You're poison running through my veins [ PV Ana ]

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Fatale
Un tir, un mort
Sam 13 Jan - 15:55


You're poison running through my veins

Fatale courrait aussi vite qu’elle ne pouvait. L’air sec, chaud et la poussière que faisait le sable aurait pu la ralentir, mais son corps génétiquement modifié lui permettait de se mouvoir sans être  en difficulté face à l’environnement aride. Les rues de Caire étaient pratiquement déserte à cette heure, offrant la possibilité à Fatale d’agir comme bon lui semblait sans être gêné par une foule. Pourtant … Quelqu’un avait été avertie de sa venue dans la capitale Égyptienne et n’était absolument pas content de la voir gambader dans les souks. Elle n’avait pourtant pas fait de grabuge, elle était même restée discrète. Donc comment cette personne savait qu’elle se trouvait ici et surtout … Que lui voulait-elle ? Probablement encore un de ces imbéciles, assoiffé de vengeance, parce qu’il avait perdu, une mère, une soeur, une femme, à cause du Talon… Peut-être bien même à cause de la Veuve. Voilà bien longtemps qu’elle ne se souciait plus du nombres de victimes qu’elle avait pu faire, qu’elle ne se souvenait ni de leur nom, ni de leur visage. Ils n’étaient que des dommages collatéraux et des maux nécessaire pour qu’elle puisse atteindre ses objectifs.

Toutefois, elle devait l’avouer que pour une fois, son poursuiveur était plus coriace que la plupart de ses adversaires qu’elle avait déjà rencontré. Il était rapide et semblait pouvoir prédire les mouvements de la Sniper, ce qui avait le don de la mettre en difficulté. Elle baissait sa visière de reconnaissance sur son visage, et se mit à l’abri derrière un bâtiment.  Son dos reposait contre le mur alors qu’elle chargeait son arme. Sa respiration était lente, son esprit était concentré son adversaire invisible.

*Où tu te caches …?*

Elle tentait jetait un regard dans la ruelle, tentant de repérer la signature thermique de son adversaire, sans succès. Ce n’est que lorsqu’un bruit, derrière elle, attira son attention qu’elle se retourna. Devant ses yeux, une silhouette prit forme, d’abord le canon d’une arme braquée vers elle, ensuite, un bras, une épaule, un torse et un visage partiellement dissimulé. Seuls des yeux étaient visibles. Deux iris, d’un vert perçant observait Fatale, qui était restée immobile, menacée par le canon de l’arme pointée vers elle. Les deux émeraudes qui l’observaient étaient noyés dans des torrents de larmes et leur éclat était gâché par quelques bribes écarlates, conséquences d’une tristesse abondante. La main de la personne tremblait, son corps était secoué de multiples sanglots alors qu’une voix s'élevait.

“Pourquoi … ? Pourquoi tu l’as tuée …?”

De qui parlait-elle ? La Veuve Noire n’en avait aucune idée. Et ce n’est qu’un rire arrogant qui s’échappait d’entre ses lèvres bleutés. Le spectacle qui se déroulait face à elle était des plus pathétique… Presque même navrant. Au vu de la voix fluette, elle faisait face à une femme, qui ne devait même pas avoir la trentaine. Mais son apparence, du moins, le peu qu’elle en voyait, ou même sa voix, ne disait absolument rien à la Française.

“Je ne vois pas de qui tu parles …”

“Léah ! Pourquoi tu as tué Léah ?! Qu’est-ce qu’elle t’avait fait pour que tu la tue de sang froid comme ça ?! Réponds moi! ”

La rage se mêlait à la peine que cette femme ressentait. Des sentiments que Fatale n’était plus en mesure de comprendre ni même de ressentir désormais. Du moins, c’est ce qu’elle espérait.

“Léah …?”

Elle ne connaissait aucune Léah. Cette femme pensait que la Sniper avait donné une quelconque importance à l’une de ses nombreuses victimes. Naïve …

“Je ne vois pas de qui tu parles … chérie.”

“Tu mens, tu mens, tu mens, tu mens !!!”

Elle en avait assez de jouer, Fatale, se mit à bouger, afin de faire un croche-pied à son adversaire, qui bien évidemment tira. La balle se figea dans l’épaule de la Sniper qui grimaçait de douleur, alors qu’elle récupérait sa propre arme et la braquait sur la jeune femme, désormais à terre. Le canon du fusil de précision se positionnait sur le front de sa victime, Alors que d’un coup de botte, elle envoyé l’arme de poing hors de portée de main de son agresseur.

“Je ne sais pas qui est cette Léah. Tu as gâché ta vie et la sienne pour rien. Mais ne t’en fais pas … Tu vas bientôt la rejoindre.”

Et elle tira. A bout portant, laissant le décor et elle-même se peindre d’un liquide rouge. Le calme revint dans les ruelles de Caire… Les insectes de nuits laissaient leurs chants s’approprier de l’ambiance si particulière de l’Egypte. Fatale soupirait, alors qu’elle s’écartait du reste de cadavre qui gisait à ses pieds.

Un bruit mécanique se fit entendre, alors que la balle, toujours nichée dans son épaule, semblait s’ouvrir. Fatale hurla, un hurlement déchirant, perçant, qui faisait échos dans les rues de la ville. Une douleur intense l’avait prise dans sa plaie, descendant jusque dans son bras, qu’elle ne semblait plus pouvoir bouger. Son arme tomba à terre, alors que sa main valide, vint se positionner sur sa plaie en un réflexe. Sa vue se brouillait, le décor devenait floue. Elle se mit à tituber, et la douleur continuait à s’intensifier. Elle percuta le mur le plus proche, et se laissait glisser le long de ce dernier tombant à genoux. Elle jetait un regard à sa blessure. La plaie et la peau aux alentours avait pris une couleur verdâtre intense, couleur qui se répandait visiblement dans les vaisseaux sanguins de la Veuve.

*Merde … Du … poi… son*

Sa respiration se faisait difficile, sa poitrine montait et descendait archaïquement, alors qu’elle sentait le vice parcourir son corps, partant du bras, pour aller se propager dans ses autres membres.
Eques, Never-Utopia.







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Lun 29 Jan - 21:03

Les jours commençaient cruellement à se ressembler. Lasse, comme à chaque fois que Jack part en à l’étranger, j’arpentais les rues à la nuit tombée. Cette fois, il était partit à la poursuite de je ne savais même plus quoi… Nous nous étions disputé… comme à chaque fois qu’il veut s’en aller guerroyer tête baissé… Guerroyer… Pourquoi j’utilisais encore ce mot là moi ? Ça me rappelais Reinhart. Mais c’était bien Jack que je choyais depuis un moment maintenant. On avait presque trouvé une sorte de routine à Anubis. Lui il partait, les choses n’aidant en rien, je ne pouvais pas toujours me permettre de le suivre.
Là, pour le coup, il n’en était même pas question. Qu’il pouvait être tête brûlé quand il s’y mettait… Enfin… C’était un grand garçon : il pouvait se sortir des emmerdes dans lesquels il se jetait tout seul. Je l'espérais fort... Et puis, j’allais l’appeler en rentrant : juste histoire de m’assurer qu’il allait bien. Revancharde, mais mas conne non plus. Jouer au silence radio pour une simple dispute, dans notre situation c’était du suicide…

Mais pour le moment, je rentrais d’une excursion. Pour me changer les idées, j’étais allé voir Fariha à son entraînement. Je ne m’étais pas montré bien sûr. Mais depuis un autre bâtiment, j’avais simplement utilisé des jumelles pour observer sa routine un peu. C’était devenue une femme forte, fière. J’étais fière d’elle. Et la fierté en avait même calmé mon bourdon ! Qu’il pouvait être con ce Jack parfois… Mais bon, c’est pour ça qu’on l’aim…   Non ! Je ne sortirais pas cette expression : que c’était niais comme pensée… Je ne faisais que mon travail, le tout en allégeant ma conscience que bien des choses travaillaient…
Fariha, Jack. Tous des gens qu’on apprécient pour leurs défauts bien plus que pour leur qualités presque !

Amusée pour toute cette ironique qui me passait par la tête, j’en laissais échapper un léger rire qui s’étouffa bien vite dans les petites ruelles du Caire que j’avais l’habitude d’emprunter. Seulement, ma bonne humeur toute relative fut rapidement coupée par un cri déchirant. Il se passait quelque chose. D’un coup en alerte, je balançait un regard à droit, à gauche, avant de chercher à identifier l’origine du bruit. Pour m’en approcher, je prenais de la hauteur. Les toits du Caire ne sont pas tous praticables facilement. Louant ma prévoyance de m’être déplacé avec un peu de matériel, je prenais plusieurs poses. J’observais souvent, avançant à pas de loup. Je regardais dans les rues avant de m’avancer à leur hauteur.
Et trouvais ainsi rapidement la source du bruit. Une jeune femme, blessée… AMELIE ?! Bloquant une seconde, j’hésitais… Elle semblait avoir enduré un coup à l’épaule. Merde ! J’avais pas mon masque… Il fallait dire, je ne pensais pas avoir besoin de cacher mon visage. Pour ce genre de balade, faire profil bas et prendre les petits chemins suffisent en général… Mais tant pis… Ajustant mon tir, je respirais un grand coup… Et puis… je me concentrais. J’oubliais… C’était Amélie… et puis merde ! Mon tir dévia rapidement de sa tête à son épaule, et mon doigt appuya sur un petit loquet au côté du fusil. Une flèche partit et alla se loger à la base de son bras. Une flèche remplie d’un liquide jaune. Au vu de son état, ce n’était pas assez pour la remettre d’aplomb. Mais cela devrait la faire tenir.
Hésitante, je soupirais. Mes muscles s’étaient déjà tendus rien qu’à l’idée de lui dire un mot. Et Jack ? Il retournerait la ville s’il savait qu’elle était là… Ou il la brûlerait... Mais pas de Jack pour l’instant… Il n’y avait que elle et moi. Avançant à pas de velours, je pris place sur le toit en face d’elle. Par chance, le toit en question était bas : le bâtiment n’avait aucun étage. Sur le chemin, ma main glissa de mon fusil, à une grenade… non. Les flèches hydroponiques étaient mieux. Si elle résistait, je pouvais toujours chercher à la capturer. Pour… on verra bien.

Penchée pour avancer sans être vue par elle, je finis tout de même par me dresser, apparaissant lentement à ses yeux, visage découvert. Et moi qui parlait de Jack… j’en prenais des risques, et pas des moindres. Mais merde. J’avais passé une trop bonne après midi pour la laisser crever dans une ruelle. J’avais juste pas le cœur à la laisser mourir.

« Amélie. Je dirais bien que ça me fait plaisir de te revoir. Mais nous savons toi comme moi que tout est plus compliqué… »

Pour autant, ma main cachée dans mon dos tenait le pistolet tranquillisant avec fermeté, et les couverts étaient légions autour -rien que me baisser me suffisait. Elle allait mas me reprendre deux fois au même jeu… Ma bonté me perdra à force… Un instant, j’hésitais même à lui tirer dans l’œil, juste pour lui prendre ce qu’elle m’avait volé. Mais non… cela aurait été puérile et stupide. Elle avait tout autant perdu que moi, si ce n’était plus…




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Fatale
Un tir, un mort
Mar 13 Fév - 1:03


You're poison running through my veins
Pas ici ... Pas maintenant… Le corps habituellement froid de Fatale prit quelques degrés, alors que pourtant, elle tremblait. Elle se sentait vaseuse et fatiguée. Terriblement fatiguée. Amélie pestait intérieurement dans un français parfait alors qu’elle posait sa tête contre le mur contre lequel elle était assise. Elle avait de la fièvre, des vertiges et ses membres refusaient de bouger.

*Quel piètre façon de mourir…*  

Elle soupirait et grimaçait alors que la balle dans sa plaie continuait à reprendre son venin dans son corps.

*Il faut que … j'enlève cette chose…*  


La Sniper ignorait totalement si elle résistera à la douleur, mais si elle voulait avoir une petite chance de survivre, il fallait qu’elle agisse. Elle serait la mâchoire et de sa main encore validé, vint chercher la petite balle nichée dans sa plaie en étouffant entre ses lèvres des cris de douleurs. Finalement du bout des doigts, elle arrivait à attraper la petite pièce métallique qu'elle jetait férocement dans un soupire de soulagement. Mais le sang coulait. Le venin avait déjà fait son chemin dans le corps de Fatale qui peinait à lutter pour rester réveiller.

Elle ne savait plus trop où elle se trouvait. Ni même ce qui l'entourait. Ainsi, elle ne vit pas Ana se rapprocher d’elle. Ni même le canon de son fusil pointé vers elle. L’agent du Talon semblait bien trop mal en point pour pouvoir continuer à combattre ce poison… Elle allait tomber dans l’inconscience lorsqu'une seringue contenant un liquide doré se nichait dans sa plaie. Le liquide se consuma et soulageait la Sniper de sa douleur mais l'aidait aussi à rester éveillé. Amélie en était certaine. Si elle s'endormait. Plus jamais elle ne se réveillerait.

Une silhouette alors apparut dans son champs de vision. Les traits d’une personne que Fatale eut du mal à discerner et à reconnaître tant sa vision était floue. Ce n’est que lorsque la personne prit parole qu'elle pût savoir qui se dressait devant elle.

“A...na…”  

Elle, qui la traquait depuis des mois. Des années. Elle se présentait désormais devant elle, alors qu’elle était à moitié morte, assise à même le pavé, le dos contre un mur.

“Qu’est ce que… tu fais ici ?”  

Sa voix était fatiguée. Et le moindre mot semblait être un effort colossale pour elle. Elle trouva néanmoins la force de lâcher un petit rire ironique.

“Tu es là … pour me tuer c'est ça …?”  [/color]

Fatale, bien qu’elle communiquait dans un anglais parfait, gardait toujours son accent si particulier et prononcé. Même après toutes ses années. Sa voix était toujours aussi douce, mais désormais dépourvue de toute émotions. De toute chaleur. De tout sentiments. Celle qu’ils appelaient tous Amélie n’était plus… Et le moindre détail de ce qu'était devenu la jeune femme semblait confirmer cette théorie. Et pourtant…

“Vas-y Ana… Finis en ici. Maintenant. Tue moi.”

Elle levait son regard tout aussi vide sur la Sniper. Une couleur ambrée intense rendait ses yeux perçant et rajoutait de la froideur. Son visage prit les traits de l'arrogance, puisqu’un léger sourire se dessinait sur le coin de ses lèvres.

“Tu n’en es pas capable. Tu ne l’as pas été la première fois…. Et tu ne le seras jamais.”
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Lun 26 Fév - 21:28

Calme. C’était un des premiers enseignements qu’on recevait pour devenir un soldat. Après tout, la moindre crise de panique pouvait vous tuez, vous même comme vos coéquipiers, une fois en guerre. Je savais bien ça, et cet enseignement je m’efforçais de l’appliquer comme de le transmettre, jadis… Mais là, c’était dur. Elle qui m’avait déjà fait regretter une erreur -celle d’hésiter à tirer- elle apparaissait à mes yeux encore et toujours comme une amie. Amélie…
Si ma posture était ferme et nette, mon cœur battait si fort que je l’entendais se remplir et se vider en rythme. Mon souffle lui, était un peu court. A peine -on apprenait aussi à maîtriser cela à l’armée- mais juste assez pour devenir problématique en cas de poursuite par exemple… Putain je crois même que je tremblais un peu de la main qui tenait mon pistolet à fléchette… J’avais vraiment perdu en professionnalisme avec le temps…

“A...na…” 

Rien qu’à l’entendre dire mon nom, j’en tressaillais… Son timbre de voix était toujours le même. Il était toujours aussi pur qu’en ses jeunes années. Mais… mais il était vide… Pureté d’innocence était devenue purement froid et distant… Cela faisait mal au cœur… Non… Je ne l’avais pas perdu, pas encore. Après tout, elle était en vie… Elle l’était ?

“Qu’est ce que… tu fais ici ?”

Bordel était à moi de dire ça ! Elle… Pourquoi la retrouvais-je si proche de chez moi ? Elle n’était quand même pas… Merde ! Définitivement, je louais le ciel que Jack ne soit pas à la planque en ce moment. J’allais avoir des choses à régler avant son retour…

“Tu es là … pour me tuer c'est ça …? Vas-y Ana… Finis en ici. Maintenant. Tue moi. ”

Je crois que c’était ça le plus dur à entendre. Elle me pensait capable d’une telle action… Non… non, non ! Je refusais de tomber aussi bas. Abattre mes protégés. Si un protecteur se retrouve à retourner son arme contre la cible qu’il défend, son combat n’a plus de sens… Et moi je m’accrochais au reste décrépit et pourrissant du sens de tout ce que je faisais. Je n’avais plus que cela… Et c’était toujours cela, mieux que rien pour couler mes vieux jours…
Le pire dans tout cela était définitivement la froideur de sa voix. Elle avait craché cela sans la moindre sensation, pire qu’un répondeur téléphonique… Elle en devenait pire qu’un omniaque venu pour nous lire notre testament… Elle était tombée si bas… C’était inscrit dans mes veines : je devais l’aider. Il ne pouvait en être autrement…

“Tu n’en es pas capable. Tu ne l’as pas été la première fois…. Et tu ne le seras jamais.”

Vraiment ? Sa pic était bien trouvée, je m’admettais. Cela m’en fit presque crisper la mâchoire de nervosité. Et oui : une moue agacée se dessina sur mon visage l’espace de quelques secondes. Mais pas plus. Oui : elle m’avait vaincue à notre première rencontre. Je l’avais accepté. J’avais fait une erreur. Et c’était presque avec joie que je voyais qu’elle n’était pas aussi idiote que moi. Mon seul regret était qu’elle tourne son arme vers sa famille… Cela était un fait, et je ne pouvais le réparer en en faisant de même.
Je ne serais jamais capable de la tuer ? Bien sûr ! Je refusais de tomber aussi bas. J’avais déjà à ramener sur le droit chemin tant d’amis perdus qui s’étaient adonné à telle calomnie. Ils étaient les brebis, et j’étais le berger. Je devais assumer. J’avais déjà plié par le passé alors : plus jamais.

« Amélie, Amélie… Ma paauuuvre Amélie. Il est si triste de te voir avoir tant raison et tord à la fois. Je n’en serais jamais capable ? Peut être bien. Et j’en suis fier. La est ta pire erreur : il est simple de tuer, et bien plus difficile d’épargner, de protéger. Une mort se fait d’une simple balle si rapide et furtive qu’elle se termine trop vite. Mais je ne t’apprend rien non ? Épargner c’est le doute de bien des années. Protéger, c’est le combat d’une vie… »

Je baissais très légèrement le ton comme la tête, toujours en la gardant à l’œil.

« Ma vie… »

Finalement, je levais vers elle le pistolet à fléchette. Ma main était stable. Elle ne tremblait pas -ou plus. Parler, regretter, j’avais assez fait… Je devais agir. Faire la belle ou basse besogne. C’était ma croix.

« Je fais ici ce que j‘aurais du terminé depuis un moment Amélie. Ce que j’aurais du faire avant tout, tout cela. Je suis désolé de ne pas avoir été là pour toi plus tôt… Amélie »

Définitivement, je refusais de l’appeler par ce nom barbare qu’elle s’était -visiblement- donné. Fatale. Si quelque chose était fatale, ce n’était pas sa destiné. Mais celle que je m’imposais.
Je ne pouvais la laisser ici, et encore moins la laisser s’empoisonner par terre, comme une moins que rien. Aussi finis-je par décocher quelques fléchettes sur la cible immobile. Je ne pouvais la soigner avec elle qui jacassait ses âneries. On dit bien que cela forgeait la jeunesse, alors c’était plus pour moi ces conneries. Pour peu qu’elle les encaisse, elle n’allait pas tarder à s’endormir lentement. Ce n’était qu’une question de temps avant que le sommeil ne l’emporte, et non le poison.

hrp:
 




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Overwatch : The Recall-