Réunion de famille

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Calypso Drake
Recrue
Mar 5 Juin - 21:31

La musique se faisait plus calme, appelant à une certaine douceur. À peine, pour pouvoir bercer l'ambiance dans lequel était bercé mon club. Les derniers clients consommaient leurs dernières commandes, que ce soit dans la pièce principale, ou était disposé un immense bar derrière lequel je m'étais réfugiée ou dans les alcôves plus intimes situés plus en hauteur. Je lâchais un soupire. Je devais avouer que la fatigue commençait à se faire ressentir, alors que j'essuyais les quelques verres, un peu plongée dans mes pensées. J’aspirais à ce que les derniers clients s’en aille… rapidement. Je n’avais qu’une seule envie, retrouver mon chez moi. Une mauvaise impression m'avait envahie depuis mon réveil. Nerveuse, méfiante, mon instinct me mettait en garde contre une menace qui restait pour le moment inconnue. Pourtant, je savais qu’elle planait au dessus de ma tête, telle une épée de Damoclès, prête à s’abattre à n'importe quel moment, dès que j’aurais baissé ma garde. Mes employés l’avaient bien évidemment remarqués. Si je les considérais comme la plupart comme des imbéciles finis simplement la pour m'enrichir, et faire tourner ma boîte… je devais avouer que les plus anciens d’entre eux connaissaient à me connaître. Omniaques, humains, ils s'étaient inquiéter de l'état plutôt surprenant de leur patronne…. Je les trouvais presque attachants. J’aurais pu presque être attendrie. Presque.

Un nouveau soupire s'échappait de mes lèvres, alors qu’une porte fut claquée. Je sursautais, faisant tomber le verre que j’étais entrain de nettoyer. Il se brisa en mille morceaux à mes pieds.

“Bordel de merde !!”

“Attendez madame je vais…”

“Non ! Va t-en. Je vais le faire.”

Je me penchais vers les débris. À peine avais-je effleuré l’objet tranchant que mon index fût coupé. Un fin filet de sang s'échappait de ma blessure, que je portais à ma bouche en lâchant un nouveau juron.  Le goût de fer m’arrachait cependant un soupire, semblant partiellement dissimuler ma mauvaise humeur.

L’omniaque prit la relève pour nettoyer les débris, alors que je m’écartais légèrement, tentant vainement d’arrêter l'hémorragie. Un bruit attira mon attention, celui que faisait la porte lorsqu'elle s'ouvrait. Je lâchais un grognement. Ce garde ! Je lui avais pourtant spécifié de ne plus laisser un seul client entrer! Etais-je donc entourée simplement d’incapable ?! Je m'apprêtais à aller voir cet idiot de vigil, alors que la silhouette sortit de la pénombre de l’entrée. Je me figeais. Instantanément. Mon corps refusait de bouger davantage, alors que l’épée de Damoclès s’abattit enfin sur moi. Sa posture, les traits de son visage, l’aura qu’il dégageait … Je ne pouvais que le reconnaître. Instinctivement, je replaçais le collier qui entourait parfaitement mon cou. Mes yeux ne pouvait se focaliser sur autre chose, que sa présence.  Des souvenirs lointain remontaient, déclenchant un frisson d’effroi qui prit naissance au creux de mes reins, pour remonter le long de ma colonne et venir mourir dans ma nuque. J’avais les lèvres entrouvertes, et ma respiration s’était accéléré, tout comme mon rythme cardiaque. Mes poings s’étaient serrés, alors qu’une de mes employées, s’approchait de moi, posant une main sur mon épaule, ce qui me fit sursauter.

“Madame… Tout va bien ?”

Je ne répondis pas. Je n’étais pas capable de répondre, aucun mot ne sortit de ma bouche. Je sentais mes jambes trembler. Mes crocs, dans un signe défensif, se dévoilèrent un peu plus.

“Madame …?”

Toujours aucune réponse, alors que le regard du nouveau venu et le mien se croisait. Je me figeais un peu plus.

“Madame !”

“Oui … Hm. Oui. Tout va bien.”

Je me penchais vers ma serveuse, venant murmurer à son oreille, lui donnant quelques ordres, que j’énonçais comme non discutable. La serveuse acquiesça d’un signe de tête, jetant un regard aux nouveaux clients et s’éclipsait. Je pris une profonde inspiration et m’approchais des nouveaux venus, jetant un regard aussi noir que les abysses à celui que je haïssais le plus parmi eux. Peu rassurée, mais désireuse de protéger ce qui m’appartenait, je me positionnais devant eux, à quelques mètres.

Une goutte de mon sang tomba à terre, comme pour annoncer les hostilités. Je ne détachais pas mon regard de Lui. A aucun moment et j’étais prête à riposter s’il tentait de faire quoi que ce soit, bien qu’au fond de moi, je savais que je ferais pas le poid face à lui.

“Tu n’es pas le bienvenu ici. Va t-en. Je n’ai rien à te dire.”




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 ►Véritable nom :
Darion Crowley


 ►Localisation :
inconnue


 ►Affiliation :
Ordre du Crépuscule


 ►Equipement :
Armure de l'Ombre, Œil gauche du Pénitent, Dernière Morsure, Miséricorde

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L'Ombre
Seigneur du Crépuscule
Jeu 5 Juil - 23:03

Assis sur son banc, il attendait silencieusement tandis qu'une multitude de gouttelettes tombaient contre sa capuche. Seule une lueur rouge était apparente en dessous de cette dernière, lumière écarlate sondant les ténèbres et les individus les parcourant. Au dessous de cette lueur se dessinait un visage marqué par le temps et les batailles, ainsi qu'un sourire carnassier dressé au néant.
Ses vêtements étaient partiellement recouverts par son grand manteau noir, dont le dos était marqué d'un symbole païen. A sa gauche, allumant difficilement une cigarette, se tenait la haute prêtresse, râlante sous la difficulté de son oeuvre. Son visage parfait tranchait avec la météo capricieuse. Lorsque enfin le feu prit, une douce fumée s'échappa de la cigarette et virevolta parmi les gouttes, entrant dans les narines des ombres se terrant dans la ruelle derrière le banc. Un grognement sourd s'échappa de la gorge du mastodonte le plus près de Lui, le plus près de l'Ombre. Soupirant longuement en lâchant une nouvelle vague de cancer gazeux, la rouquine qui se tenait près de Darion pointa du doigt le bâtiment devant eux et son enseigne.

- C'est là bas qu'elle se cache?
- Qu'elle joue.

Ses mots l'avaient faite trembler de tout son être. Ce n'était pas leur signification qui la terrifiait, mais le ton et la colère qu'on pouvait sentir au travers. De tous ceux qui avaient côtoyer les hautes sphères de l'Ordre et qui étaient présent, personne n'avait vu la prêtresse réagir ainsi aux mots de son maître. Se levant dans une parodie grotesque de râles, l'Ombre étira son corps avec une lenteur effroyable, tandis qu'autour de lui se déployaient les membres de la Cabale l'accompagnant. Marchant d'un pas lent et volontairement théâtrale, le seigneur du crépuscule se soucia assez peu des quelques rares véhicules qui klaxonnaient, gênés par sa traversée non respectueuse du code de la route. A vrai dire, il était assez rare qu'un chauffeur ne récidive, apercevant après son premier acte une multitude de visages masquer le fixer comme un seul homme. Arrivant à la porte de ce qui représentait l'entrée du "Lux", Darion s'arrêta subitement, laissant le mastodonte à ses côtés passer devant lui. Le malabar qu'elle avait embauché tenta de les dissuader. Tenta.

- Hey vous! Le club est fer...Arg.

Son corps se souleva mollement du sol tandis que le bras droit de Darion le tenait de sa main gauche. Après un craquement sourd, le mastodonte laissa le corps sans vie retomber sur le sol trempé de Los Angeles. Poussant doucement la porte, l'Ombre entra en premier, saisi par les musiques rythmées du club et l'odeur si particulière de l'alcool étendu sur le sol à la luxure. Une fois pleinement entré, il souleva doucement sa capuche, dévoilant complètement son visage souriant à celle qui le fixait de l'autre bout du club. Lorsqu'elle lui lança ce regard de défi, et qu'elle s'approchait, son sourire devint encore plus grand. D'un claquement de doigt, les acolytes de la Cabale se positionnèrent tout en se déployant dans le club, bloquant les éventuelles sorties de secours que le club devait avoir par obligation légale. L'Exécuteur quand à lui jeta près de l'entrée le corps du vigile qu'il avait récupéré pour éviter qu'une voiture de police ne se décide à enquêter sur cette mort soudaine. Orye quand à elle s'étirait doucement, affichant un air particulièrement hautain. Lorsque Calypso se plaça à quelques mètres d'eux, fière et droite comme une guerrière, l'Ombre ne put retenir un rire mesquin. Rire qui s'accentua à sa remarque désobligeante.

- Et bien. Et bien. Est-ce comme cela qu'on parle à son paternel?

Un homme, sur sa gauche venait de sortir des alcôves à foutre que sa fille avait installé pour les clients souhaitant une intimité certaine. A peine le bougre eut-il le temps d'écarter les lèvres qu'un flot de chaînes noires venaient de le saisir pour le suspendre contre le mur. Fermant le poing, Darion savoura pleinement le regard haineux qui lui adressait sa progéniture.

- Tu sais, je dois admettre être impressionné. Nous avons relativement eu du mal à te localiser. Tu as bien appris de ce que l'Ordre voulait t'enseigner. C'est bien.

Un nouveau rire, bien plus provocateur, s'échappa de sa gorge.

- Enfin, tu aurais peut-être dut un peu plus écouter, plutôt que prévoir ta trahison. Pensais-tu réellement avoir trouver une cachette que je ne saurais découvrir? Enfin. Peu importe maintenant pas vrai? Tu sais, tu n'as peut-être rien à me dire, malgré les années, mais moi, j'ai tellement à te raconter... Tellement de choses, à mettre au clair. Tu sais, tu lui ressemblerais presque, à ta défunte mère.

Il s'avança, faisant complètement fi de ce qu'elle pouvait avoir dans la tête ou des mesures de défense qu'elle aurait potentiellement mis en place. S'arrêtant à côté d'elle, fixant les lumières bougeant en rythme et inspirant un grand coup, il tourna la tête vers Calypso.

- Le "Lux". C'est donc ainsi que tu as baptisé cet endroit? Je t'aurais pensé plus imaginative. Quoique. Il jeta un œil vers les chambres "privées". Cela est au moins assez précis sur ce qu'on peut y faire...

Il frappa soudainement des mains, faisant tressaillir l'une des serveuses qui s'étaient arrêter de bouger lorsque les acolytes étaient entrés.

- J'ai soif! Calypso ma chère Calypso. Pourrais-tu me servir à boire s'il te plaît? Tu connais ma boisson préférée naturellement, je veux partager un verre avec ma fille adorée.

Il ajouta, sur un ton plus bas, pour que seuls elle et lui puissent entendre.

- Tu comprends bien que cela n'est pas "juste", une demande pas vrai?

Il frappa de nouveau dans ses mains, comme pour marquer un accord entendu.

- Bien! Ah et j’oubliais, ne l'empoisonne pas hein, tu sais que cela ne ferait que me fâcher.

La fixant du regard, il attendait à présent qu'elle s’exécute, tandis que derrière lui, Orye ne lâchait pas "Rédemption" des mains. Passant les siennes dans son bouc, il étira un autre sourire en regardant sa fille de la tête aux pieds.




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Overwatch : The Recall-