And the Crow seeked for Thee - FATALE - Tokyo

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 ►Véritable nom :
Kristopher Moreau


 ►Affiliation :
Talon


 ►Equipement :
Lunette de confort normal. Il possède une armure légère sous son manteau noire, assez épaisse pour le protéger efficacement d'armes de faible puissance ou de coup de couteau. Un pistolet lourd avec une capacité de chargeur de dix balles. Il possède un œil cybernétique capable de déterminer avec une grande précision la destination des balles ou projectiles allant vers lui, activable pendant une quinzaine de seconde.

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Kristopher Moreau
Le corbeau
Sam 12 Mai - 8:51

  • Kristopher Moreau
  • FATALE
And the Crow seeked for thee
-Qu'en est-il de l'état de Lacroix ? Fit l'Ombre Blanche dans son dos.

Moreau était assis confortablement sur une chaise dans un salon privé du QG, en train de laisser la chaleur d'une cheminée l'envahir de partout. Un gros sac de glace était posé sur son avant-bras, pour calmer la douleur d'un os ayant été cassé en raison d'un coup bien placé venant d'un agent d'Overwatch qu'il avait pu capturer. Il restait en repos forcé depuis deux jours, demande de la part d'une Alvilde assez peu coopérative dans le fait de vouloir aider Moreau dans de futures opérations tant qu'il n'aura pas guéri complètement. Cela rendait le Corbeau on ne peut plus frustrer.

-Inconnu, répondit le brun dans tout le calme dont il put faire preuve.

Car il était aussi assez en rogne en ayant remarqué que Fatale avait disparu des écrans radars depuis quelques jours. Silence radio total depuis qu'elle est allée en mission, quelque part en Asie, au Japon. Pourquoi avait-elle agi ainsi ? Le Corbeau ne pouvait que tenter de comprendre. Leur dernière rencontre n'avait pas été des plus reluisantes, mais ce n'était pas pour autant que Fatale allait faire preuve de peur en évitant le QG pour lui éviter lui. Elle devait avoir ses propres raisons. Professionnelles ou non. Il allait personnellement s'en charger. Ouvrant paresseusement ses yeux, le visage privé de ses lunettes de confort, il tourna lentement son regard d'acier vers le grand homme qui l'observait de ses yeux sanglant, vide d'émotion, tranquille comme l'eau d'un lac en pleine nature.

-Préparez mon aéronef pour demain, et réveillez-moi vers six heures tapantes. Je me dois de partir en mission.

-Alvide ne va pas apprécier...

Un léger sourire apparut sur le visage du Corbeau.

-Dommage que je ne fais pas les choses aux bons goûts des gens.

*


Une vague de chaleur écrasante agressait la capitale de Tokyo. Terriblement écrasante. Moreau, après s'être reposé quelques heures de plus dans un hôtel, autant pour récupérer des heures de sommeil perdus que pour s'aérer l'esprit, avant de sortir finalement, en début d'après-midi. Moreau avait eu de lourdes charges récemment dans ses missions, intervenant davantage sur le terrain que de diriger des opérations, plus que d'habitude. La récente victoire du Talon contre Overwatch en éliminant la conseillère Adawe lui avait donner des avantages non-négligeables dans la traque contre l'organisation qu'il détestait autant.

Connaissant sa haine viscérale contre eux, les hauts dirigeant du Talon lui avait intimer l'ordre de continuer une traque intense sur les positions connus de groupuscules. Les traquer avait été facile. Les éliminer fut un brin plus difficile. L'on dit que lorsqu'on chasse un animal, il ne fallait pas lui laisser d'échappatoire. Redoutable erreur que c'était. En leur privant de davantage de leur ressource, Moreau s'était confronté, malgré l'aide d'unités bien entraînés, a de véritables furies combatives. Il n'avait presque plus de temps pour lui, depuis des semaines déjà. Il fut donc normal que des choses lui échappaient. Comme la position de Fatale dans cette capitale.

Alors ainsi, suivant de par sa mémoire les indications qu'il avait de Fatale, il se promenait en diverses allées et rues de la capitale de jour, portant des habits plutôt nouveaux alors qu'il se trimballait souvent avec lui son célèbre manteau noir. Il avait un simple jean lui permettant de bien bouger, un blouson léger et un T-shirt blanc. Son visage était inexpressif, dépourvus de ses lunettes de confort, et une certaine fatigue continuait d'étirer quelque peu les traits de son visage.

Petite araignée, ou étais-tu...




Paps




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Kristopher Moreau
Le corbeau
Ven 18 Mai - 19:01

  • Kristopher Moreau
  • FATALE
And the Crow seeked for thee
Plus il marchait, plus l'irritation de Moreau grandissait. Le pays était doté d'une certaine beauté, un paysage diversifié et une population qui l'était tout autant maintenant, avec tout ses Omniacs et ses étrangers venus d'ailleurs. Et pourtant, le pays du Soleil Levant restait toujours aussi beau qu'il ne l'était il y a plusieurs décennies, une époque où la robotisation était inexistante, du moins, au niveau de la création d'Omniac. Il pouvait totalement profiter de ce que Tokyo pourrait lui offrir, comme ses nombreux salons de thé, ses restaurants, ses temples dont l'ambiance était tout simplement apaisante.

Mais sa frustration en lui bouillait comme le ferait un volcan au bord de l'éruption, projetant des monceaux de magma avec une vitesse fulgurante, presque vertigineuse, bien qu'il se retînt de vouloir exploser et se défouler. Elle avait disparu sans rien dire, sans avertir ou envoyer un quelconque signe de vie au Talon. Il espérait pour cette pauvre araignée qu'elle aurait une meilleure excuse qu'une simple mission au temps allongée en raison d'accidents durant la route. Il avait l'espoir que ses informateurs de la cellule du Talon dans le pays lui serait utile. Alors qu'il allait appeler ladite cellule, un message fut transmis dans son téléphone. Curieux et méfiant, restant interdit un instant avant d'en vérifier le contenu. Sa poigne devint un instant de fer, pliant presque son téléphone.

*

Venu avec son arme bien cachée sur lui, le brun entra dans la réception de l'immeuble, les mains dans le dos. La décoration des lieux était tout simplement un petit plaisir au regard, mais Moreau n'avait que faire de cette décoration. Se dirigeant vers la réceptionniste qui lui indiqua un ascenseur qui le mènerait vers l'étage de la chambre, il poussa ensuite sur un bouton et y monta. L'ascension ne dura qu'une trentaine de secondes, avant que Moreau n'en puisse sortir, pour se diriger vers la chambre 325. Un silence presque religieux flottait dans l'air. La tranquillité était donc de mise dans ces lieux, mais tout dépendra alors aussi de ce qui se passerait.

Ouvrant la porte avec un bracelet – cadeau d'un scientifique de la cybernétique du Talon – en n'ayant pas la carte pour la glisser dans la machine sur le flanc de la porte, en le hackant en quelque sorte, Moreau fit son entrée et referma ensuite ladite porte. Les muscles tendus, mains toujours dans le dos, il erra dans ce qui semblait être le salon, avant qu'il ne parle d'une voix audible, pour bien se faire entendre de l'Araignée qui semblait être invisible dans les parages.

-Montrez-vous, Fatale.

Le ton n'était aucunement amical et moqueur comme avant, froid comme de l'acier et une colère tout juste feinte. Le coin de l’œil gauche du Corbeau semblait trembler, et l’œil cybernétique s'activa alors, rouge et noire, brillant d'une lueur quasi-infernale, démoniaque, un sourire quelque peu forcé au visage, alors qu'il s’assoit sur un siège non loin, attendant.

-J'ose espérer que vous avez une excellente raison d'avoir maintenu un silence radio de longue durée.




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Kristopher Moreau
Le corbeau
Mar 22 Mai - 6:17

  • Kristopher Moreau
  • FATALE
And the Crow seeked for thee
Il attendait. Encore. Il attendait. Il attendait. Il attendait trop. Il attendait bien trop, beaucoup trop pour lui, beaucoup trop pour le bien du Talon. Une organisation qui avait des moyens on ne peut plus énorme et des contacts s'étendant de par le monde, du plus simple membre de la société jusqu'aux corporations internationales, et même dans des corps d'armée et des secteurs gouvernementaux. Les moyens que Faucheur et Doomfist avaient mis dans cette organisation étaient on ne peut plus appréciables. Mais pour le Corbeau, tout moyen devait être utilisé avec parcimonie et justesse. Chaque dépense et utilisation d'équipements spéciaux se devaient devenir utiles et non triviales.

Malgré sa haine envers toute personne liée avec l'organisation d'Overwatch, comme Fatale, il ne pouvait la supplanter par un autre produit du neuroconditionnement, comme il le faisait avec Romanoff, une version 2.0 de la transformation de Fatale, avec davantage de possibilité. Fatale avait une place spéciale dans l'organisation, de par son expérience, mais aussi de sa valeur en soi, liée en l'agent légendaire d'Overwatch, Gerard LaCroix, qui avait pu éviter plus d'une tentative d'assassinat, toujours avec cette classe et cette habileté légendaire chez lui. Excellent combattant, charismatique, bon orateur, et encore. Elle était une valeur sentimentale pour les anciens membres, comme Gabriel. Le Corbeau devait toujours prendre son mal en patience et ronger son frein.

Elle arriva tranquillement alors devant lui, visiblement sortie du bain, une serviette entourant son corps, cachant le plus important. Le Corbeau se fit alors plus tendue en voyant le corps de l'Araignée et la désinvolture de sa réponse l'en énerva. Il l'énerva autant que de la voir nue ainsi. Pendant un instant, il se surprit en train d'imaginer défaire la serviette de Fatale en des mouvements langoureux, la parcourant de caresses tout en la regardant dans les yeux. Mais ce n'était que par pur désir. Pour pallier aux besoins du corps humain, il superposa une image de Bonhart sur le visage de Fatale, et il en découvrit que c'était une mauvaise idée.

-Ah, fit-il simplement en entendant l'Araignée.

Une dizaine de secondes de silence, alors qu'il joignit ses mains ensemble, ressemblant sans s'y méprendre au patron de l'usine nucléaire dans un dessin animé américain comportant des personnages jaunes, mais avec un visage fermé et davantage froid, observant avec intensité Fatale droit dans les yeux.

-Et j'imagine que durant la durée de toute cette mission, les contacts se sont avérés impossible, sauf par hasard, au moment où j'ai fait apparition dans la ville dans le but de vous chercher personnellement ? Sauf si je suis un satellite humain sans le savoir.

Un mauvais sourire, alors, déforma le vilain visage du Corbeau. Sans son manteau sombre et ses lunettes, l'on aurait pu le croire pour un acteur, mais le fait était que malgré son habit de civil, il restait le Corbeau du Talon, se levant alors gracieusement hors de sa chaise pour s'approcher de Fatale, les mains dans le dos, l'observant de toute sa stature droite devant elle. Certains éprouvaient de la peur, d'autres sous-estimaient et méprisaient le Corbeau, mais le ton qu'il pouvait prendre était bien souvent méchant.

-J'imagine que toute communication s'était avérée impossible, parce que votre mission vous l'interdisait ? Hors, je ne me souviens pas que vos supérieurs avaient ordonné un silence radio de longue durée. Je ne me souviens pas non plus du fait qu'il était impossible de prendre un téléphone jetable et d'appeler l'une de nos cellules dans le pays pour nous informer de votre situation, Fatale.

La poigne gantelée de rouge du Corbeau saisit la mâchoire de la belle, toujours en observant dans ses yeux la jeune femme, sans briser le contact, serrant de plus en plus fort.

-J'espère que votre excuse s'avérera on ne peut plus justifiable, car je n'ai AUCUNE envie de vouloir retourner au QG l'air de rien les mains vides. Vous avez des moyens que vous pouvez utiliser, mais il semblerait que vous préfériez faire durer la mission plus qu'autre chose. Alors, Fatale...

Il libéra Fatale de sa poigne et lui tourna le dos, pour s'avancer vers une baie vitrée, observant alors la ville de Tokyo de toute la hauteur que leur offrait l'étage, qui se trouvait presque au dernier, tout en haut. Un reflet sur la vitre montrait le visage du Corbeau, ferme et taillée dans la pierre, et son œil cybernétique d'activer.

-Expliquez-moi sur-le-champ ce qui s'est passé, et ce que vous avez prévu de faire. Où devrais-je m'enquérir davantage de ce qui s'est passé en mon absence afin d'y trouver une coquille ou deux qui me permettrait de vous plonger de nouveau dans une de nos salles de tortures ? Je n'aurais aucun regret de le faire, bien que je ne fasse jamais cela normalement, car j'ai sérieusement besoin de me défouler.




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Kristopher Moreau
Le corbeau
Mer 23 Mai - 7:12

  • Kristopher Moreau
  • FATALE
And the Crow seeked for thee
Elle était terriblement hautaine et véritablement une plaie pour le Corbeau en cet instant. Sur le terrain, elle faisait preuve d'un certain professionnalisme et d'une expérience bien garnie en matière de tir longue distance, d'assassinat, et plus encore. Mais en d'autres circonstances, elle s'était toujours montrée retorse et d'une arrogance à en faire pâlir un chat envers le Corbeau. Mais pouvait-il réellement lui en vouloir dans cet aspect-ci contre ? Il avait apporté sa main, aidant les scientifiques et membres du Talon pour modeler psychologiquement Amélie pour en faire Fatale, une femme de sang-froid. Et pourtant, il y avait toujours cette trace de la Française arrogante.

Elle éprouvait un malaise en sa présence, une crainte, il le savait, mais sous certains degrés, et dans une situation présente cependant, elle gardait son calme, alors que le Corbeau se devait de se calmer en prenant des respirations profondes et silencieuses pour ne pas vouloir exploser davantage. Un mélange de frustrations diverses pour différentes raisons liées aux fonctions qu'il occupait dans le Talon, étant un haut-gradé. Sa propre frustration 'personnelle' relevant davantage de l'émotionnel envers Bonhart. Et il n'ignora pas non plus cette lueur dans le regard de l'Araignée. Quelqu'un qui se savait en contrôle. Cela énervait le Corbeau, dont l'arrogance de l'araignée était tout simplement de l'insolence.

Pourtant, il avait toujours le temps de communiquer avec le QG du Talon. Lui ou l'un de ses subordonnés directs, en tout cas. Il entendait ses pas, aidés des gouttes d'eau tombant au sol, car autrement, l'appartement était plongé dans un silence tel qu'il n'en avait vu que très peu dans sa vue. Moreau se tint silencieux et rigide, prêt, écoutant alors les sages paroles de l'Araignée qui daignait enfin faire claqueter ses mandibules pour transmettre des informations, en ramenant le passé. Car elle ne parlait pas pour parler, mais pour transmettre quelque chose, tout comme la note de cette musique transmettait ladite nature de ce qu'elle allait révéler.

Emilien Dubois. Un nom qui lui revenait en son esprit avec lenteur, alors qu'il tentait de se souvenir des détails plus exacts, un proche de Gérard Lacroix. Le Corbeau se tenait toujours rigide, comme du fer, sur son perchoir, observant de toute sa hauteur les contrebas de cette vue magnifique, ignorant alors le souffle tout simplement agaçant sur sa nuque. Encore une fois, il n'eut que dans sa pensée Emilia, et l'odeur qu'elle avait, spécialement en sortant d'un bain ou d'une douche, ce reflet dansant sur ses yeux d'un gris d'acier plus tranchant et infiniment plus doux que les siens, alors que son propre œil cybernétique était activé, signe d'une instabilité émotionnelle qui voulait satisfaction dans la violence.

Pendant un long moment, le Corbeau resta silencieux. Un long moment qui était d'une durée d'une minute, alors qu'il laissait Fatale s'approcher, souffler autant qu'elle le voulait, se montrer joueuse. Son visage était figé dans une expression froide et professionnelle, mains dans son dos. Puis il tourna son regard d'un rouge iridescent et d'un gris sombre, toujours sans un sourire.

-Emilien Dubois, hein.

Ses paupières vinrent cligner paresseusement des yeux, dignes d'un chat, avant de reprendre.

-Vous allez me donner tout ce que vous savez sur lui sur-le-champ pour que je puisse commencer ce que vous ne pouvez visiblement pas finir, en plus de n'avoir pu rien dire pendant des jours entiers. Comme quoi, même cinq minutes de communications, voire une seule, aurait pu gâcher toute cette traque, n'est-ce pas ?

L'œil cybernétique se désactiva pour reprendre son apparence normale, et retourna son regard vers la vue de la baie vitrée, pour enfin répliquer.

-Dois-je donc comprendre aussi que si le nom d'Emilien Dubois ait pu refaire surface dans votre esprit, serait-ce aussi un signe avant-coureur qu'Amélie Lacroix reviendrait, ou non ?



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Kristopher Moreau
Le corbeau
Lun 4 Juin - 9:11

  • Kristopher Moreau
  • FATALE
And the Crow seeked for thee
Quand on devenait soldat, on en sortait changer, surtout lors d'une mission militaire avec situation de combat rapproché. Voir la mort en face, entendre les balles siffler aux creux des oreilles, sentir son propre cœur battre avec une rapidité qu'on aurait aucunement soupçonné être possible, l'adrénaline faisant battre les tempes, les muscles tendus et serrés, tenant avec fermeté l'arme. En un instant, le Corbeau semblait se retrouver plonger dans la Guerre de l'Omnium. Devant lui, en un instant, il imaginait une large étendue de flamme, et lui, essayant de tirer le corps d'un homme avec lui, tout en ouvrant le feu sur les quelques Omniacs autour de lui, tentant de tailler son chemin, malgré ses blessures et ceux de son ami.

Ne pas céder aux émotions lui avaient pris toute sa volonté. Dans le feu, on forgeait l'acier, avec un marteau puissant. Et Moreau s'était forgé dans le feu plusieurs fois. Autant au sein de l'armée canadienne que parmi les agents d'Overwatch, et davantage après avoir rejoint le Talon qui lui avait été salvateur pour sa noire âme. Pour un temps, en tout cas, car le vide qu'avait laissé l'absence de Bonhart et d'Aydan dans son cœur était terrifiant, plus profond qu'un abysse sans fond, plus froid que tout ce qu'il avait pu connaître, et plus douloureux que la pire des tortures. La solitude. Et dans sa solitude, tentant de la recouvrir du sang des agents d'Overwatch, de son envie de vengeance. Une montagne de diverses émotions, qui s'était former en une boule-de-neige géante.

Il voyait dans le reflet de la baie vitrée le corps nu de l'Araignée, mais il restait toujours silencieux, aussi rigide qu'une statue, alors qu'il écoutait calmement la femme dotée d'une peau bleuet, aux yeux d'ambres. Il se voyait alors un instant en train de la déshabiller et de se perdre dans un cercle vicieux de luxure dans le lit. Mais il savait que ce serait la pire erreur possible pour lui. Car pour lui, une seule personne pourra véritablement combler toute cette solitude en lui. Emilia Bonhart. Et pendant un instant, il s'imagina dans une maison paisible avec elle, loin du monde entier, solitaires, vivant leurs désirs et leur amour maudit pour ne serait-ce qu'un temps. De la tristesse. Mais il revint brutalement dans la réalité, de son propre chef.

De la colère. Froide, mais contenue. Serrant calmement ses poings, avant de les détendre. Elle non plus n'avait aucune idée le nombre de choses dont il avait fait pour le Talon. Aucune idée de ce qu'il avait pu faire, et pu ordonner pour s'assurer de la victoire. Car le Corbeau était d'une volonté de fer dans une poignée de velours, préférant autant l'approche diplomatique pour éviter des pertes inutiles que la violence pour avoir ce qu'il ne pouvait obtenir par la force des mots, que cela soit du chantage, des os cassés ou le travail de bas étage d'une arme.

-Vous avez réussi l'avoir retrouvé. Vous affirmez avoir réussi là où le Talon avait échoué. Pourtant, vous venez faire appel à moi pour le faire interroger, et vous compromettez donc les plans du Talon, ainsi que les vôtres, par pur enfantillage de ma part, car j'ai daigné ne pas me montrer poli envers l'Araignée qui n'avait pas eu le moindre remord de ne pas nous contacter pendant des jours, car je cite, vous étiez fortement occupée.

Toujours sans tourner son regard vers l'araignée, le Corbeau continua sur ce ton glacé et peu amical.

-Vous gênez vous-même votre propre mission en me disant rien. Votre propre ambition. Eh bien, laissez-moi vous dire ceci, Fatale.

Et comme une véritable ombre, il finit par se retrouver juste devant l'Araignée, l'observant de toute sa hauteur, se déplaçant bien plus vite que ce que l'œil humain pouvait percevoir, ses yeux gris plantés dans les siens.

-Vous non plus n'avez pas confiance de ce que J'AI fait pour le Talon, malgré tous les soucis sur mon chemin. Vous en faites partie, et vous vous montrez assez épineuse avec votre obsession, en ce moment. Amélie est peut-être bien enterrée sous cette couche de peinture, mais vous avez toujours cette arrogance. Alors laissez-moi vous rappeler quelque chose.

Le tranchant de sa main heurta alors avec force la gorge de Fatale, lui coupant l'air abruptement, avant de la soulever en la tenant par la gorge de nouveau pour la projeter contre un meuble non loin. Moreau avait cette fois une expression bien plus glaciale et meurtrière qu'avant.

-Ne vous étouffez pas avec votre 'ambition' concernant Dubois.

Moreau sortit alors ensuite une montre de poche, qu'il consulta du regard avant de le ranger dans sa veste.

-Je n'ai aucune envie de jouer en ce moment, alors vous allez me donner ce que vous savez sur Dubois, ou je vais devoir appliquer les techniques d'interrogatoires sur vous aussi, Fatale. Et l'on ne m'en tiendra pas rigueur, surtout si Faucheur devait apprendre que vous ne me dites rien. Alors je vais sortir pendant une heure. Une heure. D'ici une heure, vous m'appellerez pour que je vienne l'interroger, et ceci fait, me ferez part de tout ce que vous savez sur lui. Une heure pour me ventiler de tout ce que j'aurais pu vous faire subir maintenant pour cette simple remarque.

Sur ces mots, sans accorder davantage d'importance sur la pauvre araignée qui avait subi un coup de bec de la part du Corbeau, il finit par sortir de l'appartement en fulminant froidement.



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Kristopher Moreau
Le corbeau
Jeu 5 Juil - 7:32

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 Trente minutes de fulminations et de promenades en solitaire avaient suffi au Corbeau de reprendre du nerf et d'avoir le sang bien plus froid que la plus grande des calottes glaciaires, ou la plus glaciale des eaux de l'Antarctique. Dans un sentier de pétales de cerisiers, le Corbeau s'était trouvé un coin tranquille et peu enclin aux troubles de la tranquillité d'esprit, pour pouvoir passer un appel. Assis sur un banc en observant un étang d’où flottait quelques pétales roses bonbons, le Corbeau attendait que quelqu'un prenne son appel. Le temps, pour un instant, fut tordu pour la perception du brun, dont les yeux étaient fixés sur ces choses flottant sur l'eau, avant qu'une voix ne le ramène dans la réalité.

-Corbeau, fit une Japonaise avec un accent anglais impeccable.

-Emilien Dubois. Je veux des informations sur lui.

-Emilien Dubois. Ancien ami de Gerard Lacroix, et proche. Avait une famille, une femme et une fille. Disparu depuis longtemps.

Le ton était professionnel et sans émotion. Nette et concis. Moreau l'en remercia et éteignit alors le téléphone. C'était tout ce qu'il fallait savoir, pour lui. Il n'en restait alors que la partie de Fatale. Car il savait que celle-ci avait des informations qu'il ne savait pas. La localisation de sa famille sera utile, et les menacer en premier lieu serait plus utile et plus avantageux que de vouloir s'en prendre directement sur la cible concernée, comme aussi jouer sur les peurs de l'homme. Mine de rien, il devait se l'avouer, Fatale avait des ressources personnelles qu'elle n'hésitait pas d'utiliser pour ce qu'elle considère comme important. La torture était un moyen qui devait être appliqué en dernier recours pour obtenir des informations. Mais Moreau aurait ce qu'il mérite. Par le marchandage, ou par la violence des coups. Le Corbeau avait toujours ce qu'il voulait.

Le reste du temps, fut pour lui, salvateur pour son esprit. La tranquillité du lieu l'apaisa encore davantage et put se permettre une sieste de quelques minutes, avant de se faire réveiller par l'alarme de son téléphone, le chronomètre ayant fini de faire effet, et le Corbeau se releva alors pour retourner vers la destination que Fatale avait envoyée. Il prit son temps, profitant de ce que la ville pouvait offrir sur son chemin, avant d'arriver en la destination. Observant Fatale dans les yeux quand il finit par la trouver.

-Alors, qu'allez-vous me dire de concluant ?


Le Corbeau avait prononcé ses mots en réajustant ses gants aux mains, notamment le rouge infernal, cachant sa main brûlée, puis regarda de nouveau Fatale.

-Où dois-je de nouveau mettre ma réputation à l'épreuve ?


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Overwatch : The Recall-