DROITE, GAUCHE, DROITE, GAUCHE

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 ►Véritable nom :
Alasker


 ►Localisation :
Tu ne souhaites pas savoir


 ►Affiliation :
Talon


 ►Equipement :
Ce serait trop long

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Alasker Crudelis
Le nettoyeur
Dim 11 Mar - 12:48



Le nettoyeur
Tues ! Mutiles ! Brûles !

►NOM : Crudelis
►Prénom(s) : Alasker
►Age : Âge réel incertain (son corps ne semblant pas vieillir) assez vieux néanmoins pour avoir participé à la guerre contre les omniacs et subit des opérations qu'aucun pays, en temps de paix, n'aurait osé faire.
►Nationalité : Roumain -Transylvanien
►Profession : Tortionnaire et boucher pour le compte du Talon
►Groupe : Bah...Talon
►Avatar : Mawdryn Llansahai de D1sharmon1a sur Deviantart o/
►Equipement :
V'la une photo. Je vous préviens c'est gros. Ouvrez ce dossier à vos risques et périls.
Spoiler:
 

Armure de combat modèle RECLUSE (unique exemplaire fonctionnel) : Bon. C'est pas du high-tech. L'affichage tête haute ne me donne même pas l'heure qu'il est à l'autre bout du monde. Mais ça fonctionne, et ça fonctionne bien. Depuis longtemps. Ouai, elle n'est pas aussi résistante que l'armure de ces clinquants enfoirés de croisés Allemands. Bien sûr, elle ne peut pas mettre un gros bouclier énergétique tout bleu-brillant entre moi et mes adversaires...Mais c'est tant mieux. Hé ! C'est eux qui ont besoin de s'abriter, pas moi ! Sinon que dire hmm...C'est une armure de combat, faites pour aller au front et soulager son porteur dans ses efforts. Vision nocturne intégrée, injecteur de morphine et de stimulants dans les bras et les jambes...Vu que c'est une vieille de la vieille (ça s'dit, ça?) elle ne supporte pas vraiment les tirs d'armes à faisceau mais encaisse relativement bien les munitions solides. Quand je l'ai sur le dos, j'fais un peu plus de trois mètres et... C'est tout.
Un corps plus vraiment humain (unique exemplaire roumain "fonctionnel" ) : A partir du moment où je pose mon casque, y'a pas d'mystère. Mon humanité s'est envolée depuis un certain temps. Les doc' m'ont injectés des tonnes de saloperies. En allant du simple antidouleur aux cellules souches de crocodiles de mers (mon corps les a rejetées, pas la peine de me regarder comme ça). J'ai pas lu la notice mais je sais que je suis résistant. Plus que la normale. La plupart des poisons n'ont que très peu d'effets sur moi, et je peux rester en forme sans manger pendant plus de deux semaines (j'ai réussi à aller jusqu'à trois, une fois, mais j'évite, quand même). Sinon j'fais deux mètres quarante-huit, j'aurais donc pu me lancer dans le basket, héhé.
Big Daddy : C'est un lance-grenade automatique. Pouvant tirer une salve de neuf têtes explosives avant d'avoir à recharger. Ca fait beaucoup de "boom" simultané et...Hm...Disons que je ne l'utilise qu'en de rares occasions. Vraiment, lorsque je l'utilise, c'est vraiment lors d'ULTIMES combats.
Bon, j'essaie de vous dire que c'est mon ulti, en fait, ce lance-grenade.
L'Humaniste : Fusil d'assaut automatique disposant d'un chargeur de soixante balles grosses comme des marrons. Pas très précis. Recul ridicule dans des bras d'humains normaux...Pratique pour les tirs de couvertures. Un fusil d'assaut relativement basique, quoi.  Son deuxième canon est en fait un fusil à pompe intégré à quadruples coups (insupportable à recharger). Je crois que je l'ai surtout installé là pour le plaisir, parce que techniquement, à courte portée, mon premier canon est aussi mortel que le deuxième, mais bon.
C'est une question de style.
Divers trucs qui coupent (très fort) : Suite à un constat qui ne cesse de m'attrister, j'ai dû arrêter de tuer les gens à coups de gantelets pour éviter que le métal de ce dernier, déjà trop souvent mis à mal, finisse par exploser de l'intérieur. Du coup, j'ai pris deux trois couteaux de cuisines (et de salles à manger) pour finir le boulot, lorsque j'ai plus de balles.
-La chanteuse : Une épée à deux mains en acier noir. Style new-wave. Poignée en os (humain).
-La fourbe : Un sabre à une main en acier. Style Kukri-rétro, lame d'acier noire courbée. Poignée en os (humain).
-L'amuse-gueule : Couteau de combat basique à lame noire et trop souvent malpropre. Je m'en sers pour ouvrir ma bouffe, la plupart du temps. Quand j'ai le temps de manger.

►Avis sur la chute d'Overwatch : Ca a toujours été des fiottes. Attention hein, j'dis pas qu'ils étaient mauvais dans ce qu'ils faisaient. Juste...Qu'ils n'allaient pas suffisamment au fond des choses. On ne peut pas faire la guerre et rester un gentil aux yeux du plus grand nombres. Apparemment, quand ils s'en sont rendu compte, c'était trop tard. Abrutis idéalistes.
►Si concerné(é) ou au courant, un avis sur le rappel des ex-agents d'Overwacth ? Y'a un rappel?
►Avis sur les Omniaques : Ils crient globalement moins quand je pose mes mains sur leurs carapaces toutes lisses et froides. A part ça, bon. C'est des tas de taules quoi. Qu'est-ce que vous voulez que je vous raconte?
►Une prochaine guerre, serait-ce probable ? C'n'est pas a moi qu'il faut poser ce genre de question. C'est aux patrons. Aux ordonnateurs. C'est eux qui pensent au futur. Qui décident de le faire changer. Moi, je me contente de m'occuper du présent.
►Des détails significatifs ? J'ai une langue de lézard. Nan, sans déconner. Une vraie. Bien plus longue que la normale, la faute aux doc' des labos. Sinon, j'me suis limé les dents en pointes. Tout seul. Comme un grand. Mes yeux sont totalement noirs, un "effet secondaire" apparemment. Et j'ai deux trois visses plantées à l'arrière du crâne, aussi.







"-Droite ! Gauche ! Droite ! Gauche ! Gueule le sergent-instructeur. Droite ! Gauche ! Droite !"
46 recrues s'exécutent. Ils n'ont pas trop le choix. Le sergent et ses sbires ont des matraques pour motiver les plus fainéants. Tout le monde a vu ce que ces enfoirés réservaient aux retardataires, ce matin. Le type s'était au moins fait casser une jambe. Au moins.
"-Où on va sergent?" Demande un curieux.
"-Qu'est-ce que ça peut t'foutre? Bouge !"
Alasker, à la tête du groupe, continue de courir silencieusement. Un sbire du sergent trottine à ses cotés. Il le regarde faire et tente deux fois de le faire trébucher avec sa matraque. A chaque fois, le coureur accélère.
"-Toi t'es un costaud, pas vrai? Tu n'cours pas avec tes copines? Tu veux montrer qu't'en as plus qu'les autres ?"
L'intéressé se contente de sourire.
"-T'as avalé ta langue? T'es tout rougeaud, c'est parce que t'as froid?! Il fait pas assez chaud pour tes petites gambettes?"
Alasker ricane. Un nuage de vapeur se forme devant sa bouche entrouverte. C'est une nuit d'hiver. Personne n'y voit à plus de dix mètres. Ils se contentent de suivre la lueur de la lampe torche du sergent instructeur, devant eux. Parfois, il l'éteint. Certains freinent. D'autres trébuchent. Pour Alasker, ça ne change rien.  Les autres sont bientôt distancés.
"-Il va arriver avant tout le monde sergent, regardez-le comme il court, une vraie gazelle! Droite, gauche, droite, gauche !"
Le sergent-Instructeur s'arrête d'un coup. Alasker manque de lui rentrer dedans. Quelque chose vole jusqu'à son visage et s'écrase violemment contre sa tempe gauche. Le coup est si violent, qu'il perd la vue durant d'interminables secondes. Ses yeux n'ont pas besoin de fonctionner pour qu'il comprenne qu'on le roue de coups. Les sbires du sergent, peut-être même le sergent lui même. Ils le frappent tous à coups de matraques. La douleur lui fait tellement serrer les dents que l'une de ses molaires se fend en deux.
"-Est-ce qu'on t'a demandé de sortir du rang? T'es pas là pour frimer, là! Tu va courir avec ces gars, tu vas souffrir avec ces gars, tu vas pleurer avec ces gars ! Si j'te revoie les abandonner en souriant comme tu viens d'le faire, j'te coupe les couilles et j'te les faits bouffer !"
Le reste de sa nuit se passe à l'infirmerie. Ils ne lui ont pas cassés de côtes, mais ce n'est pas passé loin, vraiment pas. Le sergent Instructeur note dans son carnet que "ce grand blond est à surveiller".

***
"-Droite, gauche, droite, gauche !" S'égosille au loin un sbire quelconque du sergent. Sa voix nasillarde ne parvient qu'à faiblement traverser le double vitrage de la fenêtre de l'infirmerie où Alasker se repose. Ce coup-ci, ils lui ont cassés une côte. Plusieurs en fait. La douleur est aussi vive qu'à la première minute, qu'au premier coup. Ses yeux s'emplissent de larmes à chaque respiration. Il n'ose même pas manger, par peur d'avoir à avaler. Dehors, un groupe continue de courir, lentement, paresseusement.
Son regard, d'un vert venimeux, se durcit quand il reconnaît les membres de son équipe. Qu'ils sont lents ! En sa présence, ils bougeaient bien plus, au moins. Quelques-uns ont l'air d'avoir prit une raclée aussi, mais ce n'est pas une raison. Si personne ne l'avait menotté à son lit, il serait reparti courir avec eux dans la seconde. Bande de pleurnicheuse. Et cette fillette d'Adrian qui se tient le bras droit comme s'il risquait de tomber !
Son corps se raidit sous une nouvelle vague de douleur. Alasker se retient de serrer les dents, car sa molaire brisée lui fait toujours mal. A la place, il serre les poings. Et frappe de sa main non-entravée contre le bord de son lit. Puis il attrape l'assiette de riz froid posée sur sa droite pour la dévorer en regardant avec mépris sa troupe courir.

***
"-Droite ! Gauche ! Droite ! Gauche !" Gueule Alasker, au milieu du groupe B. Les autres l'écoutent et se calquent sur son rythme. L'un d'eux le défie. Il ralentit la cadence. Le Grand Blond lui murmure quelque chose que le Sergent-Instructeur, assit à quelques mètres de là, n'entends pas. Mais le défiant reprend un rythme normal en hochant la tête.
"-Il est bon, quand il veut.
-Vous vous rendez compte qu'il vous imite?" Risque l'un de ses hommes."Qu'il emploie les termes que vous employez, uniquement pour rire dans votre dos, avec ses gars?"
Le Sergent-Instructeur secoue la tête en ricanant :
"-Et c'est pour ça qu'ils vont encore faire dix tours supplémentaires. Mais le fait qu'il soit une tête de mule n'enlève rien à son mérite. Regarde ses hommes. Aucun d'eux ne l'apprécie. Pourtant ils le suivent tous. Ca ne te rappelle personne?"
Son interlocuteur haussa les épaules en évitant le regard de son supérieur, gêné.
"-Nous vous respections, monsieur. Personne ne le respecte, lui. Ils le suivent parce qu'ils s'y croient contraints, sans raison.
-Pour l'instant, ouai.
-Monsieur?
-Le moment viendra où l'un d'entres-eux trouvera une raison. Pour ne pas le suivre. Et c'est à cet instant qu'on verra de quoi ils sont faits."

***
"-Restez pas là, à bailler aux corneilles, vous autres, allez ! Droite, gauche, droite..."
Alasker, les mains dans le dos, masse discrètement ses poings endoloris tandis que le reste de son groupe sort du dortoir pour commencer à courir. A ses pieds, un homme saigne et pleure. Cet abruti d'Adrian. Le blessé s'étouffe dans sa bave et panique depuis qu'il s'est rendu compte que son corps ne voulait manifestement plus répondre à ses instructions. Son sergent-instructeur, à genoux, aux cotés du corps, soupire :
"-Qu'est-ce que je vais faire de toi, Alasker..."
L'intéressé se passe la langue sur les dents. En réalité, il déploie beaucoup trop d'effort pour se forcer à ne pas sourire. Tout ceci est mérité. Cette saloperie d'Adrian était dans ses pattes depuis bien trop longtemps.
"-Tu te rends compte de ce que tu as fais?
-Je me suis défendu monsieur." Répond l'interrogé, d'un ton calme. "Il a porté le premier coup. J'ai riposté. Il est tombé. Qu'aurais-je dû faire?
"-Peut-être que tu aurais pu faire en sorte qu'il ne tombe pas. En ne lui cassant pas le genou droit, par exemple."
Ouh. Encore plus d'efforts nécessaire pour...ne. Pas. Esquisser. Le moindre sourire. Les brancardiers le bousculent pour installer le corps et l'emmener.
Très vite, le sergent et le Grand Blond se retrouve seuls dans le dortoir.
"-Je me suis défendu monsieur. J'ai des tém..."
Son supérieur le coupe :
"-Oui, j'imagine que tout le monde confirmera ta version, maintenant.
-Que voulez-vous dire?
-A ton avis?
-Je ne sais pas monsieur. Au moins il n'est pas mort."
Un sourire fatigué vient se placer sur le visage dur du sergent.
"-Mais dans le meilleur des cas, il pourra, peut-être, un jour, de nouveau marcher. Quelle superbe vie tu lui as réservé, fiston.
-Il a frappé le premier monsi..."
Le sergent-instructeur se contente de revisser sa casquette sur son crâne...Avant de le contourner en lui tapant sur l'épaule.
"-Je sais fiston, je sais."

***
Achille n'arrivait même pas à pleurer. La situation était trop étrange pour ça. Trop étrange et...Horrible.
"-Ils reviennent !" Hurla quelqu'un, dans son com'. Il le coupa. Les instructions d'escouades, les rapports des éclaireurs, il n'en avait plus rien à foutre, maintenant.
Au-dessus de la tranchée où la plus grande partie de son corps reposait, une nouvelle vague de comètes métalliques apparurent dans le ciel. Il hurla. Pas par peur. Ni par colère. Mais par douleur. L'infirmière était en train de resserrer le nœud du bandage autour du moignon de sa jambe droite. Elle même avait perdu deux doigts lorsqu'un obus avait éclaté près de son abri, quelques heures auparavant, vaporisant par la même occasion deux de ses collègues masculins. Elle s'appelait Emilia, et elle était l'une des trois dernières soignantes de la tranchée.
"-Serrrrez les dents."
Elle avait une drôle de façon de prononcer les "r" qui ne déplaisait pas à Achille. Son accent avait quelque chose de profondément attirant. A une autre époque, en un autre lieu, dans d'autres conditions, le soldat l'aurait sans doute noyée sous des dizaines de compliments ronflants et de mensonges honteux dans le simple but de pouvoir l'attirer dans son lit...Mais, pas maintenant. Pas ici.
A cet instant il avait envie d'être le plus honnête, le plus franc, le plus gentil possible.
Alors, en croisant le regard apeuré de celle qui s'acharnait sur les restes de sa pauvre jambe, Achille dit, sur le ton de la conversation.
"-Je vous trouve très b..."
Un obus le traversa et explosa dans ses entrailles, les vaporisant tout deux.
Debout, en-dehors de la tranchée, Alasker épaula son fusil à pompe et hurla :
"-PROCHAINE SALVE DANS HUIT SECONDES. GO, GO, GO ! CELUI QUI TREBUCHE EST DEJA MORT ! POUR CEUX QUI ONT OUBLIE COMMENT COURIR, C'EST COMME CA : DROITE, GAUCHE, DROITE, GAUCHE !"
***
"-Dr...Droa...Droite...Gau...Gauch..." Répétait inlassablement le sujet 42, malgré sa muselière, malgré les entraves d'acier à l'intérieur même de sa bouche l'empêchant de serrer les dents pour se couper la langue et s'étrangler avec. L'intégralité de son énorme torse se voyait couturé d'entailles fraiches. Les innombrables traces des "améliorations" que ses bourreaux aux airs de docteurs avaient décidés d'infiltrer dans son corps.
Garven usa de son petit doigt pour remonter lunettes tordues, tout en continuant d'écrire sur son carnet des notes illisibles pour quelqu'un d'autre que lui :
"-C'est le seul survivant?" Siffla le doc' Abigaël, assise sur la table d'opération.
"-Ouai."
La docteur releva les bords de sa jupe pour presser une cuisse dénudée contre celle du sujet 42. Elle se mordit les lèvres. Garven risqua un coup d'oeil par-dessus ses lunettes de vues et esquissa un sourire fier. La dame avait l'air d'un nourrisson tout juste extirpé du ventre de sa mère, pressée contre cette énorme bestiole.
"-Taille finale?
-Deux mètres quarante deux. L'un de mes collègues dit qu'il peut grimper jusqu'à cinquante.
-Owwwh...Et les os?
-Il va falloir les retailler. Surtout au niveau des articulations. Les os des coudes et des genoux ont traversés la peau. L'un de ses voisins est mort à cause de ça.
-La douleur?
-Non. Les cœurs sont solides. Par contre, l'humérus avait tellement gonflé qu'il en a profité pour pousser l'artère brachiale à l'extérieur du corps. Hémorragie."
Abigaël gloussa.
"-Quelle horreur.
-Dr...Droaaaat..."
Court silence.
"-Impressionnant, il arrive encore à parler?
-Oui. Il n'arrête pas. On s'y fait à la longue.
-Qui est-ce?"
Garven usa de son stylo pour marquer sa page actuelle, puis fouilla dans ses notes. Cela prit un certain temps, durant lequel Abigaël s'amusa à caresser le corps tailladé de ses longs doigts fins, aux ongles rongés.
"-Alasker...Quelque chose. D'origine française. Mère au foyer. Père bûcheron, dont il tient sans doute la carrure. Un vétéran de notre armée. Engagé à dix-huit ans. Il était volontaire pour subir ses améliorations.
-Les raisons?" Manda la docteur, tout en se couchant contre le corps entravé.
Garven fit semblant de ne pas avoir remarqué ce que sa supérieur faisait...Principalement parce qu'il ne savait pas trop ce qu'elle essayait d'accomplir.
"-Il s'ennuyait apparemment.
-Awwwwh." Ronronna l'autre."Un gros aventurier en mal de sensation forte, hein? Et il les a trouvées?
-Apparemment. Deux ans dans l'armée régulière. Intégré ensuite dans les forces spéciales. Décorations multiples. Offre de promotions, qu'il refuse à chaque fois et...Oh !"
Le silence de Garven rappela à la docteur qu'ils étaient engagés dans une conversation. Elle cessa de lécher le cou du sujet 42 pour se tourner vers le binoclard.
"-Ouiiii?
-Tendances sociopathes. Vous ne devriez pas vous approcher de sa bouche.
-Pourquoi?" Fit-elle, provocatrice, en laissant reposer son menton contre les dents de la bouche grande ouverte. "Il me mordrait?
-Hm...Non...Mais..."
Une langue noirâtre, longue comme un avant-bras humain, vint se presser contre la face du docteur. Elle sursauta lorsque la bête en-dessous d'elle se mit à émettre un inquiétant caquètement qui devait être un rire. Garven lâcha un ricanement nasillard.
"-On ne sait pas trop pourquoi sa langue à prit cette apparence et...Cette taille. Mais il aime beaucoup l'utiliser pour faire peur à mes assistants.
-Moi, elle ne me fait pas peur." Fit-elle, en entrouvrant la bouche. L'inhumain appendice vint aussitôt s'y engouffrer. Les caquètements redoublèrent d'intensité.
Garven nettoya ses lunettes sur le rebord de sa chemise.
"-Je...Je crois que je...Je crois que je vais vous laisser." Fit-il, en se dirigeant vers la sortie.
Derrière-lui, une femme ronronna :
"-Garvi?"
L'intéressé stoppa sa marche pressée sur le pas de la porte.
"-Madame?
-Ferme la porte, derrière-toi."

***

Le projet Crudelis, financé par les services secrets roumains dans la crainte d'être une nouvelle fois dépassé par les Etats-Unis, fut considéré comme un échec total. Aucun des 44 sujets volontaires n'aura survécut aux injections finales. Le directeur en charge de ce projet inhumain se dénonça lui-même, admit ses fautes et son échec en endossant pleinement ses responsabilités. On l'exécuta pour crime de guerre quelques semaines après son témoignage. L'affaire fut clôturée.


***

J'ai tué pour eux pendant...Des années. Des mois? Des semaines? Je ne sais plus trop. Je ne compte pas vraiment les jours. Ni les victimes. Toujours est-il que, bon...J'ai tué beaucoup de mondes. Mais, qu'est-ce qui s'passe, à votre avis, quand y'a plus de guerre? Qu'est-ce qu'on fait d'un fusil, quand il n'y a plus personne à descendre? Plus d'insurrectionnistes anti-paix-omniaque à calmer, ou même d'assassinat politique à maquiller en attaque terroriste ? Bah on le fout au placard.
Ils ont essayés de me foutre au placard. Un placard avec des barreaux. Et deux gardes. Pas très solides.
Les gardes, pas les barreaux.
J'ai massacré tout ceux qui avaient prit la décision de m'oublier. Ca a duré moins longtemps que ce que j'avais prévu. Mais leurs morts bâclées m'ont quand même laissés un bon souvenir. Ensuite, j'ai pris mon armure, deux ou trois flingues, et je me suis tiré.
A partir de là, je me suis rappelé ce qu'était le véritable ennuie. A chaque fois que je traversais un champ sans trou d'obus. A chaque fois que je croisais une famille non-armée, ou pire, avec un ou deux omniacs les accompagnants. De ma vie, je ne me suis jamais senti aussi triste. Inutile. Perdu.
J'ai fais dans le mercenariat. On a toujours besoin de mercenaires, après une guerre. J'ai tiré, égorgé et mordu dans à peu près tout les pays n'intéressant pas spécialement les nations unies.
Et puis, Talon m'est tombé dessus. Littéralement. Ses recruteurs m'ont trouvés alors que je finissais de foutre le feu à la maison d'une famille de petit bourges (avec lesdits bourges à l'intérieur). On a eu une conversation censée.
J'ai accepté leurs propositions. J'ai commencé à tuer pour Talon. J'ai même recommandé des connaissances à Talon !
Et, nom de dieu. De vous à moi, j'vous l'dis :
Ils sont nettement moins rasoirs que mes précédents employeurs.

***

"-Il...Il y a quelqu'un?"
Son coeur semblait battre dans ses oreilles. Il n'entendait  plus que ça. BadumBadumBadumBadum. Ca faisait dix minutes que ça n'arrêtait pas, Davis en devenait dingue. Assit, dans le noir, dans le froid, comme ça, ligoté à une chaise. Il se serait bien pissé dessus, en réalité, si son corps ne lui avait pas semblé aussi asséché. Cela faisait combien de temps qu'on ne lui avait pas donné à boire? Où est-ce qu'on l'avait emmené, cette fois? Et qu'est-ce qu'ils voulaient, maintenant?
Des bruits de pas. Lourds.
La lumière jaillit d'un plafond que ses yeux embués de larmes ne parvinrent pas à reconnaître. Une nouvelle salle, hein? Ca ressemblait à une sorte...D'entrepôt?
Ouai, un entrepôt plein de pourritures sur les murs. Des taches d'huiles un peu partout au sol et...Lui, au milieu.
En face, quelque chose de gros le regardait en respirant comme un animal.
"-Ouai."
Le "quelque chose de gros" s'approcha d'un pas, en trainant derrière-lui une chaise et un sac. C'était humain. Plus ou moins. Plutôt un golem de fer rouillé, bourré d'entailles, sans visage si ce n'était un espèce de casque lisse, à la visière réfléchissante, sur lequel on avait gravé un crâne souriant. La lèvre inférieure de Davis se mit à trembler comme une feuille.
"-J'ai...J'ai tout dis, monsieur..."
Ledit Monsieur s'installa sur sa chaise. Le dossier devant lui. Une jambe de chaque coté. Le bois de la chaise craqua sous son poids, mais tint miraculeusement bon. Une voix monocorde s'extirpa en sifflant de son vocalisateur :
"-"Monsieur"? T'essaies de m'attendrir, fiston?"
La voix le glaça, mais il tint bon.
"-Pourrais-je y parvenir?"
La réponse vint après un court ricanement de la part de son hôte.
"-A ton avis?" Grinça le golem de métal, en écartant ses énormes bras.
Court silence. Sa lèvre inférieure se remit à trembler.
"-Non."
Alasker pouffa en se relevant de sa chaise. Puis il mit un genou à terre pour ouvrir le sac, par terre.
"-T'es plutôt perspicace fiston. Bon, alors, d'après toi, toujours: Pourquoi. Je. Suis. Là."
Nouveau silence.
Le golem de métal extirpa du sac ce qui semblait être une longue poignée.
"-Je...Je ne sais pas...Mon...Monsieur. Je...Je...Je...
-Tutu? Tu fais de la danse classique?" Hasarda l'autre, occupé à remplir le réservoir de la chose qu'il tenait, quoique ce fût.
"-J'ai tout dis, monsieur, tout !"
Alasker se redressa de toute sa taille, puis activa la tronçonneuse dans ses bras.
"-Encore exact, fiston. Tu as tout dit !"
La lame vrombissante s'approcha du visage terrifié de Davis, qui se mit à hurler aussi fort que le moteur face à lui.
"-Et visiblement, c'que t'as dis n'a vraiment pas plu aux patrons."







►Pseudo :
On va dire "Sorince" tiens. J'en ai beaucoup trop, sinon.
►Comment avez-vous connu le forum ?
Quelqu'un ici m'en a parlé, mais j'dirais pas qui !
►Une remarque ? Suis désolé si y'a des fautes dégueulasses dans ce tas de gribouillis. J'ai jamais été fan de la relecture, héhé.
►Avez-vous un double compte ? Ouai. Mais pas sur ce forum (pas encore).




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Claire de Normandie
Recrue
Dim 11 Mar - 12:51

Hérétique !

Va chercher une masse d'absolution !

Hormis cela, bienvenue ! J'ai pas encore lu entièrement ta fiche, mais on dirait que l'on a affaire a un gros boucher ! Pourquoi il a pas une armure de Night Lords ?

Fui loin !




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Invité
Invité
Dim 11 Mar - 13:32



Droite, gauche, droite, gauche

Bienvenue Alasker ! Sache que je suis ravie de te compter parmi les membres de ce forum et en particulier parmi mes collègues du Talon.

Comme tu le sais déjà, j'ai A-D-O-R-E ta fiche ! Elle est juste géniale et c'est probablement l'une des fiches les plus plaisantes qui m'a été donnée de lire dans toute ma carrière d'admin sur tout forums confondus. Ton personnage est très prometteur et je n'ai envie que d'une chose : Le rencontrer en RP. Ta plume est très agréable, tes écrits sont dynamiques et on ne s'ennuie à aucun instant !


Tu es validé, évidemment.  









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Overwatch : The Recall-