonnèrent au groupe de les rejoindre. Une fois à leur niveau, on leur intima de suivre un chemin bien précis, jusqu'à ce qu'Amarande et Deydreus n'arrivent au niveau des soldats. L'un d'eux, probablement leur chef, dégaina son arme de poing et visa le porte-peste.

- Vous! Ne bougez plus!
- Hum?
- Qu'est-ce que vous faites?

Un des civils, celui qui était en couple avec l'homme criblé de balles, se positionna entre Deydreus et l'officier militaire.

- Écartez-vous! C'est un ordre, ce type est recherché!
- Cet homme a sauvé mon mari alors que rien ne l'y obligeait et nous as tous conduit ici! Il a fait beaucoup plus que vous pour nous! Vous n'êtes même pas venus nous chercher!
- Monsieur, écartez-vous, c'est mon dernier avertissement!
- Allons, vous n'allez pas faire feu sur un civil l'ami?

Les esprits s'échauffèrent rapidement, le gradé ne voulait véritablement pas tirer sur un civil, mais il savait le danger que représentait le porte-peste. Le groupe de civils quand à lui protestait et grognait en faveur du docteur. Les avoir sauvé et aidé en avait fait des alliés de choix face aux forces de l'ordre qui ne savaient comment trop agir. Le civil devant Deydreus s'avança alors, s'approchant du gradé. Ce dernier le tenait toujours en joue.

- Reculez! Ou j'ouvre le feu! Dernier avertissement.

Un pas de plus fut fait, puis un bruit sourd se mêla au chaos ambiant de la ville de Paris. Le coeur transpercé par la balle du revolver, le civil devant Deydreus s'effondra sur le sol dans un bruit humide étrange, tandis que les autres civils présents hurlaient face à ce meurtre pour eux injustifié. Quelques uns protestèrent plus violemment, chahutant les forces de l'ordre présentes.

- Que personne ne bouge! Cet individu est dangereux et quiconque le défendra deviendra complice! Nous sommes en état d'alerte, alors taisez vous et écoutez!
- C'est vous qui êtes dangereux!
- Meurtrier!
- Criminel!

Sous son masque, Deydreus arborait un sourire particulièrement narquois. S'agenouillant malgré les injonctions du militaire, le docteur toucha la joue encore chaude du jeune homme abattu devant lui. Les autres soldats, dubitatifs face aux actions de leur chef, tenaient en joue le porte-peste mais faisaient clairement preuve d'hésitation. Le gradé, toujours angoissé, sommait à Deydreus de ne rien tenter. Ce dernier ne répondit au militaire que par un sourire léger, alors qu'il injectait au civil un sérum de sa peste. Après quelques secondes, ce dernier se releva presque en même temps que le précédent civil abattu, sous les yeux interloqués des civils, et des militaires présents. Amarande quand à elle, affichait un large sourire. Le temps sembla se figer quelques instants sur cette scène jamais vue. Le civil, visiblement un peu sonné, passa sa main sur le trou présent au niveau de son cœur. Seuls ses vêtements étaient troués, et plus aucune trace de sa blessure n'était visible. Fixant ensuite le gradé avec un regard noir, le civil fut un pas de plus.

- Vous m'aviez tué.
- Je... Recul... Reculez.
- Vous êtes les représentants de l'Ordre, ceux qui ont juré de défendre la population, et vous aviez tué un civil.
- Vous n'êtes qu'un monstre.
- RECULEZ!

Un autre tir retentit dans la ruelle, traversant de nouveau la poitrine du civil, qui trébucha légèrement mais resta debout, posant seulement la main sur l'impact de balle.

- Vous m'avez encore tiré dessus?
- CHEF BORDEL! C'EST DES CIVILS MERDE!

Plusieurs soldats pointèrent alors leurs armes sur le gradé, ce qui entraina en réponse la même mise en joue d'autres soldats sur leurs anciens camarades.

- Vous faites quoi les gars bordel? On va pas se tirer dessus quand même?
- VOUS AVEZ TENTE DE ME TUER!

Le temps se figea à nouveau pour toutes les personnes présentes. Le civil réanimé par Deydreus se jeta sur le gradé avec une force insoupçonné, mordant sa gorge avec une force telle que du sang ne manqua pas de jaillir. Un tir partit en réponse sur le "civil", qui fut repoussé sous l'impact et dont le corps trembla quelques instants avant de cesser de bouger pour de bon, le crâne transpercé. Puis le chaos se répandit comme la peste, les civils se jetant sur les forces armées qui mettaient en joue Deydreus. Les soldats échangèrent des tirs. Et dans tout cela, le porte-peste était ignoré. Amarande dégaina son arme de poing et abattit plusieurs soldats. Quelques minutes s'écoulèrent ainsi, dans un chaos absolu. Finalement, les tirs stoppèrent, quelques soldats "renégats" et civils restants. C'est alors que la Championne du docteur dégaina sa lame et termina d'achever les quelques personnes encore en vie. Le barrage n'était maintenant plus qu'un amoncellement de cadavres des forces de l'Ordre et civils. Marchant parmi les morts, Deydreus remarqua l'enfant qu'il avait auparavant soigné. Le bambin était étalé dans l'allée centrale, s'étant pris une balle dans le dos, probablement perdu, au début des échauffourées. Se penchant sur le corps baignant dans son propre sang, le docteur ramassa la petite poupée de chiffon qu'il avait confié à l'enfant quelques temps auparavant. La compressant dans ses gantelets, la petite poupée laissa dégouliner un liquide épais carmin sur le sol.

- Ah... Elisa.

L'accrochant par la suite à sa ceinture, le médecin se tourna vers sa championne qui finissait de nettoyer sa lame, son armure marquée par plusieurs impacts de moyen calibre.

- Tout ce cinéma, dans le restaurant, c'était pour ça. Pas vrai?
- Il nous aurait été particulièrement difficile de passer ce barrage sans les civils pour créer une diversion. Mon plan initiale aurait été d'user de la Griffe, mais ils ne semblaient pas coopérant non plus.
- Je vois. Et maintenant?
- Maintenant nous rejoignons les bâtiments, et vous me menez à celui que je cherche.




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ATHENA
Big Mother is watching you
Dim 4 Nov - 16:06


"Alors que le temps passe, les combats s'intensifient un peu plus. Les nouvelles troupes se mettent en place, échangent quelques tirs avec leurs adversaires. A présent, les décisions des protagonistes de chaque camp aura une influence claire sur l'issue de la bataille. Chaque mouvement, chaque blessé ou tué entraînera la roue du destin."

Au sein de l'objectif Alpha, les choses s'intensifiaient entre les combattants de la Griffe et les Forces de l'Ordre. Si leur premier assaut avait été incroyablement violent, les soldats du groupuscule criminel faisaient maintenant face à de nouvelles menaces, plus fortes et plus agressives qu'auparavant. Les tourelles, postées précédemment plus tôt semblaient avoir été mises en déroute ou complètement retournées contre leurs anciens propriétaires, et plus en bas, de nouvelles troupes militaires ennemies venaient de faire leur apparition. L'équilibre des forces semblaient légèrement se recentrer.

Parmi les troupes du Talon dirigeant les combats, deux des "heavys" envoyés par Alasker rencontrèrent une difficulté bien plus grande que ceux qu'ils avaient pu imaginer. Le stratagème des militaires, couplant des unités similaires ainsi que des unités d'infiltration et d'assassinat était parvenu à neutraliser l'avancée de la Griffe, et pire encore à abattre l'un des deux soldats lourds tout en blessant grièvement le second. De son côté, Loken avait continué son ascension malgré tout et avançait maintenant vers la dernière transmission d'un ancien groupe défendant les tourelles. De toutes façons, leur chef avait ordonné de n'être prévenu qu'en cas de "blocage", et il semblait effectivement qu'ils arrivaient face à cette résistance efficace...

Dans les airs, le balai aérien continuait inlassablement. Si son intervention avait permis de neutraliser l'un des transporteurs, la jeune pilote coréenne s'était trop éparpillée entre le sol et les airs, et n'avait ainsi pas pu réellement aider l'un ou l'autre groupe. Pire encore, plusieurs chasseurs la prirent en grippe et la forcèrent à se désangager des combats aériens, et pour cause... Un tir de missile plus précis que les autres se logea dans le réacteur dorsal droit de son MEKA, l'obligeant à se poser sur l'un des toits de l'objectif à sécuriser. A présent, ses ordres étaient évidents: assister les forces de l'Ordre au sol, et éliminer tout ce qui n'en faisait pas parti, peu importe l'affiliation. Les chasseurs du gouvernement français allaient maintenant devoir se débrouiller seuls tandis qu'on approchait de la fin d'après-midi...

Malus distribué: Alasker.

Rapport de Force au sein de l'Objectif Alpha:





Prochaine résolution le:
Lundi 12 Novembre





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Talon


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Alasker Crudelis
Le nettoyeur
Mar 6 Nov - 13:26

Des hurlements. Du sang. Les corps malmenés d'innocents et de coupables se rejoignant sur le sol crasseux de rues plongées dans le chaos le plus total. Des balles. Des dizaines, des centaines...Des milliers, de balles, crachées par d'innombrables et enthousiastes canons réalisant une fois de plus leur unique but : Faucher la vie. Eclairer, via leurs terrifiants flashs, les visages déformés par la haine ou pire, la joie, de leurs propriétaires.
Et, dans le crâne d'un géant, raisonnent les échos d'un rire nasillard. Le souvenir du rire d'un fou. Accompagné, comme toujours, de l'impression d'être observé. Scruté. Analysé. Par quelque chose...Quelqu'un. De plus dangereux et plus incompréhensible que lui.
Alasker, debout devant l'entrée du bâtiment que ses hommes occupaient, cessa un instant de tuer pour se délecter du spectacle qu'offrait les cieux embrasés par la guerre. Alors, tandis qu'un cadavre découpé par un tir de gros calibre s'écrasaient devant lui, le géant du Talon cita deux noms d'une voix chargée de mélancolie.
"-Carl. Mila."
Quelque chose s'écrasa contre son casque pour exploser dans un flash se voulant aveuglant. Ses yeux faits de ténèbres encaissèrent l'orgie de lumière vive sans ciller pour se poser sur une escouade du GIGN tentant de le contourner par la droite, en longeant une colonne de véhicules accidentés. En un instant, il traversa les dix-huit mètres le séparant de ces nouvelles cibles et planta la baïonnette de son arme dans le crâne de l'homme à la tête du groupe. La puissance du coup pulvérisa le casque ainsi qu'une partie de la boite crânienne, si bien que le tueur n'eût qu'à lever un peu son arme pour libérer l'arme de son étui de chair improvisé, désormais ouvert comme un fruit trop mûre. Les collègues du défunt hurlèrent de concert en déchargeant leurs armes sur son plastron. Son propre fusil cracha six balles, toutes aussi longues que des doigts humains. Des restes de corps déchirés giclèrent un peu partout autour de lui.
"-Où que vous soyez...J'espère que vous profitez du spectacle."

Quelques étages plus haut, l'enfer venait de refermer ses portes. L'escouade de Loken avançait parmi les décombres et les corps découpés du troisième étage, chacun de leurs pas faisant légèrement trembler le sol. Les canons des mitrailleuses reliées aux énormes bras des unités lourdes fumaient encore, résultat d'une tempête de feu maintenue pendant plus d'une trentaine de secondes. Un tapis de douille s'était déroulé autour d'eux pour ne cesser de grandir qu'à la fin de cette énième escarmouche contre les forces de l'ordre, aux représentants désormais réduits à l'état de purée organique à moitié calcinée. Les trois géants restants avaient combattus dans un silence de mort, frustrés qu'ils étaient par la déshonorante mort de l'un des leurs, quelques instants plus tôt. Un coup de lance-grenade et un tir de sniper, c'était tout ce qui avait fallut pour endommager son heaume et perforer le cerveau. Pas de disparition glorieuse. Pas de sacrifice admirable dans cette disparition. Simplement un corps stoppé dans son avancée, mort avant même de tomber au sol. Le binôme du défunt s'était jeté sur le groupe responsable du lâche assassinat en traversant deux murs d'une seule charge, au mépris du danger. La lame d'énergie d'un traqueur du gouvernement lui avait découpé une partie du bas-ventre tandis qu'il écrasait le crâne du possesseur de ladite arme dans son poing droit. Loken n'avait pas prit la peine de le réprimander pour cette prise de risque inutile. Parfois, faire couler son propre sang en mémoire d'un ami disparu était le seul moyen efficace d'apaiser la douleur.
"-Communication radio reçue." Gronda Carrier, le second de l'escouade.
"-J'écoute."
L'intérieur de son heaume se mit à grésiller bruyamment tandis que Carrier lui transmettait l'enregistrement. Un court sifflement s'ensuivit. Puis, finalement, le message en question, court et entaché par les parasites et des bruits de tirs, se fit entendre :
"-On a un problème. Un gros..."
Loken esquissa une grimace sous son casque.
"-C'est. Tout?"
Carrier acquiesça.
"-Affirmatif. Cependant le message est accompagné de la disparition de deux escouades entières supposées progresser sur les toits. Quelque chose cloche là-haut, monsieur.
-Pertes. Causées. Par. Aéronefs.
-J'en doute. Les rapports sont plutôt en notre faveur là-haut."
Le chef d'escouade garda le silence pendant un court instant, durant lequel il écrasa le cou d'un corps encore agité de soubresaut.
"-Bien. Allons. Voir. Transmettez. Vos. Doutes. Au. Nettoyeur. Crudelis.
-A vos ordres monsieur.
"

Le futur cadavre s'agitait comme un ver de terre piégé entre ses crocs. Il hurlait en frappant de son couteau les joues déchirées de celui qui le dévorait vivant tout en massacrant le reste de ses hommes. La petite lame traversait la chair sans causer de véritable douleur...Les mâchoires ne se desserraient pas et les dents continuaient de le mâcher vivant. Mais ce n'était pas ça, le pire.
Le pire, c'était le rire gras s'échappant de la gorge débordant de sang du géant.
"-Escouade Loken au Nettoyeur Crudelis. Répondez Crudelis."
Alasker porta un coup de crosse dans le visage d'un porteur de lance-roquette blessé, affalé contre un mur. La fragile boite crânienne éclata sur la paroi, la recouvrant d'une masse rougeâtre de viande et de bris d'os. Sentant que la pauvre chose souffrant entre ses mâchoires commençait à reprendre suffisamment ses esprits pour viser ses yeux avec son petit canif', le géant serra les dents. Quelques instants plus tard, un "crac" humide mettait fin aux gesticulations et aux hurlements de sa proie, qu'il laissa glisser au sol sans lui accorder un regard.
"-Escouade Loken au nett..."
L'ancien mercenaire jura en mâchant les quelques lambeaux de viandes coincés entre ses crocs puis activa son micro :
"-Quoi?"
Court silence. Une balle de petit calibre éclata sur son front, incapable de percer le cuir amélioré de la bête. Son heaume se referma pour le protéger de tout autre assaut.
"-Monsieur, l'escouade se dirige vers les toits. Quelque chose neutralise nos hommes là-haut de manière un peu trop efficace au goût du commandant Loken."
Alasker haussa les épaules et retira l'une de ses lames du pare-brise du camion accidenté derrière lequel il venait de tuer ses dernières cibles. Le corps empalé sur l'arme en question glissa au sol dans un chuintement pitoyable. Un ricanement mesquin le prit tandis que l'IA de son armure lui indiquait l'absence des signes vitaux d'un des membres de l'escouade d'Heavy.
"-Vous avez besoin d'assistance?
-Je pense que non. Mais Loken souhaitait tout de même vous faire part de notre nouvel objectif."
Alasker hocha la tête, bien que personne d'autre que lui ne se trouvait encore devant l'entrée du bâtiment. Si Loken "souhaitait lui faire part" de cette infos, ça n'était pas anodin. Et de toutes façons, le menu fretin qui trainait dans les rues n'allait pas tarder à se transformer en gros bras. Autant rentrer à couvert.
"-Je vous rejoindrais là-haut. Essayez de prendre avec vous une ou deux escouades de nos ptits gars, qu'ils passent devant en faisant quelques prisonniers. Les civils et les flics menottés font de bons gilets pare-balles d'après les rapports de nos autres détachements.
-Entendu monsieur. Je transmet à Loken.
-Utilisez que les mots clés, il va nous faire une rupture d'anévrisme sinon."
La liaison se coupa et Alasker s'accorda un rire supplémentaire avant de jeter deux fumigènes devant l'entrée du bâtiment, pour pouvoir y rentrer sans écoper d'un tir de sniper supplémentaire.
"-Aux gars à l'intérieur, c'est moi. Cessez le feu le temps que je rentre et fermez derrière-moi, j'vais monter !"







Tout le monde a un rêve, non?
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Winston
No, I don't want a banana
Mer 7 Nov - 17:28

New
Overwatch

La
Griffe

Opération Fer-De-Lance
De lourd bruit de pas arrivait vers ma position, sans plus attendre et avec agilité je me suis mis a grimper a la structure du bâtiments sans être ralentit par mon canon Tesla tenu a la main car j'en avait quatre de toute façon, me retrouvant au dessus de tous, j'avais une petite idée de comment m'occuper de ceux ou celui qui arrive mais fallait t'il encore le voir...Et bien... Je ne pensais pas revoir un aussi vieux modèle de cette ensemble ici même, mais j'avais idée de pourquoi il est ici: la transmission de l'autre un peu plus tôt, il cherchait sans doute la source du problème donc moi, ca allait pas arranger ma journée.

J'avais entre aperçu ses unités dans les vielles données de Overwatch a Zurich quand la QG avait encore un toit: équipé d'un exosquelette performant pour supporter le poids de leur équipement ainsi que la fâcheuse tendance a cribler de trous leur cible avec ses deux mitrailleuse rotative, réfléchit donc Winston...Que faire contre lui? Tu est seul contre lui et essayer de demander de l'aide au force de l'ordre ne fonctionnerait sans doute pas, quelle sont ses faiblesses? La lenteur en est une mais je ne vois pas en quoi elle me serait utile, sinon il y a évidement son matériel dans le dos qui une fois détruit le rendrais totalement vulnérable mais la encore il y avis un problème: je n'avait aucune arme capable de détruire suffisamment vite et précisément cette partie du corps...a moins que...

-Cible. Trouvé.


Les deux grands canons pointé sur moi commençait a tourner quand je fixait l'unité lourde, bon sang! Dans un ultime réflexe je lance le générateur de bouclier a ses pieds pendant que je descendait de la, la bulle apparut un peu après la première balle qui est venu se loger dans le béton a l'endroit ou je me tenait il y a moins d'une seconde, les autres furent stopper par l'écran avant qu'il ne s’arrête de tirer, il jeta un coup d’œil a la bulle puis au générateur et sans doute décidant qu'il était trop long de sortir de la, écrasa de son pied la machine, la bulle disparut aussitôt fait mais ça m'avait laisser le temps pour agir.

Une grande décharge traversa tout son bras droit de par les métaux et autres matériaux qui avait attirer le flux électrique, mais il y avait un cruel manque de réaction de sa part malheureusement, sois ça ne le chatouillais même pas, sois il avait déjà le système tellement HS que cela ne suffisait même plus...Attend comment ca les deux options sont les mêmes.

-C'est. Tout?

Un grand coup de canon de son bras gauche me firent volé sur plusieurs mètres malgré mon poids et ma taille: ça rigolais pas la force de cette technologie bon dieu...je devais même avoir une côte cassé je crois, enfin ça m'en faisait l'effet.

C'est. Fini. Singe.

La canon a son bras droit pointé sur moi, je ne pensait pas agir aussi rapidement pour éviter le tir, mais il ne se passa rien, non pas qu'il ne voulait pas tirer mais il semblait que l'arme se le refusait et ne tira absolument pas...Je crois que j'y suis pour quelque chose...Mais bon il lui restait le gauche, il le pointa aussitôt mais j'agit cette fois ci.

De mes deux bras je l'attrapa a la taille, la il ne pourrais pas me viser avec ses armes mais il pouvait toujours me donner des coups ou pire....Ah bah il se décide a charger. Heureusement il fut très lent et même plus avec mon poids et le fait que je résistait, et puis la il se stoppa quelques seconde dans sa course quand j'utilisait le jumpack, me laissant le temps pour le faire changer de direction en me déplaçant tout en le tenant, ma cible: un mur séparant la pièce ou nous somme et un escalier, une fois bien diriger je le laisse s'avancer, un moment ou je me rate et je fini aplatit, il fallait prendre le bon moment pour...Maintenant!

Je lâcha entièrement prise avant de me jeter sur le côté, le heavy aurait put s’arrêter si il avait suffisamment d'espace pour, se qui ne fut pas le cas, il traversa le mur comme si c'était du papier mâché avant de tomber dans l'escalier et vu le bruit que j'entendit, il na pas dut retomber tranquillement sur ses pieds...fiou.








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Hana Song


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D.Va
Recrue
Dim 11 Nov - 1:20

Complètement dépassée par le balai aérien et au sol se jouant devant elle, la joueuse coréenne n’eu d’autre choix que de se résoudre à atterrir au sol. Elle n’avait pas réussi à se concentrer d’avantage et n’avait pas vu les chasseurs la prendre en chasse. Elle n’avait pas vu tout de suite qu’un des tirs avait été bien plus précis que les autres... et le projectile vint se loger directement dans le réacteur dorsal droit de son Meka. L’alerte fut déclenchée automatiquement. La pression et le stresse la gagnèrent d’un seul coup.

Elle appuya très vite sur les boutons se trouvant dans son meka pour l’aider à localiser le toit le plus proche. Par chance, il y en avait un avec des troupes des forces de l’ordre pas très loin. Faisant atterrir son Meka en ralentissant sa chute le plus possible, elle réussi à le poser sans trop de difficulté. Elle avait réussi à maintenir en vie le seul réacteur qui lui restait. Elle fit un soupire, elle coupa les moteurs, laissant le moteur refroidir. Elle ouvrit le cockpit, puis observa les alentours.

En sautant au sol, elle s’aperçu que les tourelles précédemment qui étaient là précédemment furent toutes détruites pendant l’assaut. Sortant son pistolet, elle verrouilla son engin de sorte que personne ne puisse l’utiliser. Question de sécurité. Elle mit un code facile à retenir. Hana descendit les escaliers par la porte menant à l’extérieur du bâtiment. Son pistolet rose à la main. Tandis qu’elle marchait, son bijou accroché suivait les mêmes rythmes qu’elle.

Elle rejoignait à présent les forces de l’ordres faisant attention à se mettre à l’abri le plus possible. Elle tenait son arme pour être sûre de pouvoir se protéger efficacement en cas d’attaques. Essoufflée, elle marchait, puis courrait, et inversement à travers ce chaos. Elle arrivait à l’endroit ou la situation semblait être la plus compliquée et ou un combat au sol semblait avoir été engagé. Elle se mise à couvert cachée derrière un mur quelque minutes puis repris sa longue route vers les forces de l’ordre au sol. Elle aida en chemin quelques troupes qui en avaient besoin.




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Deydreus Moonshire
Le Porte-Peste
Dim 11 Nov - 23:04

- Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept...

Assis sur les marches d'un escalier de service d'un des bâtiments de l'objectif Alpha, Deydreus comptait calmement le nombre de plaques de services arrachées aux membres des forces de l'ordre. Devant lui, Amarande nettoyait silencieusement sa lame, retirant des lambeaux de chairs et de tissus.

- Et maintenant?

Levant la tête, le porte-peste étira un large sourire sous son masque, pointant du pouce le plafond au dessus de lui.

- Maintenant, nous montons pour obtenir une vue un peu plus précise de ce qu'il se passe. J'avais fini de compter de toutes façons.
- Pourquoi prenez vous les plaques de ces hommes? Et pourquoi les compter au juste?
- Pour les honorer.
- Vous n'avez jamais montré une once de pitié envers nos ennemis jusqu'à présent.
- C'est vrai. En vérité, je veux être celui qui ira prévenir ces familles. Enfin, tout du moins, leur proposer des... Solutions, à leurs soucis.
- Je vois...

Il s'avança alors vers Amarande et souleva son menton du bout de son doigt ganté, fixant ses yeux vairons depuis son masque.

- Ce qui doit être fait, doit être fait. Questionnez-vous mes méthodes?
- J-Jamais je n'oserais allons. J'ai juste l'impression, que vous avez toujours une longueur d'avance sur nous tous.

Trois membres de la griffe passèrent alors dans la ruelle devant eux, ne les remarquant pas, le trio s'empressa de rejoindre une position un peu plus au devant. Les choses commençaient à bouger un peu plus. Sortant une radio qu'il avait chapardé un peu plus tôt à un soldat des forces de l'ordre, le docteur activa cette dernière pour entendre ce qu'il se disait. Satisfait de ce qu'il entendit, il jeta l'appareil de façon nonchalante, avant de commencer à grimper.

- Venez, j'aimerais vous montrer quelque chose.

Se détournant de sa championne, le porte-peste enjamba rapidement les marches, s'arrêtant quelques fois pour remarquer les diverses tâches de sang situées sur les murs de l'escalier. Arrivant finalement à une sorte de porte de service, il fit signe à Amarande qui l'enfonça d'un coup de pied net et efficace. Derrière la porte se trouvait un quatuor de la Griffe, visiblement surpris de trouver quelqu'un ici. Attachée devant les quatre hommes se trouvait une jeune femme dénudée, dont la poitrine semblait avoir été l'objet de quelques manipulations manuelles assez douteuses. Ses jambes écartées étaient liées à une chaise renversée et le liquide coulant de son entre-jambes révélait la teneur de ce qu'il s'était passé les dernières minutes. Son œil balafré et le mascara coulant sur son visage indiquait également qu'elle n'avait pas dut passer un très bon moment. L'odeur de foutre et de sang se dégageant de la pièce donnait finalement une touche malsaine à cette scène d'horreur de nombreux champs de batailles.
L'un des hommes de la Griffe, le pantalon baissé et son "engin" à l'air, tenta de se tourner vers Deydreus et Amarande en même temps que ses camarades mais trébucha, provoquant un bruit sourd alors que sa tête frappait contre la table renversée. Le soldat le plus près de Deydreus ouvrit le feu sur ce dernier avec son arme de poing, touchant le docteur au niveau du torse. Continuant d'avancer en s'appuyant sur sa canne, le docteur ricana alors que la balle retombait sur le sol, stoppée par son plastron. Quelques secondes plus tard, Amarande tranchait la tête du type sans ménagement, encaissant à son tours les tirs des deux autres soldats. Utilisant son fusil, elle troua le torse de ce duo agaçant, laissant leur dépouille retomber sur le sol.
Le premier criminel, se relevant péniblement après sa chute en tentant d'attraper une arme ou quelque chose d'utile, reçut un violent coup de pied de la championne du porte-peste et vola à travers la pièce, s'écrasant contre le mur le plus proche dans un bruit sourd. Son corps inanimé glissa quelques secondes contre le béton du bâtiment, laissant une traînée rougeâtre sur sa route, son appareil toujours sorti. Avançant silencieusement vers la demoiselle, le docteur prit un peu plus de temps pour l'observer, ordonnant au préalable à sa championne de s'assurer que les lieux étaient sécurisés.

La demoiselle avait une chevelure rousse, qui, si elle n'était pas complètement décoiffée, aurait pu être merveilleuse. Même si l'un de ses yeux était à moitié clos à cause des coups reçus, Deydreus voyait sans soucis leur couleur émeraude. Ses traits étaient fins, elle s'avérait être une jeune femme charmante, dans la vingtaine. Son corps, relativement frêle mais aux formes alléchantes était parcouru de multiples ecchymoses et autres marques de maltraitance. D'après une rapide expertise, il était évident que chacun des quatre hommes présent comptaient lui "passer dessus" et que déjà deux d'entre eux s'en étaient donné à cœur joie. Se baissant pour se mettre au niveau de la jeune femme, cette dernière gémissait et sanglotait entre deux toussotements sanglants.

- P-Pitié...
- Pauvre petite créature...

Il s'approcha un peu plus d'elle, sous le regard curieux d'Amarande qui venait de vérifier une nouvelle fois l'entrée de la salle. Attrapant les nœuds qui enserraient les jambes de la victime, il détacha ces dernières puis fit de même doucement avec ses mains. Dans un geste instinctif, la pauvre femme se recroquevilla en sanglotant de plus belle, alors que le docteur remarquait la bague à son doigt et le corps d'un autre homme sur sa gauche. Posant sa main gantée sur la tête de la demoiselle, elle se recroquevilla d'avantage en tremblant.

- Vous êtes brisée, mais vous vous en remettrez.

Il sortit alors de sa sacoche une petite seringue qu'il planta dans le bras de la demoiselle, libérant le liquide biotique se trouvant à l'intérieur. Quelques instants plus tard, les tremblements cessèrent, mais les larmes semblaient continuer de tomber sur le sol.

- Ce que je vous ai injectée calmera la douleur de ce qu'ils vous ont fait, mais rien n'apaisera mieux votre peine et le traumatisme que le repos. Il enleva son masque, relevant la tête de la jeune rousse de son autre main alors qu'il la fixait de ses yeux vairons. Je me nomme Deydreus. Je veux vous proposer une nouvelle vie. Celle-ci est gâchée, ne vaut plus rien. Vous pensez à vous tuer, n'est-ce pas?

Elle le fixa silencieusement, ses larmes coulant encore sur ses joues rougies.

- Ils ont pris celui que vous aimiez, vous ont fait vivre l'enfer. Et encore au dehors, vous l'entendez, le feu se déchaîne. Il ne sert à rien de continuer, pas vrai? Pourtant, malgré vos sombres pensées, votre cœur bat encore. Il lui tendit un scalpel, puis pointa le cou de la rousse de son doigt ganté. Tranchez vous le cou, sur la gauche, et tout se terminera sans douleur, dans une rivière écarlate.

Elle posa le scalpel sur sa gorge, silencieusement, et fixa les yeux du docteur accroupi devant elle. Il lui tendit un léger sourire, puis reprit sur un ton calme.

- Vous n’êtes pas capable de vous tuer. Non pas que vous ne le désirez pas. Mais quelque chose en vous brûle, quelque chose de plus fort encore que la mort. Il claqua alors des doigts, faisant tressaillir la demoiselle. La vengeance. Vous désirez voir chacun de ces types souffrir, pourtant ils sont tous déjà morts. Vous le savez, mais vous voulez quand même vous venger. Contre qui alors? Moi? Je vous ai privée de votre vengeance en les abattant comme les chiens qu'ils sont. Non, vous en auriez envie, mais je vous ai sauvée. Le gouvernement? Après tout, c'est eux qui sont responsables de tout ça non? Ils ont laissé les criminels gagner en puissance... Non, ça ne colle pas. Je vais vous dire contre qui vous désirez vous venger. Le monde. Les raisons sont nombreuses, mais absentes à la fois. Illogiques et pourtant parfaitement claires dans votre esprit brisé. Je ne vous laisserais pas faire cependant. Vous péririez avant d'abattre plus d'un homme, au mieux. Il arracha brutalement le scalpel des mains de la rouquine, se relevant et lui tendant la main. Je vois en vous quelque chose que je vois en trop peu de personnes. Relevez vous, suivez moi, et vivez. Vivez pour vous venger un autre jour. Et s'il le faut, je peux vous faire tout oublier de ce qu'il s'est passé avant ce jour.

Elle semblait hésitante, confuse. Après quelques longues secondes, elle attrapa sa main et se fit relever. Prenant difficilement appui sur ses jambes, elle lâcha la main du docteur pour couvrir stupidement sa poitrine, les ecchymoses et autres marques ayant disparu grâce aux soins du porte-peste.

- Amarande, pourriez-vous retirer à ces hommes leurs protections je vous prie. Oh et, comment vous appelez-vous?
- N-Natalia. Natalia Asura.
- Et bien, enfilez donc quelques vêtements, puis ces protections. Elles pourront surement vous sauver la vie pour les heures qui viennent.

Elle s’exécuta silencieusement, cherchant à s'habiller de la manière la plus rapide possible. Revenant vers elle une fois cette dernière mieux vêtue, il fit signe à Amarande de les rejoindre.

- Amarande, à partir de maintenant, la vie de Natalia est tout aussi importante que la mienne, si ce n'est plus. Faites en sorte qu'elle reste en vie. Natalia?
- O-Oui?
- Je préfère être franc avec vous. Je ne suis pas vraiment dans le camp des "gentils". Mais je ne suis pas avec la Griffe non plus. Je vous le demande donc ici et maintenant. Acceptez-vous mon aide, et ce malgré ce que vous pourrez voir par la suite?

Elle mit quelques secondes à répondre, fixant le sol. Décrochant la petite poupée Elisa de sa ceinture, Deydreus la tendit à la demoiselle, qui l'accepta finalement avant de rendre au docteur un regard froid et visiblement bien plus déterminé.

- Je vous suivrai jusqu'en enfer, si vous tenez parole.
- Merveilleux.

Il se détourna des jeunes femmes et alla s'emparer de sa canne, avant de ressortir et regarder l'escalier qui continuait de monter.

- Continuons notre route voulez-vous?

Ils arrivèrent finalement sur les toits, ne rencontrant sur leur route que divers cadavres et autres issus de combats passés. Une fois la trappe d'accès enlevée, le trio grimpa plus ou moins péniblement, surtout pour Natalia, sur le toit de l'immeuble. Un vent relativement léger venait de se lever, et le vacarme incessant des combat aériens semblait faire trembler jusqu'aux fondations du monde. Un peu plus à l'horizon, le soleil se couchait lentement sur un Paris en flammes.

- Voyez, mesdames. Voyez la folie des hommes! N'est-ce pas incroyable de voir à quel point notre espèce est capable de s'auto-détruire pour des raisons si futiles? Tous ces gens qui meurent pour des raisons stupides... Il murmura à lui même. C'est si plaisant.

S'approchant du bord du toit, le docteur planta sa canne dans le sol et fixa le chaos qui se dégageait de la cité, remarquant sur un toit voisin un étrange appareil mécanisé se poser. Utilisant les optiques améliorées de son casque, il remarqua une jeune silhouette s'en dégager.

- Amarande? Dites moi, pourriez-vous nous emmener sur ce toit, là bas? J'ai quelque chose à étudier...




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ATHENA
Big Mother is watching you
Lun 12 Nov - 15:48


"La nuit commence à poindre sur Paris. Et alors que le chaos se répand dans la cité, les combats ne font que continuer. La nuit apportera-t-elle les réponses attendus par tous les protagonistes? Ou bien sera-t-elle vecteur de mort et de désolation?"

Pour l'objectif Alpha, les choses étaient devenues relativement simples. D'un côté, les forces de l'Ordre s'étaient organisées et affrontaient les troupes de la griffe avec une force insoupçonnée. De l'autre côté, Winston, par son intervention, avait perturbé les troupes criminelles. Si elles s'étaient attendues à l'intervention de New Overwatch, voir une figure aussi imposante débarquer était une mauvaise surprise. Alors que Loken avait été envoyé à travers les murs, le scientifique lunaire dut faire face à une nouvelle menace. Les deux compagnons de l'heavy s'étaient jetés contre le gorille, et l'avaient repoussé jusqu'à un mur adjacent, entravent grandement ses mouvements et faisant tomber sa précieuse arme expérimentale au sol. A présent, alors qu'il se trouvait bloqué, il fallait vite trouver une solution au problème. Car plus en bas, le Nettoyeur entamait son ascension, seulement ralenti par les Forces de l'Ordre.

Pour la jeune pilote, la décision d'abandonner son MEKA encore fonctionnel avait été une décision.... Originale. Ayant rejoint les forces de l'Ordre présentes dans le bâtiment où elle avait atterri, elle devait à présent faire face à trois problèmes majeurs: une très forte résistance de la Griffe, qui gênait grandement la défense des troupes alliées; le fait qu'elle ne possédait pas, contrairement aux soldats déployés, de gilet par balles ou autres protection légère; et enfin la sécurité de son appareil. Si un code en empêchait la "prise de contrôle", rien n'empêchait l'appareil de se faire détruire, ou pire, d'être détourné si des troupes venaient à s'en emparer.

Quand au Porte-Peste, enfin, un nouvel objectif avait fait son apparition dans l'esprit malade du docteur. Si sa championne assurait la protection de leur nouvelle camarade, leur nouvelle destination était donc un lieu d'affrontement entre les deux principaux protagonistes de ce champ de bataille. Le jeu en valait-il vraiment la chandelle?

Rapport de Force au sein de l'Objectif Alpha:





Prochaine résolution le:
Lundi 19 Novembre





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Winston
No, I don't want a banana
Mar 13 Nov - 17:48

New
Overwatch

La
Griffe

Opération Fer-De-Lance
J'ai vraiment aucun temps morts, cette étage semblait presque nettoyer, je dit bien presque car deux autres unités Heavy assez différentes de la précédente que j'ai envoyer dans les escaliers venait de me rejoindre a l'autre bout, il ne parlaient même pas dans leur communicateur de casque pour montrer mécontentement.

-Enfoiré! Ou est Loken?!

-Ca importe peu, on va lui faire sa fête au singe en plus de rapporter sa tète au chef.

- Ne prenez pas la peau du gorille avant de l'avoir tuer vous deux!

Les deux me chargèrent dessus sans aucune forme de procès, visiblement il ne m'avait même pas prêter attention, mais je fut surpris par la vitesse de leur charge bien plus rapide que celle du vieux modèle: des réacteurs plus performants et puissant sans doute, je ne put les stopper d'une part par la nouvelle force et aussi du fait que j'avais épuisé pas mal de ressources contre le vieux modèle, me laissant pitoyablement prendre contre un mur, les réacteurs du Jumpack dans mon dos explosèrent littéralement en morceau en plus de un os pour moi en vu de la cuisante douleur que je ressentait au torse, ah et j'ai du lâcher mon arme tant la force de l'impact était forte.

Ceux si profitant sans doute du fait qu'il sont deux on choisi l'approche du contact avec moi, ils me ruèrent de coups de leur combinaison renforcé et de la force qu'il avait gagner avec leur entrainement et leur exosquelette, vraiment la Griffe avait un côté fascinant de par leur technologie...Qu'est ce que je raconte moi? Ils m'ont pris Overwatch! a cause d'eux nous somme passé pour des criminels, et Faucheur....JE N'ABANDONNERAIS PAS POUR LE MONDE! Bon, je crois que je suis en...

Un quantité colossal d'hormones et en particulier d'adrénaline et de cortisol produit par le cerveau se déversa dans l'intégralité de son système sanguin, le rythme cardiaque monta en flèche pour diffuser tout se petit monde et éviter la saturation des veines, les muscles s'en retrouvèrent gonflés a bloc d'un sang chargé d’élément les fortifiants, même le peau devint rouge sous l'influence du sang se transmettant partout dans le corps, les os et blessures abîmés par les événements de la bataille semblait se reconstruire a une grande vitesse: pas instantanément mais sur toute la durée de la colère que Winston traversait...Enfin non car colère était trop faible comme mot: une rage.

Le grand Primate attrapa ses assaillants a la tètes avec les mains avec une force insoupçonné, les deux heavy's pouvait entendre leur casques  produire d'étrange craquement, les deux stoppèrent leur attaques sur se qui commençait a leur broyer leur protection mais avec la taille de leur matériels au mains c'était chose quasi-impossible, il se contentèrent de frapper les puissants bras du gorille bien que manquant d'allonge et de force, cela n'était plus guère désagréable qu'une chatouille pour notre scientifique. Ils ne prouvèrent se remettre a charger car leur réacteurs déjà chauffer jusqu'au rouge il y a quelques instants, tirer sur Winston était chose impossible car il était trop près pour pouvoir orienter leur canons efficacement sur lui, en plus les énormes mains sur leur casques leur empêchait de viser correctement.

Winston ne relâcha la pression exercer par ses mains que quand les casques se brisèrent pour donner un puissant coup de poing sur le Heavy à sa gauche au visage le faisant chanceler et reculer de quelques pas, visiblement encore surpris de la force que le gorille leur avait caché, puis Winston pris par en dessous de la ceinture le Heavy restant avant de le soulever du sol, je ne pense que jamais ce type ne se serais cru un jour a la place de celui qui se fait soulever par la force d'un autre mais il ne put faire grand chose une fois que le scientifique le plaqua sur le dos au sol, trop lourd pour se relever sans assistance même avec ses réacteurs, il était condamné a observer et a tirer au cas ou le gorille passait sur ses côtés, mais Winston préféra se jeter sur l'autre Heavy encore debout, a le pousser de toute ses force et le forcer a faire une chute de une dizaine de mètres par le même trou que Loken était passé. Son action faite Winston poussa un rugissement puissant en se frappant la poitrine fortement comme tout gorille peut le faire, son regard se posa sur le Heavy restant et il s'approcha de lui, attrapa la tète de ses deux mains et alors qu'il s’apprêtait a la tourner dans un sens mortel...

Finalement, je suis revenu a moi même par mes propres moyens...C'était bizarre comme a chaque fois, j'était la et me contrôlait bien sur, mais mon instinct d'animal me hurlait dans le crâne se que je devais faire, si je ne m'était pas contrôler il y aurait eut du rouge un peu partout, je relâche mes mains et le regarda dans les yeux avant de dire.


- Qui est le chasseur maintenant?

Il grogna en retour et gagna de se fait une bonne claque sur la tète avant que je ne me lève et repris mon arme un peu plus loin...Et mes lunettes laissé sur les lieux au sol, rassurer que elle sois toujours nickel.

On ne bouge plus!

me retournant dans la direction d'ou venait la voix, je vis un groupe  d'intervention des forces de l'ordre arriver à notre étage depuis des escaliers de services a l'opposé de la ou les deux heavy son tombé, leurs quatres armes pointé sur moi et sur la tète du Heavy a terre, je n'allais pas les attaquer a moins qu'il mis oblige évidement, essayons de désarmé le conflits.

Je ne suis pas la bonne personne a arrêter ici  mais il y en a une juste ici si vous voulez.

Nos ordres son claires: Tout se qui n'est pas du côté du gouvernement est un ennemi. Lacher votre arme et levez vos mains!


Overwatch a toujours été du côté du gouvernement, c'est simplement vous qui avez couper contact après des incidents dont vous n'avez même pas chercher a connaitre les raisons.

Comme si on devait écouter ses salades! Overwatch était une idée fastidieuse. Dit un soldat avec une certaine note de arrogance.

Silence! Sans Overwatch vous n'auriez même pas pu naître faute de la Crise dit avec réprimande le supérieur Mais il est vrai que on nous a dit que Overwatch Causais du soucis sans trop nous donner une bonne raison, alors autant en profiter pour lever nos doutes sur une chose nan? Quel est le but de tout ceci Winston? Pourquoi continuez vous de vous battre?

J'inspirait profondément avant de dire:

Notre but est toujours le même depuis la création de l'organisation: Nous voulons donner un monde meilleurs et protéger eux qui ne le peuvent, ensemble nous formons plus que des camarades avec un même objectif, ensemble nous Somme... "une famille" j'allait dire mais je me rendis compte que je divaguais. Vous êtes la peut être mais le monde a t'il évoluer en bien sans nous? Vous connaissez la réponse alors vous savez maintenant et déjà se qui nous motive.

Cela laissa un long blanc, seulement perturbé par un petit tentative du Heavy au sol de se relever mais vaine, Le chef observa ses troupes puis se mis a avancer vers moi et me dit.

Winston, je...Vous avez été toujours de véritable héros pour nous, même si certain éléments mon fait penser le contraire, pour moi je sais que vos actions vont apporté un vrai changement...

Il se retourna vers ses gars

Les gars...Je rejoint Winston...Considérer moi comme traître mais je ne reviendrais pas sur ma décision, libre a vous de me suivre ou de nous fusiller sur le champs.

Encore un blanc un peu moins long mais a ma grande surprise, tous baissèrent les armes et l’énerver de tout a l'heure commença a dire:

Putain il faut toujours que tu pose la même question chef: J'vais pas te lâcher d'une semelle même si tu change de camps. On signe ou pour rejoindre le gorille?

Leur chef se mit a rire et moi aussi, ça faisait du bien de voir que des gens croyais encore en nous.

Bon j'envoie un derniers message pour signaler le gros a terre et ont te suis scientifique.

Allons donc un peu plus haut, je suis sur que une fois que on aura nettoyer jusqu'au toit, la Griffe sera suffisamment affaiblit pour abandonner le bâtiment Dit-je en m’avançant dans la direction de la ou le groupe était venu...




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Hana Song


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D.Va
Recrue
Dim 18 Nov - 18:05


(Opération Fer-De-Lance // Objectif Alpha)
D.Va ne savait pas vraiment où aller ni quoi faire. Elle était complètement perdue. Elle essayait de retrouver la trace des forces de l’ordre. Se fiant aux différents bruits qui régnait ici et là. Au bout d’un moment, la jeune pilote réussi son pari et retrouva les forces de l’ordre. Elle était vraiment soulagée mais demanda tout de suite des nouvelles de la situation. Elle était à découvert, elle n’avait plus de MEKA, juste son petit pistolet pour l’aider à se défendre et ses propres capacités.

La jeune femme faisait face aux troupes de la Griffe aux sols. Et mon dieu qu’elles étaient tenaces ! Ce bâtiment en grouillait ! Elle échangea des coups de feu avec l’un d’entre eux. Elle se baissait et tirait encore et encore jusqu’à le toucher assez gravement pour le mettre hors d’état de nuire ! Elle vint ensuite prêter main forte aux forces qui avançaient de plus en plus en profondeur dans le bâtiment et demanda à ce qui lui prête un gilet par balle juste au cas où. Ce serait dommage de se faire blesser en France !  

Elle fit une roulade vers l’avant et esquiva le tir grâce à un bouclier d’un soldat des forces de l’ordre qui vint la protéger et l’aider à se relever. Elle se demandait bien qui étaient les gens de la griffe qui combattaient là-bas.



( Pando )




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Alasker


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Tu ne souhaites pas savoir


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Talon


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Ce serait trop long

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Alasker Crudelis
Le nettoyeur
Dim 18 Nov - 22:25

Il tombait.
En rencontrant parfois, durant de courts instants, du solide, des marches ou une rampe, écrasant béton et métal sans distinction avant d'inlassablement glisser de nouveau dans le vide, au centre de ce fichu escalier en colimaçon. Loken roulait sur lui-même et jurait, la lenteur inhérente à la configuration de son armure le mettant dans l'incapacité totale de se rattraper, s'accrocher à quelque chose, n'importe quoi, pour ralentir ou même stopper cette douloureuse disgrâce. Sa dernière mitrailleuse s'était décrochée de son poignet au quatrième ou cinquième gros choc et avait apparemment rejoint le sol plus vite que lui, puisqu'il l'avait perdu de vue. Déshonneur ultime pour un vétéran s'étant toujours juré de mourir armes aux poings. Son épaule droite frappa le bord d'une marche, déclenchant une nouvelle série d'incontrôlable vrille en plein air. Sa vision usée devint confuse, un tourbillon d'images incolores et incompréhensible tandis qu'il tournait sur lui-même en attendant la mort.
Puis, soudain. La fin. Mais pas celle attendue. Une suspension salutaire, au-dessus de la mort. Et une douleur dans le bras droit. Forte. Le sentiment d'une pression insupportable autour du poignet. Et d'une présence au-dessus de soi. Accompagnée d'une voix, grave...Au ton narquois.
"-Mais qu'est-ce que vous avez glandé là-haut?"

Alasker hésitait à relâcher sa prise. A laisser tomber cette relique des temps anciens qu'était Loken, le-vieux-vétéran-pourtant-plus-jeune-que-lui. La seule chose qui le retenait, en réalité...C'était la pitié. Ce grand bonhomme, "héros de guerre" souhaitait tellement bien faire que ça en devenait attendrissant.
"-Monsieur, vous avez besoin d'aide pour le remonter?" Fit une voix dans son dos.
Bon, il y avait la pitié et...Aussi la dizaine de soldats de la griffe ayant décidé de l'accompagner au sommet pour lui prêter assistance. Abandonner à son sort un héros de guerre sous les yeux des gars se battant dans le même camp que ce dernier, ça avait tendance à saper le moral des troupes. Les humains étaient si aisément influençables.
Le géant de fer répondit par la négative en secouant la tête...Puis tira.
L'énorme masse qu'était Loken rejoignit de nouveau le plancher des vaches. Les soldats derrière Alasker s'écartèrent respectueusement lorsque le vieux soldat entreprit de se redresser, aussi dignement que possible malgré l'état pitoyable dans lequel il se trouvait. L'entreprise prit un peu moins d'une douloureuse minute, durant laquelle Alasker fixa la masse face à lui avec un sourire en coin.
"-Nettoyeur. Crudelis. Soyez. Remercié." Fit la vieille mule fracassée, une fois de nouveau "debout".
"-De rien fiston. Où sont tes hommes?"
Dans un à-propos tout à fait discutable, l'un desdits hommes se présenta à eux de la même façon que Loken : En tombant. Alasker n'essaya même pas de le rattraper lorsque la grosse masse volante dégringola à leurs niveaux en hurlant avant de disparaître vers les étages inférieurs.
"-En voilà un." Fit-il en pouffant. "C'est une sorte de caméra cachée?
-J'ai. Bien. Peur. Que. Non."
Le nettoyeur secoua une nouvelle fois la tête, soudainement las.
"-Qu'est-ce qu'il y a là-haut?
-Le. Singe."
A cet instant même, si les yeux du Géant de fer qu'était l'unique survivant du projet Crudelis avaient été autre chose que deux billes d'encres, éternellement noires, Loken aurait pu constater la dilatation de ses pupilles dû à l'excitation d'une telle révélation. "Le. Singe." Avait dit la boite de conserve. Le singe? LE singe? Celui qui avait foutu une raclée à deux des patrons. Doomfist ET le faucheur. Ce singe là. Oh, quel trophée exquis ça allait faire.
"-Nettoyeur?" Gronda le vieux soldat, manifestement inquiété par le filet de bave s'étant remit à couler des lèvres du tueur face à lui.
Alasker ne répondit pas tout de suite. Principalement parce que sa boite crânienne lui donnait l'impression d'être entrée en ébullition. Son niveau d'excitation ayant significativement augmenté, son armure avait réagit en lui injectant, directement dans la nuque, une double dose de drogues de combats. Maintenant, ces dernières parcouraient ses veines, se mélangeaient à son sang en lui conférant une unique sensation de chaud et froid, d'inconfort et de confusion dans l'unique but d'alimenter sa rage, sa soif de sang, son désir de mort.
"-Crudelis?" La grosse main du Heavy vétéran se posa sur l'épaule du concerné...Avant d'être, de nouveau, décollé de terre.
"-Monsieur?!" Gueula un des témoins de la scène, en braquant inutilement son petit flingue dans le dos de la bête droguée venant de soulever une unité HEAVY pour la coller contre un mur. "Loken est avec nous !
-Ferme ta petite gueule, larve." Cracha le Nettoyeur, sans faire attention à la rivière grandissante de bave et de sang ne cessant de s'écouler de sa bouche entrouverte. "Loken, hé, vieillard tu m'écoutes?
-Plus. Que. Jamais." Articula difficilement l'autre, les mains levées en signe de soumission.
"-Tu vas descendre et emmener tout les petits gars avec toi. Ce trophée est à moi, tu comprends?
-Il. Est. Dangereux."
Quelque chose d'encore plus dangereux traversa le regard d'Alasker à cet instant. Et Loken le vit.
"-Entendu."
La prise sur la gorge du vétéran se relâcha. Les pieds bottés du vieux Heavy touchèrent de nouveau le sol. Alasker se détourna aussitôt pour reprendre son ascension, montant les marches quatre à quatre avec un empressement parfaitement inquiétant.
"-Alors, qu'est-ce qu'on fait monsieur?"
Loken haussa les épaules, toujours occupé à reprendre son souffle après cet inattendu étranglement. Il suivait du regard, difficilement, la forme déjà lointaine du Nettoyeur, qui grimpait en sautant, en bavant, riant et hurlant. Dérapant parfois sur les marches souillées par le sang et les cadavres pour se rattraper à quatre pattes et continuer à grimper ainsi, sans prendre la peine de se redresser avant plusieurs secondes d'ascension. Sa vitesse de progression était aussi impressionnante qu'étrange. Cette façon de se déplacer...Totalement animale. Il l'enviait un peu. Lui, qui était engoncé dans un vieux modèle d'armures définitivement trop lent.
"-Nous. Descendons." Grinça-t-il finalement.

***

Dans la cour, l'enfer s'était déchainé.
Des corps, partout. Calcinés. Démembrés. Ecorchés. Enuclées. Rien de propre. Rien de "simple". Tout était minutieusement étudié pour que chaque morts. Chaque morceau de carcasse...Jusqu'à la moindre parcelle de chair...Soit le plus fondamentalement profané. Et il avançait, au milieu de tout ça, pendant que, tout autour de lui, les dévoreurs riaient en achevant les derniers survivants ou en les torturant jusqu'à la mort avec l'application d'enfants passionnés. Ils avaient rassemblés tout les corps ici. Les trois cent quarante-quatre employés de la famille-cible. Agents de sécurités comme cuisiniers. Tous entassés là, sur le gravier. A tel point qu'à chaque pas, Alasker se voyait contraint d'écraser os et chair pour espérer progresser jusqu'à son employeur.
Carl ne l'attendait pas au milieu de la cour. Il n'était pas non plus assit sur un tas de corps, passif, à observer ses sous-fifres faire son boulot, non. A cet instant, le chef des dévoreurs travaillait aussi. Pour donner l'exemple. Pour conserver son image. Mais surtout, parce qu'il aimait...Non, il adorait...Ça.
Lorsqu'Alasker le trouva finalement, Carl lui faisait dos. Le Serpent bipède était occupé à verser de l'alcool dans les entrailles ouvertes d'un adolescent encore vivant. Sur sa droite, Mila riait en grattant au couteau dans les orbites presque vides d'un homme scalpé, heureusement déjà mort. Le géant détourna le regard au moment où l'infirmière des Sanglots se débarrassa de son couteau pour enfoncer ce qui semblait être des testicules découpés à la place des yeux de sa victime.
"-Ce que tu vois n'a pas l'air de te plaire, Al'." Fit la voix nasillarde du Père des Dévoreurs, tandis qu'il craquait une allumette.
Alasker ne chercha même pas à masquer son dégoût dans sa voix. D'un geste de la main, il désigna la scène de massacre, tout autour d'eux.
"-Tout ça. C'est de la folie. Même pour toi, Carl." Après un court instant de flottement, il compléta en pointant du menton la silhouette accroupie de Mila." Même pour elle."
Carl secoua la tête sans cesser de fixer la petite flamme, au bout de l'allumette.
"-C'est un exemple, coco. On a fait le boulot et ils n'ont pas voulu payés. Nous avons perdus des hommes pour ce contrat, tu sais? Quel genre de mercenaire je serais, si j'acceptais de me faire rouler par nos employeurs?"
Alasker cracha par terre.
"-Ce gosse n'y est pour rien si son père a fait un mauvais calcul. T'es pas obligé de le tuer. Quel genre d'homme tu es, si t'es capable d'infliger ça a un enfant?"
Carl laissa échapper un petit rire nasillard, comme d'habitude. Un frisson parcourut aussitôt l'échine du géant. Puis le chef des dévoreurs jeta l'allumette incandescente dans les entrailles remplies d'alcool du gosse, qui s'embrasèrent en un instant. Alors, sans prêter la moindre intention aux hurlements désespérés de sa victime, le leader des sanglots s'humecta les lèvres, le regard rivé dans le brasier organique.
"-Ca m'élève à ton niveau, coco. Je deviens, à la fois, bien plus et bien moins qu'un homme. Ca fait de moi un monstre. Comme toi."

***

Le plus frustrant, avec Carl, ça avait toujours été ça. Ses espèces de grandes phrases, sans queue ni tête. A la fois plates et vraies. Mauvais alliage de nihilisme, de sophisme et de narcissisme. Elles n'étaient pas très intelligentes, au final. Simplement folles. Mais elles marquaient. Longtemps. Peut-être pour toujours. Elles touchaient quelque chose de profondément pitoyable, dans l'esprit des paumés, des fous et des pécheurs. Quelque chose qui, au final, leurs faisaient se dire : "Il avait raison, en fait." Quelque chose qui encourageait à le haïr, le mépriser ou l'envier, en fonction de l'humeur de l'instant.
Pour Alasker, ça avait toujours été la première et la troisième option. Jamais la deuxième. Il laissait l'envie aux pitoyables imitateurs du Père des Dévoreurs. Alors, dans les moments importants, les souvenirs qu'il avait de la Sanglot et des paroles de son ancien patron, le Géant de fer les chérissaient plus que tout. Rien n'alimentait plus sa haine, sa rage, que penser à Lui. Carl Sorince était une sorte de catalyseur, capable de faire ressortir tout ce qu'il y avait eu de plus mauvais dans l'esprit d'un homme. Ou d'un monstre.
Et à cet instant, Alasker avait besoin de rassembler le plus de rage possible pour maintenir son esprit éveiller. Ne pas céder au voile rouge. Rester conscient lors du combat qui allait suivre.
Sa cible était bien un singe. Aucuns doutes là-dessus, vue la vitesse à laquelle ce salopard et ses quelques suiveurs avaient réussi à grimper jusqu'aux toits, en descendant au passage tout ce qui avait l'air d'appartenir à la griffe. Sur le chemin, Alasker avait croisé l'autre gars de Loken, encore plus ou moins en vie bien qu'apparemment mal en point. Il ne s'était pas arrêté pour l'aider à se relever ou à stabiliser son état. Le Géant de fer s'était simplement contenté de massacrer les quatorze représentants des forces de l'ordre présents sur place avant de continuer son ascension, une fois sûr que le singe n'était pas sur place.
Son ascension l'avait mené jusqu'au sommet. Au toit. Là, devant les doubles portes du sas menant à l'extérieur, à l'air libre, son armure lui avait indiqué la présence de plusieurs hostiles aux signes vitaux stable, de l'autre coté. Et de quelque chose de suffisamment massif pour être sa cible.
Le singe avait des accompagnateurs, hein? Tant pis pour eux.
Méthodiquement, le Nettoyeur du Talon dégaina son lance-grenade et vérifia le contenu de son chargeur. En plus des neuf charges explosives qu'il allait envoyer au visage des hostiles, en guise d'introduction, Alasker avait ramassé plusieurs grenades lacrymogènes sur les cadavres, tout au long du trajet. L'asphyxie avait toujours été une méthode de mise à mort qu'il méprisait tout particulièrement, mais la situation pouvait nécessiter quelques ajustements dans ses préférences. Il gardait donc ces grenades-ci en réserve, au cas où.
Ceci fait, le géant enfonça la porte d'un coup de pied, découvrit avec satisfaction que le singe-cible se trouvait bien ici, puis vida son lance-grenade dans sa direction.
Les neufs charges éclatèrent quelques instants plus tard, projetant un torrent de flammes et de shrapnels dans toutes les directions.
Alors, Alasker traversa le brasier, l'Humaniste braqué devant lui, pour défier celui qui avait déjà, par deux fois, ridiculisé les leaders de la griffe :
"-Spécimen 28. Je viens prendre ta tête."


hrp:
 







Tout le monde a un rêve, non?
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Deydreus Moonshire
Le Porte-Peste
Dim 18 Nov - 22:59

Redescendre de l'immeuble avait été une chose relativement aisée. A vrai dire, personne n'avait opposé la moindre résistance au trio, et pour cause: tout le monde était déjà mort lors de leur ascension. Ils durent néanmoins s'arrêter quelques instants lorsqu'ils repassèrent par la salle où le docteur et sa championne avaient rencontré Natalia. Cette dernière, ayant séché ses larmes mais toujours visiblement fragile, avait attrapé une des machettes de combat d'un soldat de la griffe, et s'était acharnée pendant de longues minutes sur les corps pourtant déjà mutilés des criminels abattus. Dans un sourire sadique caché par son masque, Deydreus avait par la suite touché la jeune femme à l'épaule pour la faire revenir à la raison. Gardant la lame en main, elle le remercia en s'assurant avant de se relever qu'une nouvelle giclée de sang l'avait recouverte.

Dans la rue, le chaos régnait toujours, le groupe observant de temps à autres divers véhicules se donner la chasse. Dans l'écho des cris et des explosions, un violent bruit sourd résonna dans le quartier, tandis qu'une volute de fumée plus forte que les précédentes s'élevait dans les nuage. Aux vibrations qui suivirent le choc auditif, le docteur en vint à la conclusion rapide qu'un bâtiment venait de s'effondrer. Une fois ce conflit achevé, la France allait mettre du temps à se reconsolider et réparer la douleur de tout cela. Sans parler du coup en réparation et du moral vindicatif dont allait faire preuve le peuple. Tant mieux, plus les gens étaient haineux, plus le Docteur allait pouvoir proposer ses services, et être ignoré par les autorités. La Griffe quand à elle allait sûrement devenir une cible de choix pour l'Europe, et nul doute que leurs différentes cachettes allaient devoir redoubler d'ingéniosité. Tant pis pour eux.

Guidé par sa championne, le porte-peste et sa nouvelle protégée entrèrent dans leur bâtiment cible. A peine eurent-ils monté quelques étages, qu'ils durent se mettre à couvert. Le bâtiment était infesté des soldats de la Griffe, ainsi que des membres des forces de l'ordre. Peut-être était-ce pour cela que l'étrange appareil avait été abandonné? Une balle siffla au dessus de la tête de Natalia qui cria alors que Deydreus appuyait sur sa tête pour la forcer à se coucher au sol.

- Oh, ma chère, vous n'avez pas le droit de mourir aussi facilement. Amarande?
- J'y travaille.

Sortant subitement de son couvert, la sœur de bataille hurla alors qu'une balle frôlait sa joue, rebondissant contre le cuir endurcit de sa peau. Utilisant son arme à feu, la championne neutralisa plusieurs criminels avant de bondir contre l'un d'eux, l'attrapant par le crâne avant de le faire valser contre un mur, brisant ce dernier et faisant tomber le soldat derrière lui. Un bruit sourd résonna alors qu'un soldat au fusil à pompe venait de décharger une salve sur la femme aux yeux vairons. Son armure tenu le choc plus ou moins bien, laissant une multitude de petits creux se former sur son plastron. D'un geste rapide de sa lame tronçonneuse, Amarande fit rejoindre à l'expert en combat à milieu clos un monde meilleur. De son côté, Deydreus se contenta d'assurer la protection de sa protégée. La forçant à se pencher et à rester cachée, il n'utilisa les aiguillons de ses gantelets qu'à deux reprises, provoquant un cri affreux à ceux qui reçurent les éclats cristallins au travers de leur casque. De leurs corps mou sur le sol se dégageait à présent un liquide rougeâtre et poisseux, dont les quelques bulles étaient révélatrices d'un mal bien plus grand qu'une simple exécution. Au bout de quelques minutes, les membres de la griffe qui leur étaient tombés dessus n'étaient plus. Se relevant en aidant Natalia, Deydreus leur fit enjamber les cadavres, ou les morceaux de cadavres pour ceux abattus par la championne, avant de reprendre leur ascension.

Plusieurs étages plus tard, ils tombèrent sur une suite d'appartements dont les portes avaient été forcés et dont un groupe de la Griffe s'opposait aux forces locales. Ils étaient à quelques étages du toit et sans doute face à une des dernières poches de "résistance". Entrant dans l'un de ces derniers, Deydreus fit un signe à Natalia et Amarande de l'approcher. Fermant la porte une fois les deux femmes entrées, plus difficilement pour l'une que pour l'autre, le porte-peste se retourna vers ses deux accompagnatrices alors que des cris se dégageaient un peu plus loin.

- Charmant début de soirée, vous ne trouvez pas?

Une violente secousse ainsi que plusieurs morceaux de plâtre tombant devant lui achevèrent sa parole. Soupirant, le porte-peste cessa de s'appuyer sur le reste de mur contre lequel il était afin de vérifier l'origine de la secousse. Un cadavre d'un Enforcer de la griffe, criblé de plusieurs impacts de balle se trouvait sous les quelques graviers, dominé par un membre de l'armée armé d'un bouclier tactique et d'une sorte de masse à réaction. Ce dernier ne remarqua le trio que trop tard, et tenta d'hurler l'arrivée à son groupe. Trop tard. Amarande avait déjà bondit sur lui en écrasant violemment la crosse de son fusil sur le front du soldat en faisant éclater ses os et son casque, le faisant retomber sur le sol comme une poupée de chiffon ensanglantée. En parlant de poupée, le docteur jeta un rapide coup d’œil à Natalia. Cette dernière avait placée Elisa dans sa main gauche, et tenait la machette ensanglantée qu'elle avait utilisé dans l'autre. Son regard de jade brillait d'une lueur étrange, savant mélange d'un chagrin profond et d'une apathie naissante. Elle allait devenir un sujet plus qu'intéressant à observer. Pendant cet échange de regard, Amarande avait pris appui contre un petit rebord, observant les quelques membres de la griffe restant. D'un signe de tête, le docteur et sa championne se mirent d'accord. Bondissant hors de son couvert, la sœur de bataille prit à revers les criminels qui affrontaient les forces de l'ordre avec une rapidité surprenante pour sa taille. Enfonçant sa lame dans le dos du soldat le plus près, elle tira une rapide rafale avec son fusil sur deux autres Enforcer qui n'eurent pas le temps de se retourner. Le quatrième homme, ayant réajusté son fusil allait ouvrir le feu mais un violent coup de machette se logea au niveau de sa clavicule avant de se retirer tout aussi violemment. Hurlant en pivotant d'une manière incontrôlée, il n'eut que le temps d'observer le docteur qui se tenait debout devant lui, et la demoiselle abattant la machette sur son crane. La lame traversa les protections crâniennes dans un bruit grotesque, refusant de ressortir lorsque Natalia tentait de la retirer, donnant à la scène une image presque comique, si on outrepassait le corps sans vie du membre de la Griffe.

- Les mains en l'air!

Levant un sourcil, le porte-peste observa les forces de l'ordre qui lui faisaient face. C'était la deuxième fois ce jour qu'on lui demandait de faire cela. Amarande, de son côté, jouait avec sa lame, prête à bondir sur la position du docteur pour le protéger, ou sur un policier pour l'abattre. Levant les mains en l'air afin de ne pas paraitre suspicieux, le docteur observa sa canne tomber sur le sol d'un air presque triste. D'un point de vue extérieur seulement, l'image devait sans doute ressembler à un docteur de la peste observant ce qu'il se passait autour de lui.

- Allons, calmez-vous, nous ne sommes pas de la Griffe.
- J'ai dit les mains en l'air!

Se tournant sur la gauche, Deydreus soupira en remarquant Natalia qui tenait toujours la machette entre ses mains, tentant de l'arracher du cadavre de la Griffe qui se trouvait entre elle et les membres de l'armée.

- Mais enfin, lâchez cela.

Elle lui jeta un regard presque noir, tandis qu'elle lâchait visiblement à contre cœur son arme, faisant tomber, enfin, le corps du misérable contre le sol. Prenant plus de temps pour observer ceux qui lui faisaient face, le porte-peste remarqua une jeune femme à la tenue particulièrement voyante et seulement protégée par un gilet pare-balles. Son pistolet, tout aussi excentrique que sa tenue était pointée directement sur le docteur. Après elle, le groupe de se composait que d'une dizaine de personnes. Largement assez pour Amarande. Faisant un pas en avant, une détonation résonna dans le couloir, sifflant à côté de la tête du docteur, qui grogna en s'arrêtant.

- Si nous étions réellement avec eux, vous pensez que l'on se serait attaqué à ces personnes?
- N'approchez pas plus! Nous avons pour ordre d'arrêter tout ce qui semble combattant et qui n'est pas avec nous. Laissez nous faire et aucun mal ne vous sera f...

Un nouveau tir résonna, cette fois en provenance d'un des autres soldats alors que Deydreus avait fait un nouveau pas. Cette fois, la balle se logea dans le manteau du docteur, au niveau de l'épaule, entrant dans la protection prévue à cet effet. La réponse fut sans appel puisqu'Amarande se jeta sur l'auteur du tir et, d'un geste vif, mit fin à ses jours dans une gerbe de sang et autres viscères. Soupirant en se mettant à couvert un peu plus en retrait avec Natalia, le docteur murmura pour lui même.

- Mais peu importe à vrai dire avec qui nous sommes, vous nous gênez.

Occupée avec les soldats, Amarande déchaînait une véritable pluie de mort sur ses adversaires. Se désintéressant de l'affrontement car sachant sa championne déjà gagnante, le porte-peste focalisa son attention sur la jeune femme à la tenue extravagante, ainsi que sur trois autres soldats à ses côtés. Lançant une salve d'aiguillons sur les soldats, il observa avec grand plaisir leur corps se tordre et tomber subitement au sol alors qu'aucun impact véritable n'était visible en extérieur, si ce n'est une chaire complètement nécrosée et des bruits salivaires atroces.

- Restez à couvert Natalia voulez-vous? Jusqu'à ce que le calme revienne.

N'attendant pas réellement de réponse, le docteur se dégagea de son couvert et sprinta en direction de la pilote de MEKA, qui ouvrit le feu en réponse à son action, le forçant à se remettre à couvert derrière une table après quelques tirs encaissés. Observant le cadavre se trouvant à ses côtés, puis la situation d'Amarande qui venait de nouveau de se débarrasser d'un soldat, le docteur fouilla quelques secondes le gilet tactique du militaire pour en dégager un couteau de combat et une grenade fumigène qu'il dégoupilla et lança en direction de la jeune femme au pistolet "lapin". Activant les filtres optiques de son masque, le porte-peste sortit quelques secondes plus tard pour reprendre sa route vers la coréenne, seulement gêné par des tirs à l'aveugle. Sortant finalement du nuage de fumée le couteau en main, il tenta d'asséner une attaque de tranche à son opposante. Cette dernière esquiva le coup et ouvrit le feu avec son pistolet en direction du crâne du docteur. Les impacts, n'étant pas solides, éclatèrent sur les optiques et les protections de Deydreus, qui grogna en tirant une salve d'aiguillons sur l'arme de la coréenne. Cette dernière pu alors observer son arme se décomposer littéralement avant de finir de se désagréger une fois l'arme lâchée. Elle n'eut cependant pas le temps de trop analyser la chose car une nouvelle attaque du docteur tenta de la poignarder. D'un mouvement de recul, elle asséna un violent coup de pied dans son torse, mais le choc fut absorbé par le plastron de ce dernier. Attrapant son pied, elle ne put que lui lancer un regard surpris alors qu'il enfonçait la lame au dessus de son genoux, lui arrachant un cri de douleur. Tandis qu'elle perdait l'équilibre, le docteur fit remonter la lame sur sa cuisse avant de l'enlever d'un mouvement sec pour ensuite plonger le couteau de combat dans son ventre, prenant soin d'éviter tout organe. Se redressant alors qu'Amarande, qui avait fini d'abattre les autres soldats revenait vers lui, le porte-peste observa la pilote gémir et ramper vers un mur afin de s'y adosser péniblement, un filet rouge traçant sa route. Marchant doucement vers elle, Deydreus ne disait rien et se contentait de l'observer. La blessure était sérieuse, mais elle allait mettre beaucoup de temps à mourir, et allait souffrir une fois l'hémorragie interne trop importante.
Derrière lui, Natalia fouillait les corps des soldats, enlevant leurs plaques d'identification. C'était ce que lui avait demandé Deydreus lorsqu'ils redescendaient, il tenait à ce qu'elle le fasse à sa place. Un gain de temps en somme. Reportant son attention sur l'asiatique qui gémissait devant lui, le docteur analysait les diverses informations qui traversaient son esprit.

- Je dois l'achever?
- Non, sûrement pas. Elle n'est pas des forces régulières, c'est évident vu sa tenue et les insultes incompréhensibles qu'elle semble marmonner. Mais je ne pense pas qu'elle fasse partie des anciens d'overwatch.
- Il s'agit d'une star coréenne, je l'ai déjà vue dans plusieurs pubs à la télévision lorsque j'avais mes permissions. Je crois qu'on l'appelle D.va. Et qu'elle sert dans une unité anti-omniaque sur le front de Busan.
- Oh? Voyez vous ça.

Il s'agenouilla alors au niveau de la pilote, recevant comme accueil un flot de toussotements et d'insultes en coréen. Appuyant doucement sur le pommeau du couteau de combat, il fit lâcher à la jeune pilote un nouveau cri de douleur.

- Rassurez-vous, je ne vais pas vous tuer Ms D.va. Voyez-vous, j'ai de nombreux projets, mais vous tuer n'en fait pas partie. Au contraire, souvenez-vous simplement que j'aurais pu, ici et maintenant, mais que je n'en aurais rien fait. Au contraire, je vais faire que l'on vous vienne en aide.

Se redressant par la suite pour se diriger vers le corps d'un soldat français pas trop endommagé, le docteur s'empara de la radio de ce dernier, et pressa la détente afin d'activer la communication.

- Besoin d'un médecin en toute urgence au niveau du barrage nord ouest. La pilote coréenne D.Va et moi même sommes grièvement blessé, nous avons besoin de toute l'aide médicale disponible. Je répète, besoin d'un médecin de toute urgence au barrage nord ouest.

La radio grésilla quelques secondes puis un "bien reçu" résonna au travers des hauts parleurs de la radio. Se retournant vers la jeune pilote, le docteur ordonna à Amarande de s'emparer d'un grand sac à dos militaire et de le vider puis il pointa le couteau du doigt.

- Ne retirez la lame en aucun cas, Ms D.va. Cela déclencherait une hémorragie qui vous serait fatale. Je vais à présent seulement refermer la plaie sur votre cuisse. Une fois la blessure guérie nous continuerons notre ascension, et vous, vous descendrez afin de quitter la zone et rejoindre le barrage nord ouest. Tant que vous ne toucherez pas à la lame, vous aurez devant quelques heures pour aller trouver un médecin suffisamment compétent pour, et surtout ayant envie de, vous soigner. Oh, ne faites pas de telles grimaces, nous sommes visiblement ennemis, mais rien nous oblige à nous haïr vous savez?

Il sortit alors une aiguille remplit de gel biotique et enfonça cette dernière dans la plaie ouverte se trouvant sur la cuisse de D.va, refermant la plaie en quelques longues minutes. Une fois la plaie refermé, le docteur se redressa de nouveau et se dirigea vers Amarande et Natalia qui l'attendaient au niveau de la cage d'escalier. Se tournant juste avant de monter vers la coréenne, le porte-peste observa la pilote qui se relevait péniblement.

- Ce fut un parfait déplaisir miss. Peut-être pourrais-je vous demander un autographe la prochaine fois?

Il ricana ensuite doucement alors qu'il rejoignait ses camarades et continuait sa course vers le toit. Enfin parvenu après quelques longues minutes sur ce dernier, le docteur observa l'engin qui servait d'aéronef à la pilote rencontré plutôt. Sa carcasse était en partie criblé de balles et noircie par les flammes, et l'un des réacteurs dorsaux semblait endommagé. Prenant quelques longues minutes à analyser l'appareil, le docteur reconnu un prototype maintenant parfaitement achevé des mécas aériens des armées pré crise omnium. Plongeant dans ses souvenir, il fit signe à Amarande d'enlever la sorte de "trappe" qui se trouvait au dessus de l'espace de pilotage. S'exécutant, un bruit sourd résonna tandis qu'une fumée verdâtre sortait de la dite trappe. Quelques secondes plus tard, la "pile" servant de réacteur à fusion pour l'appareil se dégageait lentement de l'appareil, comme si on cherchait à l'entretenir. Souriant sous son masque, le porte-peste observa la lueur verdâtre qui illuminait l'espace sombre dans lequel ils se trouvaient, et remarqua alors une passerelle de maintenance menant à un autre toit.

- Bien, Amarande, retirez le réacteur, placez le dans le sac, puis filons d'ici. Ce bonus est certes appréciable, mais nous sommes loin de notre objectif final.

Précision HRP: l'affrontement, et l'issu de ce dernier, a été déterminé en accord avec la joueuse de D.va, qui sera "soignée" et donc hors de la zone et de ce topic pour quelques tours.




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ATHENA
Big Mother is watching you
Lun 19 Nov - 23:39


"La nuit commence à poindre sur Paris. Et alors que le chaos se répand dans la cité, les combats ne font que continuer. La nuit apportera-t-elle les réponses attendus par tous les protagonistes? Ou bien sera-t-elle vecteur de mort et de désolation?"

Pour l'objectif Alpha, le choc des titans allait commencer, opposant Alasker et Winston. Le temps semblait se figer pour ces deux protagonistes, tandis que plus en bas, Loken et le reste des troupes de la Griffe tombaient nez à nez avec de nouvelles troupes de l'armée venue pour les déloger. Dans la nuit naissante, les combats faisaient rage.

Au niveau de la pilote de MEKA, les choses s'étaient avérées bien plus dangereuses et violentes que prévu. Miraculeusement épargnée, la coréenne avait dut ramper jusqu'à la position désignée par son précédent bourreau. Marcher fut difficile, et éprouvant, mais un cortège militaire et médical l'attendait et put entamer les soins sur son corps meurtri. Cependant, cela allait prendre un peu de temps avec que ses blessures ne soient plus qu'un mauvais souvenir et qu'elle puisse repartir au combat.

Pour le Porte-peste enfin, le passage sur les toits emmena son trio sur une nouvelle position, plus défendue par la griffe. Pour continuer d'avancer, et atteindre sa destination, le docteur allait devoir observer de nouveaux combats. Et peut être même rencontré des unités lourdes légendaires...

Rapport de Force au sein de l'Objectif Alpha:




Pour quelques tours de posts, D.va ne sera plus jouée en rp, devant se soigner hors des zones de combat.


Prochaine résolution le:
Lundi 26 Novembre





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Opération Fer-De-Lance // Objectif Alpha

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Overwatch : The Recall-