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 Cours donc le long de ce lac que tu appelles marécage - Déborah

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 ►Véritable nom :
Déborah Câmara


 ►Localisation :
Brésil/Là où le vent me porte!


 ►Affiliation :
"C'est compliqué"


 ►Equipement :
Cerceau personnalisé, Lame du Lobisomem, Petits Chakrams

the world can always use more heroes
avatar
Caipora
Recrue
Mar 15 Mai - 0:34



Prenons nos visages. Le tien ou le mien. Peu importe

►NOM et Prénom(s): CAMARA Deborah
►Surnom : Segunda-Feira, puis Caipora
►Age : 27 ans
►Profession : "Acrobate"
►Groupe : Hors-la-loi
►Avatar : Tira de Soul Calibur
►Compétences : Sabotage de haut niveau:

Equilibre du chat:

Agilité dansante:

Instinct animal:


►Equipement :
Armement
Cerceau de performance, remanié par "Maman": Le Cerceau fut l'arme des Segunda-feira. Douée d'une technologie plus propre en son sein et de plusieurs batteries (usables), quelques lames rétractables et détachables se dessinent selon le bon vouloir de Déborah dans le sens de la rotation du Cerceau. Elle peut user ses batteries pour former temporairement les mouvements d'une scie.

Chakram (x2): A l'origine, les manchettes de bras de la jeune femme ne sont en réalité que des petits chakrams.

Couteau du Lobisomem: La légende au Brésil veut que la faim du Grand Loup se trouve insatiable. Cette lame a été forgée à son image. Personnalisée et transmise au sein des Sete Horas, il s'agit d'une lame de sabotage, destiné à affaiblir les diverses protections alentours. Lorsque la lame entre en résonance avec un objet en métal, ce dernier grésille et sa matière se fait d'autant plus friable.

Objets:

Fumigènes: De simples fumigènes. Ils créent un épais nuage facilitant la fuite.

Plantes: Des plantes médicinales. La plupart proviennent d'Amérique latine. Ne cherchez pas, c'est inutile au combat.

►Avis sur la chute d'Overwatch : Le début de son lâcher prise. Tripotée de débris ou de héros incompris, Déborah ne retient que ce spectre oublié de ses songes d'antan. Car évoquer la chute retient certainement un moment de lucidité dans les prunelles vitreuses de "Caipora"...
►Si concerné(é) ou au courant, un avis sur le rappel des ex-agents d'Overwatch ?"Allez savoir...Tant qu'ils ne fourrent pas leurs sabots dans mes affaires, je suis une femme comblée. J'ai déjà donné."
►Avis sur les Omniaques : En un mot: mauvaise. En même temps, je ne suis pas certaine que vous trouverez une Partisane en moi, et d'une autre façon, s'ils sont bons pour la casse, les humains sont bons pour la terre et les cendres.
Hm, désolée pour ça, aussi.

►Quelques traits de caractère ? (facultatif) Sur un air de je-m'en-foutisme le plus total, elle vous chantera la chanson d'une fille qui a longtemps vagabondé dans les quartiers pauvres de Sao Paulo. Puis, témoin de la guerre et des émeutes brésiliennes, ça a fini par éclater. Ca n'a jamais été simple. Et croyez-la: il faut de la volonté pour cela. Mais cela nécessite aussi de se fermer aux douleurs des miséreux. Un bien comme un mal. Mais surtout un mal, car la Brésilienne n'est pas une femme répondant à l'appel de la Justice. C'est qu'elle est gracieuse mais sauvage, Caipora.
►Des détails significatifs ? Des cheveux malachites, des lèvres émeraudes, tout autant que le reste de son accoutrement...Vous avez là devant vous l'autoproclamé Lundi. Néanmoins, en véritable conteresse, demeure cette cicatrice rugueuse ornant l'arête de son nez. Cette balafre, c'est ce qu'il reste de "Segunda-Feira". Ou Déborah.



Histoire

“En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s'ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d'attendre que le temps passe. Ils n'ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus." (L'Alchimiste)

Je suis née "Segunda-Feira", la Lune, Lundi ou encore, le Lobisomem. Je n'ai pas eu le choix quant à mon premier surnom, prenez-le simplement en considération pour le moment. Les plus illustres d'entre nous, politiciens de notre brousse latine, ont pensé que sur les sept jeunes gens qui composaient notre petit groupe, certains de leurs soldats préalablement améliorés feraient office de porte étendard. D'oriflammes. Et vous le devinez, bien évidemment, que le bon goût de notre gouvernement fit poursuivre la création d'autres "Jours", chargés des escortes, des infiltrations et de l'espionnage, au nom de certains grands pontes brésiliens. Bien que nous n'existions que pour contrôler et étouffer les affaires épineuses et aussi pimentées qu'un chili mexicain, mon petit cœur tient à préciser qu'on n'agissait que sur le territoire brésilien. Devoir national oblige. A l'origine, on fait partie d'une branche de l'armée, fermée et secrète, mais le démantèlement et le lynchage public qu'eut connu Overwatch mit le gouvernement brésilien dans une position défensive, qui adopta alors des lois et nous colla un petit "Hors la Loi" sur nos fronts.

Tout pour éviter ce cheminement au sein du pays, je devine.

Hm, je vous vois venir. Ne pensez pas à ma place: je n'en porte aucun jugement. Mais je crois qu'en ces instants de doutes et durant les soubresauts d'Overwatch, on avait besoin de nous et de nos actions putrides. Ainsi, naquirent en effet Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi et enfin, le petit dernier, Samedi. Moi, je suis la cadette. Mais alors une simple cadette placée juste derrière le premier et illustre agent de notre misère institutionnelle, Dimanche.

Que dire d'autres sur nous, les sete Horas? Eh bien, avec toute cette misère alentours, couplé aux conneries mondiales, je me suis faite à cette destinée sans penser qu'un jour, je puisse me construire autrement que par le biais de notre petit comité. Que je puisse me défaire du train-train quotidien "se taire et obéir". Étonnamment, je ne fis pas exception, du moins quand on parle de ma fameuse consécration.

Quant aux restes...Bah! J'y viendrais bien assez tôt. J'ai encore du mal à rassembler mes idées pour expliquer toute mon histoire. Mais j'ai le sentiment que la guerre qui fit rage entre nos sept jours me permettra de faire le point. De quitter ce complot, cette merde ambulante.

Quand je pense que la chute d'Overwatch a scellé notre sort...

Malheureusement, je n'ai pas encore le temps d'y songer. Mon public a besoin de moi, et je sens encore la lourdeur de votre jugement. Ô, que votre regard est bien avide de questions! Promis, je ferais en sorte de faire une aussi belle performance qu'auparavant! Une, deux, trois secondes et mon souffle passe la barrière de mes lèvres vertes. Le galbe de mes membres se fait à la fois droit, soutenu et souple. En ce plus petit et plus modeste instant, je ressens mon cerceau comme une prolongation de mon bras et de tout mon être, une vaste remembrance de la petite fille qui passait son temps à danser pour autrui, afin d'éviter les favelas. Mais quand mes paupières se rouvrirent, une décision me prend de cours.

Car il y a plusieurs moyens de conter une histoire, vous savez?[/i]

Chapitre 1 : Mardi - Terça-feira

Quand je percevais Terça-feira, un sourire étiolait mes lèvres. Et puis je me revois "moi". Ouais, moi, cette post-ado âgée de 20 ans, prendre officiellement le grade qui me revenait de plein droit avec pourtant moins de connaissance que ma cadette Mardi...Il me serait bien difficile de vous décrire les détails croustillants et pernicieux de la jolie blonde. Mais de deux choses l'une: si le groupe avait dû nommer un cerveau, et s'il avait dû avoir un touche-à-tout de la technologie, alors ce Jour avec un "J" majuscule aurait été ainsi choisi à l'unanimité.

Mardi se présenta officiellement devant moi quelques semaines après mon arrivée. Une jolie jeune fille, timorée d'âme et albâtre de peau; un air radieux, des prunelles pétillantes à souhait et un teint frais trahissaient des origines probablement plus idylliques que les miennes. Pour peu, je l'aurais presque dit américaine, mais le Brésil est un berceau du monde que je ne peux renier et juger au premier regard, aussi droite dans mes bottes qu'un soldat puisse être.

A l'époque, la duduche-danseuse-nouvellement-promue-au-secret (ce qui était un euphémisme, vu que j'avais passé mon adolescence à être entraînée par nul autre que le précédent et premier Lundi, puis à subir les améliorations adéquates et expérimentales tel un rat de laboratoire) était censée la guider au mieux dans les us et coutumes de nos missions, mais finalement, c'est cette ex-hackeuse qui m'apporta le plus d'informations...Et croyez-moi...un vrai moulin à paroles! Cette sadique s'en était léchée les babines autant qu'un loup face à sa proie, m'adressant un regard détaché et pourtant mutin, mon âme en déduisant avec conviction qu'elle le connaissait. Mon nom. Heureusement pour moi, ce ne fut pas le cas. Le rire de la blonde transcendera pour toujours mes souvenirs cauchemardesques lorsqu'elle vit le doute et l'effroi s'esquisser sur mon visage expressif...

Je ne saurais pas vous dire si Mardi avait eu l'occasion de saisir une liste détaillant nos identités respectives, mais toujours est-il qu'elle resta très respectueuse...Ca me fait du mal de savoir qu'elle nous a quitté, car je l'aimais bien, cette génie gauche de Mardi... La première maladresse qu'elle tint à l'égard de mon rang confirma mes soupçons néanmoins, quant au fait qu'il s'agissait d'une étrangère...

"Lundi...Premier jour, non?
-Non, ce n'est pas exactement cela."


Je lui expliquai alors notre hiérarchie, notre fonctionnement, ainsi que l'origine de notre petit corps "d'agents secrets brésiliens". Au Brésil, "Lundi" n'est pas le premier jour; c'est Dimanche. Je fus donc le deuxième agent à intégrer les rangs du haut projet du gouvernement, nommé "Sete Horas". Sept, comme cette Genèse biblique , cette idéologie qui a longtemps marqué les croyances et les villes de notre pays au passé conquis, houleux et tout aussi bafoué qu'il ne l'est aujourd'hui. Ca tombait à pics d'une certaine manière: plusieurs années s'étaient écoulées depuis la Crise Omniacs mais personne n'était dupe, et tout le monde savait qu'économiquement parlant, on était dans une sacrée merde. Mais bon, comme un projet pue toujours la monnaie et l'appât du gain, les glorieuses bonnes intentions s'arrêtent à cette étymologie. Et le voilà, notre fameux titre de saints bafoués! Une deuxième génération au top, prête à prendre la relève, assurément!

Meh. Je plains la première génération, parce qu'elle n'a pas eu la chance d'être aussi aveugle que nous. Nos aînés ont eu l'honneur d'avoir cet arrière goût insipide, celui de voir un idéal vertueux se salir au fil des heures. Finalement, c'est à croire qu'on porte plutôt bien notre nom. On se compte sur les heures, aussi bien physiquement que moralement...Puis enfin, on s'y habitue, à cette histoire. Après tout, on a tous eu une plume entre les doigts pour signer le contrat intangible qui figurait sur notre table d'entretien. Ce qui servit durant le premier mois de corps de protection et de sphères d'infiltration à échelle nationale a bien vite été réduit à la botte des personnalités juridiques et politiques, en bien comme en mal. A la lumière, l'armée et la police font de leur mieux mais à l'ombre, les murmures insidieux et nécessiteux d'une Justice purement humaine sont...ce qu'ils sont.

Mais trêve de bavardages. Car si mon verbe se tourne vers le Jour du Feu, ce fut à juste titre et avec -je l'espère-, grande logique. Car trois ans auparavant, la dernière initiative de Mardi fut celle d'envoyer un étrange message.


"Overwatch est tombé et le Petras Act va être signé. Ce ne sera pas sans conséquence, et j'ai songé...Que je me devais de vous l'informer personnellement. Quitte à prendre des mesures externes. Je crois...Qu'on va bientôt disparaître nous aussi. Notre supérieur se charge de promouvoir le contraire mais c'est une question de temps et une incertitude que je préfère vous mentionner. A vous tous. Je crains que nous allions vivre des semaines particulièrement rudes, et c'est peu de l'affirmer!

Ca ne m'étonnerait même pas de voir émerger à la surface nos quelques rares collaborations avec Overwatch ordonné par l'ancien Président...

Puissons-nous éviter les complications, et être épargné par le nouveau vent qui guide les orientations du Brésil."

Quand je disais que le pouvoir exécutif pouvait être une girouette.

Bien que je n'ai guère envie de déformer la vérité et de la rendre incompréhensible aux yeux de tous, Mardi mérite bien que je lui dédie cette première place dans mon histoire. Elle fut mon impulsion, et si ce n'est pas ma curiosité mordante qui tricote à travers les trouvailles de ma sœur de Jour, l'investigation se charge de démêler le vrai du faux dans ces propos, tout autant qu'il ne veille à mettre en lumières les incertitudes qui se cachent déjà là, tapies dans l'ombre des esprits...

Chapitre 2: Mercredi

Autant être honnête: je déteste ce joueur de flûte. J'ai peu de mots pour décrire le dégoût que je ressens quand mes orbes malachites daignent se poser sur sa petite personne: cru, opportuniste et plein de faux-semblant. On dirait un agent tout droit sorti d'un monde utopique, un politicien bis, aussi. Je n'ai jamais su ce qu'il foutait parmi nous. Il pue la fourberie à mille lieux, et pourtant...

Et pourtant...Après m'être retirée de la scène pour quelques jours, me retrouver dans son appartement et voir son cadavre égorgé m'a fait l'effet d'un choc. Si je devais décrire la sensation qui avait coulé le long de mon échine, alors ma balance fictive des mots se seraient portés entre "Electrocutée" et "Glacée". N'allez pas croire que je ne suis pas habituée à la Mort, ce serait un comble pour l'une des trois assassins des Sete Horas. Parfois...J'ai juste des comportements de gamine maladive. Lentement, je m'étais approchée de sa forme recroquevillée pour inspecter son corps, dans l'espoir de me tromper, sûrement. Je me surpris même à vérifier son pouls en posant deux doigts contre la fine peau de sa gorge, celle-là même qui recouvrait ce qu'il lui restait de trachée sanguinolente, alors même que le baiser de la mort l'avait depuis longtemps raidi de sa caresse. Ce que je peux être bête... Je n'ai jamais souhaité sa mort, et c'est avec tristesse qu'il fut ma première preuve. Peu importait l'identité du tueur, le Gouvernement avait certainement frappé d'une manière ou d'une autre. Le fait était que désormais, nous n'étions plus utile, et foutrement trop impliqué dans les affaires d'un Etat qui avait coopéré avec le scrupule et la corruption.

J'en vins donc à me demander si Mercredi n'était pas, finalement, l'incarnation du parfait espion. Obéissant et loyal, jusqu'à la toute fin. Je regrette de ne pas avoir creusé plus loin et de ne pas y avoir vu la petite étincelle qui l'animait. A ses côtés et dans sa main, je me permets de lui déposer l'une des nombreuses plumes de chouettes effraies des clochers qui ornent mon collier. Il adorait les oiseaux quand il ne portait pas son intérêt sur la gente féminine et, six ans auparavant, je me rappelle l'avoir vu draguer ouvertement cette femme-médecin italienne œuvrant pour la Croix Rouge, une dénommée Alma, avec qui nous avions eu l'occasion de faire connaissance. Bon, non sans bougonner et nous tirer dans les pattes quand on en avait l'occasion. Il fallait dire qu'escorter un médecin de renom brésilien vers cette charmante dame nous changeait de notre quotidien.

Ce qui ne nous empêchait pas de faire regretter la vie à un pauvre hère qui aurait eu le malheur de tenter de lever son petit doigt sur notre protégé...

Une boule dans la gorge. C'est tout ce que je ressens à cette vision du futur. Ce fut les joues gonflés et avec un esprit confus que j'adressais un ultime "au revoir" à mon cadet. Adieu Mercredi. J'ai beau t'avoir adressé une maigre considération, le son de ta flûte me manquera...

Lorsque je me retournais pour m'enfuir loin de cet endroit, j'eus l'agréable impression d'entendre son fantôme me murmurer "Bourrine". J'avais peur pour l'avenir. Je faisais bien.

Chapitre 3: Jeudi

Avec Samedi, Jeudi est l'une des personnes que j'apprécie le plus au monde. Quand je reçus un signal de lui dans un parc délesté par les enfants -les débris d'un ancien Omniac faisait certainement probablement son effet, un peu comme le Répul'chat que je mettais dans le coin de mon appartement-, le doute me dévora les entrailles mais ce défaut de croyance n'osa effacer la petite once d'espoir qui m'animait toute entière. Cet appel, j'y répondis singulièrement, sans arrière pensée. Ainsi, Jeudi eut certainement une vision particulièrement désuète, celle d'une acrobate un peu timbrée s'amusant sur le siège d'une balançoire. Guillerette, je me surpris à m'en amuser et à me tirer vers le haut, mes jambes se chargeant de l'opération inverse. Son sourire me criait "T'es pas possible" mais son silence, lui, ne me jugeait guère. Outre Mardi qui était portée disparue et Mercredi que j'avais retrouvé mort, mon ami m'affirma que les autres agents allaient bien. Pour le moment, tout du moins. Non sans quitter du regard le bout de sa cigarette qui rougeoyait autant qu'un soleil à son zénith, je le vis saisir son petit carnet d'une dextre habile, pour aussitôt constater qu'il y griffonnait je ne sais quelle donnée.

A l'origine, Jeudi était un écrivain et un historien. Et pour être honnête, il a un peu gardé cette fonction. Et s'il apparaît sage, il n'en est rien. Jeudi est un homme désabusé, qu'il me plait pourtant à voir sourire pâlement. Étrangement, on a réussi à se trouver des points communs, suffisamment pour créer une bonne synergie lorsqu'on partageait des missions. Comme mercredi, les politiciens semblent l'apprécier, non pas pour le son de sa flûte mais pour son savoir déjà bien aiguisé des siècles passés. Ce jour-là, on a partagé nos impressions, nos certitudes comme nos peines. A l'instar de la Blackwatch, on se savait déjà condamné par avance si on ne veillait pas à tirer notre révérence.

"On doit être sur nos traces. D'autant plus qu'on sait que Mercredi a été assassiné...Ce qui m'amène également à penser que cet homme devait également bien connaître Mercredi pour déjouer ses mesures de précautions. Ce n'est pas le genre de type qui se serait laissé tuer dans son propre havre de paix. En gros: on est comme des fugitifs, piégés. Ce qui...ne nous empêche pas d'agir en même temps que de retrouver Vendredi, Samedi et Dimanche."

Il est intelligent, mon Jeudi. Très rancunier, aussi. Mais très honnêtement, je crois fermement que les "Jours" sont tous un peu névrosés à leur façon. Le ventre de mon homologue grogna fortement, son hululement de mauvais augure m'indiquant très clairement qu'il avait tout autant que moi souffert de la faim. Dans toute ma magnanimité, le pain volé qui restait dans mon sac non sans laisser échapper un léger soupir.

"Tu as entendu les nouvelles: on est des fugitifs, des criminels de rues. Juste ça. Tu peux squatter dans une maison vide des hauts quartiers, tu n'y perdrais rien."

Et, tout en planifiant notre évasion, loin de ce pays de merde, on avait un peu décidé d'y mettre de notre sauce. Et de retrouver les autres, aussi, ça me paraissait la meilleure solution. Nos vies étaient sur le point d'être sacrifiés pour ceux en qui nous avions autrefois œuvré, mais il était hors de question que nous n'en tenions pas un petit mot contre le ministre qui nous avait déclaré fugitif et renégat.

M. Isai Fuentes.

Chapitre 4 : Vendredi

L'infiltration dans l'un des anciens quartiers du gouvernement fut une réussite. Mais non sans encombre. Après tout, il nous paraissait évident que nos anciennes habitudes allaient être compromises. Codes changés, gardes acérées, et tout le tralala du bordel. Pourtant, le moment d'agir me paraissait aussi clair que de l'eau de roche, il fallait s'exécuter maintenant, car la chute d'Overwatch et les affaires menées dans l'ombre détournaient également toute l'attention de la présidence brésilienne.

L'ancien quartier général de notre petite équipe fut néanmoins aisément pirater, même en l'absence de Mardi. Tsch, si j'avais sû que ce serait aussi simple...Nous ne mires pas longtemps pour déverrouiller la sécurité de l'ordinateur préalablement pirater depuis les autres instances pour nous bloquer l'accès. Manque de bol, on ne peut pas réellement déloger une arme de son fourreau. Notre regard s'attarda sur les lignes inscrites sur notre écran. Des lignes qui ne manquèrent pas de nous faire crisser des dents...

"Assassinat réussi: Terça-feira (agent Carly Wagner), Quarta-feira (agent M. Pinheiro)
Assassinats exigés: Segunda-feira (agent Deborah Camara), Quinta-feira (agent Leandro da Costa), Sabado (agent Isaac Elhiro) et Domingo"


Une vidéo de l'assassinat de Quarta-feira/Mercredi nous laissa tout d'abord perplexe. Mais l'absence de mention de l'agent Vendredi dans la liste des assassinats prévus fit tilt dans nos petites têtes perdues. Nous parvinmes très rapidement et avec aisance à reconnaître le visage flou qui présentait tout d'abord l'étranglement de mon confrère, puis son égorgement sans nom par le sixième agent des Seta Horas. Un agent qui, visiblement, n'avait pas hésité à tuer l'un des siens...

Un mutisme certain nous prit de court. Nos esprits hurlèrent "Vendetta" à l’unisson et à tue-tête, instaurant une aura assassine dans la pièce et nous détournant du bruit d'une cuillère qui venait de tomber sur le sol...

Un compte-rebours s'imposa sans même annoncer son existence.

Des théories furent rapidement échangées, entremêlées, disséquées avec soin. Vendredi avait sombré dans sa folie depuis le message de Mardi. Peut-être aspirait-il à regagner sa place, à revivre les anciennes années de tranquillité. Derrière moi, j'entendis mon ami hurler de douleur, et je constatais avec effroi le sang glisser le long de son flanc gauche. Mon cœur, qui battait pourtant déjà sa course en une chamade sourde et interminable, manquât un battement à cette vision. Une colère sourde m'envahit un bref instant, coulant dans mes veines comme si l'adrénaline à l'état pur composait uniquement le sang qui battait sous mes tempes.

Je pris mon cerceau, outil mortel qui, pourtant, donnait du sens. Rond comme une Lune pleine, fait d'un acier froid et lumineux qui rappelait les rayons célestes dudit satellite, mon arme de prédilection tournicota tout autour de ma forme entraînée.

Pour finalement exercée la danse des lames. Car voyez-vous, il existe une raison qui me voit confier l'attribution du Lobisomem...Je ne suis pas une tendre combattante et les expérimentations du passé avaient bien veillé à rendre mon regard et mon flair aussi acérés que ceux d'un loup. Le tranchant de mon bébé a cette vieille habitude d'être particulièrement agressive, destinée à l'assassinat barbare mais chirurgicale, à la violence et à l'excitation du moment.

Vendredi a peur de moi et la frayeur du sixième est palpable. Plus âgé que moi mais moins expérimenté, je ne mets pas longtemps à comprendre que mon corps pourrait bien être criblé de balles que jamais ce dernier n'arrivera à rivaliser avec moi. Il a l'avantage de l'effet de surprise, les coups de lame qu'ils portent déchirent un peu ma peau mais ma patience me fait frémir à la fois de plaisir et de colère: je le sens à bout de force.

Vendredi n'eut plus qu'une arme complètement sciée par mon cerceau, mais hélas, je n'eus pas le temps de porter le coup final. Le fait était que Jeudi s'en chargea tout seul. Balle en pleine cervelle. Ah, j'oubliai de mentionner la précision insolente de mon confrère aux revolvers...On peut couper la tête du loup mais celle-ci n'en finit pas de mordre. Inquiète mais certaine de voir le corps de mon adversaire inerte, au sol, je vins à ses côtés, l'aida à se relever, et entreprit ma marche vers la sortie.

Le raffut qui avait dû avoir lieu dans ce taudis nous rappela néanmoins à l'ordre, et mit fin à l'espoir qui s'était autrefois profilé au creux de nos mains.

"Vous êtes en état d'arrestation, pour haute trahison, vols, larcins, et violations de propriété privée portant atteinte à la Vishkar Corporation."

Prête à me battre et dressant mon cerceau à la gorge déchirée du premier mec qui tenta de poser sa sale main sur nous, je ne vis pas les flèches sédatives qui vinrent se loger dans mon cou. D'une grippe maladive et motivée par ma haine envers l'injustice, j'entrepris d'éclater les fioles de ma main, de faire trois pas en avant, pour finalement sombrer dans les bras de Morphée.

Pardonne-moi Jeudi.

Chapitre 5 : Samedi


A mon réveil, tout avait changé. La liberté s'était éclipsée au prix des cellules désaffectées. Finis, la fragrance des choix. Quant à l'air ambiante, elle s'était métamorphosée en un nuage odorant. Parfum café. Aujourd'hui, j'avoue ne pas m'être sentie à l'aise dès la première seconde, à juste titre: j'étais sur un lit et visiblement pas dans les meilleures conditions. Dès les premières minutes, un garde vint, suspendit son geste un bref instant, me toisant de haut en bas avec un air méprisant, puis me demanda si mes cheveux noirs et blancs étaient des faux. Il ne me donna pas l'occasion de répondre à l'affirmative que sa poigne arracha littéralement la perruque, laissant tomber en quelques boucles folles mes mèches malachites.

Mal-léchée, une inspection rapide et factice des lieux me permit de savoir que j'étais en taule. Mon pressentiment, lui, me donna raison à l'occasion. Et cette raison précise n'a pas besoin d'être bien aiguisé pour vous décrire ce schmiblick en quelques mots: Lundi allait en chier.

J'allais en chier.

Tandis que mon geôlier et inspecteur attitré tentait d'extirper la vérité de ma bouche (c'était, la plupart du temps, des interrogatoires menées sur mes missions, et préalablement déformés de telle façon à ne pas cacher que j'encourais très gros en évoquant ne serait-ce qu'un mot de travers), je restais coite, muette. Et passablement blasée, voire ennuyée par ce que ce monsieur insinuait. Tsch, dis-moi, sais-tu au moins de quoi tu parles? C'est ce que j'aimerai lui dire pour faire taire ses prétentions. A défaut de se prendre pour une haute instance, il devrait se regarder une fois de plus pour retourner à l'état d'être humain. A quoi bon lui raconter qu'une partie du conte inscrit dans ses mémoires n'étaient que fabulations? Il était déjà persuadé que j'étais le plus grand monstre du monde, après tout.

On m'expliqua que, du fait de la présence d'une étrange transmission de notre bazar dans le pays, o. Mais bon, la notion d'Etat est chose relative en notre siècle. Il faut donc se redresser sur ses deux jambes et avancer. Je vous cite samedi, parce qu'il fut la lumière d'espoir, le courage frôlant la témérité et la grande gueule du procès à venir.

Chapitre 6 : ...Dimanche

.








►Pseudo :
Sonja
►Comment avez-vous connu le forum ?
Une Alma sauvage m'a fait de la pub °°
►Une remarque ? Joli forum.
►Avez-vous un double compte ? Nope! Fraîchement arrivée, et ça ne serait pas un cadeau de m'avoir en deux exemplaires!  Razz




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 ►Véritable nom :
Alma Di Costanzo


 ►Localisation :
France/Italie et partout dans le monde


 ►Affiliation :
Civils


 ►Equipement :
Canon à particules, pistolet incapacitant (paralysant), combinaison orange et jaune réduisant les températures et augmentant légèrement la vitesse de déplacement grâce aux bottes. Le canon est placé sur son avant-bras. Trousse de secours premier soins.


 ►Age :
21

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Alma Di Costanzo
Un médecin au coeur pur
Mar 15 Mai - 0:39

Hanw choupinette je suis trop contente de te voir ici 8D
Bon courage pour la suite I love you
Hâte d’en savoir plus sur le personnage ! Je kiff toujours autant ta plume ~




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 ►Véritable nom :
Roman Sem.


 ►Localisation :
Là où ça vous arrange pas.


 ►Affiliation :
New Overwatch.


 ►Equipement :
Gants répulseurs, drones d’espionnage, un beretta nommé "pasdechance", oeil gauche mécanique.

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Roman Sem
lazy bones
Mer 16 Mai - 19:58

bienvenue par ici ! ton avatar est vraiment magnifique et ton personnage est vraiment intéressant. **
si tu as la moindre question n'hésite pas, nous sommes à ta totale disposition! et idem quand tu penses avoir terminé ta fiche !






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Invité
Invité
Dim 3 Juin - 21:49

Bienvenue officiellement ~




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 ►Véritable nom :
Déborah Câmara


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Brésil/Là où le vent me porte!


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"C'est compliqué"


 ►Equipement :
Cerceau personnalisé, Lame du Lobisomem, Petits Chakrams

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Caipora
Recrue
Dim 3 Juin - 23:37

Merci beaucoup vous trois! Smile




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Invité
Invité
Mar 3 Juil - 6:53

Bonjour Caipora,

Manquant un chapitre à ton histoire et quelques compétences, je ne sais dire si ta fiche est terminée ou pas.
Est-ce que tu pourrais nous tenir au courant ?

Prends soin de toi.
Angela




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Overwatch : The Recall-
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