Nice to meet you, Monsieur [ Pv Louis Emile Lacroix ]

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Calypso Drake
Recrue
Ven 8 Juin - 17:59

Il avait prit contact avec moi, il y a de cela, quelques jours. Louis Emile Lacroix… Ce nom m’arrachait un léger rictus. La famille Lacroix ne m’était pas inconnue, leur histoire était populaire, la mort tragique de Monsieur avait été ébruitée, à maintes reprises et n’était plus un secret pour personne. J’étais étonnée qu’un membre de cette famille renommée prenne contact avec moi. Je me frottais les mains, je flairais là, une affaire plutôt prometteuse. J’avais hâte de faire sa rencontre et de parlementer avec lui.

La soirée n’avait même pas commencer. Nous étions en plein préparatifs. Je profitais de cette période creuse en pleine semaine pour peaufiner certains détails. Assise sur une chaise, je regardais mes filles se trémousser autour d’une barre, sous les airs d’une musique sensuelle à souhait. Bras croisés, mes yeux tournés vers elles pour ne pas perdre une miette du spectacle qu’elles m’offrait, je notais intérieurement toutes les imperfections qu’elles commettaient. Je fini par me lever soudainement, faisant un signe au régisseur de la musique afin qu’il la cesse.

“Ashley. Ca ne va pas être possible. J’ai l’impression de voir un éléphant se dandiner autour d’un poteau. De la sensualité que Diable ! Tu es là pour affamer le client, tu dois lui donner envie, tu penses vraiment que c’est ainsi que tu vas réveiller ses instincts les plus primaires ?”

Je faisais claquer mes talons, effaçant la distance qui me séparait de mon employée. Je me retrouvais dans son dos et glissait ma main sur la sienne, afin de guider ses mouvements. S’entamait alors une danse débordante de luxure, que je guidais totalement, tandis que la musique reprenait de plus belle.

“Tu as compris ?”

Elle confirma d’un hochement de tête et je m’écartais finalement, en jetant un regard la montre à gousset que j’avais glissé dans l’une des poches de ma robe. Mon rendez-vous approchait. J’étais excitée comme une puce et le stress ne m’aidait pas à me calmer. J’attendais beaucoup de cet entretien. Peut-être même un peu trop … Et je risquais d’être déçue.

Je claquais finalement des doigts et une omniaque se précipitait vers moi afin de prendre ses ordres. Je la regardais de mon air hautain habituel, alors que j’arrangeais dans le même temps, mes cheveux à la couleur si particulière.


“Je serais en rendez-vous ce soir. Que personne. Je dis bien PERSONNE, ne vienne me déranger. Et prévenez moi, lorsque Monsieur Lacroix sera là.”

Elle s’inclinait légèrement, signe qu’elle avait compris mes ordres et se retirait. J’en faisais de même, j’empruntais des escaliers au fond de la pièce, et poussait une porte que je fermais à clef après l’avoir empruntée. Je me retrouvais dans mes quartiers, du moins, ceux que j’utilisais lorsque j’étais ici, au Lux. Il s’agissait là d’un appartement plutôt luxueux, mais étrangement sombre, comme si toute lumière solaire était proscrite dans ce sanctuaire.  Je me dirigeais vers un néon bleuté qui illuminait un vivarium. Je souriais, plongeant ma main dans l’habitacle de mon petit compagnon.

“Bonsoir ma belle, comment tu vas ce soir …?”

Un sifflement, puis quelques écailles noires sortirent d’un rocher en forme de crâne. L’animal se faufilait autour du bras offert, le remontant tranquillement. Je souriais en la voyant venir vers moi et se positionner dans ma nuque, alors que je m’éloignais de son espace de vie habituelle. J’allais m’admirer devant un miroir, où j’y dévoilais mes crocs, ma peau trop pâle,  et ma tenue. Je voulais que tout soit parfait ce soir … Je claquais des doigts une nouvelle fois et une musique d’ambiance s’installait dans mes quartiers, histoire de me faire patienter.

Aux sixième coup qui annonçait les 18 h, on frappait à ma porte. Alors que j’autorisais mon employée à rentrer, celle-ci m’annonçait enfin l’arrivée de mon invité. Je souriais et laissais Ebène, retrouver son nid douillet. Je quittais mes appartements, pour retrouver mon club, où déjà quelques premiers clients étaient servis par mes filles.

Je descendais lentement les marches, cherchant le nouveau venu du regard. J’ajustais ma robe, faites dans un style gothique, comme l’était l’intégralité de mon look. J’avais un maquillage, avec des traits noirs très marqués autour de mes yeux, contrastant avec la pâleur naturelle de ma peau. Mon habit était fait majoritairement d’un rouge sang, décoré de dentelles noires, laissant totalement mes épaules dénudés, la robe ne prenant naissance qu’en dessous de mes épaules. Mes bottes plutôt imposantes, claquait sur le carrelage sombre de mon club, alors que je m’approchais, de celui que je supposais être Monsieur Louis Emile Lacroix.



Bonjour Dis-je dans un français fortement influencé avec un accent américain.


Je l’avais accueillis avec un sourire presque franc, alors que je lui fis signe de me suivre. Je voulais l’emmener dans mes alcôves, afin que nous puissions avoir une discussion en toute … intimité.




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Louis Emile Lacroix
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Ven 8 Juin - 20:09

「 Nice to meet you, Monsieur 」

Bonjour

L’accueil poussait l’effort à lui offrir une salutation en français, après avoir tenté de le divertir grâce aux charmes des hôtesses. Louis pouvait aisément comprendre l’attrait de l’établissement, tout d’abord en tant que client, bien qu’il ne soit que peu coutumier de ce types d’activités, mais également en tant que gestionnaire ou actionnaire. Les hommes ont la particularités d’être menés par une partie très précise de leur anatomie, aussi puissants qu’ils soient. Au contraire, le pouvoir a généralement tendance à augmenter la proportion de cet organe dans les questions d’autorité et de plaisir. Seuls quelques hommes utilisant leur tête et non leur pelvis comme centre d’opération de leur pensée formaient l’exception confirmant la règle, un dicton que Louis n’avait jamais vraiment compris. Une exception infirme une règle par définition, dans ce cas en quoi la confirmait-elle ?

La question n’avait cependant pas lieu d’être actuellement, pas après les longues démarches qu’il avait entrepris pour obtenir ce rendez-vous. La patronne du Lux passait pour l’une des sources d’informations les mieux renseignées de l’hémisphère nord, il pouvait aisément imaginer ses hôtesses recueillir et noter tous les détails de leurs « entrevues » avec leurs clients, des « préférences » aux petits secrets honteux qui s’échangent sous l’effet de la dopamine. Rien de plus simple que de faire chanter les bavards ou user de ces secrets pour obtenir des faveurs auprès d’autres personnes.

Une chose en entrainant une autre, cela avait dû rapidement former un réseau de renseignement fort efficace, réseau dont il entendait user aujourd’hui et non pas des autres « services » du Lux.

Accueillis par la maîtresse peu après mon arrivée, Louis s’était emparé de sa main alors qu’elle lui tendait pour l’inviter à la suivre, effleurant d’un souffle léger la peau pâle de son interlocutrice avant d’accepter de lui emboiter le pas, lui rendant sa main par la même occasion. Il était une chose sur laquelle il était toujours intéressant de jouer dans ses rapports avec les étrangers, la réputation d’élégance de la France.

Observant ses environs d’un regard froid, sans s’arrêter sur les danseuses ni leurs admirateurs, il pénétra dans l’alcôve que la gérante semblait leur avoir allouer.

~ Je vous remercie d’avoir accepté de m’accueillir aussi vite, miss Drake, je n’abuserais pas de votre temps. Je vous présume une femme très .. occupée.

Louis avait réalisé ses études en Angleterre et maîtrisait un anglais sans accent aucun, mais il s’amusait pour autant à y injecter par moment quelques soupçons d’accent français, ceci participant à une certaine aura d’exotisme que ces rustres d’américain prenaient sottement pour de l’élégance et n’hésitaient pas à singer.




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Calypso Drake
Recrue
Dim 1 Juil - 9:09

L’endroit où j’avais emmené Louis était entouré de canapés aux coussins de velour d’un rouge presque sanglant, le cadre, d’un noir nuit, était dans un style faisant référence à l’art nouveau, avec ses représentations végétales et ses courbes qui allaient en tous sens. Je m’installais dans un de ces canapés et fit signe à mon invité d’en faire de même, d’un signe de la main.  Je croisais les bras, posait une jambe sur l’autre tout en observant le jeune homme. Une musique sensuelle émanait des divers enceintes situées un peu partout dans le club. Elle appelait à la luxure, comme si elle voulait que Louis succombe à cet atmosphère et cède au plus délicieux des péchés. En temps normal, le langage corporel me révélait énormément de choses sur la personne que j’avais face à moi. Ce n’était pas le cas de Louis, qui restait très .. fermé. Ce qui était plutôt perturbant.

Je gardais cependant la tête froide et me demandait ce que cet homme d’affaire, pouvait bien me vouloir, moi qui baignait dans les marchés les plus illégaux, les affaires les plus noires qui pourraient facilement salir sa réputation. A vrai dire, rien que notre rencontre pouvait faire une ombre sur la façon dont les hautes-têtes pouvaient le voir. Pourquoi prendre un tel risque ? Ma logique me faisait dire que cette visite n’était pas qu’une simple entrevue amicale, pour profiter des divers services que pouvait offrir le Lux. Il était évident que Louis Lacroix avait besoin de quelque chose … Mais quoi ? Et à quel prix ?

“Vous prendrez quelque chose ?”

A peine avais-je fini ma phrase, qu’une omniac s’approchait de l’invité. Elle s’inclinait légèrement, en signe de respect et s’adressait à lui de sa voix de synthèse. Cependant, son aspect physique, ressemblait fortement à celui d’un humain lambda, seul ses yeux, sans aucune iris, seulement deux luminaires d’un bleu intense trahissait son état d’omniac.

“Que puis-je vous servir, Monsieur ?”

La commande prise, elle s’adressait à moi. Je ne fus pas originale pour le coup en prenant ma consommation habituelle. Nous étions enfin seuls, sans personne pour nous déranger. Je n’étais pas du genre à tourner autour du pot. Mon impatience me jouait des tours, ma curiosité de même. Je voulais savoir ce qu’il attendait de moi.

“Que puis-je pour vous, Monsieur Lacroix ? Non pas que votre présence m’est désagréable, mais je doute fortement que vous ne soyez là que pour mes beaux yeux.”

Je souriais, dévoilant mes canines bien trop imposants pour un humain lambda. Je me mordillais légèrement la lèvre avec l’une d’entre elle. Je voulais voir à quel point il était sensible au charme de l’endroit, et aux miens évidemment. Il ne restait qu’un homme, en proie aux instincts et aux désirs les plus primaires, avec lesquels, j’aimais particulièrement jouer…

Les consommations furent rapidement apportés. Je pris mon verre et le portais sensuellement à mes lèvres sans jamais quitter mon interlocuteur des yeux…




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Louis Emile Lacroix
Recrue
Mar 3 Juil - 18:12

「 Nice to meet you, Monsieur 」
Des canapés d’un style victorien, des décorations art nouveau… Contrairement au reste de l’établissement qui respirait le 21e siècle, l’alcôve dans laquelle il avait été attiré semblait tout droit sorti des pages de Bram Stoker, un parfait petit salon néo-gothique avec ce fameux « je-ne-sais-quoi » rajouté par l’art nouveau français. Une décoration élégante qui jurait avec le reste, mais qui s’accordait étrangement avec le style de son hôte.

Des enceintes habilement dissimulées lui susurraient à l’oreille des notes lascives, encourageant à une forme de laisser-aller duquel il devrait se méfier. Le Lux était un piège jouant sur les pulsions des hommes pour obtenir des informations, informations qu’il était venu pour acheter et non pas pour offrir sur l’hôtel dédié à la beauté de la tenancière.

Les draps marquèrent une légère ondulation carmine lorsqu’une serveuse entra dans l’alcôve, d’abord supposée humaine, Louis dû revoir son jugement en découvrant les yeux de l’intruse, deux puits d’un bleu luminescent qui trahissaient son origine synthétique.

“Que puis-je vous servir, Monsieur ?”

Un instant, l’idée de commander de l’absinthe lui vint afin de coller avec le lieu. Il n’avait jamais goûté à la célèbre fée verte, mais ce soir ne semblait pas le moment pour cette découverte, pas sous les yeux prédateurs de la mystérieuse miss Drake.

~ Une coupe de château Lafitte, je vous prie.

N’accordant pas un regard de plus à l’omniac une fois sa commande passée et le petit mot de politesse glissé, il retourna son attention sur la maîtresse des lieux. La commande semblait habituelle et n’avait pas laissée place à la moindre seconde d’hésitation. Elle souhaitait peut-être lui rappelait qu’elle était maîtresse en ces lieux, ou peut-être était-ce juste dicté par l’habitude ?

Marquant le fait d’une note mentale avant de le laisser pour une réflexion ultérieure, Louis croisa doucement les mains sur son veston, droit dans son siège, mais ne fit pas mine d’entamer la conversation. Miss Drake ne l’avait pour l’instant encore gratifié que d’une unique salutation et n’avait pas jugé bon de répondre à sa question tandis que l’on prenait sa commande, en restant silencieuse elle conservait son jeu dissimulé et forçait Louis à dévoiler le sien, il était temps de la laisser faire un peu.

Grand bien lui fit, elle ne tarda pas à prendre la parole.

“Que puis-je pour vous, Monsieur Lacroix ? Non pas que votre présence m’est désagréable, mais je doute fortement que vous ne soyez là que pour mes beaux yeux.”

Et en cela en dévoilait beaucoup. Tout d’abord une interrogation sur la raison de sa présence ici, classique, ils n’allaient après tout pas tourner autour du pot ad vitam eternam. Cependant ce fut pas tout, une plaisanterie ensuite, qui pouvait certes sembler anodine, mais qui encourageait néanmoins par un simple processus de suggestion à plonger dans son regard.

Louis en fit l’erreur, l’espace d’un instant. Plongeant tête la première dans ces étranges billes à la couleur si peu commune. L’effet fut immédiat et électrique. La demoiselle était d’un charme délectable et le savait très bien, son assurance participant à accroitre encore plus son effet sur la gent masculine.

A cet instant trois choix s’offraient au jeune banquier, se laisser aller et succomber au charme tentateur, aussi bien des lieux que de son interlocutrice. Faire semblant de le faire. Ou bien tout tenter pour garder sa posture actuelle. Le premier choix était évidemment hors de question, il ne signifiait rien de moins que sa défaite dans la joute mentale qui débutait à peine. Le second était bien entendu le plus tentant, à jouer ce petit jeu, il pourrait amener la jeune femme à se dévoiler sans qu’elle n’y prenne garde, pensant son poisson ferré, mais il devrait alors faire lui-même attention de ne pas tout simplement passer sans s’en apercevoir, du bluff à la réalité, si le bon mensonge est très proche de la réalité, l’inverse en est donc également vrai. Le dernier choix enfin semblait le plus sécuritaire, mais disposer de son propre piège, à tout faire pour ne pas la laisser empiéter sur ses pensées, il serait obliger de jouer un jeu défensif et à plus se concentrer sur lui que sur elle et ainsi la laisser prendre le contrôle de la conversation.

~ Rassurez-vous, je n’ai pas requis ce rendez-vous pour m’ajouter à une liste, que j’imagine d’autant déjà fort longue, de soupirants. Si je vous ai demandé cette entrevue ce n’est pour vous admirer, mais pour ce que vous pourriez m’apprendre.

Il n’avait jusque-là que laisser glisser des banalités, sauf peut-être un petit groupe d’imbécile, tous ne venaient pas à la base pour elle, mais bien pour ce qu’elle savait. Il s’agissait justement de l’un des pièges de l’endroit, à venir pour une chose, on l’oublie au fur et à mesure et l’on repart satisfait, même sans l’avoir obtenu. La tentation jouer sa part dans la chose et il ne souhaitait pas rejoindre le rang des dupes.

~ On raconte de vous que vous vous trouvez être la femme la mieux renseignée du monde. Aussi j’aimerais requérir votre aide pour une petite tâche toute simple… Mettez moi en contact avec Overwatch.




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Calypso Drake
Recrue
Lun 9 Juil - 17:38

Evidemment qu’il n’était pas là uniquement pour succomber aux charmes des lieux. Lacroix avait un but, un homme tel que lui, ne pouvait qu’en avoir un, pour oser venir s’aventurer dans un tel lieu de débauche. Mais quel était tel …? Je trépignais d’impatience de le découvrir. Je me surpris à laisser mon regard se perdre dans son cou, à sa jugulaire … Quels secrets pouvait-il m’apporter si je venais à le mordre …? Cette simple idée me suffit à me faire frémir, alors que je dégustais mon verre, contenant un liquide bien trop rouge pour n’être que du vin.

Je posais mon breuvage sur la table, en l’écoutant, déchiffrant chacune de ses expressions, chacun des mots employés, du ton utilisé. Lacroix était un homme plutôt mystérieux, à bien des égards, ce qui, je devais l’avouer me plaisait bien.

Sa requête fut lâchée. Et cette fois, ce fut moi qui ne put retenir une expression de surprise. Mon regard se posait sur lui, alors que j’avais toujours ce sourire ancrée sur mes lèvres, les plus malins le qualifierait de sournois. Et ils n’auraient pas vraiment tord … Ce monsieur voulait donc entrer en contact avec Overwatch. Evidemment, j’avais mes relations, mais cela n’allait pas être facile … Et on n’avait pas encore parler du plus important à mes yeux : Le prix.

Je lâchais un petit rire, presque moqueur, alors que je croisais une jambe sur l’autre. Je posais mes coudes sur la table, après m’être penchée légèrement en avant. Ma tête reposant sur le dos de mes mains que j’avais jointes, je dévorais cette fois Lacroix du regard, avec cette étincelle de malice qui pétillait dans mes yeux.


“Entrer en contact avec Overwatch … Rien que cela.”



Je lâchais un faux soupire, me mordillais une nouvelle fois la lèvre, toujours penchée, vers mon interlocteur, usant des charmes de mon décolleté, pour le laisser sombrer petit à petit dans l’ambiance de l’endroit.


“Eh bien … C’est dans mes cordes, mais tout dépends du prix que vous êtes prêt à mettre pour un tel service, cher Monsieur Lacroix.”



Avant même qu’il ne put émettre la moindre réponse, je continuais mon discours, dans un timbre de voix bien plus sensuel, à la limite du murmure.


“Ne vous fatiguez pas a me proposer une quelconque somme d’argent. Cela ne me suffira pas.”



Un nouveau mordillement de lèvre, un nouveau sourire enjôleur. Jusqu’où était-il capable de résister aux charmes d’une femme …? Je voulais jouer avec lui, qu’il soit la proie et moi la prédatrice. Voyons maintenant s’il était joueur …


“Alors … Dites-moi. Qu’avez-vous à me proposer …? Je suis toute ouïe, vous avez toute … mon attention.”





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Louis Emile Lacroix
Recrue
Lun 9 Juil - 19:36

「 Nice to meet you, Monsieur 」
La gérante tressaillit l’espace d’un instant, que Louis ne manqua pas de noter avec une pointe d’amusement. Il avait donc réussi à décontenancer son interlocutrice grâce à sa demande et si elle ne mit aucun délai à retrouver sa composition, le jeune homme considéra néanmoins ceci comme une petite victoire dans cette bataille qui se déroulait entre eux.

Se reprenant avec aisance, Calypse recommença son petit jeu de chat et de la souris avec le regard du français. Ancré comme réflexe dans son code génétique depuis les âges immémoriaux où ses ancêtres vivaient de la chasse, son œil suivi d’instinct les mouvements de son interlocutrice, glissant le long de ses jambes au galbe délicat avant de surprendre cette inclinaison du buste qui plaçait étrangement les charmes de son hôtesse en parfaite position pour le distraire.

“Entrer en contact avec Overwatch … Rien que cela.”

Le vrai commençait ici et tout en badinant, la maîtresse des lieux le faisait clairement comprendre. Elle passait à l’offensive aussitôt l’objectif défini et ne souffrait de presque aucun retard, si ce n’avait été la maigre seconde de surprise que Louis lui avait arraché. Or elle jouait bien son jeu.

Le banquier sentit sa physiologie entrait en action dans son corps alors que l’information captait par son œil progressait à la vitesse de la lumière vers son cerveau pour se diriger vers d’autres membres. Sa position rendue instantanément inconfortable, il ne lui restait que trois options pour réagir.

Première option, se déplacer très légèrement pour modifier son assise et retrouver le confort du fauteuil. Pire option des trois bien évidemment, ce serait sonner le clairon pour démontrer à son interlocutrice que son attaque avait porté ses fruits.

Deuxième option, l’exact opposé, obliger son corps à ne rien paraître à la nuance que cela entrainerait une raideur des muscles du haut du corps tandis qu’il s’oblige à l’immobilité, un autre signal, moins fort que le précédent, mais qui en apprendrait peut-être plus à son interlocutrice. Elle le saurait alors dans son piège, mais suffisamment volontaire pour ne pas y marcher de plein gré…

Ne restait alors que la troisième option.

Alors que la demoiselle se fendait d’un faux soupir ostensiblement ironique, Louis pivota légèrement sur son assise pour venir lui aussi joindre les mains, coudes reposant sur les genoux. Son interlocutrice avait été bien éduquée ou disposait d’un instinct sûr concernant le marketing, un client masculin a plus de chance d’acheter un produit lorsqu’il pense pouvoir décrocher par la suite un rendez-vous ou une faveur de la vendeuse qui le pousse à l’acquisition, mais le jeune homme avait lui aussi eu une éducation. Imiter le mouvement d’un individu au cours d’une conversation se trouvait être le meilleur moyen pour générer de l’empathie chez son interlocuteur d’après les sociologues, reconnaissant dans les gestes de l’autre un écho aux siens et se plaçant par ce biais involontairement à sa place.

“Eh bien … C’est dans mes cordes, mais tout dépend du prix que vous êtes prêt à mettre pour un tel service, cher Monsieur Lacroix.”

Tourner autour du pot, bien entendu. Accueillant la démarche avec un nouveau sourire, le jeune homme attendit que l’on en vienne au cœur de l’affaire et si son hôtesse n’était pas stupide…

“Ne vous fatiguez pas a me proposer une quelconque somme d’argent. Cela ne me suffira pas.”

Il se trouvait obliger de reconnaître en son adversaire une redoutable dramaturge, elle maniait le silence et les mouvements de son corps avec un doigté subtil qui encourageait à se perdre en sa compagnie. Moins préparé à l’entrevue, il aurait déjà cédé et participerait à réduire au plus vite les négociations pour penser à une partie plus festive de leur entrevue, mais la raison de sa venue n’était pas un caprice et il avait besoin de ces renseignements.

“Alors … Dites-moi. Qu’avez-vous à me proposer …? Je suis toute ouïe, vous avez toute … mon attention.”

Voilà, nous y étions. Avec cette phrase, la tenancière du Lux cherchait à prendre complètement le contrôle de la conversation. Maîtresse de l’offre et consciente de la demande, elle avait toutes les cartes en main pour mener la suite comme une partition déjà écrite et en tirer le meilleur bénéfice pour elle. La seule inconnue restant encore était de savoir ce que le pauvre petit banquier, prit dans ses rets était prêt à offrir pour son service. Hélas pour elle, Louis n’en était pas à sa première négociation.

~ Je ne suis hélas pas un homme d’une grande imagination, miss Drake. Enoncez votre prix et je vous dirais si je suis en mesure de le payer ou non.

Erreur typique d’une situation de séduction, l’homme cherchera à éblouir son interlocutrice par son audace et se mettre en avant d’une manière ou d’une autre. Ici le piège était d’énoncer un prix, tout simplement, car cela ouvrait pleinement le jeu à votre adversaire, conscient de que vous seriez prêt à offrir, la dernière inconnue disparaîtrait. La seule chance du banquier de sortir ici vainqueur serait de pousser son interlocutrice à énoncer elle-même un prix.

~ Cependant vos charmes ne vous offriront pas une patience infinie de ma part. J’ose espérer que nous n’attendrons pas trop longtemps pour le connaître.

Contre-offensive de sa part, délicate cependant. Il replaçait un temps son hôtesse en position de réponse et non plus d’offre, mais en se faisant il ouvrait la boite de pandore en évoquant les manœuvres de celle-ci, lui ouvrant dès lors un champ d’infinies subtilités si elle se trouvait joueuse pour venir mettre sa propre maîtrise de soi à l’épreuve…




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Overwatch : The Recall-