Paris, la ville Lumière ! [PV Fatale et Pharah]

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Claire de Normandie
Recrue
Sam 6 Jan - 18:38


Contrairement a la France, l'on ne pouvait pas dire que les États-Unis avaient la culture des sorties scolaires, mais il y avait certaine occasion qui permettait pourtant d'en organiser. Puisqu'il s'agissait d'une société capitaliste basé sur la compétition permanente, la meilleure façon de faire sortir les élèves officiellement de l'établissement était encore de participer a un concours pour prouver la supériorité de l'établissement sur les autres mondiaux. Claire devait admettre qu'elle eue une certaine surprise lorsque l'on était venue vers elle pour lui demander d'être la professeure cadre pour l'événement, mais elle comprit très vite lorsqu'elle découvrit le lieu où le concours était organisé : Paris, la ville lumière et capitale de la France, son pays d'origine. Le choix du comité dirigeant la faculté tombait de ce fait sous le sens : elle connaissait parfaitement la langue, pourrait s'adresser en Français aux organisateurs et s'assurer que tout irait bien durant le voyage. Une autre surprise fut les étudiants qui, après avoir passé plusieurs épreuves, furent retenu pour ce voyage : chaque établissement avait le droit a un binôme et par une ironie du sort que la Française appréciait, elle se retrouvait avec deux élèves qui n'étaient pas issue des Amériques, a savoir une Française et une Égyptienne.

Amélie Lacroix, la Française, n'était pas la fille la plus populaire du Lycée. Elle bénéficiait d'une certaine réputation parce qu'elle faisait du mannequinat et que ses mensurations avaient tendance a faire rêver une partie des garçons de l'établissement, d'autant plus en tenant compte du fait qu'elle était Française, ce qui véhiculait pas mal de cliché aux États-Unis, Claire était bien placée pour le savoir… Mais si elle ne l'avait jamais eue dans son cours, et pour cause, une Française n'avait aucun intérêt a se rendre dans un cours de Français, elle s'était renseignée auprès de plusieurs de ses collègues et avait découvert une personnalité assez cassante, qui n'hésitait pas a enfoncer ceux qui n'étaient pas capable de suivre son rythme, ce qui expliquait sans doute pourquoi elle était venue faire ses études aux États-Unis. Elle faisait également partie de l'équipe des Cheerleaders de l'école, mais n'arrivait pas a prendre la place de la première, Lena Oxton, une anglaise pétillante, et il n'était pas très difficile de comprendre pourquoi en observant les deux… Sauf pour Amélie bien évidemment ! Mais tout ceci n'était que des informations a la volée, Claire n'était pas du genre a juger avant de pouvoir connaître vraiment quelqu'un, elle avait juste voulu anticiper certaines difficultés.

Fareeha Amari était presque l'opposée complet d'Amélie. La seconde était issue d'un milieu aisée là ou la première était la fille de militaire Égyptien décédé, qui ne roulait donc pas sur l'or et était contrainte de travailler comme mécanicienne en dehors de ses heures de cours. Si Amélie avait une certaine aisance en cours, elle était réputée pour être une élève sérieuse, là ou Fareeha, véritable surdouée, ne faisait que démontrer sans cesse son ennui profond devant un professeur dans une classe, ce qui ne l'empêchait pas d'avoir les meilleurs notes, au grand énervement de ses professeurs. Pour Claire en revanche, elle était un atout précieux, car elle pouvait permettre d'obtenir les meilleurs résultats et si le concours était réellement difficile, elle serait sans doute stimulée. Visiblement, malgré ses origines sociales, l’Égyptienne était assez douée pour avoir l'estime de la Française et cela allait aussi faciliter le travail de Claire, qui n'aurait sans doute pas besoin de travailler sur l'esprit d'équipe. Tout ce qui pouvait faciliter sa tâche avait de l'intérêt, c'était la raison pour laquelle elle avait insister pour s'occuper elle-même de l'organisation du voyage ainsi que d'une partie des frais, se contentant simplement de faire valider son programme par l'école : pas vraiment réglementaire, mais cela avait le mérite d'être efficace et comme elle avançait beaucoup de frais, personne ne lui fit de remarque…

Elle avait donc choisit d'emmener les deux jeunes femmes dans un grand hôtel de luxe, le Georges V s'il vous plaît, et de partir deux jours avant la première épreuve. Pourquoi ? Deux raisons principales : il fallait encaisser le décalage horaire en premier lieu, Claire tenait a ce que ses élèves soient au meilleur de leurs formes et une bonne nuit de sommeil suivit d'une journée de détente ne pouvait qu'être bénéfique pour cela ! En second lieu, la professeur de Français connaissait le planning des épreuves et les obligations auxquels les candidats étaient soumis et elle était certaine que Fareeha ne devait pas disposer de la garde robe nécessaire pour cela : il fallait donc faire le tour des boutiques chics de Paris afin de pouvoir lui permettre d'obtenir de quoi avoir l'air chic comme l'exigeait le standing des établissements de luxe comme les grandes facultés américaines. Dans son esprit, tout ceci était superflu, mais elle ne tenait pas a perdre son travail non plus, pas pour des vulgaires questions de vêtement… Elle payerait là aussi l'addition, elle était immensément riche et n'enseignait que par passion pour son métier, l'avantage d'être l'héritière d'une famille aisée, comme Amélie d'ailleurs qui serait sans doute plus habituée a ce genre d'ambiance, mais qui en tant que mannequin, ne devrait pas trouver déplaisant la possibilité de pouvoir faire les boutiques.

Claire avait donner rendez-vous aux deux autres filles au restaurant de l'hôtel, histoire de pouvoir quand même grignoter quelque chose avant la sortie. La nuit fut plus courte qu'elle ne l'avait imaginée, mais elle avait accordée plus de temps aux deux filles, elle voulait être prête la première. Une douche rapide, et elle choisit une tenue simple afin de pouvoir faire les boutiques. Cela lui donnait un air distinguée, un peu worker girl, sans pour autant être vulgaire ni trop « femme de la haute ». Elle fut la première a rejoindre le rez-de-chaussé afin de pouvoir se rendre au restaurant et un serveur vint naturellement lui souhaiter le bonjour en lui demandant si elle avait bien dormi. Elle répondit poliment avant de commander un croissant, attendant l'arrivée des deux filles. Elle enverrait quelqu'un aller les chercher si elles tardaient trop, mais elles pouvaient leurs accorder du temps, elle ne voulait pas paraître lourde dès la journée de détente...




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Fatale
Un tir, un mort
Jeu 8 Fév - 14:13


Paris, la ville Lumière !


Les Au revoirs furent difficile à l’aéroport, en particuliers avec son frère, qu’Amélie ne voulait quitter. Au grand désarroi de son cadet, la jeune adolescente l’avait enlacé, serré, et l’avait fait promettre de ne rien faire d’idiot en son absence… En sa qualité de grande soeur, dans le privée, Amélie se trouvait être très protectrice envers Gabriel, même si ce dernier n’appréciait finalement que peu le rapprochement entre eux deux. Mais l’aînée de la famille Delacroix ne semblait pas s’en soucier. Elle avait besoin de ce contact … Et de ce lien, qu’elle savait pourtant fragile avec son frère.

Après plusieurs heures de vol, Amélie était de retour en terre patrie. Une sensation bien étrange, pour elle qui n’avait plus foulée les sols français depuis de nombreuses années. Pourtant, Paris était encore bien ancrée dans sa mémoire et c’est donc avec une grande surprise qu’elle vit leur accompagnatrice l’emmener elle et sa comparse, au George V. La raison de sa venue en France n’était pas anodine, sans grande surprise pour Amélie, elle avait été retenue pour participer à un concours qui opposait les plus grandes écoles mondiales. Une aubaine pour elle, qui adorait montrer à tous, ses valeurs et ses talents … Elle ne fut non plus pas surprise lorsqu’on lui annonçait que celle qui l’accompagnait était sa grande amie, Fareeha. Si cette dernière avait tendance à se sous-estimer, Amélie, elle, avait vu toute l’étendu des talents de l’Egyptienne et c’est bien pour cela qu’elle avait une certaine place dans l’estime de la française. Les deux jeunes filles était accompagnée d’un professeur qu’Amélie ne connaissait que de nom et de visu. Le Professeur de Normandie, avec qui elle partageait, la même nationalité.

Pour son plus grand bonheur, Amélie partageait une suite avec son amie. A leur arrivée, la française était excitée comme une puce, lorsqu’elle découvrit la suite dans laquelle, elles allaient loger durant ces quelques jours. Pour couronner le tout, le professeur avait sa propre chambre, laissant les deux jeunes gens, vivre leur vie tranquillement durant leur temps libre. Avez-vous déjà vu un enfant à Disneyland ? Et bien, Fareeha a du avoir plus ou moins la même vision, lorsqu’Amélie était entrée dans leurs appartements luxueux. Jusqu’ici, mise à part le professeur Moreau avec qui elle entretenait un lien … particulier, la lycéenne n’avait jamais vraiment apprécier un professeur, mais Madame de Normandie augmentait clairement dans son estime.



“Je prends cette chambre tu m’en veux pas ?”


La plus grande, la plus luxueuse … Evidemment. Amélie savait que Fareeha était loin de porter attention à ce genre de chose, tant qu’elle avait un toit et un lit où se reposer. Parfois … Elle l’exaspérait, mais, Amélie avait appris à prévoir certaines choses avec son amie pour éviter qu’elle soit … dans l’embarras.



La nuit fut courte et Amélie n’aurait pas craché sur une heure de sommeil en plus. Elle grognait presque lorsque son téléphone émit la dernière musique à la mode, venue d’un certain DJ brésilien. Les cheveux en pagaille, vêtue d’une nuisette de soie, la française se levait en s’étirant comme un félin, non sans dissimuler un bâillement derrière sa main.  Elle ouvrit ses rideaux, laissant apparaître une magnifique vue sur les toits de Paris. Un sourire au lèvre, la bonne humeur s’emparait de l’esprit de la française, qui toute guillerette, se précipitait sur sa douche.

Elle laissait glisser le long de son corps, le tissu, le laissant caresser sa peau, avant de s’engouffrer dans la douche à l’italienne. L’eau tempérée venait marteler sa peau, alors qu’elle lâchait un soupire de bien-être. Elle laissait le liquide aqueux et blanchâtre couler sur son corps, épouser ses formes, alors que flottait dans l’air, un délicat parfum de florales. Ses mains déposaient répandait la mousse, tandis qu’elle fredonnait une mélodie, signe de son humeur plus que joviale de cette matinée. Elle profitait de cet instant, pour se ressourcer, penser au concours mais surtout à la journée qu’elle allait passer aux côtés de Fareeha et de son professeur, dont elle avait hâte de faire plus ample connaissance. Elle était impatiente …

Sa toilette finie, uniquement vêtue d’une serviette de bain qu’elle avait enrouler autour de sa poitrine, elle se dirigeait vers les parties communes ou elle avait laissé sa deuxième valise la veille. Car même si elles n’étaient parties que pour quelques jours, Amélie avait emmené avec elle une bonne partie de sa garde de robe. Elle jetait un coup d’oeil à la porte de la chambre de Fareeha, qui était restée close, probablement qu’elle était sous la douche, encore …



“Fareeha ! Dépêche toi, on doit être en bas dans une demi heure !”

Elle s’éclipsait à nouveau dans ses quartiers pour continuer à s’apprêter. D’abord s’habiller. Elle opta pour une jupe noire, courte mais classieuse, et une blouse bleu marine. Elle attachait ses cheveux en queue de cheval et agrémentait sa tenue de boucle d’oreilles en argent. Une fois prête, elle enfilait des botillons et revenait dans les parties communes, s’attendant à voir, Fareeha … Ou pas.



“... Qu’est ce qu’elle fiche encore ?”

Voyant qu’elles devaient rejoindre le professeur dans moins de cinq minutes, Amélie allait frapper à la porte de son amie, mais ne reçut aucune réponse de sa part. Elle soupira … Et finir par rentrer. En Enfer. L’endroit était plongé dans le noir complet, seule la lumière du jour, venant du salon éclairait ce spectable macabre. Fareeha était allongée, vêtue d’un simple t-shirt à l’effigie d’une vieille saga cinématographique, un casque, dont la musique raisonnait encore à un volume ahurissant, tombait sur son nez et des lunettes cachait ses yeux pour une raison mystérieuse…


“Tu … n’es … pas … sérieuse ?!”

Une odeur peu … ragoutante flottait dans l’air. Amélie serrait la mâchoire et d’un pas décidé, se dirigeait vers la fenêtre, tirant les rideaux d’un coup sec et ouvrit la fenêtre, laissant un air pur envahir la pièce.  Elle retournait vers sa propre valise, dans laquelle, elle avait apporté, pour Fareeha, en cas de crise, des vêtements décents. Claquant ses talons sur le vieux parquet, elle revient quelques secondes après dans la chambre de son amie toujours avachie et dont son irruption ne semble même pas avoir dérangé et lui jetait les vêtements au visage, a savoir, un pantalon en toile noir et une chemise blanche. Simple, mais classe. Amélie savait qu’elle n’aurait jamais son amie en robe.


“Lève toi espèce de marmotte dévergondée ! Et habille toi ! Avant que le professeur ne monte et te voit dans cet état!”
Eques, Never-Utopia.







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 ►Véritable nom :
Fareeha Amari


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Pharah
Isis, Guardian of Egypt
Lun 5 Mar - 22:54

Qu’est ce que je faisais ici ? Je ne pouvais m’empêcher de me le demander alors que je n’arrivais pas à trouver le sommeil pour une raison qui m’était inconnue. Bien qu’étant particulièrement fatiguée, notamment à cause du décalage horaire mais aussi de ma nuit blanche précédente, je ne trouvais nullement le moyen de fermer l’œil ce qui me contrariait quelque peu. J’avais beau essayé toutes les positions possibles dans ce lit qui aurait pu facilement accueillir deux personnes de plus et qui n’était pas assez dur à mon gout. Hélas, pour ne rien arranger, je n’arrêtais pas de jeter un coup d’œil au réveil situé à coté de moi, ce qui était tout sauf une bonne idée. En effet, alors que j’avais le sentiment que des demies heures si ce fut des heures s’étaient écoulées, cet objet me démontrait l’étendue de mon erreur et à quel point le temps pouvait parfois être très relatif... Pour certaines personnes, en cet instant, il s’écoulait très rapidement sans qu’il n’en est conscience, alors que dans mon cas, j’avais l’impression qu’entre chaque seconde, des siècles s’écoulaient. Or, s’il y avait bien une chose dont j’avais horreur en ce bas-monde, il s’agissait sans nul doute de ce facteur imperturbable qu’était le temps et dont la course pouvait me paraitre interminable pour des raisons qui m’étaient propres et qui étaient dues à mon intellect...

Aussi, n’arrivant guère à fermer l’œil et ne pouvant guère me permettre de sortir dehors, j’étais condamnée à trouver un moyen de m’occuper ce qui n’allait pas être une mince affaire. Bien que j’avais pensé à entreposé dans ma valise quelques livres, je n’étais pas assez en forme pour me concentrer sur quoique ce soit... Pour cela, il m’aurait fallu du café...des litres de café. Or, pour en obtenir, il m’aurait fallu faire appel au service d’étage et par conséquent rallonger la note de notre enseignante ce que je ne pouvais me permettre... Elle était certes riches et je n’avais pas beaucoup de considération pour cela mais en aucun cas je ne désirais « profiter » de ce séjour aux dépends de ses dépenses. Cela aurait été fort méprisable de ma part. Je devais donc prendre mon mal en patience d’une manière ou d’un autre...

C’est donc tout naturellement que je me mis à penser aux évènements qui avaient conduits à ma venue dans ce pays quelque peu particulier qu’était la France. Au départ, j’avais été loin de me douter que je finirais par visiter la ville lumière à cause de ma participation à plusieurs épreuves qui n’avaient, à mes yeux, d’épreuves que le nom tant cela avait été....facile. Il est vrai que j’aurais du, probablement, m’attendre à ce que mes actes aient des conséquences mais je n’avais pas participé à ce marathon pour obtenir quoique ce soit. A vrai dire, contrairement sans doute à Amélie, j’avais décidé de participer à ce concours sur un coup de tête...ou du moins sur un défi. Etant donné, qu’il s’agissait d’examens concernant tout notre établissement, j’avais voulu, par curiosité, voir quelle place je pouvais obtenir en faisant preuve de mes talents. Autant dire qu’à la vu des résultats, la déception avait été de taille... Moi qui espérait avoir un rival digne de ce nom dans cette école...une personne à qui mesurer afin de tromper mon ennui quotidien, c’était raté. A croire que le monde entier n’était constitué que de poissons rouges !

En dépit de cette déconvenue, mon humeur s’était quelque peu améliorée lorsque j’avais appris que la seconde personne de ce classement n’était autre que ma seule et unique amie, Amélie Lacroix ! Ce fut d’ailleurs elle qui m’informa des tenants et aboutissants de ces examens. Au vu de ma personnalité, elle s’était, en effet, doutée que je ne m’étais pas informée sur le sujet et que, comme à mon habitude, je n’avais fait que ce qui me chantais... Ainsi, quand elle m’apprit que j’allais devoir l’accompagner pour un voyage à Paris au cours duquel nous allions devoir concourir face à d’autres écoles ce qui n’était pas pour me déplaire, bien au contraire ! Peut-être allais-je enfin rencontrer, pour une fois dans ma vie, une personne qui saurait m’égaler ! En revanche, mon enthousiasme avait vite fait de prendre un coup quand je sus que mon chien n’allait pas pouvoir m’accompagner et que nous allions devoir accomplir de nombreux préparatif afin de nous rendre en France...

Il était indéniable que si j’avais été seule, j’aurais probablement été dans l’incapacité de réussir à remplir toutes ces formalités tant elles avaient le don de me frustrer par leur redondance et leur futilité. Si Amélie n’avait pas été là pour m’aider, ma lassitude aurait eu tôt fait de prendre le dessus et de me rendre particulièrement invivable... Ainsi, pendant qu’elle m’aidait du mieux qu’elle le pouvait, j’avais pris soin de mon coté de trouver un foyer temporaire pour mon chien, même si je ne le faisais pas par gaieté de cœur et avais pris soin de préparer ma valise avec de l’avance. Contrairement à mon amie, ma garde robe n’était pas tellement remplie, aussi la faire ne me prit guère de temps. A vrai dire, je mis bien plus de temps à faire mon choix sur les livres qui m’accompagneraient durant ce voyage et qui apaiseraient mon ennui. Je pris également soin de prendre avec moi énormément de patch anti-tabac car de ce que m’avait dit une certaine frenchie de nombreux endroits publics en France étaient non fumeurs... Aussi, me fallait-il un moyen de pouvoir absorber de la Nicotine en toute tranquillité...quitte à devoir recouvrir mes bras de patch...ce que je fis d’ailleurs le jour du départ.

Ce fut d’ailleurs durant cette fameuse journée que je sus qui allait être notre accompagnatrice. Amélie me l’avait certes répétée de nombreuses fois mais n’ayant guère la mémoire des noms et ne prenant guère soin de mémoriser les informations que je jugeais secondaires voire inintéressantes, je l’avais totalement oubliée ! Bien que prenant connaissance de l’identité de l’enseignante en charge de ce voyage, le choix de l’établissement ne me surprit guère. En effet, Claire de Normandie était sans doute la candidate la plus appropriée pour un voyage en France, de par sa nationalité et ses compétences. Avec une telle personne, nous étions sûre de ne pas nous perdre ni de rencontrer des problèmes notamment vis à vis de ce que l’on connaissait sous le nom d’administration française.

Toutefois, bien que sa présence à nos côtés semblait être tout à fait justifiée, je ne savais trop quoi en penser. Il est vrai qu’il m’arrivait, quand je le voulais bien, de suivre ses cours mais Claire demeurait une sorte de mystère à mes yeux. Il était évident qu’elle prenait plaisir à enseigner tout comme elle savait se montrer particulièrement stricte notamment à mon égard quand mon comportement n’était pas, selon elle, adapté.  Toutefois, ces informations ne m’étaient d’aucune utilité tant elles ne représentaient qu’une facette de sa personnalité. J’étais, comme de nombreuses personnes, au courant des rumeurs qui couraient à son sujet mais je n’en avais cure pour le simple motif que je savais pertinemment que parfois ces dernières n’avaient aucun fondement tangible. Aussi, l’observer et tenter de la comprendre, surtout dans un environnement aussi différent pouvait être un moyen de pallier mon ennui.

Pour ce qui était d’Amélie, j’étais plus que ravie qu’elle m’accompagnât. Il s’agissait de ma seule et unique amie et par extension de la seule qui me comprenait et qui parvenait, parfois à me gérer un tant soi peu quand pour une raison ou pour une autre je me mettais à agir de manière irréfléchie. Dans le fond, par bien des aspects, notre relation s’apparentait par instant à celle d’un enfant envers l’un de ses parents. De nous deux, elle était clairement la plus responsable ! C’était aussi la seule personne en qui je pouvais avoir toute confiance et avec qui j’arrivais le plus facilement à communiquer. Du fait qu’elle avait, sans doute cerné ma personnalité, elle ne se sentait jamais offensée par mes mots ou bien par mes actes et bien souvent, elle avait été là pour m’empêcher d’avoir des ennuis à cause de mon comportement. Même si je savais me débrouiller, mon rapport aux autres était plus que catastrophique. Qui plus est, même si j’étais douée dans certains domaines, je savais pertinemment que j’étais une handicapée sentimental et que par conséquent je froissais souvent les gens, que je le voulusse ou non... En outre, si je mettais de coté tout cela, Amélie était vraisemblablement la seule personne de notre établissement que je trouvais digne d’intérêt. Je pouvais tenir une conversation avec elle sans que cela ne m’ennuie et la française semblait particulièrement s’amuser parfois de mon caractère ô combien spécial. Peut-être trouvait-elle même certaines de mes facultés, qui pour moi n’étaient rien d’autres qu’un fléau, amusantes et stupéfiantes ? Je n’aurais su le dire.

Nous dûmes, comme cela fut convenu, prendre l’avion en direction de pari et autant dire que le voyage fut quelque peu difficile à supporter. En effet, n’ayant guère pu être assise à coté de mon amie ou même de notre enseignante, j’avais du, dans un premier temps, supporter les jérémiades d’une femme, à mes côtés, qui craignaient que sa poitrine ne finît par éclater. Il était vrai que celle-ci était particulièrement disproportionnée mais delà à accorder du crédit à une rumeur qui reposait sur du vent... Ainsi, au bout d’un certain temps au bout duquel la musique de mon casque ne parvenait plus à m’apaiser, je n’avais pu m’empêcher d’entamer un plaidoyer à son encontre  afin de bien lui signifier la futilité de sa personne mais aussi l’inexistence de son intellect.... Bien évidemment, elle le prit très mal mais eu le mérite de soulager mes nerfs ainsi que ma frustration. Qu’une personne pût se plaindre du trajet, je pouvais aisément le concevoir mais de là à avoir peur pour ses seins...que ladite personne avait très certainement du se faire poser pour satisfaire son amant ou pour combler un quelconque complexe...cela me dépassait... Aussi après cet incident et une fois que la personne fut partie trouvée une personne bien plus « polie et respectueuse », je pus souffler et tenter de discipliner mon esprit qui, une fois de plus, avait fait des siennes...

Fort heureusement, la seconde moitié dudit voyage se passa beaucoup mieux. A vrai dire, sa conclusion fut même inespérée. Etant passionnée d’aviation et désirant pouvoir, dans un proche avenir, survoler les cieux, j’avais demandé, poliment, à l’une de nos hôtesses, si en dépit des mesures de sécurités, il était possible néanmoins de pouvoir visiter le poste de pilotage ainsi que d’assister, pourquoi pas, à l’atterrissage de l’appareil. A ma plus grande surprise, alors que je m’attendais à un refus, cette demande fut acceptée et je pus longuement converser, avec les pilotes qui eurent tôt fait de constater ma fascination pour leur profession et de m’enseigner ce qu’ils pouvaient. Je passais donc un moment magique dont l’apogée et le dénouement ironiquement, furent le moment de l’atterrissage... Cette opportunité d’avoir pu me rapprocher de l’un de mes rêves eut le don de me mettre de bonne humeur !

Ce fut donc sur ces entrefaites, après avoir remercier les personnes ayant permis cela, que je rejoignais Amélie et Claire et que nous partîmes chercher nos bagages pour rejoindre notre hôtel qui n’était ni plus ni moins que le Georges V ce qui eut le don de me faire hausser un sourcil. Bien que je n’eusse guère des gouts de luxe contrairement à mon amie, je dus reconnaitre être quelque peu surprise que notre enseignante ait choisi de nous faire loger dans un tel endroit qui dépassait très largement mes maigres moyens. Sur le coup, je ne pus même m’empêcher de tiquer... Il était clair au vu de choix de l’établissement, que notre enseignante avait choisi d’assumer tous les frais du voyage. Jamais au grand jamais, notre école ne nous aurait envoyé dans un endroit pareil et bien qu’Amélie aurait pu très certainement loger dans un hôtel de cet acabit, ce n’était certainement pas mon cas. Or, pour le coup cela me gênait. Je n’avais pas honte d’être aussi pauvre, loin de là. En revanche, être aussi dépendante envers deux autres personnes me déplaisaient. J’avais le sentiment d’avoir une dette envers elles...une dette qu’il me faudrait régler d’une manière ou d’une autre même si j’ignorais encore comment malheureusement.

Sur le moment, je n’avais rien dit mais je n’en avais pas pensé moins jusqu’à ce qu’Amélie et moi puissions rejoindre notre chambre ou devrais-je plutôt dire notre suite. Notre environnement eut, pour ma plus grande surprise, le don de faire sauter de joie Amélie à tel point que l’on aurait pu croire que c’était Noël avant l’heure. Une telle réaction était pour le moins disproportionnée à mes yeux mais je ne disais rien. Après tout, j’avais moi-même été émerveillée quelques heures auparavant à bord de notre avion. Nous avions chacun des centres d’intérêt différent et il m’était impossible de la juger pour cela....ni ne la comprendre tant je n’arrivais pas à concevoir l’importance que les gens accordaient au luxe. Aussi quand mon amie m’avait demandé si elle pouvait prendre la chambre la plus luxueuse, je m’étais contentée de hausser les épaules. Cela n’avait pas beaucoup d’importance à mes yeux tant que j’avais un toit et un lit, cela me convenait amplement. Le reste était superflu. Ce fut sur ces entrefaites que nous nous quittâmes pour aller nous coucher.

Soupirant, je m’administrais une gifle mentale pour repenser à ma situation présente... Et dire que j’étais venue ici sur un simple défi. Cela en était presque risible quand on y repensait. J’étais embarquée dans une drôle d’aventure mais au vu de ce qui semblait m’attendre elle semblait particulièrement prometteuse...même si pour l’instant je n’arrivais guère à dormir...et pourtant la nuit était encore jeune...du moins à mes yeux du fait que j’étais un véritable oiseau de nuit... Pourtant il allait bien falloir dormir...d’une manière ou d’une autre...du moins si je désirais être en forme pour notre rendez-vous avec l’enseignante à Amélie et à moi le lendemain à une heure que je n’avais guère retenue du fait que je savais que mon amie prendrait soin de l’enregistrer dans un coin de ma mémoire contrairement à moi... N’ayant rien à faire, je pris donc soin d’allumer mon baladeur et de mettre mon casque afin d’écouter un peu de musique et de pouvoir me détendre...et sans m’en apercevoir je m’endormis comme si de rien n’était...

Alors que j'étais enfin parvenue à m'endormir depuis ce qui me semblait être seulement 10 minutes, je fus brutalement réveillée par  une luminosité aveuglante ainsi qu’un coup de vent glacial qui me fît frissonner. Par réflexe j’essayais de m’emmitoufler dans mes draps  afin de me réchauffer...mais hélas mon mystérieux assaillant n’eut aucune pitié et m’envoya au visage des vêtements dont j’ignorais la provenance et qui eurent tôt fait de faire tomber mon casque de mes oreilles. Par ce geste, j’eus « l’agréable » surprise d’entendre mon amie m’admonester et me traiter au passage de marmotte dévergondée ce qui eut le don d’éveiller une partie de mon esprit qui trouvait fort peu appropriée cette qualification... Aussi sur le coup, je ne pus m’empêcher de maugréer ainsi que de prendre la parole :


« A quoi bon faire un voyage et arriver avec deux jours d’avance si c’est pour être réveiller dès potron-minet ? je te le demande... Un jour quelqu’un a dit que l’avenir appartenait à ceux qui se levaient tard et je suis, comme tu t’en doutes 100% d’accord avec ce dicton ! C’est à se demander qui est le plus civilisé dans ce bas-monde...»

Ouvrant un œil et voyant que mon amie fulminait, je me redressais et baillais longuement. Décidemment, parfois, elle savait se montrer particulièrement intransigeante et je savais pertinemment qu’elle ne risquait pas de me laisser me rendormir au vu du rendez-vous qui nous attendait.... et qui n’était à mes yeux qu’une simple formalité ennuyante... Toutefois, mon amie avait des principes que je ne comprenais pas mais qu’elle voulait que je suive sans discuter... Autant dire que je n’avais pas mon mot à dire dans toute cette histoire malheureusement... Aussi, je retirais mes lunettes et grattais le sommet de mon crâne tout en essayant d’arranger un peu mes cheveux afin de mieux apercevoir mon interlocutrice :

« Très bien...je me lève...je me lève...mais quel problème y aurait-il à ce que notre enseignante me voit ainsi ? Il s’agit d’une femme que je sache non ? Qu’elle me voit ainsi ou toute nue est donc sans importance...  Je doute qu’elle fasse une hémorragie nasale ou qu’elle tombe sous le charme en me voyant ainsi. De nous deux ce n’est pas moi la top-modèle ! En revanche, me qualifier de dévergondée est quelque peu inappropriée ne crois-tu pas vu mon désintérêt pour tout ce qui a attrait au sexe ma chère ? Marmotte mal léchée aurait sans doute mieux convenue! » Je la regardais d’un air narquois et entrepris de me lever « Je vous rejoindrais en bas, ne t’inquiète pas...le temps juste de prendre une douche bien méritée...ce n’est pas comme si à l’instar d’une certaine personne ici présente, j’avais pu dormir ma chère petit araignée tyrannique...  Aussi, en guise de punition pour ce réveil quelque peu mouvementée qui n’aurait rien eu à envier aux manières d’un barbare Goth, je te demanderais de bien vouloir justifier mon absence auprès du saumon sur pattes que nous sert d'enseignant! »

Me saisissant de mon baladeur, je lui souriais une nouvelle fois d’un air narquois et lui faisais signe avec la main que tout ceci dans le fond m’importait assez peu à mes yeux et qu’il n’y avait pas matière à converser plus longtemps. Le principal demeurait que nous fûmes à Paris et que nous participâmes à ce concours...le reste en revanche pouvait attendre. Ce fut donc sur ces entrefaites qu’après m’être déshabillée et avoir laisser mes vêtements au sol comme si de rien n’était, je pris une douche tout en prenant soin de mettre un peu de musique histoire de me changer les idées mais également afin de me réveiller ou devrais-je plutôt dire de me concentrer... Après tout, ce n’était pas comme si je n’avais pas véritablement dormi depuis sans doute plus de 48 heures. J’étais dans un état vaseux et Amélie avait du probablement s’en rendre compte lorsque j’avais retiré mes lunettes... Il fallait que je remédie à toute cette situation d’une manière ou d’une autre étant donné le fait que la journée ne faisait que commencer pour mon plus grand malheur... En dépit de cela, une petite partie de mon être espérait que nous finirions par visiter certains monuments de la capitale parisienne...notamment le musée de l’armée.

Spoiler:
 

Laissant couler l’eau recouvrir mon corps, je ne pus m’empêcher de pousser un soupir de soulagement tant cela me faisait du bien. L’eau chaude avait toujours eu le don de me délier les muscles et par conséquent de m’apaiser au point que j’en venais à chantonner la musique que mon mp3 jouait alors que je me frottais les cheveux. Etrangement cela me mit plus ou moins de bonne humeur notamment à cause du fait que je ne pouvais m’empêcher d’associer ladite musique à la scène du film à laquelle elle avait été rattachée et qui était pour le moins...explosive et qui m’amusait tout particulièrement. Ainsi, alors que le temps s’écoulait tout comme l’eau en provenance de ma douche, je continuais de me prélasser et ce quand bien même je savais pertinemment que l’on m’attendait... Du fait que j’avais prévenu la française, que nous étions arrivées en avance en France, je n’avais pas à me presser et ce même si notre enseignante nous attendait. Mon amie devait être largement capable de lui expliquer la situation ainsi que de trouver une excuse quant-à mon absence ce qui était particulièrement pratique je devais le reconnaitre ! Avoir, auprès de soi une personne sachant faire preuve de savoir-vivre à votre place et étant en mesure de trouver des excuses pour votre comportement permettait un gain de temps fabuleux....surtout quand vous étiez comme moi à savoir incapable de respecter ce que l’on nommait le contrat social ou encore les convenances ! Il était probable que mon amie me réprimande à ce sujet mais je n’en avais cure et il devait en être de même pour elle car la française devait probablement se douter qu’il serait quasiment impossible de m’enseigner le savoir-vivre bien qu’elle espérait adoucir certains de mes traits de caractères afin de me rendre plus « vivable »...du moins c’était là ce que je supposais.

Finalement, au bout de plusieurs minutes, je sortais de la douche et entrepris de sécher mon corps et non mes cheveux, puis me dirigeais dans ma chambre afin de revêtir les vêtements que m’avait laissé Amélie à mon attention, en prenant garde néanmoins de mettre des sous-vêtements auquel cas je risquais probablement de me faire rabrouer une fois de plus par ma chère araignée sous prétexte que j’avais encore une fois oublié de mettre un soutien-gorge... Or même si la plupart des remarques ne m’atteignaient pas, je n’appréciais guère que l’on me fasse la leçon. C’était une perte de temps ce qui était purement inacceptable ! Aussi après m’être revêtis, avoir pris ma veste en cuir et mes cigarettes et enfilé des converses, je me saisis de mon baladeur ainsi que de mes lunettes de soleil que je tâchais de remettre en place pour rejoindre mes camarades d’infortune ce qui ne fut guère un problème, ayant eu largement le temps de jeter un coup d’œil au plan de l’hôtel....hôtel qui, pour ma plus grande surprise recelait quelque tapisseries qui eurent le don d’attirer mon coup d’œil du fait qu’elles représentaient, pour certaines d’entre elles, des batailles datant pour certaines de l’époque Moderne.

Si j’avais plus de temps à ma disposition, j’aurais très certainement essayé d’observer attentivement certaines de ces œuvres d’art afin d’en comprendre le sens mais hélas je n’avais pas ce luxe et me devais de continuer mon chemin ce qui m’attrista quelque peu étant donné le fait que ma curiosité avait été titillée. Ironiquement, alors que je pénétrais dans la pièce où je devais rejoindre Claire et Amélie, je remarquais la présence d’une autre tapisserie ce qui me fît sourire sur le coup. Finalement tout n’était peut être pas perdue. J’allais peut être avoir l’opportunité de rentabiliser les quelques minutes qui allaient s’offrir à moi au cours de ce petit déjeuner.

Alors que je m’approchais, je notais non sans m’en amuser qu’Amélie me faisait les gros yeux et semblait être particulièrement dépitée par le temps que j’avais mis pour ma toilette mais aussi pour mes cheveux qui, en l’état, étaient encore trempés et étaient tout sauf coiffés...ce qui était plus ou moins habituel quand on me connaissait un tant soi peu. Peut être avait-elle espérer que je me montrerais un peu plus responsable au cours de ce voyage durant lequel nous devions représenter notre établissement et au cours duquel nous devions cohabiter avec une enseignante. C’était peine perdue pour elle, hélas ! Comme j’aimais le lui répéter « l’habit de faisait pas le moine ». Les personnes qui s’arrêtaient aux apparences pour juger un tierce n’était que des abrutis. Ce n’était pas parce que l’on portait un smoking que l’on savait se servir convenablement de son cerveau... Aussi je me contentais de hausser les épaules afin de lui signifier alors que je m’apprêtais à m’asseoir que je m’en fichais. Claire, pour sa part en revanche, semblait amusée par cette situation à tel point que j’en venais à me demander si ma conduite ne lui évoquait pas ses propres écarts de jeunesse. Si tel était le cas, voilà qui remettait en perspective la figure d’autorité que je lui connaissais... Peut être allions nous avoir droit à quelques confidences à son sujet ce qui me permettrait de mieux la cerner et de la juger, chose que je n’avais jamais pu véritablement faire jusqu’à présent du fait que je ne la côtoyais qu’assez peu en tant qu’élève.

Pendant que je m’asseyais, je décidais de prendre la parole dans un français non dénué d’accent afin de faire un effort. Après tout nous étions en France et les deux personnages que j’avais en face moi étaient natives de ce pays. Il aurait été fort peu logique, pour moi, de m’exprimer en anglais même si j’étais sans doute bien plus à l’aise avec cette langue qu’avec la langue de Molière qui avait parfois bien trop de règles grammaticales.


« Bonjour Madame... Veuillez excuser mon absence inopinée mais  j’avoue avoir rencontré quelques imprévus de taille dont Amélie vous a sans doute fait part. »

Faisant comme si de rien n’était, je prenais place sans ajouter un mot et commandais en guise de petit déjeuner une simple et unique tasse de thé. Même si je n’avais pas mangé la veille, je n’avais pas très faim et n’était guère décidée à perdre du temps à m’alimenter et ce même si Amélie allait probablement me faire la leçon quant-au fait que j’avais une alimentation particulièrement déséquilibrée. Je voulais que l’on entre dans le vif du sujet sans plus attendre. Après tout, nous étions à Paris et nous étions en avance ! Même si cela paraissait logique que nous repérions le lieu des épreuves, nous n’allions pas faire que ça ! Cela aurait été profondément idiot de notre part. Aussi, après avoir porté à mes lèvres le thé particulièrement exquis que l’on venait de me servir, je repris la parole.

« Quelle est la suite du programme pour cette journée qui s’annonce ? Une visite de la ville et de ses musées ? Ou bien allons nous tout simplement nous détendre afin de récupérer du décalage horaire ? Cela titille quelque peu ma curiosité... »

Un autre point me tracassait et était d’ordre plus secondaire même si la raison dudit point m’intriguait au plus haut point depuis que nous étions arrivé à Paris. Normalement une telle question n’aurait pas du être posé, mais il était souvent dans ma nature de mettre les pieds dans le plat. J’avais horreur de tourner autour du pot. Aussi, je comptais bien l’aborder même si Amélie risquait peut être de ne pas apprécier une question aussi saugrenue et aussi...indélicate étant donné que je laissais libre court à ma curiosité et qu’en l’occurrence je me mêlais de ce qui ne me concernait pas.

« J’aimerais également vous poser une question Madame. Pourquoi avoir choisi le Georges V comme hôtel ? Il parait évident que notre établissement n’est pas à l’origine du choix de ce lieu et que vous seule en êtes la responsable. Aussi prestigieux soit cet hôtel, je n’arrive pas à concevoir ou à entrapercevoir les raisons qui vous ont poussé à le réserver. Après tout tant que nous avions un toit au dessus de nos têtes et un lit, n’importe quelle auberge aurait pu très certainement faire l’affaire...du moins à mes yeux. »

Bien que je ne pouvais nier la splendeur de cet endroit ainsi que sa richesse, je ne me sentais qu’assez peu concerné par son confort ou son luxe car cela ne m’intéressait pas ou peu. Aussi que l’on vienne séjourner dans un hôtel prestigieux me semblait quelque peu curieux mais aussi assez inutile pour des raisons évidentes que mes deux interlocutrices ne devaient sans doute pas partager du fait qu’il s’agissait sans doute pour elles d’un environnement normal si ce n’est familier du fait de leurs origines social ce qui n’était pas du tout mon cas. A vrai dire je n’aimais qu’assez peu ce genre d’endroit car je trouvais qu’ils étaient synonyme de décadence et qu’ils poussaient justement les gens à se complaire dans le luxe sans chercher à faire quelque chose de leur existence... Pire encore, ils encourageaient le vice... mais je tenais pas plus que ça à épiloguer sur le sujet.

« Pendant que j’y pense encore, merci Amélie pour avoir eu la délicate attention de me préparer mes vêtements en me les envoyant au visage dès potron-minet !  Ton service de chambre laisse vraiment à désirer, ma petite araignée... Je dois m’attendre à quoi demain ? A un obus dans ma chambre ou à la visite d'une escort peut être pour m'apprendre la décence ? »




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Claire de Normandie
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Mar 13 Mar - 16:15

« Elle m'en a parler en effet. Mais ce n'est pas un problème, il faut bien que jeunesse se fasse après tout ! »

Claire choisit de prendre cela avec décontraction plutôt qu'autorité, parce qu'elle avait elle-même connu une folle jeunesse et qu'elle savait bien qu'il était impossible d'être parfait en permanence. De plus, elles disposaient d'assez de temps pour se permettre d'abandonner quelques minutes a du relâchement. Toutefois, elle se doutait bien que maintenant que les deux étudiantes étaient en sa compagnie, elle allait devoir entrer dans le vif du sujet sur ses plans pour la journée. Claire avait plusieurs idées en tête, mais également des obligations a remplir et elle préférait donc faire tout cela dès aujourd'hui afin de pouvoir rester concentrer sur la préparation des épreuves ensuite. Elle avait revu le règlement du concours et certaines choses lui avait paru étrange, ou plutôt heurtait son « bon sens français ». Elle se demandait encore s'il fallait respecter chaque point du règlement scrupuleusement ou si elle allait jouer avec la rédaction des règles afin de pouvoir tourner en dérision certains aspects… Laisser choisir les étudiantes seraient peut-être la meilleure solution ceci dit, peut-être seraient-elles bien moins déranger par certains aspects qu'elle ne l'était elle-même, après tout, la personnalité de chacun était très différente et si Amélie était française, ce n'était pas le cas de son amie.

Cette dernière attaqua d'ailleurs rapidement avec plusieurs questions : la première fut sur le programme de la journée : le fait qu'elle mentionne les musées et monuments de la ville montrait bien a quoi elle portait tout particulièrement intérêt, ce qui était aux yeux de Claire tout a son honneur, mais elle n'était pas certaine qu'Amélie partage cet intérêt, d'autant plus que la mannequin devait déjà avoir visiter plusieurs fois la ville lumière. A vrai dire, la question suivante fut plus surprenante : Claire ne s'attendait pas a être interroger sur son choix d'établissement comme hôtel. Visiblement, Fareeha n'appréciait pas le cadre luxueux de l'endroit et d'une certaine façon, Claire pouvait comprendre ses réserves. Mais la professeure avait plusieurs raisons pour avoir choisit cet endroit plutôt qu'un autre, même si certaines étaient plus justifiée que d'autre. Comme elle était directement concerner par cette question et que cela prouvait que l'étudiante savait faire preuve d'une certaine perspicacité, a défaut de mettre en valeur un physique pourtant avantageux, la Française sachant deviner des charmes certains derrière une tenue simple et une chevelure encore humide d'une douche sans doute prise trop rapidement, elle choisit de répondre avant tout a cette question afin qu'elle soit tranchée tout de suite, autant éviter de la laisser ignorante de ses raisons.


« Plusieurs raisons m'ont amener a choisir le Georges V plutôt qu'un autre hôtel de Paris. La plus importante est sans doute pratique : j'ai mes habitudes ici et obtenir une réservation m'est donc assez simple, et je sais que nous n'aurons aucun problème avec le personnel durant notre séjour. Au Ritz par exemple, leurs expositions de bijoux attirent trop facilement les malfaiteurs de tout bord, ici le service de sécurité est impeccable. Comme je paye cette semaine avec mes propres fonds, je peux me permettre de vous offrir le meilleur sans que l'école ne soit critiquée, mais j'ai également quelque chose a prouver : j'ai confiance dans vos capacités, et certaine délégation ont choisit des méthodes bien différente de la notre. Les Sud-Coréens par exemple se sont enfermé dans un petit hôtel sans charme pour rester 18 heures par jours dans leurs révisions, une attitude que je trouve dangereuse et contre-productive. A mon avis, vous êtes prête a affronter tout ce que les épreuves vous opposerons, c'est votre condition physique et mentale qui fera votre succès, et un établissement de luxe est bien meilleur pour se relaxer qu'une auberge de jeunesse ! »

A ses yeux, trop de pays vantaient leurs modèles d'éducation simplement basé sur le sacrifice de toute forme de vie sociale, ou même de vie tout cours, au profit des études et de l'excellence, ce qui se traduisait par un taux de suicide chez les jeunes très élevés, bien plus que dans les autres pays du monde. Claire tenait a prouver qu'en adoptant une attitude plus décontracté et en créant un esprit d'équipe, leur établissement serait capable de vaincre ses bourreaux de travail. En soit, elle exploitait ses deux étudiantes pour défendre sa vision alors qu'elle n'était même pas certaine que ses dernières adhèrent a sa propre vision des choses, mais elles auraient la possibilité de la critiquer, elle restait ouverte au dialogue. Fareeha s'adressa ensuite a Amélie pour se plaindre de son réveil ce qui laissa un rire discret s'échapper des lèvres de la professeure. Ceci dit, cette dernière retrouva contenance rapidement, si cette situation était amusante, elle ne devait pas la laisser perdurer trop longtemps. Elle choisit de profiter de sa dernière remarque afin de pouvoir reprendre la main et rebondir dessus pour exposer le programme qu'elle avait prévu pour la journée, qui serait sujet a débat, et lui permettrait également d'exposer ses critiques par rapport au règlement du concours international.

« Si c'est la décence qu'il faut t'apprendre, alors il vaut mieux éviter les escorts, ce n'est pas vraiment leurs spécialités… Mais pour revenir a ton interrogation précédente, nous avons plusieurs choses a régler aujourd'hui. En premier lieu, nous avons besoin d'une garde robe adaptée pour la semaine d'épreuve, mais également la remise de prix. Le dress code est très strict : uniforme pour les épreuves, et tenue chic pour la cérémonie de remise de prix, qui sera accompagné d'une soirée de repas avec tout le gratin de l'éducation, dont le ministre de l'éducation nationale. Pour l'uniforme, j'imagine que le règlement l'a adopté pour des raisons de pressions anglo-saxonne et asiatique, cela fait un certain temps que nous l'avons abandonner en France… Ceci dit, le règlement ne précise pas le type d'uniforme, une grande tenue de l'armée de terre cela vous intéresse ? Je connais quelqu'un qui pourrais nous avoir l'ensemble a notre taille ! Pour la soirée en revanche, pour les femmes, robes et chaussure a talon obligatoire… Ce qui signifie que nous allons devoir faire le tour des boutiques chics de la capitale pour trouver de quoi éblouir les convives ! Ses formalités accomplies, si personne n'y voit d'inconvénient, je pensais que l'on pourrait profiter de notre passage a la ville lumière pour un quartier libre : proposer des lieux que vous voulez voir, et nous irons. »




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Fatale
Un tir, un mort
Mar 1 Mai - 22:55


Paris, la ville Lumière !


Amélie regardait son amie avec … déconcertation. Elle fulminait. Fareeha avait vraiment un certain culot ! Elle osait parler de punition ? Alors que c’était ELLE qui était en tord ? Là c’était trop ! Vraiment trop. Si elle pensait s’en sortir comme ça … Amélie se mit à sourire, alors que devant elle, l’Egyptienne se débarrassait de ses vêtements pour s’enfuir dans sa douche. La Française ne semblait pas choqué de la nudité de sa comparse. Elle avait pris l’habitude du fait que son amie ne connaissait pas le mot “pudeur”, à son grand désarroi.

“Ton insolence se payera, Fareeha, crois-moi.”

Amélie était un peu près certaine que la jeune adolescente ne l’avait pas entendue. A vrai dire, elle parlait plus pour elle-même. La Française avait la fâcheuse tendance de vouloir tout contrôler. Ce qu’elle ne pouvait gérer l’angoissait au plus haut point et l'agaçait. Ainsi, elle faisait en sorte de toujours tout gérer. C’est donc sans surprise qu’elle avait pris le temps de lire le règlement du concours auquel Fareeha et elle allaient participer. Ce qu’elle y avait lu, lui plaisait énormément. La vengeance est un plat qui se mange … glacial. Fareeha allait souffrir. Beaucoup, souffrir.


Elle quittait donc la chambre, sereine, certaine de pouvoir avoir le contrôle sur Fareeha. Après tout, elle lui avait donné des vêtements, non ? Elle ne pouvait pas commettre d’impair, pas cette fois. Sans s’attarder dans les couloirs qu’elle connaissait déjà que trop bien, elle rejoignait le professeur dans la salle où était proposé le petit déjeuner. Dans un sourire franc, elle vint s’asseoir face à Claire en la saluant dans sa langue natale.


“Bien le bonjour, Professeur. Avez-vous bien dormi ?”


Elle allait ensuite chercher une assiette fournie par trois croissants, une tasse de café et revint prendre sa place silencieusement. Elle jetait toutefois des regards impatients à sa montre, alors que l’heure tournait et que Fareeha n’arrivait pas. Elle exagérait. Après tout ce qu’elle avait fait pour elle. Prendre des vêtements … Glisser un billet au personnel de bord discrètement pour lui permettre d’aller voir les pilotes, bien qu’elle ne soit pas au courant de ce dernier détail, Fareeha osait ainsi les faire patienter. S’il y avait bien une chose qu’Amélie détestait chez son amie, c’était le toupet qu’elle avait et ce côté “ je m’en foutiste.” Comme si elle était ennuyée par la vie elle-même, qu’elle n’avait aucune saveur… Alors qu’elle était bien loin de la croquer à pleine dents.

“Veuillez pardonner Fareeha. Elle n’a pas cru bon de se lever à l’heure prévue.”

Si elle pensait réellement qu’après tout le cirque de ce matin, Amélie allait trouver une véritable excuse pour couvrir ses arrières, Fareeha se trompait lourdement. La française avait tendance à être plutôt grognon lorsque ses réveils ne se passaient pas comme prévu… Et ce matin, rien ne s’était passé comme prévu.

Amélie portait son breuvage caféiné à ses lèvres alors que l’Egyptienne leur avait enfin fait l’honneur de sa présence. Toutefois, en voyant la dégaine de la jeune adolescente, la Française manquait de recracher son café. Elle attrapait une serviette blanche pour essuyer ses lèvres tout en lançant un regard noir à la nouvelle arrivante. Elle restait silencieuse. Chose qui était rare pour la Française et quiconque la connaissait un minimum savait que c’était un très mauvais signe. Elle observait chacun des faits et gestes de Fareeha, écoutait chacune de ses paroles. Ses poings se serraient finalement sur ses cuisses, se retenant de le faire rencontrer directement la joue de celle qui se disait être son amie, mais qui par son comportement déplorable, se faisait plus que remarquer. Amélie n’avait pas manqué les chuchotements et les regards hautains que lançaient les autres résidents de l’hôtels, à l’attention de Fareeha. Pourquoi fallait-il qu’elle fasse toujours tout tomber à l’eau ? Alors que Fareeha venait de terminer ses questions incessantes, d’un geste vif, Amélie attrapait un croissant et le fourra dans la bouche de l’Egyptienne.

Evidemment, qu’elle avait remarqué son état plus que vaseux et c’est bien pour cela qu’elle obligeait la jeune insouciante à manger. Elle laissait ensuite le professeur parler, continuant de manger ses propres viennoiseries.

Le même sourire que celui qu’elle avait affiché dans la chambre revint faire surface lorsque Claire se mit à parler de la cérémonie, de robes, de talons. Pour Amélie, ce n’était que monnaie courante, entre les séances photos, les soirées de galas où elle se devait d’être présente, ce n’était une formalité. Mais pour Fareeha… La Française avait d’ailleurs décidé de ne pas épargner son amie, qui allait faire un véritable défilé de mode, simplement pour satisfaire son envie de vengeance, nourrie par le comportement abjecte qu’elle se plaisait à arborer depuis qu’elles étaient arrivées.

“Je vous propose que l’on commence par Chanel, j’ai cru voir quelques pièces qui pourrait convenir à notre chère amie ici présente. Pour ma part, j’ai, bien évidemment déjà fait du repérage sur Internet avant d’arriver, je pense que je pourrais trouver ce qu’il me faut chez Yves Saint-Laurent.”

Elle portait son breuvage une nouvelle fois à ses lèvres, évitant de presque s’étouffer cette fois et but une gorgée avec la classe dont elle faisait toujours preuve.

“Après la robe, nous verrons ensuite pour les chaussures….” Elle jetait un regard à Fareeha, marquant une pause dans son discours avant de reprendre.

“Au vu de ta morphologie, Fareeha, je crains qu’il va te falloir des talons un peu plus … haut, afin d’affiner et efféminé un peu tout cela. N’est-ce pas, professeur ?”

Désormais, avec un air victorieux, la Française terminait son petit-déjeuner typiquement local. Elle se levait avec grâce en regardant l’accompagnatrice et sa comparse.

“Nous y allons ? Il me tarde d’errer dans les boutiques et de te faire voir tout cela, Isis!”
Eques, Never-Utopia.







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Paris, la ville Lumière ! [PV Fatale et Pharah]

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