Reisen... Anthrax... Sarin Gas... Ebola.. VX gas... Chimère Blanche...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 ►Localisation :
Grimsey


 ►Affiliation :
A son compte

the world can always use more heroes
avatar
Deydreus Moonshire
Recrue
Lun 2 Avr - 18:05



White Raven
Being a hero is only a joke, a sham of virtue for people in need of glory, who hope through their actions to erase their daily mediocrity. I am not a hero.

►NOM : Moonshire
►Prénom(s) : Deydreus
►Age : 47 ans.
►Nationalité : Anglais
►Profession : Officier d'intervention anti-terroriste, spécialisation attaque bactériologiques
►Groupe : Forces de l'Ordre
►Avatar : "Tom Garden -shade agent" modifié par mes soins
►Equipement :

Tu veux connaître mon équipement pas vrai? Tu veux savoir comment on équipe un gars de l'UNSD hein? Pour être tout a fait honnête, ma tenue n'a quasiment pas changée depuis que j'ai quitté Overwatch. J'vais être sympa et te lister les trucs les plus importants. Car en soit mon paquetage change beaucoup en fonction des missions. Ici seront décrites mes équipements constants, outre mon médikit.

- Grenade fumigène "pestilence": Celles-là, c'est moi qui les ai inventées. Elles fonctionnent comme une grenade fumigène classique, à l'exception que le nuage qu'elle libère est empli d'un gaz neurotoxique permettant d'immobiliser une cible, voir de la faire mourir, si elle reste trop longtemps dans le nuage. Très efficace sur les humains, ou cyborgs. Enfin ceux qui ont encore un système respiratoire en somme.

- Grenade I.E.M.: Véritable cauchemar pour nos amis robotiques ou les personnes dotées de membres robotisés, cette grenade libère une violente impulsion électro-magnétique dans sa zone d'effet, désactivant les robots non protégés et permettant leur neutralisation rapide. Elle permet également de se débarrasser de bouclier tactique ou autre engin pénible du même genre.

- Masque à gaz modifié: S'il n'est pas bien différent de ses compères, mon masque a été modifié à l'époque où je bossais encore chez Overwatch pour permettre un recyclage efficace de l'air expulsé par mes propres poumons. Par ce fait, il m'offre une autonomie de 90 heures en milieu à oxygène nocif ou en présence d'agents pathogènes. Dans son fonctionnement d'urgence, il peut filtrer l'air ambiant comme un masque à gaz classique, même s'il ne m'offrirait alors pas la protection optimale qu'il me garantit habituellement, et comme ce fut le cas pendant l'opération Chimère blanche.



Montre de la Division: Si elle ressemble à n'importe quelle montre aux premiers regards, cette montre est en réalité un véritable bijou technologique qui, en outre de donner l'heure en fonction du fuseau horaire où l'on se trouve, offre une interface en réalité virtuelle donnant de nombreuses informations à son utilisateur. Lors de l'opération Chimère blanche, cette dernière était notre seul moyen de communiquer et d'obtenir des informations du monde extérieur. La mienne fut modifiée pour me permettre de détecter les ennemis camouflés grâce à divers impulsions radars. Ah, et une intelligence artificielle simpliste est installée à l'intérieur.



- Fusil de combat semi-automatique calibre 55: Arme parfaitement équilibrée, au calibre 9X40mm. Efficace aussi bien sur les armures de combat et les blindages omniaques grâce à ses balles semi-perforantes, cette arme m'a sauvé la vie à de nombreuses reprises. Elle tire des rafales de trois balles, mais peut passer en mode coup par coup si je veux plus de précision. Elle pèse 3,7KG pour une longueur de 89,9cm. Sa lunette de visée m'offre un zoom X2-X50 en fonction de comment je la règle.



- Pistolet HK45: Arme de poings classique, en soit rien de spécial à dire dessus. Elle a un calibre correct me permettant de me débarrasser d'ennemis lorsque la situation l’exige. Elle a 12 balles dans son chargeur, et tire en semi-auto ou coup par coup. Un viseur laser est fixé sous le canon pour une meilleure précision.




►Avis sur la chute d'Overwatch : Overwatch aurait dut être dissout bien avant sa chute. Dès les premières allégations à notre encontre. On avait vu le jour pour "protéger le monde", pas pour y figurer comme représentants de la loi véreux. On sapait l'autorité des nations unies et des différents gouvernements quotidiennement. Comme si nous étions supérieurs aux gouvernements légitimes. Pas étonnant que le PETRA act ait été ratifié au final. Même si ça m'a brisé le cœur de voir l'organisation finir ainsi, ça ne m'a guère étonné. Les gens auraient dut la quitter comme je l'ai quittée à l'époque, quand un soupçon de logique résidait encore dans l'esprit collectif.

►Si concerné(é) ou au courant, un avis sur le rappel des ex-agents d'Overwacth ? J'ai reçu l'appel, comme tous les anciens d'Overwatch j'imagine. Etant au UNSD, je ne pouvais y répondre positivement. Et très honnêtement, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose. De plus, ça fait aussi partie de mes prérogatives d'arrêter ceux qui enfreignent le PETRA act...

►Avis sur les Omniaques : Je suis mitigé. Ce que j'ai vu au cours de ma carrière m'a rendu particulièrement pragmatique à leur égard. Je m'efforce de les voir comme des êtres éveillés, capable de penser et d'agir par eux mêmes, mais après Jericho et ce qu'il s'y est passé, je ne peux m'empêcher de les voir comme des menaces latentes. Enfin, l'Homme était une menace pour lui même depuis son aube, alors j'imagine que les omniaques ne sont pas bien différents.

►Une prochaine guerre, serait-ce probable ? Je ne l'espère pas, la paix pour laquelle nous nous sommes battus nous as énormément coûté, robots comme humains. Mais il ne faut pas se voiler la face, la montée des actes terroristes, les extrémistes isolés, les dissidents et autres politiques jouant sur les vieilles rancœurs. Une guerre est plus que probable, et il faut s'y préparer.

►Des détails significatifs ? Comme tu as pu le voir, j'ai une hétérochromie partielle. Un œil rouge, et un œil bleu. C'est une réaction aux améliorations que j'ai reçu par le passé, je ne suis pas né ainsi. Mis à part cela, on peut noter mon look "mercenaire" ainsi que ma barbe toujours parfaitement taillée. Je porte également sur moi une photo de Lyanna (ma défunte épouse) dans un collier.









Bordel. Encore quelqu'un qui vient me déranger pendant que je tente de me noyer dans l'alcool. Ok, c'pour quoi cette fois? T'es un journaliste qui vient pour le témoignage d'un "héros déchu" comme ils disent dans ces magazines people? Tu veux en savoir plus sur le passé d'un type ayant fait partie de l'organisme qui vous a sauvé les fesses avant que vous ne le traîniez dans la boue? C'est ça que tu veux? J'te connais pas ok? Alors laisse moi tranquille.

...

T'es encore là pas vrai? Fait chier. Ok. Bon. Déjà, tu t'appelles comment? Invité? Sérieux? J'espère que c'est un pseudonyme. Aucun parent devrait appeler son gosse ainsi. Nan vraiment. C'moche quoi. Invité. On dirait une vieille pub à la con pour des mycoses génitales.

Bref...

Tain, même avec ça t'es encore là? Ok. Tu veux entendre mon histoire alors? Et bien soit. T'façon j'suis trop bourré pour me lancer dans une joute verbale avec un parasite voulant en savoir plus sur moi. J'sais même pas si t'es journaliste ou non. Si tu l'es et bien, tu détiendras ptètre le scoop du siècle. Qui sait?

Par où commencer... Et bien premièrement je suis né il y a plus ou moins 47 ans à York. Une ville de l'Angleterre. J'y ai pas complètement grandi à vrai dire. Mes parents ont déménagé aux US. Quand j'avais même pas dix ans. Ce qui est amusant, c'est que j'y suis pas resté assez longtemps pour y avoir de réels souvenirs, mais assez longtemps pour prendre l'accent. Mon père était un informaticien qui bossait pour je ne sais qu'elle boite, et ma mère était DRH dans une grande société de distribution. On vivait bien. Et puis la crise omniac a commencé. J'vais pas vous faire le classique du "mes parents ont été tué par des machines donc j'me suis engagé".
Ca a pas été le cas.

Mon père a juste perdu son travail pour une raison obscure, sans doute que sa société était impliquée avec des IAs, et ma mère est entrée en dépression puis  a divorcé. En vérité, mis à part les récits médiatiques que j'observais sur les croisés allemands, et sur les puissants robots russes, je ressentais rarement la violence de la guerre. M'ennuyant à l'école, on me diagnostiqua un QI plus haut que la moyenne et on me fit suivre une "scolarité adaptée", me permettant d'apprendre relativement vite. Enfin, c'était sur le papier ça. Dès que je fus en mesure de choisir mon propre avenir, je quittais cette scolarité prometteuse pour rejoindre l'armée. Je m'engageais dans les forces spéciales américaines, au grand regret de mon père même si je suivais chez cette dernière une spécialisation médicale et épidémiologique. La formation militaire fut rude, et exténuante psychologiquement. On me fit passer de nombreux tests le jour, et je potassais les documents médicaux la nuit. A mes dix-neufs ans, on me fit participer au programme d'amélioration militaire car je présentais, selon mes supérieurs, toutes les qualités physiques et mentales. Je passerais sous silence cette période, principalement car elle est encore classée secret défense, mais j'en ressortais changé. Ce qui est ironique, c'est que je n'ai participé qu'à quelques batailles pendant la première crise. Quelques mois après mon amélioration, la crise s'achevait et me laissait avec le sentiment de ne pas avoir accompli ce que je voulais.

Deux ans plus tard, un officier de recrutement d'Overwatch vint me trouver pour me débaucher. J'étais intéressé. Non pas que la vie au sein de l'armée ne me plaisait pas, mais chez Overwatch, j'allais pouvoir avoir plus de flexibilité au niveau de mes recherches épidémiologiques. Car ouais, j'avais lancé des recherches, même si j'étais encore jeune et con. C'était rien de bien folichon mais suffisamment intéressant pour que j'ai besoin de plus de moyens, et de cerveaux avec qui bosser.

C'est là que je rencontrais Lyanna. Une ukrainienne au tempérament particulièrement trempé. Elle , c'était pas exactement le même parcours que moi. Elle avait fait de nombreuses missions pour le compte d'Overwatch, sa spécialité c'était l'action pure et dure. Elle ma tapa tout de suite dans l’œil, même si on est pourtant pas parti du bon pied. Enfin. Elle rendit mes années au sein d'Overwatch beaucoup plus agréable, il faut être honnête, et lorsque nous nous mîmes ensemble, je ne voyais même plus les jours passer. La paix s'installait peut à peu dans le monde, mes recherches avançaient bien, me permettant de travailler avec de grands génies dans leur domaine comme Moira O'Deorain. Et je vivais mon quotidien avec la femme que j'aimais. Cette période était trop belle pour durer.

A l'aube de mes trente ans, plusieurs incidents frappèrent des villes isolées. L'origine de ces attaques provenaient de différents groupes extrémistes, Omniaques comme Humains. A chaque fois, les incidents impliquaient des attentats bactériologiques, ou des propagations de virus mortels. A mesure que nous étions envoyés sur ces différents théâtres, une sous division du groupe Overwatch fut crée à titre exceptionnel pour cette période, même si nous n'étions pas encore dans une sphère de l'ampleur de Blackwatch. Nous étions l'OACD. L'Overwatch Anti Contamination Division.



" Overwatch Anti Contamination Division : Aux grands maux, les grands remèdes. "





Notre but n'était pas bien différent des autres escouades d'Overwatch dans l'absolu. Nous assurions le maintien de la paix et l'évacuation des civils si besoin ainsi que leur protection. Seulement, nos opérations s'effectuaient en milieu particulièrement hostile, en "biohazard" si vous préférez. Très souvent, nous flirtions avec la légalité dans nos opérations, car nous n'intervenions pas toujours sous mandat international. Quelques fois, nous apprenions l'existence d'un pathogène dans une zone et nous y étions déployés. Seulement les gouvernements ne disaient rien, car nous empêchions très souvent la propagation de virus mortels et collaborions avec les forces locales. A terme, je pense que nous aurions fini par rejoindre BlackWatch, pour éviter à l'organisation de trop jouer sur les interventions non désirées. Enfin, pendant un an notre organisme effectua ses tâches sans trop de difficulté, jusqu'au jour où le gouvernement américain fit appel à nous. L'une de ses villes, Jericho, subissait l'attaque d'un groupuscule Omniaque ayant semble-t-il répandu un virus inconnu dans le centre-ville, en prenant le plein contrôle tandis que différentes attaques s'abattaient ici et là sur les périphéries. Vingt agents, dont Lyanna et moi, furent déployés sur place. L'opération Chimère Blanche était lancée.



" La chimère blanche, le fléau qui frappa Jericho "





Les huiles nous envoyèrent le briefing alors qu'on était déjà dans notre moyen de transport. D'après les rapports du gouvernement américain, un groupuscule séparatiste omniaque avait produit un virus hautement mortel pour l'Homme, et l'avait répandu dans le centre-ville. Les premiers patients présentaient une forme allégée du virus, afin d'augmenter sa versatilité et sa propagation. En deux jours à peine, la moitié de la population humaine avait été infectée. La garde nationale instaura immédiatement le couvre-feu et la loi martiale, mais les hôpitaux étaient débordés. Tous, femmes, enfants. Personne n'échappait à ce mal inconnu de la médecine moderne. Les premiers tests révélèrent que le virus opérait au niveau cellulaire, entraînant une forte dégénérescence de ces dernières, jusqu'au point de rupture où les tissus se nécrosaient peu à peu. En moins de 24h, le patient finissait par mourir, ses fonctions vitales ne pouvant plus être assurées. Enfin. C'était au début. Le virus était hautement versatile, et mutagène, aussi, après les premières victimes, ce dernier changea en quelque chose de très similaire, rajoutant cependant au cocktail mortel une agressivité accrue chez le patient, ainsi qu'une profonde faim. Si je devais résumer. Ce virus tournait les putain de victimes en putain de zombie.

Très vite, l'hôpital central, celui qui avait accueilli le patient 0, fut saturé, et après un chaos sans précédent, il fut décidé de murer totalement le centre ville, bloquant l'accès à ce dernier, piégeant à la fois le virus, les patients, et les machines. D'après ce que nous lisions, c'était soit cela, soit une réponse nucléaire... On arrivait finalement en périphérie de la ville, dans un vieux port transformé pour l'occasion en billet de sortie pour les réfugiés habitants assez loin du centre. Un officier nous briefa rapidement, principalement sur les différents signaux de détresse reçus, puis notre mission put enfin débuter.



" Une mission d'extraction et de protection des civils avant tout le reste. "





Avant toute chose, et surtout avant de rentrer réellement dans le vif du sujet, il nous fallait escorter un convoi de civils vers la gare centrale, qui représentait le centre névralgique du commandement, ainsi que la zone la plus sûre pour la population. Et là tu te demandes en quoi on a besoin de protéger des civils si les machines sont piégées à l'intérieur du centre-ville pas vrai?
Et bien je vais te répondre.
L'Homme. L'Homme est la raison pour laquelle on avait besoin de nous pour cette escorte. Lorsque le chaos s'abat sur une ville, ou un état, beaucoup d'individus en profitent pour piller les magasins, récupérer ce qui les intéressent, se venger d'une autre famille ou d'un ennemi. Et je ne parle même pas des criminels éventuels s'étant échappés des prisons souffrant d'un manque d'effectif cruel. La Loi martiale était également un facteur. Augmentant la tension chez les habitants, elle déclenchait malgré elle des conflits intestinaux pour des raisons parfois absurdes. Quoi qu'il en était réalité, mon équipe et moi même nous en moquions, nous étions là pour sauver des gens et reprendre la ville s'il le fallait, alors les raisons du pourquoi...

C'était un sacré boxon. J'avais déjà vu des villes attaquées, j'avais déjà vu des champs de bataille. Mais je devais le reconnaître, Jericho avait été ravagée. Plus aucun système possédant un tant soit peu d'IA avait été laissé en service, l'électricité n'était plus présente partout (nous traversions parfois des zones entièrement plongées dans un noir profond et peu rassurant). Des cris s'élevaient presque constamment du centre de la ville, enfin c'est ce à quoi ça ressemblait. Et régulièrement des avions survolaient la ville pour bombarder quelques dépôts ou zones d'intérêts. La criminalité crevait le plafond et ça se voyait. Pas un magasin ne possédait encore de vraies vitrines, et clairement, l'esprit de noël avait complètement disparu.

Après, l'escorte se passa relativement bien. Aucun civil ne fut blessé, et nous pûmes atteindre notre destination comme prévu. Seuls quelques délinquants tentèrent de venir harceler le convoi, mais en nous voyant, ils déposèrent les armes très vite. Au moins, ça annonçait l'état d'esprit de cette ville...



" La gare devint rapidement une zone de sûreté pour les habitants non affectés. "





Le lieu où nous devions amener les civils était en réalité un gigantesque refuge. La gare Highford, située à la périphérie nord, était l'une des zones les plus sûres de la ville. Cette dernière et le quartier autour de composait en quatre parties. La gare en elle même servait de clinique et de cantine pour la plupart des réfugiés. Un bâtiment limitrophe servait d'hôpital de fortune, pour les soins les plus poussés ou des personnes pouvant présenter des signes du virus. Cela permettait une mise en quarantaine efficace au cas où. Venait ensuite le centre de police adjacent à la gare, qui servait de base et lieu de repos pour les forces de sûreté de la ville. Finalement la dernière "partie" de ce quartier était les rues en elles mêmes, où jonchaient des centaines de tentes, seul refuge pour ceux ayant tout perdu. Les patrouilles étaient régulières, et on s'y sentait en relative sécurité. Naturellement quelques petits délits s'y déroulaient, mais la Joint Task Force, réunion exceptionnelle des policiers, pompiers et gardes nationaux assuraient un travail remarquable et maintenaient plus ou moins l'ordre dans ce secteur.

Nous présentant au "dirigeant" de cette JTF, on nous briefa plus profondément sur ce qu'il se passait en ville, et surtout dans le centre, zone la plus touchée par le virus et les délits. D'après ce qu'on entendait, c'était une véritable zone de guerre. Un groupe d'anciens prisonniers avait formé une sorte de coalition anti-ordre et voulait s'approprier les rues de Jericho, sans s'approcher du centre ville qui était "dominé" par les omniacs et la maladie. Ils représentaient une menace immédiate, alors dix de nos agents furent réquisitionnés pour gérer ce problème.

Venait ensuite le cœur du problème: le centre-ville et sa zone de quarantaine. Tentant de contrecarrer les omniacs lors de leur attaque bactériologique, les forces de l'ordre tentèrent de lancer une violente onde électro-magnétiques, sans succès. En réponse à cette onde, tous les appareils permettant de communiquer à haute fréquence ou se repérer furent grillés. Pire encore, les murs et le "dôme" formant la quarantaine agirent comme une gigantesque "caisse de résonance", ce qui rendait toute tentative d'établir une tête de pont dans le centre impossible. A l'intérieur, les appareils avaient vite tendance à se court-circuiter ou à ne pas fonctionner. Étrangement, les machines que nous combattions n'étaient pas affectées. Il faut croire que l'ingénierie omniaque s'était équipée en prévision. A l'intérieur, le virus était également très présent, rendant le port de nos masques obligatoires. Il allait également nous être impossible de communiquer avec le monde extérieur autrement qu'avec nos montres, enfin nous l'espérions. Mais même si cela marchait, nous n'aurions alors comme source de contact que diverses positions GPS "pingées" ou bien de court message écris.

Le dirigeant de la JTF nous informa également qu'il manquait cruellement d'informations sur le nombre exact de menaces que nous rencontrerions, ainsi que du nombre de survivants potentiels qu'il faudrait évacuer. C'était un black-out complet qui frappait le centre-ville, et nous allions devoir y remettre de l'ordre.



" Dans la zone de quarantaine, plus rien ne passait. Les habitants l'appelait la Dark Zone. "





Ce que les habitants avaient surnommé la Dark Zone, en raison du black-out total, était découpée en trois grands blocs. La zone de l'hôpital st-james qui représentait la partie "contrôlée" par les machines et où le virus était le plus présent, la "main street" où se regroupaient différents centre commerciaux et buildings d'affaires. On y trouverait sûrement quelques survivants et divers menaces. Et enfin venait la dernière zone, la plus massive, les quartiers résidentiels.

Nos masques possédaient une autonomie de 90 heures, ce qui allait nous laisser pas mal de temps pour explorer la zone et commencer à y travailler. Au delà de cette limite, il allait nous falloir changer les filtres de ces derniers au plus vite, afin d'éviter d'être contaminés par le virus nommé "chimère blanche". Nous étions dix à devoir partir en premier pour cette mission. Nous étions la première vague d'agents. Je me souviens encore de tous les noms. Diego, Léon, Axel, Samantha, Charles, Patrick, Chloé, Maxwell, Lyanna et moi même. Chacun de nous s'équipa au mieux, prenant deux recharges pour masque, ainsi qu'une fusée de détresse. Seulement, cette dernière ne serait utilisable qu'une seule fois. L'espace aérien étant impraticable à cause des nombreuses défenses omniaques, et des impulsions magnétiques, le JTF ne pourrait, en cas de pépins, n'envoyer qu'un seul véhicule de secours, ne pouvant risquer d'en perdre plus que cela. En clair, nous avions deux solutions en cas de soucis: terminer notre mission qui consistait à trouver un moyen pour reprendre la ville et nous servir de l'hélico pour rentrer, ou bien utiliser ce moyen pour s'extraire. C'était une mission difficile, mais nous étions tous prêts à combattre pour sauver les civils captifs. Nous nous prenions pour des héros, et nous étions complètement fous.

Arrivant à la "porte" qui nous permettrait d'entrer dans la zone de quarantaine, nous constations l'effort que représentait la scellée. Des véhicules lourdement armés gardaient l'entrée, tandis qu'une bonne dizaine de types en armure hazmat s'occupaient de placer en ligne une multitude de cadavres dans des sacs anti contamination. Aux pieds du mur, nous entendions une multitudes d'hurlements briser le silence de l'hiver. On ne savait pas encore dans quoi nous nous jetions, mais déjà, certains de mes collègues contactaient leur famille, au cas où.



" Des amas de cadavres jonchaient les rues, lorsque des brasiers gigantesques n'emplissaient pas l'air d'une odeur nauséabonde. Le pire, c'était que chaque défaut potentiel dans notre masque égalait une mort certaine. "





Nos premiers pas dans la Dark Zone nous mirent directement dans l'ambiance. Si je te demandais de m'imaginer l'enfer, tu le penserais comment? Perso, j'ai plus besoin d'imaginer quoi que ce soit. A même le sol était alignés plusieurs centaines de sacs mortuaires, quand il ne s'agissait pas de cadavres de la garde nationale abattus par balles ou coups de couteau. Il était évident de s'imagine ce qu'il s'était passé. Conflits armés entre émeutiers et policiers, panique dans la foule. Les raisons ayant pu déclencher un massacre de masse étaient nombreuses. Seulement, en plus de l'image atroce qui nous était renvoyée, une odeur néfaste devait sûrement dominer les quartiers adjacents, les corps en putréfaction n'aidant pas à améliorer l'arrêt du fonctionnement des égouts. J'me souviens encore de Maxwell qui tripotait son masque nerveusement, sans doute inquiet que ce dernier ne lâche et le condamne à une mort certaine. Je pouvais le comprendre, même si je préférais pour ma part ne pas y penser. De temps à autres, nous croisions de véritables bûchers humains, et tentions de ne pas trop y prêter attention. Vous pouvez suivre tout l'entraînement militaire du monde, personne ne peut vous préparer à voir ça. Un enfant en train de flamber à côté de ses parents. C'pas un truc à voir. Pour ma part, je dirais pas que ça ne m'a pas affecté, ce serait mentir, mais j'avais d'autres choses en tête. Et plutôt que penser aux morts, je préférais me focaliser sur ma mission, et sur les vivants, qu'ils soient de mon côté ou bien dans les quartiers résidentiels, attendant de l'aide.

Le premier jour dans la Dark Zone se passa relativement bien, on s'était contenté de visiter les immeubles "habités" afin d'établir un contact potentiel avec la population, et de prélever des données sur le virus. Les quelques habitants que nous croisions étaient trop terrifiés pour accepter de bouger. Comment pouvez-vous aider ce qui souhaite attendre sa propre fin?

En les assommant.

Je rigole même pas. A plusieurs reprises lors de cette première journée, nous dûmes rendre inconscient des civils afin de les évacuer de là et les remettre au JTF qui attendait dehors. Le soucis était le suivant: sur dix maisons visitées, seule une ou deux maximum possédait encore des habitants vivants. Tout ceux qui ne possédaient pas de masque à gaz avaient péris, comme ceux qui brûlaient dans la rue... A force de ramener autant de personnes inconscientes ou mourantes au JTF, ce dernier me gratifia d'un surnom "white raven". J'comprenais pas vraiment la comparaison personnellement, sûrement un lien avec les morts, la maladie, et que les habitants "sauvés" devaient sûrement me maudire, à l'instar d'un corbeau blanc se faisant chasser par ses pairs bien qu'il ne veuille que le bien de sa volière. Enfin... Le pire restait encore à venir.

A l'aube du deuxième jour, nous reprenions notre route au travers des quartiers résidentiels, afin d'atteindre la main street. C'est alors que nous fîmes la connaissance de la véritable horreur de cette chimère blanche. On était entré dans cette maison, et avions entendu du bruit. On s'était annoncé prudemment, comme à chaque fois. Et là, dans le salon, on le voyait. Calmement, blottit contre une forme féminine et enfantine, un homme. Ce dernier était en train de dévorer les entrailles de la gamine. Tu sais, t'as dix milles choses qui te passent par la tête à ce moment là. Premièrement, tu peines à croire tes propres yeux. Tu te dis que, nan, c'pas possible comme situation. Puis tu en arrives à la dure réalité, la froide et cruelle vérité. Diego, pour sa part, refusa d'y croire et s'approcha, malgré ce que je lui ordonnais de ne pas faire, du type qui se faisait un casse-croûte enfantin. Aux premiers mots de mon partenaire, le type se leva en poussant un cri terrible, avant de s'effondre sur le sol, une balle lui ayant explosé le crâne. Mon canon fumait encore alors que ceux qui m'accompagnaient m'incendiaient du regard ou me hurlaient dessus. Je leur montrais les photos de familles, la gamine, puis le type que j'avais abattu. Même si nous avions réussi à le maîtriser. Même si nous étions parvenus à le ramener dans la zone sûre et à trouver un antidote. Jamais ce type n'aurait pu continuer à vivre en sachant qu'il avait dévoré sa propre fillette. Nous aurions pu rester là pendant des heures à broyer du noir, si le bruit de la détonation n'avait pas réveillé ce qui se tenait jusqu'à lors tranquille.

Une porte éclata, puis se fut un autre infecté qui se jeta sur nous. Cette fois, la raison rattrapa mes coéquipiers et ils ouvrirent le feu sans se poser de questions. De toutes manières, les questions viendraient plus tard. Alors autant essayer de sauver sa propre peau en attendant. Sortant du bâtiment, c'était une putain de nuée d'infectés qui nous attendait et se jetait sur nous. C'était le chaos, on courait, tirait autant qu'on pouvait. Mais j'avais franchement pas l'impression que ça faisait quelque chose. J'avais étudié le virus, que ce soit dans l'avion en arrivant, ou bien dans la zone sûre. Je savais que ce dernier avait muté et augmentait l’agressivité, la faim, déclenchait des poussées d’adrénaline et réduisait les fonctions de raisonnement mais... Bordel, c'était de la chaire à canon à ce niveau là. Axel et Patrick furent les deux premières victimes de notre mission. Le premier trébucha sur le corps décharné d'un gamin brûlé, et le second tenta de se retourner pour l'aider. Une marée humaine leur sauta dessus, ce qui se suivit par des cris à la fois terrifiés et de douleurs. Avec le cœur lourd alors que deux de mes amis se faisaient littéralement dévorer, j'ordonnais de continuer notre fuite. Mon équipe allait me le reprocher, j'en étais sûr, mais je n'avais pas le choix. Ralentir, c'était mourir. De plus, leur mort avait permis le ralentissement de nos poursuivant, et notre fuite. Le soir venu, après des explications houleuses avec mes coéquipiers, je notais avec regret le nom de amis dans le registre des morts au combat. L'information fut envoyée via le réseau de ma montre, et avec effroi je constatais qu'aucune réponse ne nous parvenait en retour. Nous étions délibérément seul dans cette mission. Ce soir là, j'avoue ne pas être parvenu à trouver le sommeil, entendant encore et encore le cri de ceux que j'avais choisi d'abandonner pour le bien du plus grand nombre...



" Des survivants devinrent fous, et se mirent en tête de "purifier" leur ville chérie, brûlant tout ce qui se dressait sur leur route, humain comme machine. On les appelait les Purificateurs. "





Le troisième jour débuta dans la douleur et l'amertume. Nous devions continuer d'avancer vers main street. Nous avions fixé des silencieux sur nos armes, pour ne pas de nouveau réveiller les potentiels infectés des environs. Nous ne nous arrêtions que très peu, le temps risquait de nous manquer si nous traînions trop.

Au détour d'un supermarché, près de Highmoon avenue, nous rencontrions un fragment de la population particulier. Ceux qui se nommaient eux mêmes les purificateurs. Ce fut Léon qui les découvrit en premier. A son grand regret. Le pauvre n'eut même pas le temps de réagir qu'il fut couvert d'une gerbe enflammée le réduisant au silence pour l'éternité après un cri atroce. Ouvrant le feu presque instantanément, le combat tourna rapidement en notre faveur. Une fois ces enfoirés abattus, on pouvait enfin voir ce qu'on affrontait, tandis que Samantha récupérait sur notre compagnon ce qui pouvait un minimum honorer sa mémoire. L'un des types qu'on avait affronté était gravement blessé mais toujours en vie. On lui fit passer le pire interrogatoire de sa vie. Et le dernier. J'avoue n'être pas super fier de ce qu'on a fait, mais j'en avais et ais toujours rien à foutre aujourd'hui. Ce type et ses copains avaient buté un pote à moi, j'allais pas leur faire de pitié.
Grâce à nos interrogations, on en apprenait plus sur cette ville et sa zone de quarantaine. Ces types se nommaient eux mêmes les "purificateurs" et se prenaient pour le messie de Jericho. C'était des fidèles catholiques extrémistes qui se sentaient investi d'une mission divine: reprendre la ville en la purgeant du vice et de la maladie. Sur la fin de l'interrogatoire, le type ne murmurait d'ailleurs plus que des versés bibliques. Ce culte avait été fondé par un ancien prêtre recueilli chez des pompiers. Ils étaient tous armés de lance flammes ou d'armes de haut calibre. Et surtout, ils infestaient Main Street. Leur mission n'était, dans le fond, pas vraiment opposée à la notre. Enfin elle ne l'aurait pas été s'ils ne considéraient pas comme "corrompu" tout ce qui portait un équipement moderne, ne toussait pas, n'était pas omniac ou améliorer génétiquement. Enfin la liste était longue en vérité. C'était tous des tarés. Dans le fond, et malgré l'horreur de la situation, cela ne m'étonnait guère. C'était le propre de l'humanité de se chercher des coupables, et des solutions en cas de coups durs. Et par plus du fois, la dévotion totale à une soit-disant religion permettait d'outre-passer l'horreur ambiante du moment.

On reprenait finalement notre route, afin d'atteindre main street avant la nuit. Le but? Prendre de force le QG de ces tarés de purificateurs. La raison? En plus de débarrasser la ville de zélotes se lançant dans une purge 2.0, le QG disposait d'un espace sécurisé et non contaminé par le virus, ce qui nous permettrait d'y entrer et de changer les filtres de nos masques sans devoir rester en apnée.
Après quelques escarmouches avec d'autres purificateurs, nous arrivions finalement aux portes de leur quartier général, le commissariat du centre-ville.



" Il était temps pour nous de montrer à ces têtes brûlées qu'ils n'étaient plus maîtres ici bas. "





L'entrée dans le bâtiment se passa relativement bien aux vues du contexte. Nous ne rencontrions qu'une faible résistance, ces types ne s'attendant visiblement pas à une attaque si efficace. Arrivant aux étages supérieurs, les choses se compliquèrent. Armés de fusils à pompe, de mitrailleuse lourde ou de leur lance-flammes emblématique, il nous était difficile de progresser. Nous voulions nettoyer le bâtiment, mais pas mourir inutilement. Il s'écoula peut-être deux bonnes heures entre le moment où nous étions entrés et notre arrivé à l'étage du bureau du Marshall, dernier bastion de résistance de ces salauds. Pendant tous les affrontements, j'avoue avoir gardé un œil inquiet derrière nous. Le bruit aurait pu faire venir les infectés, et c'était la dernière chose dont nous avions besoin. Fouillant chaque salle du bâtiment, nous remarquions qu'il n'y avait que du personnel combattant. Aucun civil. Aucun enfant. Il était plus qu'évident que le commissariat n'était pas le seul refuge de ces tarés, mais à vrai dire, ce n'était pas pour moi une inquiétude en soit. Je devais penser pour notre mission, pas pour la suite des événements. Si nous prenions ce point fort, et y passions la nuit, nous ralentirions déjà considérablement l'organisation que nous affrontions. Une tête de pont ne s'établissait pas comme ça.

Arrivant au bureau du Marshall, les choses devinrent très vite beaucoup plus compliquées. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne fus même pas étonné, juste fatigué en voyant que tout ne se passait pas correctement. Acculés mais déterminés, les derniers purificateurs montrèrent une résistance particulièrement violente. Nous étions stoppés dans notre avancée et épuisions nos munitions. C'est alors que leur chef, se décida à agir. De ce que nous avions pu glaner comme information auprès des quelques purificateurs rencontrés sur notre route vers leur QG, ce dernier était surnommé "Bulldozer". Un surnom fortement mérité. C'est en brisant les murs du bureau que ce dernier nous rencontra. Je suppose que le temps gagné par les autres résistants lui avait permis d'enfiler son armure de combat. J'ignorais combien de ce genre de pièces circulait dans le civil, mais dans mes souvenirs, cela ne concernait que les crusaders et quelques projets répartis sur plusieurs pays. Et pourtant, ce type se tenait devant nous avec son armure lourde, une lame de plasma enflammé dans chaque main. Je devais reconnaître qu'il avait du style. Mais cet enfoiré devait crever. Un feu nourri accueillit ce paladin extrémiste alors qu'il s'élançait vers nous. J'espérais que nos salves suffiraient à au moins le ralentir, mais ce ne fut pas le cas. Chloé fut tuée sur le coup, tranchée en deux par les lames de ce bourrin, mettant le feu aux deux parties qu'était autrefois la libanaise. Diego lâcha un hurlement de rage et sauta sur le dos du purificateur qui ne daigna même pas lui accorder une mort honorable. Non. Il se contenta de reculer violemment contre le mur le plus proche, écrasant mon camarade contre la paroi de béton qui céda finalement sous le poids du bulldozer.

Je venais de perdre deux très bons agents face à ce malade. Les balles étaient visiblement un moyen relativement efficace pour abattre ce pourri. Ordonnant à mes coéquipiers de se "replier" vers les escaliers, je pariais sur la "furie" et "la détermination" de mon adversaire, le ralentissant à l'aide de divers grenade IEM l'immobilisant temporairement. Ce dernier, enragé par sa propre soif de sang, se lança par la suite à notre poursuite. Arrivant en bas des marches, il tomba sur mon équipe qui l'avait encerclé. Et qui s'était armé autrement pendant la réactivation de son armure. Nous avions ramassé les lance flammes de ses anciens amis. Sur mon signal, un déluge de feu enveloppa le géant de métal. Ses cris résonnèrent dans tout le commissariat, terrifiant les quelques types lui étant encore fidèles. Très vite, les systèmes de son armure grillèrent, et l'acier noirci commença à rougir. Ce type était en train de bouillir à l'intérieur de sa propre protection. Dans un ultime sursaut d'espoir, le bougre tenta de sortir de son armure afin d'échapper au sort que l'on réserve habituellement aux homards. Je revois encore sa peau cloqué, le sang coulant le long de ses lèvres desséchées et son regard ampli de douleur. Il marmonna quelques choses, sûrement une supplique afin qu'on l'épargne. Lyanna ne lui en laissa pas le temps. Une balle de pistolet calibre .50 se logea dans sa boite crânienne, laissant son corps brûlé s'effondrer sur le sol tâché de sang du commissariat.

Les quelques qui restaient encore opposèrent une maigre résistance. Leur moral était brisé, et contrairement à leur Bulldozer, ils n'avaient que peu d'expérience militaire. Toute leur volonté de combattre s'était épuisée en même temps que le dernier souffle de leur chef. Aussi, nous les abattions rapidement. Quelques uns tentèrent alors de se rendre, déposant leurs armes et descendant vers notre position. Checkant ma montre, j'écoutais l'annonce de l'IA se trouvant à l'intérieur.

" Communications satellites brouillées. Couverture de proximité uniquement. "

Nous abattions donc ceux qui s'étaient rendus. La chose n'était clairement pas dans ce que la loi nous dictait, comme elle n'était pas dans le "code moral" d'overwatch. Mais je m'en moquais, comme mes camarades d'ailleurs. Maxwell séchait à peine les larmes de rage qui coulait sur ses joues, Charles se muait dans un silence de mort, Lyanna haletait à vitesse irrégulière et Samantha tapotait nerveusement son holster de cuisse. De toutes façons, le risque aurait été trop grand. Les capturer et les attacher aurait signifié un risque de les voir s'évader et appeler du renfort, ou bien de nous attaquer dans la nuit. Et après ça? On mourrait? Non merci. De plus, nous avions une mission à achever et avions déjà perdu cinq camarades pour cette dernière. Pour sauver cette ville. Il était hors de question qu'une morale mal placée ne nous condamne. Ici, nous n'étions pas là pour être des héros. Nous étions des soldats. Des tueurs se trouvant du "bon" côté. La nuit tomba finalement rapidement sur le commissariat, et une fois l'étage inférieur verrouillé et le supérieur sécurisé, on pouvait enfin souffler, regrouper les morts dans un coin, rendre hommage à nos deux amis perdus, et changer les filtres de nos masques.









Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

 ►Localisation :
Grimsey


 ►Affiliation :
A son compte

the world can always use more heroes
avatar
Deydreus Moonshire
Recrue
Lun 2 Avr - 18:06



 White Raven
"Being a hero is only a joke, a sham of virtue for people in need of glory, who hope through their actions to erase their daily mediocrity. I am not a hero."









Histoire // Partie 2



" Le patient zéro, et la clé de l'antidote se trouvait au cœur du bâtiment le plus gardé de la ville. L'hôpital St-James. "





A mon réveil, j'avoue avoir mis quelques minutes à comprendre ce qu'il se passait. Un raclement métallique. Un bruit inhumain provenant des rues. Rejoignant Lyanna et Charles près des fenêtres sud, j'observais l'origine de ce bruit mystérieux. Des omniaques, en quantité relative, avançaient machinalement vers le commissariat. Faisant un état des lieux rapides, j'avais compté 6 unités Bastion, et 3 unités OR. Ces machines devaient sûrement venir pour "reprendre" le commissariat des mains des purificateurs. Elles allaient être surprises.

On devait bouger, garder le commissariat ne nous servait à rien. De plus, défendre une position que nous avions pris la veille n'était pas des plus intelligent, nous ne connaissions pas à la perfection les meilleurs points de repli. Pour accueillir nos "amis", nous placions tous les réservoirs à carburant des purificateurs abattus la veille. L'entrée devint rapidement un nid à explosion. Maxwell plaça certains des explosifs qu'il avait emmené en série le long des murs et des colonnes porteuses, le but étant de créer une réaction en chaîne. Prenant la direction opposée à celle des machines, nous passions un à un par les fenêtres pour descendre dans la rue. Le raclement métallique s'amplifia, puis les machines entrèrent. La première explosion vibra dans tout le quartier, et une volute de flammes s'éleva dans les cieux. Une pluie de balles s'abattit très probablement à l'intérieur du bâtiment, sans effet. Nous étions à présent assez éloigné pour observer la scène et déclencher notre "surprise" sans risque. La première explosion avait soufflé un OR et deux bastions. Le reste entrait à présent dans l'office, ne se souciant que très peu de leurs camarades tombés et des quelques flammes léchant leur cuirasse d'acier. Lorsqu'il ne restait plus qu'un seul OR à l'extérieur, Maxwell déclencha ses explosifs à distance, faisant de nouveau vibrer l'air et les murs. Un nuage de poussière se mêla à un autre enflammé, tandis que le bâtiment s'effondrait sur lui même, engloutissant sous un amas d'acier et de béton les machines prises au piège. Comme je le redoutais, le bruit attira plusieurs infectés, une bonne vingtaine, qui se jetèrent sur le dernier OR présent. La machine allait probablement être submergé par les anciens habitants de Jericho, ou bien elle s'en sortirait mais y mettrait le temps nécessaire à notre avancée. Aussi nous n'allions pas attendre plus longtemps, et nous nous remîmes en route.

Arrivant finalement dans le bloc "contrôlé" par les machines, ma montre se mit à clignoter frénétiquement. Observant mon accessoire technologique, la carte en réalité virtuelle qu'elle contenait s'afficha et me révéla le plus court chemin pour se rendre vers l'hôpital St-James. Il nous était inutile de fouiller chaque bâtiment à la recherche de survivants potentiels. Ici, le virus avait frappé bien plus fort que dans le reste de la ville. Chaque bâtiment était recouvert d'une gigantesque bâche jaune au symbole "biohazard" dessus. Tous les humains dans la zone devaient soit être morts, soit changés en infectés. Si ce n'est captif, voir abattus, par les machines qui patrouillaient dans la ville. A ce sujet d'ailleurs, nous dûmes à plusieurs reprises trouver refuge dans un des bâtiments adjacents à notre parcours pour éviter des affrontements inutiles. Je savais que la situation était compliqué depuis notre arrivée à Jericho, mais quand je voyais le nombre de machines présentes. J'avais l'impression que c'était le début d'une nouvelle crise omniaque. Le pire, c'était les machines en forme de canidés. Elles étaient dotés de capteurs plus sensibles que leurs compères, et pourraient nous repérer efficacement au moindre faux pas. Nous allions devoir redoubler de vigilance. Seulement, alors qu'on s'approchait finalement de l'hôpital, Samantha nous indiqua un point d'intérêt. C'est alors que j'aperçus enfin ce que faisaient les machines près de l'hôpital...

Plusieurs centaines de corps humains, alignés comme du bétail et suspendus par d'étranges câbles, à même la rue. Il y avait de tout, des femmes, des hommes, des enfants. Tous étaient nus et attachés par ces filaments métalliques. Les machines semblaient les sélectionner de manière plus ou moins aléatoire, et entamaient sur les corps inconscients, ou probablement décédés, divers expériences. Ces foutus machines utilisaient les humains comme cobayes. Elles testaient leurs armes. Celles qui possédaient un corps ressemblant approximativement à celui d'un Homme, injectaient divers liquides et semblaient observer les résultats sur les corps. Certains pourrissaient, d'autres nécrosaient peu à peu. Il était évident qu'elles testaient des mutations de la chimère blanche afin d'en obtenir d'autres effets plus poussés. Pour être franc, j'avoue avoir été tenté de dévier de notre objectif pour intervenir afin de stopper ces expériences. Mais le risque était trop grand et la récompense trop incertaine. Nous avions découvert un site de test dans le bloc, mais rien ne nous garantissait qu'il était le seul à exister. Nul doute que l'hôpital St-James, qui était incroyablement gardé par les machines, devait sans doute en abriter un. Si nous sortions de notre couvert pour attaquer le site, les machines auraient eu connaissance de notre nombre exact, et auraient alors pu nous anéantir. De nouveau, nous continuions d'avancer en silence, fermant pour le moment les yeux sur ce qui se passait autour de nous.

Afin d'entrer dans l'hôpital, nous adoptions une approche discrète, refusant d'entrer par la grande porte. Les égouts nous apportèrent une voie d'accès parfaite. A travers ces derniers, nous pouvions pénétrer dans le bâtiment en faisant sauter via les charges de Maxwell le sol des toilettes du bâtiment. Ce n'était pas glorieux comme entrée, mais ce genre de questions n'étaient pas vraiment à l'ordre du jour. Après le décompte de mon coéquipier, la charge détonna, et nous entrions enfin dans l'hôpital. La résistance présente dans le bâtiment était effectivement comme nous l'avions prévu. Redoutable. Des dizaines de machines se jetèrent sur nous dans le but de nous stopper. Les échanges de tirs étaient nombreux, mais contrairement à nos adversaires, le temps jouaient contre nous. Plus nous étions retardés, plus nous prenions le risque de devoir affronter des renforts ennemis. Notre objectif se trouvait aux étages supérieurs. Le corps du tout premier patient atteint de la chimère blanche. Le patient zéro qui comportait en lui la source même du virus. Les docteurs en avaient extrait cette fameuse souche, et l'avaient entreposée dans divers modules de "décontamination" pour mettre le virus en stase afin de synthétiser un anti-virus efficace. Seulement ils n'avaient pas eu le temps de le faire, les machines leur étant tombé dessus alors que l'hôpital était saturé par les malades.
Nous n'étions même pas certains que ces fameux extraits étaient encore là, ni même si les machines n'avaient pas anéanti le corps du patient zéro. Mais si nous voulions sauver Jericho, autrement qu'en la rasant via un bombardement nucléaire, c'était notre seul espoir, aussi ténu soit-il. Une fois les machines neutralisées, un silence étrange régna dans les couloirs de l'hôpital. Un flottement mystérieux, jusqu'à ce qu'un grognement sourd n'interrompe ce court répit. Il provenait des étages supérieurs, là où nous nous rendions.



" Au cœur de l’hôpital se trouvait un ennemi redoutable. Un omniac qui se nommait lui même Hunter. "




Avançant aux travers des couloirs calfeutrés de bâches anti contamination, se déplacer était pénible. En plus des machines à éliminer, nous devions nous méfier de tous les corps, non pas par peur qu'ils ne se lèvent, mais pour ne pas être gênés, en cas de repli forcé. De plus, le virus était sans doute incroyablement virulent dans ce bâtiment, et même si nos masques nous protégeaient, je sentais clairement la nervosité de mes camarades. Nous étions fatigués, mais on se devait de continuer. Si nous périssions ici, alors le gouvernement utiliserait l'arme nucléaire. Les quelques habitants encore présents... Les potentiels infectés à sauver.. Tout serait perdu.

Nous arrivions finalement dans une grande antichambre, probablement une salle d'attente pour les examens plus poussés, du genre scanner et autres tests du genre. Comme je m'en doutais, cette dernière était bondée de cadavres alignés sobrement sur le sol dans divers sacs mortuaires. Les machines n'y avaient pas touché. Pourquoi ne pas s'être débarrassé des corps? Pourquoi laisser la chaire pourrir là? Même si elles ne possédaient pas de moral, les laisser ainsi devait entraver leurs mouvements. Je ne sais toujours pas ce qui est passé par la tête de Charles à ce moment là. Encore aujourd'hui. Ce dernier s'approcha d'un des sacs, et tira doucement le zip scellant ce dernier. A l'intérieur se trouvait un soldat, et aux vues des traces de balles sur sa poitrine, ce n'était pas le virus qui l'avait abattu. Le raclement métallique recommença de nouveau, puis un cri résonna dernière nous. Samantha.

Les images défilèrent devant nous comme un cauchemar. Une forme, raclant les murs de l'hôpital, tenait dans ses bras métalliques notre coéquipière. D'un geste, elle sépara en deux à la verticale l'ancienne agent d'overwatch, laissant un flot sanguin et viscéral s'étendre sur le sol. Je me souviens du bruit, des cris de mes camarades, et de ce foutu raclement métallique, semblable à un rire. Ce qui se trouvait devant nous était omniac. Mais un modèle jamais observé jusqu'à présent. Un être aux formes humanoides, mais à la carcasse lourde. Un grand masque balistique remplaçait l'alliage d'acier et d'or qu'on pouvait observer chez les omniaques habituels. Plusieurs lames sortaient de son bras gauche, tandis que sa main droite était équipée d'un processus de bouclier, à la manière des crusaders, mais en plus petit. Sûrement une version individuelle. Laissant sobrement tomber les deux bouts de Samantha sur le sol marbré de l'hôpital, la machine poussa un nouveau grognement alors qu'une pluie de balles tentait de lui faire regretter son acte. Plusieurs ogives pénétrèrent la lourde plaque d'armure protégeant le corps du robot, qui recula de quelques pas avant d'activer son bouclier, tout en sortant l'une des lames fixées sur son autre bras. "Protocole HUNTER activé"... Ces mots étaient annonciateurs d'un combat épuisant.

J'avais déjà vu des unités OR démontrer une agilité remarquable. Certaines avaient même cette capacité de sauter et se servir de leurs "pattes" antérieures pour prendre par surprise des soldats. Mais... Cette machine... Elle se déplaçait comme un ninja. Et j'aimerais plaisanter. Le premier bond qu'elle fit la propulsa contre le plafond, duquel elle se jeta pour attaquer Lyanna, qui eut à peine le temps de rouler sur le côté pour éviter l'attaque. Se redressant, l'omniac émit un nouveau rugissement, se tournant vers sa prochaine cible, délaissant ma compagne comme s'il avait réussi son attaque, ou qu'il se moquait de son échec. Charles n'attendit pas que la machine ne se jette sur lui, et renversa plusieurs brancards pour se mettre à couvert, juste avant qu'une lame ne passe au dessus de sa casquette. Nouveau vrombissement du "hunter", nouvelle cible. Cette fois, c'était Maxwell qui était visé. Il se déplaçait tellement vite que seul Lyanna avait commencé à ouvrir le feu contre lui. Pour ma part, je sprintais vers des défibrillateurs en train de pendre depuis l'un des murs. Charles hurla quelque chose, alors qu'une détonation résonné derrière moi. Maxwell avait utilisé l'un de ses derniers explosifs pour forcer la machine à s'éloigner. Ça avait marché, dans un sens, sauf qu'il fut projeté également. Il était inconscient, peut être mort. La créature quand à elle avait encaissé en partie le souffle de l'explosion via son bouclier qui était maintenant rendu inutilisable. D'ailleurs, plusieurs petits éclairs parcouraient son bras, preuve des dégâts réalisés. Ne laissant aucun répits à notre adversaire, je me jeter sur lui avec les défibrillateurs, dont je m'étais assuré du bon fonctionnement auparavant. La décharge sembla perturber l'omniac, au point de le forcer à reculer en tremblant. Les éclairs de son bras s'intensifièrent quelques instants avant de complètement cesser. Ce dernier devint soudainement inanimé, tandis que les lames de son bras opposé se rétractaient. Sa main se tordit alors, dans un mouvement étrange, révélant un étrange canon au bout rougissant. Dans un réflexe, je me jetais au sol, évitant de peu un rayon qui balaya la zone que je venais de quitter, faisant fondre respectivement le sol, et le mur adjacent. Grognant, la machine redirigea son canon vers le reste de mon équipe, faisant de nouveau rougir ce dernier. Pendant cinq bonnes minutes, nous avions l'impression de jouer à la balle au prisonnier, dans une version mortelle. Chaque fois que nous esquivions, une salve partait de nos fusils pour atteindre notre adversaire, l'affaiblissant peu à peu. Finalement, la créature s'écroula sur le sol dans un dernier raclement métallique, inerte.
Arrivant au niveau de sa carcasse, toujours sous adrélanine, j'utilisais mon arme de poing pour tirer de nouveau plusieurs balles dans ce qui ressemblait à sa tête. Puis, Charles arriva silencieusement et sectionna tous les câbles se trouvant à la base de cette dernière. Dans le fond, Lyanna aidait Maxwell à reprendre conscience. Il n'était pas mort. Revenant à lui, ce dernier lança une blague pour nous rassurer avant de toussoter longuement, portant la main à son masque, fissuré. Plus d'une fois, j'ai vu les yeux d'un homme sachant qu'il allait mourir. A plusieurs reprises, j'ai vu dans ce regard une volonté de survivre, un espoir fou, ou bien une terreur profonde. Pour Maxwell, je ne vis que de la tristesse. Il ne reverrait jamais sa fille qui venait de naître. Il ne reverrait jamais sa femme. Son masque endommagé, il était évident qu'il avait inhalé le virus. Qu'il allait mourir. Ou pire. Devenir un infecté. Un silence de plomb perdura quelques secondes, pendant que de son côté Charles récupérait les plaques de Samantha sans rien dire, puis Maxwell souffla.

"Avançons. C'est ce que l'on a toujours fait."

C'est ce que l'on a fait. L'HUNTER éliminé, il ne restait plus beaucoup de résistance jusqu'à notre objectif. Débarquant dans le laboratoire de l'hôpital, on remarquait très vite le décor robotisé de ce dernier. Les machines avaient visiblement décidé de tout redécorer selon leurs goûts, et la praticité mécanisée. Evidemment, le corps du patient zéro n'était plus présent, mais après un scan de la pièce, ma montre détecta tout de même les cellules extraites sur ce dernier, et la souche du virus "emprisonné" par les médecins de St-James avant la fin du centre-ville et sa capture par les omniaques. Lyanna récupéra les souches en silence, les plaçant minutieusement dans les containers que nous avions prévu à cet effet. Charles quand à lui récupérait les données informatiques qu'il pouvait sur les différents ordinateurs présents. Je montais la garde avec Maxwell qui semblait hagard, dans le vide. Pourtant, je ne doutais en rien de sa lucidité et son attention. Dans sa situation, j'avoue que je ne sais pas si j'aurais pu garder mon calme...




" La souche du virus extraite, il était enfin temps pour nous de quitter cet enfer, alors que les communications revenaient peu à peu. "





Nous aurions été trop bête de croire que la sortie serait facile. Il suffisait de voir ce que nous avait coûté notre entrée... Lorsque tout était réuni, Lyanna m'emboîta le pas, me suivant dans les sinueux couloirs du bâtiment. Derrière elle se trouvait Charles, suivit de Maxwell, toujours silencieux. Un bruit sourd résonna dernière nous, un nouveau raclement. Trop reconnaissable pour ne pas être identifié. Les couloir étaient trop étroits pour affronter un autre prototype de combat comme nous avions affronté auparavant. Les machines avaient dut envoyer des renforts, et savaient où nous allions... Commençant à accélérer, nous espérions pouvoir leur échapper mais... On savait tous que c'était un espoir fou. Maxwell s'arrêta alors, et jeta son sac au sol. Il nous ordonna de continuer, de le laisser là. Charles commença à lui intimer de bouger son cul et nous rejoindre, mais je posais ma main contre son épaule pour lui faire comprendre. Il me dévisagea, le regard empli de haine, avant de se rendre compte de l'état de notre ami. Des veinules noires parcouraient le visage de ce dernier, ses yeux étaient ampli de rouge, plusieurs vaisseaux avaient craqués. Il n'avait plus longtemps avant de sombrer. Il voulait gagner du temps. Une fois que nous serions hors de sa couverture de proximité, il ferait sauter toutes les charges qu'il lui restait, et ses grenades. Et sa propre personne.

"Faites pas cette tronche... J'vais juste rejoindre Samantha et les autres..."

Ce type était un héros.

Le cœur lourd, nous le laissions là, alors que dans notre dos se faisait entendre des tirs, de trop nombreux tirs pour n'être que ceux de Maxwell. Une fois à l'extérieur du bâtiment, une lourde déflagration souffla les étages supérieurs de l'hôpital. Le souffla nous projeta au sol. Il n'y avait pas le temps de traîner. Au pas de course, nous nous éloignions le plus rapidement de la zone, alors que les fondations même de l'ancien refuge pour malade semblaient ne plus tenir. Un lourd nuage de poussière s'éleva dans les cieux quand la structure entière céda, plongeant le quartier dans une brume probablement mortelle pour qui aurait le malheur de la respirer.

On reprenait donc notre inlassable route, fatigués et blasés par notre fuite continue. Quitter le bloc de l'hôpital fut difficile, exténuant. Il nous fallut un jour et demi pour parvenir à quitter ce dernier, évitant les nombreuses patrouilles mécaniques. Au cours des heures qui passaient, nous entendions peu à peu les communications revenir. Peut-être que l'hôpital servait aussi de brouilleur de zone... Arrivant finalement à Main street, nous pouvions enfin lancer notre fusée de détresse, et attendre notre évacuation. Ce fut Lyanna qui tira cette dernière, tandis que Charles et moi la couvrions. Nos montres se mirent alors à biper, confirmant notre position GPS et l'arrivée prochaine de notre convoi. Cinq minutes. Il fallait attendre cinq minutes, au milieu d'une avenue jonchée de cadavres et sans réel couvert, l'arrivée de notre taxi volant.

Une balle fusa alors dans les airs, touchant ma bien aimée à l'épaule, la faisant hurler alors qu'elle lâchait le flare qui nous permettait d'être repéré par le JTF. Ordonnant à Charles de trouver l'origine du tir, je tirais Lyanna vers un couvert, analysant sa plaie. Le tir était superficiel, mais l'handicaperait pendant un moment. Utilisant mon médikit, j'entendais une nouvelle balle siffler au dessus de ma tête. Lyanna me grognait de rejoindre Charles et de l'aider, mais je ne l'écoutais pas et terminait de nettoyer un minimum sa blessure. J'entendais Charles grogner, alors qu'il ouvrait le feu. Il avait trouvé l'origine des tirs. Un autre groupe de purificateurs, sans doute venu en vendetta contre nos actions. Attirés par le signal de détresse. Empoignant mon arme, j'ouvrais le feu sur la position ennemi, couvrant mon épouse autant que je le pouvais. Charles grimpa alors sur divers échafaudages, posant son sniper sur l'un des rebords. Trois balles quittèrent son fusil, précédant des cris plus loin. Je ne l'avais même pas vu changer son chargeur et y insérer des balles incendiaires... Ce n'était pas légal. Mais ça allait nous permettre de survivre. Et puis.. les lance-flammes, ce n'était pas vraiment dans la convention de Genève non plus. Nous avions beau tenir cependant, ils étaient bien plus nombreux que nous, et très vite, nous étions encerclés. Un tir toucha alors Charles, ne le blessant pas mais neutralisant son arme. Grognant, ce dernier sauta de son couvert, juste avant que ce dernier ne soit bombardé de plusieurs grenades. Lui ordonnant de rejoindre Lyanna, je me redressais et courais jusqu'à une vieille voiture brûlée, m'en servant comme couvert pour abattre le tireur isolé. Quelques instants plus tard, je remarquais ce qui prenait nos adversaires en tenailles... Les infectés. Une marée humaine se jetait inlassablement sur nos adversaires, indépendamment des lourdes pertes reçues. Des corps calcinés jonchaient le sol tandis que la panique prenait place sur la ZA. Nous remarquions alors le véhicule aérien qui approchait. Activant une flare, je levais cette dernière de ma main, me redressant et m'exposant. C'était très risqué, mais je pariais sur la diversion que nous offrait les infectés. Le transport fit alors cracher ses canons, et un flot mortel s'abattit sur les infectés, et sur les purificateurs, créant un gigantesque mur de flammes entre eux et nous. Trois cordes tombèrent alors devant nous, alors qu'on nous hurlait de les saisir. Charles aida Lyanna à s'attacher, puis lorsque je m'accrochais au cordage, le véhicule reprit de l'altitude et se dirigeait vers la limite de la Dark Zone. Observant le flot de fumée qui s'élevait doucement, je fermais les yeux alors qu'on me tirait à l'intérieur, ayant une pensée pour mes camarades tombés là bas.. Je me dirigeais vers Lyanna, fixant son visage tandis que l'infirmier de bord reprenait les premiers soins que je lui avais administré. Je me souviens de sa blague, et du fait qu'après cette mission, il était temps pour nous de devenir parents. Lorsque nous repassions au dessus des quartiers périphériques et approchions de la gare, je soufflais de soulagement, je pensais qu'enfin, l'enfer touchait à sa fin.



" Très vite, un antidote fut fabriqué, et l'usine détruite, l'armée pouvait enfin reprendre la ville. "





Deux jours passèrent avant que nous puissions "reprendre" du service. Dès notre retour, la souche du virus avait été scellée, et plusieurs épidémiologistes travaillaient dessus. Lyanna était en convalescence à l'infirmerie, sa blessure ne lui permettant pas de repartir de suite en mission, et Charles quand à lui s'occupait des différents réfugiés extraits de la Dark Zone, leur apportant toute l'aide qu'il pouvait. Dès que je le pus, j'allais aider les différents médecins à trouver un moyen de créer un anti-virus efficace, et si possible un antidote pour les infectés du centre-ville. La liaison étant établi avec le QG d'overwatch, j'échangeais avec mes collègues de là bas, en particulier l'aile scientifique. Mon rapport sur le centre-ville avait été explicite pour nos dirigeants, je souhaitais qu'eux, ils sachent. Contrairement au JTF, qui avait eu un rapport moins détaillé.
En deux jours, nous trouvions finalement un moyen d'isoler le virus et de l'éliminer, ainsi qu'aider les infectés. Suite à cette découverte, le projet de la reprise de Jericho put commencer.

Un nouveau groupe fut formé, regroupant la première vague d'agents, Lyanna Charles et moi, et la "seconde", composé de ceux s'étant chargé d'éliminer les émeutiers de la périphérie. Sur les dix dépêchés, seuls six étaient revenus. Je constatais donc avec regret que leur mission n'avait pas été foncièrement plus agréable que la notre. Accompagnant les forces armées, nous entamions de nouveau le combat dans la Dark Zone. L'anti-virus paré, la reprise fut bien plus rapide et facile que prévu. En détruisant l'hôpital et le commissariat, nous avions grandement affaiblis les positions des groupes opposés au notre. Lors d'un énième assaut, l'armée parvint à détruire complètement une usine fraîchement installée d'omniaques, abattant définitivement toute possibilité pour ces derniers de nous submerger de nouveau. La ville était sauvée, notre mission un succès. Un succès nous ayant coûté gros. Au bout de deux semaines, la ville ne possédait plus de traces de la chimère blanche, mis à part quelques bâtiments isolés. Les émeutes étaient devenus mineures, et plus aucun infectés ne parcouraient les rues. Les purificateurs avaient été arrêtés ou dissous, et les machines démantelées. Notre présence n'étaient plus nécessaire. Saluant une dernière fois les dirigeants du JTF, nous prenions un transport aérien pour retourner enfin chez nous.



" Nous aurions dut quitter la ville, retourner chez nous. Mais le destin n'en avait pas fini avec nous. "





Je revois encore le transport décoller. Je revois encore le sourire de mon épouse face aux applaudissements des membres du JTF. L'air blasé de Charles. La voix du pilote résonnant dans nos écouteurs, l'air frais traversant l'appareil. Nous en avions fini avec cette ville, et enfin, nous pourrions nous reposer. C'est ce que je croyais. Le transport accéléra, alors qu'il quittait la ville et prenait de l'altitude. Les fenêtres de l'appareil se refermèrent doucement, tandis que Lyanna entamait une chanson. Un conte de noël. C'est vrai, nous étions à cette période de l'année.

Et soudainement, une violente secousse frappa l'appareil.

Le pilote hurla quelque chose. Nous étions touchés, quelque chose du genre. Mon regard croisa celui de mon épouse, avant qu'un nouveau choc ne nous frappe, et que je ne la vois être éjecté du vaisseau en même temps que moi, alors que ce dernier se déchirait en deux. Puis ce fut le noir total.

J'aimerais pouvoir te dire ce qu'il s'est passé exactement. Les raisons pour laquelle le vaisseau explosa subitement. Mais je ne sais pas ce qu'il s'est passé ensuite. A mon réveil, j'étais dans un lit d’hôpital, une cicatrice parcourant mon torse nu tandis que de multiples bandages enserraient mes mains. La première image que j'observais était celle de Charles, dont l’œil gauche était couvert d'un cache-œil, tandis qu'une grande cicatrice parcourait son visage, lui donnant un air de zombie. Il hurla quelques choses à une infirmière, puis de nouveau, le noir m'enlaça.
Je rouvris les yeux quelques jours plus tard, plusieurs médecins à mon chevet. Les locaux de l'hôpital étaient modernes, bien plus propres et avancés technologiquement que ceux de Jericho, ou de celui que j'avais entraperçut à mon premier réveil. Cette fois, Charles n'était pas là.

" Lyanna... "

Son nom quitta mes lèvres, comme un maigre espoir, comme un désir de voir celle que j'aimais. Mon corps me fit alors horriblement mal, comme s'il brûlait. Peut-être était-ce là un simple signe de sa part pour me dire que, quelque chose n'allait pas? Je mis plusieurs minutes, si ce n'est heures à revenir totalement à moi. Et lorsqu'enfin je pouvais communiquer, et comprendre ce que l'on me disait, la triste et froide nouvelle tomba. Mon épouse était morte. La dernière image que j'avais eu d'elle repassa dans mon esprit en même temps qu'un cri sortait de ma gorge. J'hurlais au monde que je refusais cette réalité. Pourquoi avais-je survécu, et elle non? Comment était-ce possible? Un médecin, que je ne reconnaissais pas, s'approcha de moi et posa sa main sur mon épaule. Ou bien ce fut un tranquillisant qu'il m'injecta? Je ne sais plus. Mais ce fut efficace. Sentant ma rage quitter mon corps en même temps que les larmes balayaient mes joues barbues, il m'annonçait froidement que les secours nous ayant récupéré n'avaient rien put faire. Que lorsqu'ils étaient arrivés, elle était déjà sans vie, un choc à la tête ayant mis fin à son existence. Mon cœur avait été touché, et la seule personne compatible dans les environs était mon épouse. Ils avaient fait un transfert rapide. Et m'avaient sauvé, avec son organe à elle. Ma main toucha ma poitrine, parcourant la longue cicatrice qui s'y trouvait. Une vive douleur me tirailla alors de nouveau. Suivit d'un nouveau hurlement. Les médecins n'eurent alors d'autres choix que de me rendormir de force.

Quelques jours passèrent alors ainsi, où je me réveillais pour hurler et pleurer, tandis qu'on m'énonçait ce qui se passait pendant mon sommeil. Deux ans s'étaient écoulés. Mais je m'en moquais. Ma femme était morte. Et on l'avait utilisée pour me sauver. J'aurais voulu que les choses soient inversées. Finalement, ce fut l'arrivée de Charles qui me calma définitivement. Son air blasé, renforcé par son oeil crevé qu'il avait visiblement perdu dans le crash, m'aida. Il resta à mon chevet quelques jours, avant de m'annoncer son départ, me laissant son numéro, si les choses n'allaient pas.

Une fois sur pieds, je quittais le centre hospitalier du QG d'overwatch et allait passer un examen psychologique sur recommandation des médecins. Ils voulaient savoir si je pouvais toujours combattre pour eux. Ou si j'avais pété un plomb. Visiblement, mes réponses n'étaient pas celles qu'ils escomptaient. Couplées à mon rapport de Jericho, ils me trouvèrent trop "instable" pour continuer avec la Ô si pure organisation d'overwatch. J'avais tout perdu dans ma dernière mission. Ma femme, de nombreux coéquipiers... Et on me jetait d'un groupe que j'avais juré de défendre coûte que coûte. Cela me laissa un gout particulièrement amer. Je ne sais pas, encore aujourd'hui, qui rédigea le rapport me concernant, mais je l'emmerde.

Ils me jetèrent comme un animal dont les propriétaires ne souhaitaient pas emmener avec eux en vacances. Tel un cabot abandonné, je crus que j'allais être ainsi remercié par ces fils de putes. Un agent de BlackWatch m'approcha alors, à mon grand étonnement. J'étais persuadé qu'ils étaient en accord total avec l'organisation principale, et qu'un rapport me déclarant "instable" aurait également suffit à ne pas me proposer d'autres postes. Enfin, je me trompais, visiblement. Je rejoignais donc les "forces spéciales" d'Overwatch, tombant sous l'autorité de Gabriel Reyes. Travaillant cependant tout d'abord majoritairement en laboratoire, il me fallut un petit temps d'adaptation avant de partir sur le terrain avec eux. Visiblement, nos opérations se moquaient éperdument de l'autorisation des pays dans lesquels nous opérions. Cela me déplaisait. Tout du moins au début. Vint alors, quelques années plus tard, les premières allégations à l'encontre d'Overwatch et sa possible corruption. Peut-être était-ce mon instinct, ou le peu de moral qui me restait qui me poussa à quitter l'organisation de BlackWatch peu après ce moment. Ou bien était-ce juste un ras le bol justifié? Je sais qu'encore aujourd'hui, mon départ ne fut pas bien accueilli par mes collègues, mais je m'en moquais, comme je m'en moque aujourd'hui. J'avais mes raisons. Comme dit plus tôt, j'avais tout sacrifié, tout pour Overwatch. Et même lorsqu'ils m'avaient rejeté, j'avais rejoint la "partie sombre" pour continuer à faire le bien. Alors il était interdit qu'on traîne mon nom dans la boue, comme il était inadmissible qu'on salisse la mémoire de ma bien aimée.

Commença alors un long épisode brumeux, où ma vie n'était guère jolie. Où j’enchaînais les bars les uns après les autres, dans une profonde dépression.



"Les jours s’enchaînaient et se ressemblaient tous. Très souvent, je me retrouvais à regarder les passant vivre, comme le spectateur d'un monde fictif. "





Presque tous les jours, durant cette période, je passais sur la tombe de Lyanna pour y pleurer lamentablement, avant de retourner me bourrer la tronche. Par la suite, je restais là, passif et comme un abruti, à regarder les gens vivre leur propre existence. Je jugeais du regard chacun d'eux. Ce n'étaient que des ingrats. Les écrans dévoilaient de plus en plus des "choses compromettantes" à l'encontre d'Overwatch. Fils de putes amnésiques. Cette organisation vous avait sauvé le derch il y a encore quelques années, et aujourd'hui vous la traîniez dans la rejetiez? Pff.

Je serais surement devenu un pauvre clochard soûlard, si je n'avais pas été contacté par Charles, une ou deux bonnes années après mon départ. Il s'inquiétait pour moi, et voulait m'aider à faire quelque chose de ma vie. Quelque chose d'autres que juste me lamenter sur mon sort et détruire mon foie. Ce con avait sut trouver les bons mots, et très vite, je cessais d’enchaîner les bars pour reprendre un entrainement physique intensif. Heureusement que j'avais reçu des améliorations, ça me permettait de revenir dans le jeu rapidement. Je rejoignais par la suite un programme, qu'avais également rejoint Charles. Aux vues des enquêtes menés contre Overwatch, l'organisme des nations unies avaient, en parallèle aux investigations, créer une branche "active" des casques bleus et du conseil de sécurité. Cette organisme avait un but simple: tout d'abord co-opérer avec les missions officielles d'overwatch et légales, puis, à terme, devenir un moyen d'action à part entière. Rejoignant ce groupe, je mis quelques mois à m'adapter à son fonctionnement, l'équipement disponible, et mes nouveaux camarades. Puis je commençais à grimper les échelons, jusqu'à devenir officier de commandement, et spécialiste en attaques bactériologiques. J'étais déjà un membre actif de l'UNSD (United Nation Security Division) lorsque la nouvelle de l'explosion du QG d'Overwatch éclata.

On faisait parti de ceux envoyés pour aider les secours. J'avoue avoir été attristé par ce que je voyais. Entre les morts, les blessés, et le fait que de manière globale je voyais le lieu où de nombreux souvenirs résidaient en cendres, je pense que cela aurait attristé tout ceux qui avaient fait partie de l'organisation et qui n'en étaient pas sortis corrompus, ou malhonnêtes. Enfin. Très vite, les recherches furent stoppées. La liste des morts s'allongeaient, et avec regret on constatait celle présumée de Jack Morrison. Je n'étais pas de ceux le pleurant ou le regrettant, principalement car je ne le connaissais pas personnellement. Je plaignais surtout la mort du soldat, et ce qu'il représentait pour le monde. C'était la même chose lorsque les secours déclarèrent Reyes présumé mort. Une fois les derniers débris soulevés, nous quittions la zone. Quelques mois plus tard Overwatch était officiellement dissout et leurs actions déclarées illégales à partir de ce jour.

Aujourd'hui, je suis devenu l'un des officiers de commandement les plus actifs au sein de l'UNSD. Nous recevons nos ordres de l'UNSC, le conseil de sécurité des nations unies. Nous œuvrons toujours sous mandat international. Et même si, par ce fait, nous sommes toujours dans la légalité, j'avoue que de temps à autres, je regrette la rapidité d'action d'Overwatch. Le recall a été lancé et je sais que d'anciens agents ont repris du service. Officiellement, je suis censé les arrêtés à vue. Mais bon. Il faudrait déjà qu'ils soient là au moment de mes interventions, ce qui risquent d'être peu probable. De plus, la spécialisation de mon escouade ne concerne pas la poursuite de personnes se prenant pour des héros. Quand aux différents organismes terroristes ayant vu le jour, je suis persuadé que l'un d'eux est à l'origine de la mort de ma femme, et je compte bien dévoiler la vérité à ce sujet, et leur fait payer.










►Pseudo :
Deydreus / Talia
►Comment avez-vous connu le forum ?
J'ai médité sous une cascade, puis la vérité m'a sms pour me dire de venir.
►Une remarque ? Sûrement des fautes qui traînent ici et là, grosse flemme de tout relire j'avoue.
►Avez-vous un double compte ? Talia Fictilem




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

 ►Véritable nom :
Jack Morrison.


 ►Localisation :
Recherche la vérité là où elle est.


 ►Equipement :
Fusil à impulsion - Rockets LX - Émetteur biotique - Visière tactique.

the world can always use more heroes
avatar
Soldier : 76
We are all soldiers now
Mer 4 Avr - 7:32



I dub thee unforgiven

Un homme à qui Overwatch a tout pris, utilisé jusqu'à la moelle puis remercié lorsqu'il n'avait plus une figure assez propre à présenter. Pas évident de revenir de l'enfer, encore moins lorsque personne d'autre ne peut se le figurer. J'aimerais saluer les sacrifices d'un ancien collègue mais les mots sont bien vains, n'est-ce pas ?

Ta. fiche. est. géniale. Sincèrement tu as une manière d'écrire très agréable. C'est dense et ça reste fluide tout du long. J'aime bien ton intro, l'idée de narrer comme si Deydreus racontait-lui même son histoire permet de laisser entrevoir sa personnalité par petites touches. Y'a du sarcasme à des moments, des pointes d'humour acide qui marchent bien. Les scènes où il y a du sentiment sont sobres et du coup très justes et très efficaces. L'esprit de camaraderie, l'ampleur des pertes au fil de la mission on ressent bien tout ça. (Les plaques, c'était une chouette idée par exemple, gg. Idem pour avoir réussi à bien rendre reconnaissables tes mates en leur donnant des personnalités. Charles est badass btw.). C'est inventif mais crédible. Et t'as une façon dynamique de décrire les environnements. Sans rire, ta fiche est inspirante et j'aimerais bien te demander un rp. Tu es évidemment validé !


All hope abandon, ye who enter here.











Old habits die hard
Earth. I’ve gone through a lot for you. Hope you appreciate it.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
the world can always use more heroes

Contenu sponsorisé





Revenir en haut Aller en bas
 

Reisen... Anthrax... Sarin Gas... Ebola.. VX gas... Chimère Blanche...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Overwatch : The Recall-