Ahaha...Putain. Qu'est-ce que je me suis manqué.

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the world can always use more heroes
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Carl Sorince
Recrue
Ven 27 Avr - 18:09



Le père des Dévoreurs
CARL SORINCE

►NOM : Sorince
►Prénom : Carl
►Age : 34 ans
►Nationalité : Français
►Profession : Mercenaire
►Groupe : Hors-la-loi?
►Avatar : Jackie Estacado de je sais plus qui sur deviantart
►Equipement :
-Combinaison de combat tactique avec masque à gaz :
Spoiler:
 
Y'a pas grand chose à dire là-dessus. C'est une combi militaire plutôt basique ayant au moins le mérite d'être étanche. Comme tout le matériel des dévoreurs, tout est noir, sauf les lentilles du masque à gaz, qui sont rouge. Pour l'intimidation, vous comprenez?
-Fusil à pompe ASTARTES TS MARK I modifié "Le Juge" :
Spoiler:
 
Ce n'est pas une arme conventionnelle. Je veux dire...Ce n'est pas un simple fusil. C'est LE fusil. Trente cartouches par chargeur. Trois modes de tirs. Semi-auto, automatique et chargé. "chargé" c'est quand j'enclenche le mécanisme de pompe pour cracher le concentré de dix cartouches en un seul tir. Vous voulez savoir c'que ça implique? Lors de notre première rencontre, j'ai foutu Alasker à terre en deux tirs chargés. J'ai coupé une bagnole en deux. Détruit une vitre blindée DERRIERE une vitre blindée. Est-ce que vous imaginez un peu le bruit que ça peut faire?
-Paire de hachettes militaires : C'est...un duo de...Bah c'est des hachettes, quoi.
-Réservoir du nuage vermeil : C'est un réservoir blindé et étanché, très souvent intégré à mon armure, que je traine un peu partout avec moi. A l'intérieur se trouve un gaz que Mila, Joshua et moi-même avons créé. Pour ceux qui ont habitués leurs corps à l'inhaler, le nuage agit comme une sorte de...Stimulant. Décuplant les réflexes. Alimentant la sauvagerie...Peut-être un poil trop désinhibant cependant. Pour ceux qui ne sont pas habitués, hé bien...Disons que ça plonge dans la confusion. Un bad trip, quoi. Parfois un peu longuet. Ca surprend plus que ça ne fait de mal à long terme, ne vous en faites pas. On peut même y développer une agréable petite addiction.
Paire de Revolvers Lourds "Les Jumeaux" :
Spoiler:
 
C'est deux bêtes flingues de Calibre 50. Ah ouai et celui de gauche a une baïonnette.


►Avis sur la chute d'Overwatch : C'est...C'est plutôt marrant, en fait.
►Si concerné(é) ou au courant, un avis sur le rappel des ex-agents d'Overwacth ? Espérons que ces gamins soient un minimum professionnels
►Avis sur les Omniaques : Ils ne saignent pas, mais souffrent aussi, nan?
►Une prochaine guerre, serait-ce probable ? Il y a déjà des guerres partout dans le monde, comment croyez-vous que mon organisation gagne son argent !
►Des détails significatifs ? Dents taillées en pointes. Comme mes gars.







C'est toujours le même rêve. Je me tiens dans une salle vide, sans porte ni fenêtre. Les murs sont gris. Le sol est rouge. Le plafond...Est fait de néant. Face à moi, il y a un miroir. Un miroir semblable aux Siens.
Quand je me regarde dans la glace, je ne vois qu'un crâne souriant.
Jadis, c'était notre emblème. Pas celui des Dévoreurs le suivant...Lui. Non, cet emblème, c'est celui des Têtes Brûlées, dirigées  par le défunt Magnus sans-peur. L'emblème de l'ancienne troupe. L'emblème des trente premiers.  Des oubliés. Des moqués. Des reliques. Des trophées.
Ses trophées.
C'est toujours le même rêve...
Pour cette glace, mon visage d'homme, mon identité d'être humain n'importe plus. Seule compte l'erreur de ma première allégeance. Je deviens l'incarnation des anciens temps. Je deviens la bannière que l'ancien moi avait jadis décidé de suivre. Je SUIS la Tête Brûlée. La petite troupe de combattants à vendre sans importance dirigée par un chef médiocre. Les orbites vides de mon reflet fantasmé me fixent avec mépris, dégoût. Incapable d'encaisser ma propre culpabilité, je détourne le regard un court instant.
Lorsque mes yeux se reposent sur cette foutue glace, ils y découvrent un nouvel ajout. Une lueur émeraude, à l'intérieur du crâne. Je m'approche, même si je sais ce que je vais découvrir, même si je sais ce qui va se passer. Même si je me souviens des fois précédentes.
A l'intérieur du crâne, un minuscule serpent siffle en me fixant. Alors je le fixe aussi. Puis je cligne des yeux. Et il grossit. Je frotte mes paupières. Le petit serpent entoure désormais le crâne souriant de son énorme corps. Ses sifflements prennent des airs menaçants. Je n'ai pas le temps de reculer avant que la gueule hérissée de crocs ne traverse la glace pour m'engloutir tout entier.
Dans le ventre de la bête, je reste allongé, incapable de bouger. Et j'entends le crâne rire et se moquer de moi. L'écho de ses ricanements aux airs de quintes de toux raisonne longuement tout au fond de mon esprit.
Puis je me réveille.
Et à chaque fois que je reviens à la réalité, recroquevillé comme un gosse pleurnichard tout au fond de ma couchette, je regrette que ce rêve ne soit que cela : un rêve. Ce n'est qu'un instant de faiblesse, que j'étouffe dans un pitoyable sanglot. La petite réussite de la partie lâche et fainéante de moi-même : celle qui voudrait que je mette fin à ma pénitence. A cette punition que je me suis moi-même imposé, par honte plus que par culpabilité, bien inutilement il est vrai.
Car rien de ce que je pourrais dire, faire ou sauver, ne pourra jamais expier les fautes que j'ai faites, ou celles que j'ai laissées faire.

Il est dix heures trente trois du matin. Dans les ténèbres de la salle Hurlante, La Sanglot s'est rassemblée aux pieds du trône aux mille visages. "La Sanglot" c'est le nom de Son Escouade. La nôtre. Uniquement composée d'hommes et de femmes Lui étant totalement dévoués. Il n'y a pas plus grand honneur, pour un dévoreur, que de rejoindre un jour les rangs de Ses Sanglots. Les jeunes et les fanatiques nous prennent pour des sortes d'apôtres, pour des demi-dieux incarnés dans d'indestructibles et immortelles enveloppes de chairs. Mais c'est faux. En réalité, La Sanglot n'est rien de plus qu'un ramassis de sadiques aux sourires sardoniques ayant depuis longtemps abandonnés tout soupçon d'humanité. Un fait qui n'a jamais été autant vrai qu'en ce jour.
Le trône est vide. Il ne s'est pas encore montré. Fergusshon et Joshua, assit côte à côté sur les premières marches menant au siège, n'ont pas l'air d'en être particulièrement troublé. Comme à leur habitude dans les moments de calme, ils partagent une cigarette en échangeant quelques banalités. Les cendres brûlantes de leurs briquets et de leur clope ont au moins le mérite d'apporter un soupçon de clarté ici-bas, dans ce lieu que la lumière fuit éternellement, de jour comme de nuit. Quelques marches au-dessus du duo, le corps écailleux et grondant d'une créature qui ne devrait pas exister attend son maître. Derrière le trône, à quelques mètres sur  sa gauche, le Docteur Mila Rosenwald termine de violer avec la lame de sa machette une pauvre fille ayant un jour travaillé pour le Talon. Je ne le vois pas mais je sais qu'Alexey aussi, est là, quelque part. Planqué dans le noir. Son regard inexpressif rivé sur la boucherie de notre docteur détraquée.  Debout, face au trône, les bras croisés dans le dos, je patiente sans parvenir à trouver en moi assez d'humanité pour éprouver un dégoût quelconque envers Mila. Je me demande simplement si, comme moi, mes collègues éprouvent aussi un sentiment de gêne face à l'inhabituelle absence du dernier des Sanglots. Mais je ne me fais pas trop d'idée. La tristesse et les regrets sont devenus des chimères pour la moitié d'entres-eux. Ce n'est même plus vraiment de leurs fautes, je pense. C'est simplement une suite logique. Le résultat de Ses Enseignements...

Savez-vous pourquoi on nomme le siège du Maître des Sanglots et Père des Dévoreurs ainsi? "Le trône aux mille visage"? Ceux qui n'ont jamais mis un pied sur notre île prétendent que c'est parce que c'est plus une sculpture qu'un trône. Qu'on aurait gravé un millier de faces souriantes dans l'or d'un siège d'une demi-tonne pour glorifier l'attitude toujours narquoise de celui qui nous dirige. La vérité est toute autre :
Ce siège n'est qu'un siège, certes particulièrement solide. Fait en bois, pas en or. Seulement...Son propriétaire l'a recouvert d'une sorte de bâche cousue par lui-même. Une bâche à la composition, à la texture, pour le moins originale. C'est du cuir, voyez-vous. Mais du cuir humain. Le cuir de cadavres aux visages écorchés, liés les uns aux autres par d'affreuses et grossières coutures faites à la va-vite. Il n'y en a pas mille. Peut-être même pas cent. Mais l'odeur et l'aura qui en émane à quelque chose de...Pas simplement gênant. Plutôt...Blasphématoire. Il l'a nommé "le trône aux milles visages", et aucun fouineur n'est jamais venu les compter pour vérifier si ce chiffre était exact.

Le bruit de Ses Pas traînants raisonne dans la salle. Mila est la première à réagir. Elle se redresse et pousse un hululement de plaisir à peine humain avant de se précipiter vers le trône, en abandonnant les restes saccagés du corps de sa victime. Joshua et Fergusshon se lèvent pour se tenir debout, au bas des marches. La bête rugit et gronde. Je me tourne pour le saluer.
Le premier arrivant n'est pas Lui. C'est Slick, toujours aussi silencieux. Le visage brûlé du Fils Favoris affiche son habituelle mine mécontente. Je le salue d'un hochement de tête, qu'il me rend rapidement sans dire un mot. Le balafré serre la main de Fergusshon, tapote l'épaule de Joshua, flatte même l'encolure de la bête écailleuse mais se retient bien de s'approcher de Mila, désormais assise contre l'un des pieds du trône. Personne ne parle. A part la docteur, qui ne s'adresse qu'à elle-même. Finalement Slick vient se poser à mes côtés et imite ma pose.
Les pas trainants se rapprochent, doucement. Je devine qu'Il est derrière-moi. Je sens sa présence. J'entends la respiration de Mila s'accélérer.
"-Comment tu te sens, Darius?" Me souffle-t-il de sa voix nasillarde.
Je réponds avec franchise.
"-Je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie."
Et cette réponse lui décroche un rire que j'espère teinté de tristesse.
Il me contourne et rejoins Sa Place sans rien ajouter. Sa silhouette squelettique monte les marches pour s'écraser lourdement tout au fond du trône. Une fois installé, ses yeux d'un vert venimeux scrutent chacun d'entres-nous. Même dans le noir, ils semblent luire. Je soutiens Son regard sans faiblir. Comme à l'époque où personne n'avait encore peur de lui. Et ce que je découvre dans ce dernier me surprend. Nulle trace de son mépris coutumier. Nulle trace de son appétit obsessionnel, presqu'animal, pour la souffrance et la mort. Seulement de la rage. De la rage. Ses yeux débordent de rage.
"-Trahison." Grince-t-il finalement. Ce simple mot hérisse l'entièreté de l'assemblée présente dans la salle. La bête aboie. Slick réprime les tremblements de sa main droite en l'enserrant fermement dans celle de gauche. Je sens mes mâchoires s'entrechoquer l'une contre l'autre.
Mila feule :
"-Je n'aurais jamais cru qu'Al' nous ferait un coup pareil.
-Ca m'étonnerait que ce soit lui qui ait donné l'ordre." Contre Slick en fusillant la docteur du regard.
"-Qu'importe, il n'a rien fait pour les en empêcher."
Il me faut un certain temps pour me rendre compte que ces derniers mots sont sortis de ma propre bouche. Le Maître des Sanglots acquiesce.
"-Il a le sang de Mendoza sur les mains."

Mendoza. Mon fils. Mercenaire, comme moi. Mort à la place du sadique assit sur son trône en s'étant jeté entre lui et une balle de sniper dans un élan d'héroïsme discutable. Une balle tirée par un agent du Talon.  Qui n'avait pas couru assez vite.
Ses cris n'avaient pas apaisés ma douleur. En fait, je n'avais éprouvé aucune satisfaction en le torturant. Mais je l'avais fais quand même. Parce qu'en tant que père, c'était la seule chose que je pouvais faire à l'assassin de mon fils. Ce salopard de sniper était mort la gorge ouverte deux jours après sa capture. Je lui avais fais avaler ses yeux quelques minutes avant de l'achever. Je me souviens avoir pleuré tout le long de ces séances de tortures barbares. Et je me souviens de la présence de Carl Sorince, le Père des Dévoreurs, dans mon dos. Silencieux et souriant, le regard planté dans la ruine organique qu'était devenu l'assassin du Talon. Après avoir pulvérisé le crâne de mon fils, le tir avait continué son chemin en ressortant à l'arrière de sa tête pour venir se ficher dans le poumon droit de sa cible d'origine. On avait demandé à Carl de rester au lit au moins trois jours, le temps que la guérison soit totale. Mais il avait refusé dès que Teretchenko avait ramené l'assassin.
Le Maître des Sanglots, sous assistance respiratoire, était venu s'asseoir derrière-moi pour me regarder dépiauter ce salopard pendant deux jours entiers, sans boire ni même manger.
C'était sa manière à lui de rendre honneur au sacrifice de mon fils.

"-Qu'est-ce qu'on fait alors?" Siffle Mila.
Court silence. Joshua le brise aussitôt en gueulant de sa grosse voix :
"-On les explose, tiens. J'pourrais plus jamais m'regarder dans une glace si jamais j'laissais cette mort impunie!
-Pareil." Approuve Fergusshon.
J'entends ce qui semble être un soupir d'approbation de la part d'Alexey. Et ça me surprends. J'ai honte d'avoir pensé qu'ils n'éprouvaient rien concernant cette disparition. Mendoza n'était pas simplement mon fils. C'était aussi, d'une certaine manière, leur ami.
Carl prend la parole en continuant de me fixer.
"-Officiellement, nous ne faisons rien. Nous n'annulons pas nos missions en cours. Les gars qui bossent actuellement restent où ils sont. Que ce soit à Prague ou en Ukraine. Laissons-les croire que nous avons d'autres priorités."
Slick hoche la tête silencieusement.
"-Officieusement, Slick et moi allons commencer à chercher des alliés pour cette nouvelle guerre."
Je n'écoute pas vraiment la suite. Les Sanglots parlent et ricanent comme ils l'ont toujours fait, comme Il l'a toujours voulu. Les heures passent et je reste là, les mains dans le dos, à observer ces gosses exister, vivre à leur étrange manière. Je me rappelle vaguement d'un temps où je prenais part à leurs conversations. Lorsque j'intervenais pour souligner la folie d'un propos ou d'un acte d'un ton blasé et que mon fils s'empressait presqu'à chaque fois de soutenir mon point de vue. Ca paraît si loin, maintenant.
Je ne sais pas à quel moment la réunion se termine, mais lorsque c'est finalement le moment de la séparation, je suis le premier à partir. Je me précipite quasiment à l'extérieur de la Salle Hurlante sans rien dire.
Dehors, même le vent est chaud. Il y a une odeur de poudre, d'huile et de produits chimiques. A quelques mètres des doubles portes d'entrée menant au trône aux milles visages, une troupe d'une dizaine de Dévoreurs, alignés de manière presqu'organisées, "s'entrainent" aux tirs à balles réelles. Les rafales que leurs flingues crachent ne sont pas précises, même pas maîtrisées. Ils tirent à la hanche, en fermant les yeux... En discutant avec leurs voisins ou d'une seule main. La plupart des balles ne touchent pas.
C'est le but.
Leurs cibles, ce sont les quatre autres agents du Talon que l'assassin de mon fils à dénoncé avant de mourir. On les a attachés tout au bord de la plateforme, face à la mer. Deux des quatre sont déjà morts. Le troisième pleure, recroquevillé sur lui-même, alors que les restes fumants de son bras droit gisent à deux pas de lui. Le quatrième est intact, mais il s'est pissé dessus et à vomi sur sa belle combinaison. Je souris à cette vue. Je n'en suis pas fier.

Ca n'a pas toujours été comme ça.
Les Dévoreurs n'ont pas toujours étés de tristes et cruels salopards, dirigés par un fou haïssant le monde entier. L'acier de cette vieille plateforme pétrolière qui nous sert de base-mère ne connaît que depuis peu le goût et l'odeur de la souffrance humaine...Et cela ne fait pas si longtemps que le six centième soldat est entré au service du Dieu Du Sang. Jadis, nous n'étions qu'une trentaine...Et "Dévoreur" n'était pas encore notre nom.

Je me souviens de plus en plus difficilement de cette période, pourtant pas si lointaine. Elle me semble brouillonne. Grisâtre. Etrangement irréelle.
C'était l'époque de Magnus le sans-peur et de ses quelques Têtes Brûlées. L'époque de la petite bande de mercenaires sans importance ruminant sur l'absence de boulot, de matériel de qualité ou de succès. L'époque d'un meneur effectivement courageux mais dépourvus d'ambition.
Nous n'étions rien. Des flingues à vendre, et pas de première qualité. Des chiens errants, furetant d'un coin glauque à l'autre, à la recherche d'une véritable meute à intégrer. Personne ne respectait Magnus mais tout le monde le suivait, faute de mieux. Nos vies se résumaient à chercher un boulot pas trop gros mais pas trop petit non plus, tirer quelques cartouches, faire les gros bras, se faire payer, boire un coup, acheter des munitions, puis recommencer. Pour certains, c'était la vie rêvée. Ils n'étaient quasiment jamais sobres, avaient le rire facile, gras...Et se voyaient méprisés par la majorité des autres. Ceux qui voulaient plus. Qui avaient des "rêves de grandeurs".
"-NOUS, se répétait-on lors de nos moments de colères, nous n'sommes pas de simples portes-flingues. Y'a des marines ici. Et des forces spéciales...Des tireurs d'élite et même un ancien croisé ! On mérite une véritable paie, y'a des mercos qui s'font des couilles en or tout les mois, et nous on reste là, à glander...C'est pas une vie !"
L'ancien croisé que j'étais approuvait totalement. Je comprenais et partageais la colère des mécontents. Je l'agrandissais en y ajoutant mes propres paroles chargées de venins. Mais rien ne changeait, et le temps continuait de passer.
Jusqu'à ce qu'un jour, une espèce de vermine en treillis, voutée et souriante, se décide à traverser le bar où l'on pourrissait pour venir se planter devant moi.
"-Tu fais parti des Têtes Brûlées?"
Un peu éméché, j'avais répondu sans prendre la peine de détourner mon regard du verre vide que je tenais dans ma main droite.
"-Y paraît...
-C'est toi le patron?"
Le rire qui s'était échappé de mes lèvres n'avait rien de joyeux.
"-J'ai une gueule de meneur?
-Aucun de vous n'a une gueule de meneur, coco."
Ca, ça m'avait tiré de mon presque-sommeil. Lentement –et toujours en riant- je me suis tourné vers le nouveau venu pour le toiser d'un regard amusé :
Il ne portait même pas d'armure ou d'équipement de valeur, aucun intérêt de le dépouiller. Le t-shirt qui couvrait ses frêles épaules avait un trou près du cou et une entaille au niveau de la rate.  
Le type n'était pas très grand, et clairement pas gros. Plutôt l'inverse même. Son treillis semblait plus lourd que lui. Même son visage triangulaire de fouine narquoise avait les joues creusées... Ses cheveux étaient longs et noirs et son teint livide. Des cernes d'une noirceur impressionnante encerclaient deux grands yeux verts me fixant d'un air de mépris à peine dissimulé. Sans le fusil à pompe en bandoulière battant sa hanche, je n'aurais jamais pu croire qu'il était du métier. Même les muscles de ses bras croisés ne ressemblaient pas à ceux d'un combattant. Longs, fins, juste un minimum dessinés, ils ressemblaient plus à ceux d'un danseur. Ou d'une danseuse.
Cette dernière pensée m'avait décroché un petit rire méprisant :
"-J'vois qu'tu parles en connaissance de cause."
Son rire nasillard vint se joindre au mien. J'éprouvais soudain comme un sentiment de gêne. Une sorte de malaise. Inexplicable. Etrange.
"-Qu'est-ce que tu veux petit gars?
-A ton avis?" Il avait accompagné sa réponse d'un petit tapotement sur le haut de son fusil à pompe. Croyant à une blague, je balayais les environs du regard puis le fixait, lui. Droit dans les yeux. En pouffant.
Les yeux du Père des Dévoreurs sont un puits à folie sans fond. Bien peu d'êtres, sur cette terre, ont été capables d'encaisser ce qui se dégageait de ces deux globes gélatineux trop souvent exorbités. Civils comme militaire, gosse comme vétéran, troufion comme chef de guerre, ils ont tous, lors de la première rencontre, sentit quelque chose de mauvais, de dangereux, au fond de ce regard. Et je n'étais à l'époque qu'un mercenaire miteux proche du coma éthylique.
J'éprouvais dans l'ordre, de la peur, de la honte puis de la colère. Les sourcils froncés et les mâchoires serrées je crachais un peu trop hargneusement :
"-Réponds à la question gamin."
Il avait décroché son regard du mien pour lever les yeux au ciel. J'en éprouvais un sentiment de libération plus que bienvenue.
"-Mais j'viens vous rejoindre, bien entendu."
Je lui ai montré du doigt le bar où notre patron était avachi, puis j'ai commandé un autre verre.  Le lendemain, le jeune Carl Sorince nous trouvait un boulot et intégrait les têtes brûlées.

Le reste, tout le monde le raconte, pas vrai? Carl est devenu un héros mercenaire. Le Lieutenant de Magnus et son meilleur ami. Il s'est attiré la sympathie de tout le monde en menant notre troupe au combat, aux cotés de son chef révéré pendant des années et, une fois ce dernier tombé, le Père des Dévoreur a accepté les derniers vœux de son vieil ami en prenant sa place de leader. Quel tissu de conneries.
Y'a pas encore de dragon dans l'histoire, mais ça ne saurait tarder.

La vérité, c'est qu'au bout de deux mois, Carl en avait déjà plein le dos des directives du patron qu'il jugeait (à raison, hélas) "ridicules et contradictoires". Magnus, de plus en plus amoureux de l'alcool, s'en contrefoutait, ce qui alimentait encore plus la frustration du contestataire. A la fin du troisième mois, un peu plus de la moitié de la troupe donnait silencieusement raison à Carl, sans pour autant oser exprimer de vive-voix leurs mécontentements en présence de Magnus.
'faut préciser que le patron était une montagne. Un genre de golem de muscle d'environ deux mètre, avec des bras et des jambes aussi épais que mon torse. C'était un très bon tueur et, je pense, un sociopathe confirmé ne ressentant tout simplement pas la peur. Les gars ne le respectaient pas mais le craignaient tout de même. Alors tout le monde la fermait quand il était là, tout le temps. Sauf Carl. Et puis, une nuit. A la lueur d'un feu de camp mourant...

"-Salut Dada'.
-Ne m'appelle pas comme ça, bordel." Répondais-je mollement, par habitude, en m'emmitouflant un peu plus dans la couverture que j'avais sortie de ma tente. Cela faisait trois jours que nous crapahutions sur une chaine de montagnes particulièrement fourbe, et la température, déjà basse de base, avait tout simplement chutée, d'un coup, cette nuit-ci.  C'était mon tour de garde, tout le monde dormait, mais je n'étais pas vraiment surpris de voir Carl sortir de sa tente pour venir discuter. Son sommeil était chaotique, déjà à l'époque.
"-J'peux te demander ton avis?
-Tu vas le faire de toutes façons."
Et un rire nasillard de plus.
"-Qu'est-ce qui se passerait si y'avait...Un conflit d'intérêt. Entre moi et Mag'?"
Je répétais simplement :
"-Un conflit d'intérêt?"
Les dents de Carl s'étaient découvertes dans un sourire fou. A l'époque, elles étaient totalement normales. Rien à voir avec les crocs trop aiguisés qu'il possède maintenant. Mais le voir sourire était déjà devenu une sorte de sombre présage, à mes yeux.
"-Beaucoup des autres suivraient si je décidais de cesser d'obéïr à cet abruti?"
J'avais froncé les sourcils, m'était massé le menton, réfléchit durant quelques longues et silencieuses minutes...
"-Les gars suivent la force et le courage avant tout, ils ont le raisonnement qui va avec...Pour beaucoup, simplement abandonner Mag, ce serait synonyme d'échec, tu piges?"
Il avait hoché la tête d'un air distrait.
"-Mais tu sais déjà ça." M'étais-je empressé d'ajouter.
Nouveau sourire.
"-Voyons voir si tu arrives à la même conclusion que moi, coco."
J'avais ricané. Bien plus tristement que lui.
"-Tu veux me faire dire que le plus simple pour tout le monde serait de descendre Mag pour le remplacer par quelqu'un de plus compétent, hein?
-T'y as déjà pensé.
-Bien sûr. Et le fait que je n'ai fais qu'y penser aurait dû te donner la puce à l'oreille. Si tu le tues dans son sommeil ou par surprise, tu seras considéré comme un lâche et personne ne te suivra. Certains pourraient même décider de t'attaquer.
-Je peux aussi le défier."
J'avais déployé un maximum d'effort pour ne pas m'esclaffer bruyamment en réveillant tout le camp.
"-Ce n'est pas pour rien que Magnus à instauré cette règle, tu sais. Un contre un, sans arme ni armure...Même moi je n'oserais pas le faire, c'est un monstre, il a...
-Ouai, il a arraché la tête d'un OR14 à main nue, je sais. Quelqu'un était là pour le voir lorsqu'il l'a fait?"
Court silence.
"-Je ne pense pas qu'il ait menti.
-Non, Mag' est trop con pour ça. Mais je pense qu'il a glorifié le tableau. Couper la tête d'un modèle désactivé, c'est pas bien compliqué.
-Hein?"
Carl n'avait pas répondu tout de suite. Il avait fixé les flammes mourantes de notre feu de camp, jeté une branche dedans, puis s'était relevé :
"-Tu comprendras."

Une semaine plus tard, au matin même où nous sommes rentrés au camp de base, Carl a défié Magnus et l'a tué.
Le combat a duré environ une demi-heure. A la fin, Magnus n'avait plus qu'une oreille et six doigts. Carl avait le bras droit brisé à trois endroits différents, six côtes fêlées et deux cassées. J'ai appris plus tard qu'un de ses poumons avaient été perforés par les éclats d'os dans sa poitrine. Et un gros lambeau de sa joue gauche pendait lamentablement contre son cou. C'est grâce à la fracture ouverte qu'il avait au niveau du coude qu'il a pu égorger son adversaire. Il l'a tué en lui plantant ce petit bout d'os pointu dans la gorge et en le remontant jusqu'à ce qu'il atteigne la boite crânienne. Ensuite, avec son bras valide et ses dents...Carl a coupé la tête de notre ancien chef en riant et hurlant de douleur.
On ne peut pas imaginer ce que c'est...D'être témoin d'une scène pareille. Je veux dire...Nous étions tous des tueurs confirmés. Tous des hommes habitués à la violence de la guerre. Mais lorsque le combat s'est terminé. Que Magnus est mort. Mais que Carl à chassé tout ceux qui tentaient de l'aider à se remettre debout...Que le futur "Père des Dévoreurs" s'est trainé jusqu'au cadavre à genoux...Pour commencer à dévorer la gorge du cadavre jusqu'à ce qu'il ne reste plus, au final, que ses cervicales mises à nues...
Je me souviens de ses rires, des insultes que sa -voix rendue grasse par le sang- proférait et des bruits de mastications. Je me souviens du moment où Carl a coincé sous son genou la colonne d'os reliant la tête au corps et qu'il l'a brisée à la troisième reprise. Et je me souviens de son cri de triomphe sifflant quand sa main encore intacte à brandie, bien haut, au-dessus de lui, la tête décapitée de l'homme que nous avions suivis pendant si longtemps.
Carl riait encore lorsque nous le déposions sur une civière pour l'emmener se faire soigner par "un contact". Je n'ai pas assisté à l'opération. Ni aux quatre qui ont suivies cette dernière. Mais je sais combien de milliers de dollars chacune d'entres-elles coutaient. Nous les avons toutes payées. Toutes. Durant un mois entier, il est resté dans une espèce d'état comateux et, à mon avis, franchement douloureux. A encaisser les assauts répétés des bistouris des docteurs, en hurlant inconsciemment lorsqu'une des lames touchait quelque chose de trop sensible. Et nous, ses futurs soldats. Les futurs premiers Dévoreurs. Les Douze qui n'avaient pas fuit à la fin de ce duel aux airs de massacre...Nous nous sommes ruinés pour lui.
Vous comprenez pourquoi?
Non. Bien sûr que non.
Il n'y avait pas de calculs derrière ces "dons". Pas la moindre malice. C'était, simplement...Un dû. Comparé au flot de souffrance que nos deux meneurs, l'ancien comme le nouveau, avaient encaissés, pour notre petit groupe, ces dépenses matérielles nous semblaient si peu...Si ridiculement peu.
Et c'est là, que ça a commencé. Que les premiers relents malsains et nauséabonds de Son Emprise se sont fait sentir.

Car voyez-vous...Carl n'agit pas comme un simple maître de guerre ou comme un énième rustre chef Mercenaire. Il est cela. Mais pas que. Il est aussi autre chose. Une espèce de figure quasi-divine aux yeux de ceux qui tombent sous son emprise. Effectivement, maintenant, avec les nuages de drogues de combats, avec la petite secte de Roderick psalmodiant des énormités tout autour de lui, cela semble évident, mais...Il n'avait pas tout ces moyens à l'époque. Imaginez. La seule chose que Carl avait, au début...
C'était un corps brisé. Le souvenir d'un combat horrible. Et douze mercenaires sans chef, complètement perdus. Auriez-vous misés sur lui ? Non.
Pourtant les douze merco's se sont ruinés pour qu'il puisse se relever. Voyez comment Il les a remerciés :
Des douze, je suis le seul survivant.

Une fois rétabli, Carl a changé notre nom puis cherché un contrat pour ses tout nouveaux Dévoreurs. Comme on peut s'en douter, il en a trouvé un.
Puis un autre. Et encore un autre.
De douze, nous sommes passés à vingt-et-un. Puis à trente-sept. Et ainsi de suite. Chaque contrat était plus suicidaire que le précédent, mais la récompense en valait la chandelle et, tout comme Magnus avant lui, il était toujours avec nous, en première ligne. A l'inverse de Magnus, l'argent gagnée n'était jamais dépensée inutilement.
Je me souviens d'un de mes anciens camarades qui me disait le voir comme une sorte de moine de la guerre : Un être incroyablement dévoué à sa déesse meurtrière, impossible à corrompre, de quelques manières que ce soit. Ses nuits blanches, il les passait seul, à penser aux futures opérations et aux contrats qui suivraient ces dernières. L'alcool ne l'intéressait pas. Les femmes ne l'intéressaient pas. L'argent ne l'intéressait pas ! Un mercenaire sans le moindre intérêt pour l'argent ! Pour nous, c'était totalement incompréhensible. Ne désirait-il donc rien d'autres que la guerre?

Ca semblait si grotesque comme idée, à l'époque. Maintenant on le nomme le Dieu du Sang, le Père des Dévoreurs et le Maître des Sanglots. Un culte qu'Il a pourtant interdit est dédié à sa personne et à ses passions. Le prêcheur écarlate, Roderick, écrit des psaumes "sacrées" le citant Lui et ses douze premiers. A quel moment le grotesque est-il devenu notre ligne de conduite? Je n'arrive pas à m'en souvenir. Ca n'a plus vraiment d'importance, de toute façon.

Le plus dur, quand on monte une armée privée, c'est de dépasser la première centaine. Une fois qu'on a trois chiffres, les recrues deviennent confiantes. Les employeurs aussi.
Nous avons commencés à pouvoir tenir des lignes de front, au lieu de simplement chercher des escarmouches loin de tout ce qui se trimballait sur des chenilles ou des roues. La moitié des pays pauvres d'Afriques ce sont aussitôt jetés sur nos candidatures. Carl acceptait tout et n'importe quoi, sans trop s'intéresser à la politique derrière la bataille ou "l'escorte". Lorsque quelques fouilles merdes de journalistes commençaient à un peu trop s'intéresser à notre cas, il graissait les pattes de leurs employeurs, envoyait nos gars massacrer des "méchants faiseurs d'enfants-soldats" et faisait un don aux associations chargées d'aider ces derniers à devenir autre chose que des machines à tuer.
On a commencé à avoir la belle vie. Lorsqu'on débarquait quelques part, on nous accueillait bien. Et sur le terrain on était accompagné par des blindés légers, des chars... Un ou deux hélico. Mais c'n'était clairement pas suffisant. Carl voulait plus. La recherche ne s'arrêtait jamais.

On a protégé les familles avec les plus gros portefeuilles lors de l'insurrection de King's Row, bien sûr.  Mais globalement on évitait les coins où les droits de l'homme n'étaient pas considérés comme une mauvaise blague. Question de business. De style. On emploie plus difficilement une société de mercos trainant trop souvent avec les "gentils".

Les gars ont commencés à croire qu'ils comprenaient les motivations réelles du grand patron. Ceux qui l'avaient vus en première ligne se sont mit à glorifier sa cruauté. D'autres à l'imiter. Certains ont limés leurs dents en pointe, comme Lui et son nouveau gros employé "Alasker Crudelis". Surnommé le Tueur Errant. Notre futur traitre. L'ambiance globale s'est mise à changer, lentement...Au début. Des rires ont commencés à raisonner dans les couloirs de nos bases. Sur les champs de batailles, loin du regard des nations-unies, des caméras des journalistes... Le sordide s'est installé en se dépêchant de dévorer les restes de notre moralité. Lorsque Carl a fait comprendre qu'Il encourageait les pratiques malsaines, ça a été la fin de toute retenue. Torture. Viol. Nécrophilie. Cannibalisme.

C'est comme ça que... son "escouade", s'est formée.

Avant, lorsque Ses Dévoreurs n'étaient encore que de simples porte-flingues particulièrement efficaces, Carl s'était contenté de mener au combat ses troupes sans jamais, vraiment, les respecter. Ses hommes mouraient à ses cotés et c'était tout. Il ne se souvenait jamais du nom de personne. C'était un leader génial, mais froid.
Mais au moment où ils ont commencés à vouloir Lui plaire. A adopter Ses Méthodes. A désirer marcher comme Lui, rire comme Lui, respirer comme Lui, vivre comme Lui ! Là...Carl est devenu un père attentif.
Il a cherché, étudié puis sélectionné les plus fous et les plus dangereux pour modeler son escouade de commandement. Le" Docteur" Mila Rosenwald, la plus folle d'entre-tous. Le caporal Mike Fergusshon, sorti de taule quatre ans auparavant pour avoir arraché le visage de son Sergent-Instructeur lors d'une rixe. A main-nue. Le modèle SK1NN3R, un robot de combat construit et programmé par Joshua Klern, le "Forge-Mort". Le tireur d'élite Alexey Teretchenko, recherché pour assassinat en Ukraine, en Norvège, en Roumanie...Et, depuis peu, en Australie. La tête brûlée Darius Jenkins, moi...Vétéran de la vieille bande, témoin de Son Ascension. Puis, un peu plus tard, mon fils...Mendoza Jenkins. Un gosse de 19 piges à l'époque, extrêmement bon tireur et trop content d'avoir pu échapper aux griffes de sa mère pour faire "comme papa" et intégrer une bande de mercenaires un minimum connue. Aux vues des récents évènements...J'aurais préféré qu'il continue à grandir en me croyant mort. C'était le deal, au départ. Mais sa pauvre mère n'a jamais su mentir en regardant dans les yeux.
Pour finir, Il a nommé Son Premier Lieutenant : Slick Drake. "Le fils Favoris". Son préféré. Un sale gamin mimant chacun de ses faits et gestes, tout le temps en colère, au visage à moitié calciné.
Ainsi, son Panthéon s'est formé.
Les nouvelles recrues ont commencées à vouloir ressembler à Slick, qui lui-même souhaitait de tout coeur ressembler à Carl...

Et toujours plus de contrats remplis, toujours plus d'argents versées !

De deux cents membres, nous sommes passés à quatre cent quarante. En deux mois. Excès de popularité, sans doute. Pour pouvoir héberger et sécuriser tout ce beau monde, Carl et Slick ont signés un contrat avec une foule de types louches venant d'entrer en possession d'une plateforme pétrolière en plein milieu du pacifique. Pour guère plus d'un demi-million, ladite plateforme est devenue notre base mère : L'île de fer, sur laquelle nous avons installés assez d'armes, de véhicules et de dispositifs de sécurité pour la transformer en forteresse...Une fois l'ile de fer terminée, notre popularité a atteint son sommet pour ne plus jamais redescendre.
A un tel point que nous en sommes arrivés là. Au point où l'idée de déclarer la guerre à la plus grande organisation terroriste de la planète ne nous paraît même plus grotesque.






►Pseudo :
Carl
►Comment avez-vous connu le forum ?
J'ai suivi un ancien employé
►Une remarque ? Non
►Avez-vous un double compte ? Ouai.




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 ►Véritable nom :
Roman Sem.


 ►Localisation :
Là où ça vous arrange pas.


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New Overwatch.


 ►Equipement :
Gants répulseurs, drones d’espionnage, un beretta nommé "pasdechance", oeil gauche mécanique.

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Roman Sem
lazy bones
Sam 28 Avr - 18:10



Par le sang, pour le sang.

Un sacré morceau hein ? A l'humanité si désincarnée qu'on le raconte plus qu'il ne se raconte lui-même. Dans son escalade du trône macabre il y a certainement une leçon à tirer ; il faut bien gérer la communication, pousser encore un cran au-delà de ce que les âmes les plus endurcies peuvent concevoir. Pourquoi marchander quand on peut écharper, dévorer, désinhiber en s'engouffrant dans la brèche laissée par la lassitude ? Quelque part ça doit être une réponse honnête, assumée à la place des autres.

Je dirais bien que c'est propre mais ce serait un piètre choix de mots hein ? Une fiche très intéressante, ton personnage a un sacré bagage et ça se sent. J'ai aimé la présentation de ceux qui gravitent autour de lui et la progression de sa situation est plutôt intéressante. Y'a un fort contraste que j'apprécie beaucoup entre apparences et barbarie. T'écris aussi super bien et c'est fin la manière dont des éléments de caractère apparaissent. A titre d'exemple ce père endeuillé mais résolu, j'ai vraiment apprécié ressentir ses moments de latences. Qu'il s'exprime sans s'en rendre compte comme un automatisme bien huilé. Tout le long y'a un espèce de fatalisme assez lucide, une forme de désacralisation de tout, une violence totalement badine. J'aime l'ambiance que j'ai lu. Puis on va pas se cacher que ton récit est très visuel, je vois bien du sang, beaucoup de sang. Tu es assurément validé !


Ripped his heart out right before his eyes ♪










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Ahaha...Putain. Qu'est-ce que je me suis manqué.

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Overwatch : The Recall-