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 [Flashback] Le Coeur de la Mère Patrie [PV - Zarya]

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Claire de Normandie
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Ven 17 Nov - 1:26


Assister a un défilé militaire en Russie était toujours un spectacle des plus saisissants : ses derniers ne lésinaient jamais sur la mise en scène et disposer d'un vivier inépuisable de soldat pour aligner les formations marchant a pas cadencée. Pour les Russes, ce qu'ils nommaient aujourd'hui « La Grande Guerre Patriotique » avait quelque chose de presque sacré : un conflit long de quatre ans de souffrance pour vaincre l'ennemi honni, le régime Nazi qui avait juré la perte du communisme, faisait office de symbole de la valeur combative de l'armée de la nation. Si l'étendard écarlate de la Révolution d'Octobre ne flottait plus sur le Kremlin, il était certain que le souvenir de la Seconde Guerre Mondiale restait vivace, même plus d'un siècle après sa conclusion. Lorsque le Ministère des Armées avait proposer a Claire d'assister aux commémorations de la victoire sur Hitler, elle n'avait pas hésiter une seule seconde a accepter de rejoindre la délégation Française pour fêter l'événement : c'était une occasion unique d'essayer d'en apprendre plus sur le front de l'Est, une étude rendu plus difficile par les circonstances politiques actuelles, la Russie n'ayant guère était épargnée par la dernière guerre, les robots n'étaient pas les meilleurs amis des historiens marchant sur les traces d'un sanglant conflits ancien.

Assise dans la tribune officielle, en compagnie de plusieurs dignitaire Français, accompagnant le Ministre des Affaires Étrangères dans un uniforme de parade de la Légion, la jeune femme observait avec un certain plaisir les différentes unités défilée. Bien entendu, un bon défilé ne se contentait pas de commémorer le passé, mais mettait en valeur le présent afin de pouvoir promettre un avenir plus radieux. Aux côtés des soldats portant les uniformes d'époques, les officiers affichant fièrement sur la poitrine l'étoile dorée de « héros de l'Union Soviétique », la plus haute distinction de l'époque, l'on trouvait donc des unités militaires combattant les machines, équipé avec les dernières technologies moderne, mais marchant sur le même pas. Les T-34, cheville ouvrière de la victoire soviétique, partageaient la vedette avec les marcheurs lourds des industries Volskaya alors que les troupes entonnaient les chants patriotiques qui avaient accompagner les troupes soviétiques dans le long chemin de sang et de souffrance qui les avaient conduit jusqu'à Berlin. Autant dire que la française était particulièrement admirative d'un tel spectacle qui entrait en résonance au sein de son cœur de militaire autant que de passionnée d'histoire.

La relation entre la France, qui avait longtemps rechercher sa propre voie au milieu de la Guerre Froide, et la Russie fut compliquée durant une bonne partie de l'histoire. Parfois cordiale, comme lors de l'Alliance conclu avant la Première Guerre Mondiale avec les Romanov, parfois des plus compliqué, la question Polonaise séparant Russe et Français sous Napoléon, malgré tout, De Gaulle avait compris l'intérêt symbolique autant que politique de combattre aux côtés des Russes. Il parvint a faire créer une escadrille de chasse Française au sein des force Russe, une escadrille qui existait toujours aujourd'hui et qui, par un caprice du destin, se nommait « Normandie Niémen ». Un autre militaire français de l'armée de l'air représentant l'escadrille fut naturellement déployer pour les commémoration et servait souvent d'interprète entre le ministre et les autorités Russes. Lorsque le défilé trouva fin, l'on invita finalement les invités a pouvoir découvrir le panthéon de n'importe quel passionné de blindé dans le monde : le musée de Kubinka, neuf hangar rempli de tank, principalement de la seconde guerre mondiale, mais également d'époque plus récente, témoignage du savoir faire russe dans la construction de ses colosses d'aciers. Autant dire que Claire ne pouvait qu'être ravie de découvrir cet endroit après un défilé déjà riche en instruction.

Elle suivit donc avec une foulée enthousiaste le mouvement des officiels vers le musée et ne manqua pas de sortir sa tablette afin de pouvoir prendre quelques photos et des notes sur chaque modèles qu'elle pouvait voir. Il devenait de plus en plus difficile de pouvoir se procurer des tanks d'époque, alors en voir autant d'un seul coup… Claire devint rapidement comme une petite fille face a une maison de poupée : elle circulait de char en char avec une véritable curiosité, bombardant de question les guides Russes qui étaient chargé de répondre. La plupart furent toutefois ravi de pouvoir exposer le savoir faire de leurs nation face a une femme en uniforme aussi enthousiaste a l'idée d'entendre leurs récits. Claire les remerciaient tous chaleureusement sans aucune arrière pensée, guidée par le plaisir de la découverte et la soif de connaissance, deux qualités essentielles d'une historienne. Toutefois, elle se dirigea vers le roi des chars soviétiques, le Joseph Stalin 2, qui trônait, sa bouche a feu menaçante et sa silhouette particulière en faisant peut-être le premier ancêtre des chars qui allaient dominer la guerre froide. Elle n'était pas la seule a l'observer avec intérêt, car une femme russe dotée d'une chevelure rose le fixait avec insistance également, semblant peut-être y rechercher quelque chose. Faisant travailler son Russe quelque peu hésitant, elle se rapprocha d'elle afin de pouvoir engager la conversation.


« Bel engin ! Il devait faire la fierté de ses équipages. »

Si elle avait put se le permettre, elle aurait sans doute était caresser le blindage du char comme elle le faisait parfois avec ceux de son propre musée. La jeune femme se demandait en cet instant si la réputation de l'IS-2, que l'on disait capable d'affronter en combat singulier le roi de la Jungle, le Koenig Tiger Allemand, était usurpée ou réelle. Elle avait son propre modèle de Koenig Tiger, qui trônait fièrement a l'entrée de son musée, tant la silhouette du monstre Allemand incarnait a elle seule la seconde guerre mondiale, mais l'IS-2 était indissociable de celle du front de l'Est. Toutefois, son approche envers la militaire visait a poser cette question sans réellement le faire, ou plutôt d'une façon a mettre en valeur le char plutôt qu'en le remettant en question. Toutefois, la personne a qui elle s'adressait n'était pas du personnel du musée, qui était lui en civil, mais bien une femme ayant participer au défilé. Elle était facilement reconnaissable, si Claire ne se trompait pas, elle devait être une ancienne championne d’haltérophilie. Mais pour le moment, il était évident que l'intérêt de la légionnaire était avant tout portée vers le blindé.




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Zarya
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Dim 19 Nov - 14:12

         
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       Claire de Normandie - Zarya


- Russie, Moscou
- Ville de Moscou, emplacement du défilé militaire de la victoire de la Grande Guerre Patriotique

La guerre reprise contre les Omniaques se poursuivait mais de façon beaucoup moins violente qu'auparavant. Passé l'offensive stoppée à Bolshaya Murta le long du fleuve Ienisseï, il y a de cela  maintenant quelques années, les robots ne se montraient que trop peu. Il fallait dire que lorsque leur attaque avait été arrêtée, la plus grande partie de leurs forces avait été anéantie car en réalisant leur percée vers Lessossibirsk en perforant la ligne de défense, les Omniaques, loin d'être stupides même pour des robots, avaient fait pesé la quasi intégralité de leur force pour une attaque massive vers leur objectif. Malheureusement pour eux, l'armée russe avait pu stopper les Omniaques et par conséquent, faire des ravages contre eux. Après cette grande victoire pour la Mère Russie et ses enfants, les Omniaques, affaiblis, avaient dégarni tout leur front et s'étaient repliés bien au delà du fleuve Ienisseï, vers leur Omnium, pour le moment encore peu dangereux. Le statut quo était de mise mais l'armée ne relâchait pas sa vigilance. Leur prochaine offensive sera sans doute tout, sauf une surprise.

Avec un front aussi calme, l'armée pouvait se permettre de renvoyer plus souvent ses soldats à l'arrière et de réduire légèrement les périodes de rotation des effectifs. Seulement, j'étais pour une période de déploiement de plusieurs mois sur le front, à quelques centaines de kilomètres au sud de mon ancien village natal, aujourd'hui réduit à une zone interdite d'accès par l'armée et qui était devenue un village fantôme. Mais la période du moment n'était pas la plus anodine. L'air s'était légèrement réchauffé, même dans les zones limitrophes de la Sibérie et j'avais reçu de nouveaux ordres, venant directement du cabinet de la présidente, un ordre écrit et signé de la main de la présidente Volskaya elle-même. Les célébrations de la grande victoire de 1945 se préparaient et la président voulait en mettre plein la vue aux autres nations de la planète victorieuses du plus grand conflit qu'ait connu l'humanité après la guerre contre les Omniaques. Je devais admettre que l'ordre me surprit un peu, j'avais déjà vu et assisté aux célébrations de ce que l'on appelait dans notre histoire "la Grande Guerre Patriotique" mais y avoir participé... C'était un immense honneur que d'en être et j'acceptai sans hésiter de me rendre à Moscou en y emmenant mon unité. Je n'étais néanmoins pas en permission, je devais reprendre mon service dès la fin des festivités mais j'étais autorisée à passer voir ma famille à Moscou. Cela ne me plaisait pas d'arriver en retard à mon service en tant qu'officier mais la famille passait avant tout. Ma mère et mes deux frères me manquaient beaucoup, j'allais cependant ne pas leur manquer de leur dire de se rendre aux meilleures places pour le défilé. Qui voulait rater le passage de Zarya ?

À Moscou, des dispositions avaient été prises pour tout les membres du défilé. Les Américains avaient envoyés un bataillon de Marines pour les représenter, les Anglais avaient choisis un détachement du Génie et des SAS, les Français avaient dépêchés des parachutistes ainsi que des légionnaires de leur Légion Étrangère... En bref, les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale étaient tous là et avaient amenés avec eux, parmi leurs représentants les plus prestigieux ainsi que leurs représentants politiques majeurs. Les présidents et premiers ministres de ces nations étaient là, tous rassemblés autour de la présidente Volskaya. Bien entendu, les armées de la Russie furent fièrement représentées dans toutes ses branches, armée de terre, marine, armée de l'air, notamment avec une parade aérienne, forces spéciales comme les Spetsnaz, les unités de police avec leurs agents chevronnés comme les cadets... La présidente Volskaya était partisane d'une mélange au sein de ses forces régaliennes au lieu de faire la distinction hommes/femmes ce qui en soit était une décision sans précédent au sein de l'armée russe. Elle-même s'était adressée directement à moi en me demandant, à la tête de mon bataillon, d'ouvrir le défilé de l'armée de terre russe. C'est pourquoi plus tard, en uniforme de parade vert-gris, veste et cravate militaire en haut, tailleur réglementaire jusque au dessus du genou de quelques centimètres, brassard de mon unité autour du bras, médailles sur la poitrine, mes passants d'épaules flambants neufs de lieutenant sur les épaules et calot serti du symbole de l'armée de terre ainsi que du drapeau de la Russie sur un côté, j'ouvrai le défilé de l'armée russe après le passage des armées étrangères, les Marines américains ayant ouverts le défilé avant de se voir terminer par les légionnaires français. Puis le moment que beaucoup attendaient arrivait, ce fut le tour de l'armée russe.

L'ouverture fut très solennelle, la division musicale de l'armée russe s'étant donnée à fond pour faire un défilé mémorable. À la tête de mon bataillon, devant mes hommes mais aux côtés des autres lieutenants et derrière le capitaine puis le commandant d'unité, la démarche fière, je défilai devant les dirigeants de ce monde et devant une foule rassemblée qui éclata en acclamations et en sifflements admiratifs. Le moment était incroyable et aussi émouvant, la tête tournée vers la tribune, je saluai fièrement la présidente comme les autres officiers ainsi que les présidents de ce monde. Mes yeux dérivèrent légèrement plus bas sur la tribune avant de reconnaître avec joie ma mère et mes deux frères. La présidente avait tenue sa promesse de mettre les miens en bonne position et le cœur gonflé d'allégresse, par dessus la musique de la division musicale, la foule se mit à scander quelque chose que j'eus du mal à reconnaître tout d'abord mais en tendant l'oreille, je compris que ces gens criaient mon nom et scandaient des vivas à notre passage. Rarement je m'étais sentie aussi émue et reconnaissante, c'était quelque chose d'entendre les supporters crier son nom lorsqu'on écrasait le record mondial en haltérophilie, entendre toute la nation entière hurler le nom de son héroïne était autre chose. Je ne m'autorisai pas de gestes non autorisés même un poing levé mais comme les dirigeants, je saluai chaque personne que je vis, hommes, femmes, enfants, tous ces gens qui méritaient d'être protégés des Omniaques et qui nous rappelaient pourquoi on se battait. J'étais même plus fière que lorsque j'étais une sportive professionnelle. L'armée avait le don de faire des parades grandioses surtout en cette période incertaine et elle l'avait bien compris, surtout en mettant en avant l'un de ses symboles les plus forts qu'était ma personne. Les célébrations n'étaient toutefois pas encore finies.

Sur recommandation de la présidente et ordre de l'armée, le musée des blindés de Kubinka fut ouvert en grand au public pour une durée de plusieurs jours. J'avais pu retrouver ma famille après le défilé et nous avions pu partager des étreintes et des baisers entre nous ainsi qu'un peu de nourriture à l'occasion d'un brunch organisé par l'armée, j'avais rarement vu ma mère aussi émue, elle versa même quelques larmes et l'on se rassembla pour une étreinte collective entre moi, ma mère et mes frères. Malheureusement, le devoir m'appela de nouveau, je devais me rendre à Kubinka pour remplir un rôle de représentation au sein de la délégation de l'état-major des armées russes accompagnant la présidente. En clair, je repris mon rôle d'attachée militaire. Ma famille préférait faire une sortie ensemble dans Moscou au lieu de venir, c'est pourquoi je leur fis mes adieux en leur promettant de leur donner des nouvelles de ma part au plus vite.



- Russie, oblast de Moscou
- Musée des blindés de Kubinka

À Kubinka, étonnamment, la délégation présidentielle se dispersa assez vite et la visite tourna légèrement court, la présidente Volskaya avertie d'un retard dans le protocole et souhaitait accélérer la visite. Quand à moi, mon général de division me donna quartier libre jusqu'au surlendemain. J'en compris l'intention derrière : les gradés voulaient me ménager après le défilé et me faire une fleur en me laissant profiter des miens, une journée de plus. Reconnaissante envers mon supérieur, je le saluai ainsi que la présidente du regard avant de laisser les puissants entre eux. Néanmoins, je n'avais que trop rarement vu le musée de Kubinka, c'est pourquoi je m'attardai quelque peu dans le musée. Le protocole ne s'appliquait plus à moi mais j'étais toujours dans mon uniforme de parade et je dus garder une certaine prestance. La veste ouverte et la cravate pendant sur ma poitrine, le calot toujours néanmoins impeccablement mis sur ma courte chevelure rose, j'examinai un tank russe, l'écriteau sous mes yeux indiquant la mention "ИС-2 (Объект 240)". L’ingénierie des blindés m'était inconnue, à fortiori si c'était en plus des tanks anciens mais la forme particulière de sa bouche à feu ainsi que son design m'interpella en éveillant de vieux souvenirs de films de guerre sur le second conflit mondial. Assurément ce tank ne m'était pas entièrement inconnu, c'était peut-être quelque chose inscrit dans l'inconscient collectif russe, un souvenir universel d'une sombre époque...

Une voix féminine attira mon attention venant de ma gauche et je tournai la tête vers la direction de cette voix. Je fus assez surprise d'y trouver une femme dans un uniforme de la Légion Étrangère française, un corps d'armée qui à ma connaissance ne comptait pas de femmes dans ses rangs. Était-elle une militaire ou faisait-elle partie de la délégation française ? Je ne pus le dire pour le moment. Je crus vois qu'elle avait des cheveux d'un gris clair... Ou un rose très léger, je n'étais pas sûre et à voir sa carrure, je n'y vis pas une militaire ou elle n'était pas envoyée au combat, elle ressemblait plus à une gratte-papier. Ou cachait-elle quelque chose sous son uniforme ? Cependant, elle n'éveilla pas une plus grand curiosité de ma part, ne la voyant que comme une simple membre de la délégation de France profitant de sa situation pour examiner seule les tanks. Son russe était bon quoique hésitant et son accent français aisément repérable. Étrangement, je trouvai que cela lui donnait un petit air qui lui allait bien. Je lui répondis dans un russe clair afin que l'étrangère puisse comprendre mes mots mais sans ralentir la cadence de mon phrasé. Je ne la pris absolument pas pour une demeurée mais je tâchai de m'exprimer pour qu'elle puisse me comprendre au vu de son niveau de russe sans me détacher de mon parler habituel. Le ton était cordial et amical, je ne voulais qu'elle me voie comme un soudard parvenu jusque là. Je suis militaire mais aussi un être humain malgré tout.

Il faisait la fierté de ses équipages mais aussi de la nation, il est normal qu'il ait sa juste place parmi les grands noms de nos blindés.

Je fis un pas de côté vers elle et je la regardai mais la française était concentrée sur le tank comme absorbée par son contemplation. J'étais partie pour la laisser fixer l'engin blindé mais je ne trouvai pas la compagnie de la légionnaire dérangeante, du moins pour le moment. J'enchaînai alors.

Votre russe est bon, madame. Il est rare que des étrangers s'expriment dans notre langue, même ici. Ce n'est pas parfait mais votre accent français n'est pas horrible à entendre. Vous aimez les tanks ?



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Claire de Normandie
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Dim 19 Nov - 21:04

« Son allure impressionnante devait intimider plus d'un fantassin lui faisant face sans aucun doute. Un symbole de la puissance de l'Union Soviétique, cela explique sans doute pourquoi Joseph Staline lui a offert son nom. »

Claire appréciait l'effort de Zarya pour lui permettre de suivre ce qu'elle disait ainsi que l'exercice, cela lui permettait de travailler sa maîtrise du Russe. Sa remarque n'avait d'ailleurs rien de péjorative, certes, Staline ne fut pas le dirigeant le plus éclairé de Russie, mais l'historienne ne faisait pas partie de ceux qui se permettait de remettre en cause des figures étrangères. La France elle-même vénérait des figures comme Georges Clemenceau ou Charles de Gaules, qui étaient très loin d'enfant de cœur ayant incarné les valeurs des démocraties occidentales durant toute leurs existence. Alors certes, l'on ne pouvait pas dire qu'elle portait Staline dans son cœur, mais si on lui donnait son avis, qu'il ai donné son nom au char le plus puissant de l'arsenal Soviétique de l'époque ne la surprenait pas, bien au contraire : la puissance absolue, voilà ce que devait incarner l'IS-2, ce que fut Staline, a tel point que cela fini par se retourner contre lui : une légende persistante voulait que le découvrant après un arrêt cardiaque dans un état considéré comme indigne, son garde de chambre attendit quelques instants avant de donner l'alerte, conscient qu'il aurait été fusiller pour avoir vu le grand camarade Staline dans cet état si ce dernier avait survécu.

La jeune femme la complimenta sur son Russe, affirmant qu'il était rare de voir des étranger faire l'effort de l'apprendre. Elle ne pouvait pas dire qu'elle était surprise : l'Anglais, mais également le Mandarin, se répandait dans le monde, le Français connaissait également une croissance étonnante grâce a l'Afrique qui continuait a l'employer en masse, mais son pays d'origine n'était pas vraiment réputé pour son emploi des langues étrangères… Claire fut simplement une bonne élève. Elle fit un signe de tête pour la remercier alors que la militaire lui demandait si elle aimait les tanks. A cet instant, Madame de Normandie se retourna vraiment sur son interlocutrice avec une passion brillant dans son regard qui ne laissait que peu de doute sur la réponse de cette dernière. Si les deux guerres mondiales la fascinaient tant, c'était en partie parce qu'elles avaient vu la naissance et la domination de cette arme sur le champ de bataille avant qu'ils ne soient finalement reléguer au second plan au profit de l'aviation, qui n'était pourtant toujours pas l'arme miracle capable de remporter les guerres, comme les puissances occidentales l'avaient apprise a leurs dépends lors de nombreux conflits. Elle pris toutefois la parole afin de pouvoir lui répondre et tenter d'apporter une explication a cette passion qui pouvait facilement être jugée comme étrange.


« Je dois admettre qu'ils exercent une certaine fascination sur moi, sans que je ne sois capable de l'expliquer. Ils transmettent un sentiment de puissance et de majesté, leurs lignes transmettant l'agressivité et la volonté de conquérir le terrain, qu'importe ce qui se dressera sur leurs chemins. Les chars ont mis fin a la guerre des tranchées, ils ont dominés les champs de bataille de la seconde guerre mondiale, pour l'historienne spécialiste du vingtième siècle que je suis, ils incarnent les changements de celui-ci. Mais en même temps, il y a sans doute encore mon âme de petite fille, qui fantasmait la vie a bord de ses engins comme l'épopée de Chevaliers d'une période sombre. Quoi que nous fassions, je suis convaincue qu'une partie de notre cœur conserve son âme d'enfant. »

Claire n'avait su se retenir de bouger quelque peu les mains en reportant son attention sur le char durant son exposé, dessinant en partie ses lignes comme si ses geste donnaient soudainement plus de poids a son récit. Un tic que l'on observait chez les personnes passionnées qui, lorsqu'elles se lançaient dans le sujet de leur passion, devenait soudainement comme de grand enfant aussi avide de nouvelles connaissances que de pouvoir partager ses dernières avec les autres. Zarya devait sans doute comprendre que la femme qui lui faisait face devait être ici dans une sorte de paradis pour sa passion : neuf hangar rempli de tank, dont elle devait connaître une partie des modèles. Et encore, elle ne pouvait réaliser que la noble Française possédait elle-même quelques chars au sein de son propre musée. Mais cette dernière réalisa qu'elle avait manquée a l'un des devoirs les plus élémentaires de la politesse et qu'elle ne s'était pas présentée. Une erreur a laquelle elle devait remédier, d'autant plus qu'elle était en terre étrangère et portait l'uniforme, elle devait prendre garde a l'image qu'elle renvoyait de la France aux étrangers, surtout face a un voisin aussi influent et puissant que la Grande Russie. Tendant la main pour lui proposer une poignée de main, qui lui semblait le salut le plus respectueux entre deux soldats, elle repris la parole afin de pouvoir se présenter.

« Mais je vous prie de m'excuser, je manque a la politesse la plus élémentaire. Mon nom est Claire de Normandie, je fait partie de la délégation Française pour les commémorations de la victoire au titre d'Historienne de l'Armée Française, ainsi que d'officier de la Légion Étrangère. C'est un honneur de faire votre connaissance, votre réputation vous précède et même en France, vous seriez facilement reconnue comme une héroïne. »




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Zarya
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Lun 20 Nov - 2:03

         
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       Claire de Normandie - Zarya


- Russie, oblast de Moscou
- Musée des blindés de Kubinka

Le moins que je puisse dire, c'était que le sujet intéressait beaucoup la française. Je me disais même qu'elle devait à peine avoir entendu ma question car elle ne détacha pas ses yeux du tank soviétique. Je lui fis ma remarque sur son parler russe avant de me remettre à regarder le véhicule blindé. Sur l'instant, je ne la vis pas tourner ses yeux clairs vers moi et ce n'est que lorsqu'elle se mit à répondre à ma question que je pus croiser son regard brillant se plongeant dans mes yeux verts. Assurément, les tanks faisaient partie des passions de cette femme. À la voir ainsi s'exprimer et par cette façon de se mouvoir, le cliché de la française un peu excentrique malgré son accoutrement d'officier de la Légion Étrangère me vint en tête. À cause de son niveau de langue et du débit de mot s'accélérant proportionnellement aux informations qui lui parvinrent au cerveau, elle se mit à quelques reprises, à bafouiller son russe mais elle arrivait à s'exprimer suffisamment bien pour être aisément compréhensible, faisant montre d'un niveau plus supérieur de maîtrise du russe que ce que je pensais ce qui pour le coup, attisa ma curiosité et éveilla un mince intérêt de ma part envers cette femme. Elle arrivait à tenir une conversation dans une langue autre que la sienne et parvenait à transmettre ces idées qui ici en l'occurrence, était son goût pour les blindés anciens. Pour un peu, j'aurais presque été convaincue de la suivre dans son petit délire tankiste. Cependant, sa dernière phrase avait une valeur bien plus philosophique que ses explications sur sa passion originale. Je quittai son regard un instant pour admirer de nouveau l'IS-2 avant de poser mes yeux une nouvelle fois sur la française de Normandie qui était dans son monde mais qui revint au nôtre.

Je comprends, madame. Nous avons tous nos passions, peut-être originales pour d'autres mais elles demeurent les nôtres. Il est très rare de rencontrer de jeunes filles et femmes qui s'intéressent aux tanks. Je suis moi-même militaire et femme mais les blindés ne m'ont jamais vraiment intéressé. Mis à part pour savoir quel blindé va venir pour enfoncer la ligne de défense de l'ennemi et nous permettre d'avoir un abri temporaire pour l'infanterie. On se sert surtout des T-14 Armata sur le front, ils sont entrés en service juste avant la guerre contre les Omniaques. On s'en est de nouveau servi contre eux lorsqu'on a dû les stopper au nord de Krasnoïarsk. Les Arma comme on les appelle, sont des bijoux de technologie mais aussi des bébés coriaces et résistants. Ces charmants engins nous ont sauvé la peau un nombre incroyable de fois tout en massacrant les Omniaques.

Conclus-je l'air pensive voire légèrement sinistre. Mais sa dernière phrase me fit réfléchir et pendant mon explication, je m'étais à nouveau tournée vers le tank, le regard fixé sur l'écoutille de la tourelle et l'arme fixée dessus.

Vous dites vrai, madame. C'est le cas pour beaucoup, pour d'autres, c'est moins évident. Mais je n'ai pas eue de passion pour les tanks étant enfant, je préférais regarder les épreuves d'athlétisme et d'haltérophilie.

J'avais de nouveau reporté mes yeux sur elle, en faisant un léger sourire désolé envers elle. Pendant que la française encaissait ma réponse, je ne pus m'empêcher de rester focalisée sur elle. En un sens, je l'enviai un peu : elle devait se sentir comme une gamine dans un magasin de jouets, ici à Kubinka. C'était comme découvrir un Graal blindé pour elle, ce lieu était comme un terrain de jeux pour sa soif de connaissances et de savoir sur les tanks, un endroit où elle pouvait se sentir dans son élément. Décidément, les Français étaient des gens bien étranges sous quelques aspects. Elle en savait nettement plus que moi dans ce domaine et en cela, je la respectai. Mon regard dériva légèrement hors de la française et du vieux tank pour observer juste à côté, une pièce d'artillerie montée sur un blindé. L'espace d'une seconde, je me demandai bien quelle puissance pouvait avoir une telle pièce et pour quelle offensive ce canon d'assaut avait servi. Le tube et la bouche à feu étaient suffisamment polis pour les faire légèrement briller sous l'éclairage, donnant un aspect sinistre et intimidant à la pièce, qui faisait pourtant pâle figure à côté de la silhouette massive et impressionnante de l'IS-2. Je regardai par dessus la française le canon d'assaut avant de voir du mouvement de sa part et de la voir me tendre la main tout en l'entendant d'un air plus assuré se présenter. Je devinai que se présenter était la première chose que l'on apprenait dans une langue étrangère et la française devait avoir très bien récité sa présentation car jusqu'à même son accent devint presque imperceptible tellement elle avait dû le faire. Je ne lui tins pas vraiment rigueur de ne pas avoir respecté entièrement la politesse envers une étrangère, je n'étais moi-même pas très à cheval sur le protocole. Je pris alors sa main tendue dans la mienne dans un geste de salutation universelle en lui serrant sa poigne comme elle le fit. Je pouvais aisément lui broyer les phalanges mais je n'avais aucun intérêt à le faire ni même plaisir à le faire. Le geste fut néanmoins affirmé et franc.

Soyez donc la bienvenue en Russie, madame de Normandie. Tout l'honneur est pour moi de recevoir une femme officier de votre corps d'armée. Je m'appelle Aleksandra Zaryanova.

Je rougis doucement, en signe de modestie en l'entendant me féliciter sur ma propre réputation et ma notoriété voire jusqu'à me qualifier d'héroïne.

Merci... beaucoup pour vos compliments, madame. Vous savez donc qui je suis mais derrière Zarya que beaucoup connaissent, il y a une femme qui est un être humain comme les autres. J'ai fais ce que l'on attendait de moi, que ça soit auparavant en sport comme maintenant dans l'armée. J'ai simplement répondu à l'appel de la Mère Russie pour la défendre. Je vous sonne peut-être comme une douce rêveuse mais c'est comme ça que j'ai vu les choses sinon je ne me serais jamais engagée et j'aurai pu continuer à gagner des millions tout en gonflant ma célébrité jusqu'à en perdre la tête. Mais voir la détresse dans les yeux de ma mère et de mes frères m'a paru insupportable.

Je m'interrompis et fit quelques pas en direction d'une autre pièce du même pavillon, sentant le regard de De Normandie dans mon dos qui pour le moment, ne pipa mot. Cette pièce était un Su-100 de 1952, un blindé moyen destiné à la lutte anti-char, le modèle exposé était doté d'un obusier de 100 mm selon l'écriteau juste devant. Je me mis alors à poursuivre ce que je disais, il y a peu, sentant l'attention de la jeune normande focalisée sur moi.

J'ai refusé et renoncé à cette vie d'opulence et de gloire personnelle pour le destin de ma nation. J'ai grandie en voyant les traces de la précédente guerre omniaque dans mon village natal et lorsque j'ai appris que ces robots ont de nouveau attaqués, j'ai estimé qu'il était de mon devoir de défendre les miens. Je me suis battue, j'ai dirigé des soldats en jurant de les garder en vie au péril de la mienne et je continuerai à servir mon pays et ses gens pour qu'ils puissent vivre en toute quiétude. Il est vrai que j'ai cherché à me distinguer parmi mes pairs mais ce n'était pas par opportunisme, c'était parce qu'il le fallait. Beaucoup de gens ont placés leurs espoirs en moi dont la présidente, je devais leur montrer qu'ils ont eu raison de le faire et que la victoire est possible. Je ne suis pas invincible, madame de Normandie, j'ai des faiblesses comme tout le monde. Seulement, je ne pouvais pas rester sans rien faire pendant qu'on attaquait notre peuple. Je ne pensais jamais pouvoir me battre, je sais qu'aujourd'hui j'en suis plus que capable.

J'examinai le blindé moyen sous ses lignes et son canon d'obusier à l'air menaçant tout en parlant. Voir ce témoignage du passé violent de la Russie agit comme une inspiration pour moi et je ne me rendis compte qu'après-coup, je devais sonner étrangement aux oreilles de la française. Je voulus seulement apparaître comme fière de servir la Russie, bien loin de l'icône célèbre que les médias et les gens de Russie avaient fait de moi mais en réfléchissant à mes propres mots, je me rendis compte que je devais véritablement apparaître comme une femme plutôt utopique et qui malgré les horreurs vécues, devait être une rêveuse un peu trop optimiste. Les joues toujours un peu cramoisies, je revins vers la française lorsque je me mis à parler de mon avancement et de mes distinctions, sous-entendant que le grade d'officier et les médailles n'étaient qu'une conséquence désintéressée de mes actes. J'espérai que l'officier française me voit plus comme quelqu'un d'heureux de combattre pour protéger sa nation et non comme une vantarde qui affichait de la fausse modestie. Par un simple signe non-verbal voulant masquer mon léger inconfort, je croisai les bras sur ma poitrine, juste sous la ligne des seins tout en fixant De Normandie.



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Claire de Normandie
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Mar 21 Nov - 20:55

« Tourelle automatisée, un poids plume pour un blindé de sa catégorie, mais une résistance hors norme pour un équipage de seulement trois hommes… Un véritable bijoux de technologie. Il fait honneur a ses glorieux aînés représenté ici. »

Claire s'était exprimée naturellement, preuve que sa passion pour l'arme blindée ne se stoppait pas a 1945. L'on avait souvent taxer les Russes de ne pas produire le meilleur matériel possible, mais en matière de force blindée, ils avaient toujours su se montrer inventif et bousculer les codes établit. La Panzerwaffe avait peut-être imposer la doctrine du Blitzkrieg, mais elle fut contrainte d'incliner ses blindages afin de pouvoir rivaliser contre les T-34 Soviétiques qui furent les premiers a montrer l'intérêt d'un blindage incurvé. Le nouveau T-14 ne faisait que suivre une lignée glorieuse, devenant le nouveau Main Battle Tank, prenant la suite du fiable T-72 et du redoutable T-80. Plusieurs avaient naturellement défilé lors de la parade de la victoire et Claire n'en avait pas perdue une miette. Toutefois, la demoiselle Russe ne partageait pas sa passion pour ses monstres de métal, ce qui n'avait rien d'étonnant dans un sens. Elle s'était lancée dans le sport avant le début de la guerre, il était bien normal que sa discipline soit ses premiers rêves. Le fait d'avoir rejoint les drapeaux ressemblait a une belle preuve d'abnégation, Madame de Normandie doutant clairement que la Mère Russie est amener une de ses plus grandes célébrités a la conscription.

La poignée de main fut en tout cas forte, sans pour autant être écrasante. La française prouva que derrière son apparence plutôt frêle, elle restait une femme disposant d'une certaine poigne, un signe qu'elle n'était pas seulement la gratte-papier a qui l'on permettait de pouvoir réaliser un rêve d'enfant. Mais elle eue la surprise de pouvoir disposer d'un témoignage sur la vie de la jeune femme avec qui elle discutait sans même avoir demander quoi que ce soit. Ses pensées se focalisèrent immédiatement sur le discours de la Russe, oubliant même tous ses merveilleux blindés l'entourant, le réflexe professionnel reprenant le dessus, mais peut-être pas seulement. Elle commençait a trouver que la russe avait un certain charme et qu'elle était agréable a regarder. Les blindés chassé de son esprit, elle pouvait se rendre réellement compte qu'elle faisait face a une femme, avec ses aspirations, ses rêves et ses espoirs, qui était devenue une icône du peuple, voire du monde entier, tant la guerre contre les machines étaient une cause qui dépassait les clivages partisans aux nations-unis. Il y avait une modestie touchante qui contrastait avec ce qu'elle aurait put attendre de prime abord, mais de nombreux héros soviétiques étaient des anonymes qui faisait simplement leurs travail et faisait preuve de cette même modestie, peut-être pensaient-ils simplement que leurs destins n'étaient que peu de chose face au destin de l'immuable mère Russie.


« En temps de guerre, les meilleurs officiers sont ceux qui prennent le commandement en réponse a l'appel du devoir, et non ceux qui ne font que rechercher gloire et influence sur le champ de bataille. En cela, votre dévotion est admirable et je ne puis qu'exprimer un respect des plus sincères envers un engagement aussi total a la cause que le votre. Moi-même, j'ai suivit les traces de mon père parce qu'il s'agissait de mon devoir et que renoncer aurait offert la victoire aux lâches terroristes qui ont fait exploser son transport. Mais l'armée m'a choisit un destin différent du champ de bataille, j'ai l'opportunité de devenir le témoin d'une période troublée, mais dont il sera nécessaire de compiler les histoires afin de les transmettre aux générations futures, dans l'espoir que les tragédies que nous traversons ne se reproduise pas. Mon nom sera oubliée, hormis par ceux qui suivrons mes traces et qui sait, peut-être utiliserons mes travaux, mais votre cas est différent, Aleksandra Zaryanova. »

Claire marqua une pause, fermant les yeux, recherchant la meilleure façon d'exprimer cela. Sans doute la jeune femme ne la croirait peut-être-t-elle pas, pourtant, elle avait l'intime conviction que ses prochaines paroles ne faisait que refléter la stricte vérité. Elle affirmait ne pas être invincible, sa chair ne l'était certes pas, mais elle avait déjà transcendée son statut d'être de chair et de sang. Pour le meilleur ou pour le pire, Aleksandra Zaryanova, dite Zarya, était entrée dans l'histoire avec un grand H. Son nom figurerait au Panthéon de ceux qui ont forgé l'histoire de la Mère Russie, patrie millénaire s'étendant sur plusieurs milliers de kilomètre et dominant une grande partie du globe tant de part sa puissance qu'une culture des plus riches. Elle repris donc, d'une voix calme, mais avec une détermination qui semblait soudainement inébranlable, prouvant que son discours n'était pas de vaine flatterie, mais qu'il reflétait ses propres convictions, sans aucune trahison de sa pensée.

« Votre corps n'est peut-être pas invulnérable, mais vous avez déjà transcender votre condition de mortelle. L'histoire n'offre pas l'immortalité a n'importe qui, mais votre nom restera imprimé dans ses chroniques, Aleksandra Zaryanova. Vous avez offert a votre pays l'or Olympique, puis vous avez combattu courageusement contre un ennemi supérieur en nombre et mieux équipé, et vous l'avez déjà vaincu. Vous incarnez une idée, celle de la résistance face a l'envahisseur, un modèle, celui d'une main se tendant vers ceux qui trébucherait, celle d'un bouclier pour ceux qui ne peuvent se défendre contre l'ennemi honni. En cela, vous avez déjà rejoint ce que nous nommerions en France le Panthéon des défenseurs de la Mère Russie, et votre canon a énergie rejoindra sans doute le Mosin Nagant de Vassili Zaitsev dans les musées de votre nation, qui n'est pas ingrate envers ceux prêt a offrir jusqu'à leurs existence pour sa défense. En cela, vous êtes une immortelle, et s'ils en avaient la possibilité, les vénérables chars soviétiques de ce musée s'inclinerait sans doute devant votre passage, afin de vous témoignez leur plus profond respect et de vous adoubez, vous acceptant comme digne représentant de la cause de la défense de la Mère Patrie. »

L'historienne avait fait un grand geste de la main pour désigner les blindés Russes entourant les deux femmes. Son discours avait quelque chose de romantique, mais l'histoire avait également quelque chose de romanesque et cela elle ne l'oubliait pas. Elle espérait que cela ne déstabiliserait pas la jeune femme, qui avait croiser les bras dans un geste défensif, comme pour tenter de se prémunir d'un jugement négatif, mais se faisant avait mis en valeur une poitrine opulente, que Claire n'avait put s'empêcher d'admirer l'espace de quelques instants, avant de se reprendre.




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Mer 22 Nov - 13:11

         
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       Claire de Normandie - Zarya


- Russie, oblast de Moscou
- Musée des blindés de Kubinka

Le petit commentaire qu'elle fit à propos du T-14 sans m'interrompre me confirma donc ce que je pensais, attestant du mordant et de la passion dévorante des blindés anciens ou actuels de cette femme. Décidément, les Français étaient des gens hors du commun et de cette française émanait quelque chose d'entraînant, croissant légèrement mon intérêt envers elle.

Ses compliments m'allèrent droit au cœur et je ne sus véritablement que dire. Même parmi les soldats russes ou l'état-major l'ont ne m'avait autant honoré comme la française, peut-être devait-elle se dire qu'elle en faisait trop mais je sentis que quelque part, qu'importe les médailles et le grade, j'avais besoin de ressentir une telle reconnaissance que je ressentis comme étant sincère. Si la femme en face de moi n'était pas officier et ne portait pas d'uniforme ou n'était pas là dans un cadre officiel, il allait sans dire que je l'aurai serré dans mes bras. Le témoignage de De Normandie symbolisait à elle seule les raisons pour lesquelles je me battais. Mon cœur s'emballa légèrement alors qu'elle poursuivit sans une pause, sans aucune interruption de ma part. Je fus émue des mots de la française, préférant regarder les anciens tanks dont elle disait qu'ils s'inclineraient sur mon passage pour mes actes. Je me mordis discrètement la lèvre, envisageant un instant d'avoir mon nom inscrit au patrimoine de la Russie et prenant place parmi les légendes de mon pays. Peut-être qu'un jour écrirait-on des légendes sur moi alors que je n'avais rien d'une déesse et que je n'ai jamais voulue être déifiée. Cependant, lorsque De Normandie m'apprit qu'elle était historienne, cela ne me surprit guère. Une connaissance pointue des blindés allié à une soif de savoir aisément devinable ne pouvait avoir que pour finalité de raconter aux générations présentes et futures le récit de cette période trouble de l'humanité. Comme tout à l'heure, la française fit un grand geste, un peu trop théâtral à mon goût mais je me dis que cela faisait partie de sa personnalité hors normes. Touchée par son discours, il y avait une tonalité attendrissante, presque chevaleresque dans ses mots. Rougissante au possible, je retirai mon calot sentant une certaine chaleur monter, lui dévoilant alors ma courte chevelure rose redressée que même le calot n'avait pas réussi à discipliner. Le cadre était beaucoup moins officiel que tout à l'heure, j'estimai donc pouvoir retirer mon calot sans conséquences. Je mis mon couvre-chef sous mon passant d'épaule gauche avant de regarder à nouveau De Normandie, les mains dans le dos, droite.

Très... peu m'ont parlé comme vous l'avez fait et je ne sais vraiment que dire. C'est avec un immense honneur que je vous suis reconnaissante pour vos mots. Vous venez de me rappeler pourquoi je me bats. C'est d'autant plus honorifique venant d'une étrangère et à fortiori, une française avec un très bon russe. Je vous dispense de m'appeler par mon nom entier, vous pouvez m'appeler Aleksandra si vous le voulez ou Zarya comme tout le monde.

Je me mis à lui sourire en faisant un pas vers elle mais je m'arrêtai, gardant la même posture digne devant elle. Un instant, je croisai son regard qui me donna l'impression qu'elle regardait plus bas que mes yeux mais je pus happer rapidement son attention pour poursuivre à mon tour ma réponse.

Cela ne me surprend pas vraiment que vous soyez historienne. Votre tâche est immense, madame de Normandie mais indispensable. Les générations futures doivent savoir, c'est un devoir pour elles, elles doivent savoir pourquoi et comment nous nous sommes battus et sommes morts pour certains d'entre nous. Ils doivent comprendre notre sacrifice afin qu'il ne soit pas vain. Si un jour j'ai la chance d'avoir des enfants, je veux qu'ils sachent, pas qu'on leur serve je ne sais quel récit mythique et légendaire. Quant à mon cas... je serais très honorée de prendre place aux côtés des grands personnages de ma patrie. Je n'ai jamais demandé à être une déesse ou une légende mais si mon exemple peut inspirer d'autres personnes, j'en serais reconnaissante à l'Histoire. Si vous devez écrire un jour mon histoire... Mettez la vérité. Le bien, le mal, ne laissez rien de côté. L'Histoire me jugera.

Mon sourire se mua en quelque chose d'un peu plus neutre et décroisant les mains dans mon dos, je fis à cet instant un pas de côté pour m'écarter avant de prendre la direction du pavillon suivant, vers les blindés moyens. Cependant, je n'eus pas l'impolitesse de m'en aller sans rien dire et après deux pas, je me tournai vers la française en faisant un petit geste pour lui dire de me suivre. Notre conversation n'était pas terminée et je voulus même la poursuivre ailleurs avec la jeune officier de la Légion normande.

Vous venez madame de Normandie ? J'aimerai voir un autre pavillon de ce musée et si possible, en votre compagnie.

Sans aller d'un pas rapide, voire solennel en imaginant un instant les blindés exposés abaisser leur canon en signe d'inclinaison envers moi, afin de laisser le temps à De Normandie se mettre à ma hauteur, je poursuivis notre conversation tout en arrivant dans l'autre pavillon, celui des blindés moyens.

J'aimerai vous complimenter comme vous venez de le faire pour moi, madame mais je ne connais pas suffisamment les vôtres pour émettre le moindre jugement. Néanmoins, je respecte votre décision de partir sur les traces de votre père militaire et de vouloir vous venger de sa mort, qui plus est, causée par de lâches terroristes comme vous dites. Vous avez bien fait selon moi. Même si vous ne servez peut-être pas au combat, vous servez à votre manière et c'est tout à votre honneur. Votre nom ne doit pas être oublié, surtout si vous êtes la chroniqueuse de ce conflit. Votre pays voire l'humanité vous devra beaucoup.

Notre entrée dans le pavillon des blindés moyens n'était pas due au hasard car à peine nous posions le pied dans le pavillon que deux silhouettes familières, même pour moi nous accueillirent. Deux blindés T-34 se faisant face l'un à l'autre, l'un d'eux armé d'un canon de 85 mm selon l'écriteau devant. Je me souvins alors d'officiers supérieurs au sein de l'état-major ou de vieux officiers à la retraite lors des parades commenter avec nostalgie, l'un des chars soviétiques les plus répandus et les plus célèbres pendant la Seconde Guerre Mondiale voire la Guerre Froide. Ce n'était clairement pas un char de mon époque mais je ne pus m'empêcher d'être fascinée par l'esthétique du blindé ainsi que l'impression de force qu'il s'en dégageait malgré un aspect plus faible que le massif IS-2. Je me demandai quels affrontements avait dû connaitre le char sous mes yeux, quels blindés allemands avait-il dû éliminer pour être exposé ici. Je ne dis mot devant ce que certains appelleraient l'un des précurseurs des blindés modernes russes, un pur produit du complexe militaro-industriel soviétique et qui en fit, encore aujourd'hui, sa fierté inégalée, témoignage d'une grande époque.

Je repense à votre choix de suivre votre père. C'était courageux je tenais à vous le dire. Je suppose donc que vous avez une tradition militaire au sein de votre famille. Ce n'est pas le cas pour moi, personne n'a été soldat dans ma famille. Je suis la première de ma lignée à être militaire, mes parents géraient l'épicerie de mon village. Ma mère était une femme au foyer avant de gérer l'épicerie, elle travaille maintenant pour l'armée dans sa division logistique, mon père lui... a toujours été une sorte de vendeur, je l'ai toujours vu en train de faire ses comptes, remplir l'épicerie et la gérer au mieux. Il a vécu la première guerre contre les Omniaques mais n'a pas survécu à la seconde. Quand à mes deux frères... ils sont plus jeunes que moi et étaient destinés à reprendre l'épicerie familiale car je n'en voulais pas. Ils ont travaillés avec mes parents pendant un temps avant que les Omniaques ne se repointent et ils travaillent maintenant dans l'entreprise Volskaya. Comme quoi vous voyez en sachant cela, l'icône en prend un coup.

Je me mis à rire légèrement, le teint cramoisi, un peu envers moi-même et la situation pouvant être cocasse pour nous deux. Rares furent celles et ceux qui avaient pu avoir ce témoignage de ma part car la mort de mon père fut douloureuse. Mais étant entre deux personnes ayant chacune perdue leur père et géniteur, il n'y avait nul besoin d'explications superflues. Nous nous comprenions de par notre statut d'officier mais aussi par notre douleur de la perte d'un être cher, comme celle d'un père, l'un tué par des terroristes lâches pendant un attentat, l'autre par les balles impitoyables des Omniaques. Comme si nous étions étrangement destinés à nous rencontrer.



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Claire de Normandie
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Jeu 23 Nov - 22:25

« Dans ce cas, appelez moi juste Claire. Mon peuple n'a pas mis un Roi sur la Veuve pour que vous vous sentiez contrainte de témoigner un quelconque respect pour une vieille noblesse. »

La Veuve était une expression française servant a désigner la guillotine et de temps a autre, Claire aimait bien l'employer. Elle incarnait a elle seule l'image d'une sombre période, celle de la Terreur, de la répression sous les Empires et les différentes Républiques et resta employée jusqu'à l'abolition de la Peine Capitale en France. Même si elle était issue de la noblesse, elle faisait partie de ses personnalités qui considéraient que cela lui octroyait non pas des droits, mais des devoirs, qu'elle tentait d’honorer du mieux qu'elle le pouvait. La Révolution avait accabler les nobles de nombreux maux, parfois a raison, mais elle fut reprise par les bourgeois et leurs pouvoirs fut parfois bien plus cruel que celui de la noblesse Française, dont certain représentant avait d'ailleurs défendu la Révolution et le peuple… L'histoire agissait trop souvent comme un miroir déformant et elle en avait conscience, même s'il fallait admettre que cette période troublée de l'histoire de France n'était pas sa spécialité. Elle avait son propre point de vue sur les choses, mais elle essayait de s'en tenir a son rôle de témoin retranscrivant les événements de la manière la plus juste possible, sans prendre parti.

Un sourire se dessina sur son visage alors que la jeune femme lui témoignait des remerciements, mais aussi une certaine forme de respect, autant pour ses paroles que pour ses actes. Claire avait acceptée son rôle de femme de l'ombre. Elle conseillait de nombreuses personnes, mais elle n'avait pas très souvent l'occasion d'employer son épée et son bouclier au combat. La plupart du temps, elle visitait des champs de batailles, interrogeaient des vétérans lorsque cela était possible, consultait d'autres confrères, lisaient des archives, compilait l'ensemble et essayait de retranscrire les événements du mieux possible. La tâche d'un historien, comme elle l'avait si bien dit, était immense. Mais elle ne recherchait pas la reconnaissance, elle pensait même avoir déjà trop connue la lumière lorsqu'elle avait obtenue, suite au décès de son père, le statut de Pupille de la Nation. Elle fit comme une demande a Claire, celui de faire en sorte, si elle avait un jour la tâche de raconter son existence, de le faire de la manière la plus juste possible, en évoquant les bons comme les mauvais côtés. Elle ne tenait pas a offrir une image optimisée d'elle-même, laissant l'histoire avec un grand H faire le jugement final. Un comportement noble, que beaucoup de puissants n'acceptaient pas, mais qui se retrouvait souvent chez les héros Russes, qui considéraient souvent leurs actions comme normale, même lorsqu'elles sortaient de l'ordinaire.


« Si l'on m'en donne l'opportunité, comme dans tous mes travaux, je veillerais a être la plus juste possible. Trop d'historiens ont rechercher a orienter leurs travaux de tel sorte a pouvoir justifier leurs théories, je veillerais a ne pas faire cette erreur, vous avez ma parole. »

Lorsque Zarya lui demanda de la suivre vers un autre hangar, celui consacré au char moyens, Claire accepta d'un signe de tête et lui emboîta le pas afin de pouvoir découvrir une nouvelle aile. Si elle lui demandait de la suivre, sans doute était-ce pour pouvoir poursuivre la consultation tout en découvrant une autre aile du musée et après tout, elle aussi était présente pour pouvoir découvrir tous ses véhicules. Les Chars Moyens n'étaient plus vraiment en odeur de sainteté a l'heure actuelle, mais ils avaient tout de même durablement marqué leur époques et certains modèles étaient encore des icônes de leurs nations. Le T-34 avait un statut a part parmi eux, souvent désigné comme le char le plus efficace de la seconde guerre mondiale, il avait combattu durant toute la durée de la « Grande Guerre Patriotique » et les deux principaux modèles, le 76 et le 85, dénomination indiquant le type de canon avec lequel ils étaient armé, accueillit les deux femmes au sein de l’aile. Si le T 34/76 avait fortement marqué les Allemands et forcer ses derniers a s'adapter, notamment en adoptant le blindage incurvé pour le Panzer V Panther, le 85 au contraire était marqué par une adaptation soviétique aux derniers fauves germaniques : comme le Tiger, il était armé d'une pièce avant tout destiné a la lutte anti-aérienne, qui avait pourtant fait ses preuves dans la lutte anti-char.

« J'ai pris la liberté d'agrandir mon musée afin de pouvoir accueillir une nouvelle aile consacré aux conflits contre les Omniaques. Mais il est difficile d'obtenir beaucoup de données. De nombreuses informations restent secret défense, et tous les vétérans ne sont pas encore prêt a témoigner de ce qu'ils ont vécu. Mais il arrive de rencontrer des bonnes volontés, d'obtenir des récits, des objets, des témoignages du conflit, y compris, de manière ironique, de la part de machine elle-même. Je m'efforce de vérifier toute les informations avant de les installer dans mon musée, un travail long et fastidieux, qui est compliqué par l'aspect encore récent du conflit. Mais a vrai dire, mon œuvre m'importe davantage que ma réputation. Si je parvint a offrir un récit complet et juste de cette époque, d'offrir aux prochaines générations les clefs pour comprendre les enjeux de ce conflit, afin qu'ils puissent ne pas reproduire nos propres erreurs, alors le sort de mon propre nom m'importe peu. Un historien travaille pour la postérité et non pour sa gloire personnelle, sinon, il se compromet et rend de facto son travail suspect. »

Zarya accepta de se livrer sur ses origines, qui étaient en réalité fort modeste, ce qui semblait représenter un certain complexe chez elle. Ce n'était pourtant pas un problème, les grands hommes étaient loin d'être tous issue de la noblesse. Il était vrai que l'historienne ne s'attendait pas a trouver en Russie des personnes appréciant le culte du « Self Made Man » américain, mais le pays avait pourtant su trouver des personnalités compétente en dehors de personnes disposant d'origine aisé. Staline lui-même était issu d'un milieu très modeste Claire était fière de son père, elle savait bien que le nom De Normandie lui ouvrait des portes, mais elle ne pouvait pour autant se reposer entièrement sur lui et devait prouver qu'elle était capable elle aussi d'être crédible dans ce qu'elle entreprenait, sinon elle finirait par être vaincue. La jeune femme se rapprocha du T-34/76, un modèle de production de 1941, avant de se retourner vers Zarya afin de pouvoir expliquer la manière dont elle voyait la situation, mais aussi répondre a la question concernant ses origines.

« Vous avez vu juste : mon père était officier dans la Légion Étrangère, il a combattu les machines dans divers pays d'Afrique, respectant nos accords de défenses avec de nombreux pays et nous avons d'autres officiers dans notre arbre généalogique. Mais une lignée prestigieuse ne forge pas un destin : Staline était un fils de cordonnier et d'une couturière, Erwin Rommel, le Renard du Désert, était le fils d'un professeur de Mathématique. Je ne nie pas que des origines aisés aide, mais elles ne forgent pas non plus une personnalité, sinon les grandes dynastie Chinoise ne serait jamais effondrée et l'Empire serait toujours sous leurs dominations. Vous n'avez nullement a rougir de vos origines, elles vous renforcent au contraire et font de vous un modèle de volonté, comme ce T-34, symbole de la résistance face a une Wehrmacht que tout le monde croyait alors invincible. »

Claire pris la peine de se rapprocher du char et de poser sa main sur son blindage incurvé, le caressant presque comme elle aurait caresser la peau d'un amant, ce qui pouvait avoir quelque chose de bizarre, mais témoignait d'une réelle admiration pour la machine. Elle tenait a signaler la principale qualité de la machine et se déplaça afin de pouvoir également admirer l'arrière, sans doute l'un des rares points vulnérable, malgré le blindage incurvé, car l'épaisseur de celui-ci était plus faible qu'à l'avant et qu'il protégeait le bloc moteur, l'une des pièces essentielles d'un blindé. En revanche, elle serait incapable de renseigner Zarya sur la carrière de cette machine sans en savoir plus sur elle et la pancarte ne permettait malheureusement pas de l'identifier : les T-34 furent produit en si grande quantité qu'il serait de toute façon sans doute vain de tenter de pouvoir identifier un seul en particulier, encore que Claire ne refuserait peut-être pas ce défi s'il se présentait face elle. Une fois revenue devant la russe, elle repris.

« Si vous avez des questions, n'hésitez pas surtout, ce n'est pas parce que je suis l'historienne que je dois être la seule a en poser, bien au contraire, ma première tâche reste la transmission des connaissances. »




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Zarya
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Ven 24 Nov - 21:43

         
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       Claire de Normandie - Zarya


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- Musée des blindés de Kubinka

J'appréciai le sourire de la française. Elle me donnait l'impression d'être quelqu'un qui ne souriait pas beaucoup mais la voir étirer ses lèvres ainsi avait quelque chose de... séduisant mais aussi légèrement mutin. Pour le coup j'en devins curieuse de ce qu'elle pouvait être derrière sa façade d'historienne et d'officier militaire. Mais l'heure n'était peut-être pas la bienvenue et je me disais que cela était bien audacieux que de vouloir en savoir un peu plus sur la française en elle-même. Le contexte était plus relâché que précédemment mais nous portions encore nos uniformes et à ma connaissance, nos délégations respectives n'étaient certes plus en notre compagnie mais n'avaient pas non plus quitté le musée de Kubinka. Alors que Claire me rejoignit, je consultai l'heure sur mon smartphone et m'aperçus que l'on approchait de 21:00. Une vague de fatigue m'envahit alors que mon corps me rappela subtilement la journée éreintante qui venait de s'écouler. Exceptionnellement pour les officiels, le musée de Kubinka était encore ouvert mais il n'y avait déjà plus de visiteurs dans les pavillons depuis longtemps. Alors que l'on fit face aux deux chars T-34, la française se lança alors dans une explication des plus intrigantes du moins pour moi.

J'arquai légèrement l'un de mes sourcils maquillé au crayon lorsqu'elle se mit à parler de son musée. Elle a bien dit son musée ? Cette femme possédait son propre musée avec en plus une aile consacrée aux Omniaques ? Décidément alors, Claire de Normandie n'en finissait pas de me surprendre et me conforta dans mon opinion que j'avais devant moi une personne certes qui m'était sympathique voire assez attrayante mais surtout excentrique. Peut-être une originale, on ne pouvait jamais deviner ce qui se passait dans la tête de quelqu'un issu d'une noblesse et qui possédait beaucoup de choses dont un musée... L'entendre parler de son travail d'historienne me détourna un peu de mes pensées encore surprises par ce que je venais d'apprendre. Claire acheva en maintenant ses propos disant que peu lui importait son propre sort, l'important pour elle était que le récit de l'Histoire soit sauf. Je ne fis pas de commentaires, me contentant de lui hocher poliment de la tête mais en mon for intérieur, je désirai que la française ait au moins aussi un nom inscrit et révéré. Les protagonistes de l'Histoire étaient les plus importants mais les chroniqueurs devaient l'être également, dans une moindre mesure certes mais au moins non oubliés.

Je lui avais parlé de mes origines modestes, me disant sans doute que ça allait beaucoup contraster avec ses ascendances nobles ou avec beaucoup d'illustres personnages mais il n'en était rien, cela parut même ravir Claire avant qu'elle ne me fasse un petit condensé historique. Je connaissais les origines de Staline, le dictateur de l'URSS, ancien dirigeant de la patrie. Maintenant que l'époque communiste était passée depuis longtemps, l'on avait appris aux générations suivantes -dont la mienne- à non seulement ne plus révérer ce tyran d'une époque révolue mais aussi à laisser ce nom susciter de la haine. Je n'étais pas si fière que ça d'appartenir à la même nation que Staline. La Russie avait bien changée depuis la fin de la guerre froide et c'était tant mieux. Le nom de Rommel ne m'évoqua pas grand chose mais Claire ne l'avait pas dite par hasard car je savais aussi que ce nom était de la même époque que Staline et que c'était un officier allemand. En revanche, les dynasties chinoises dont elle me parla furent inconnues pour moi. Claire se mit ensuite à me comparer au blindé T-34 devant moi, y voyant une similitude entre le symbole de la Russie que j'étais devenue et celui de la résistance contre l'armée allemande que tout le monde croyait invincible pour exactement reprendre les mots de l'historienne française.

Lorsque je la vis caresser le blindage du T-34, je fus partagé entre trouver cela malsain ou bizarre. La manière qu'elle avait de le faire était troublante, comme si elle avait des sentiments envers le tank. Encore une bizarrerie peut-être typiquement française... Néanmoins devant elle, je restai de marbre et je ne fis aucun commentaire à nouveau, gardant ma posture d'officier, bien droite et les mains dans le dos, je ne croisai plus mes bras sous ma poitrine. Sa question me fit doucement sourire et la fixant lorsqu'elle revint devant moi, je me risquai à lui poser juste une question.

Des questions... sur vous ou sur le T-34 ?

Mes lèvres dessinèrent un sourire en coin avant d'émettre un léger rire, précisant que ma question envers elle n'était surtout qu'à moitié sérieuse.

J'ai bien entendu ce que vous disiez tout à l'heure ? Vous possédez un musée en France ? Vous pouvez m'en dire plus ? Qu'y avez vous à l'intérieur ? C'est un genre de Louvre aussi ?

Tout en laissant Claire me répondre, le pavillon des blindés moyens passa sous mes yeux, écoutant d'une oreille mais attentive la française, croisant son regard de temps en temps. Ainsi sous mes yeux passèrent successivement un T-44 de 1944, un SU-122-54 sorte de tank avec un canon d'assaut monté sur un châssis de T-54, un char IT-1 de 1968 blindé de catégorie chasseur de chars et conçu sur le châssis du T-62 ou encore un T-64A daté de 1969. L'écriteau en face du T-64A indiquait un modèle standard selon les anciennes normes en vigueur dans le complexe militaro-industriel soviétique des années 70 jusqu'au début des années 80 mais aussi un armement composé d'une arme automatique montée et d'un canon de 125 mm pour le modèle exposé. Des yeux, je suivis les informations écrites et j'observai le tank exposé en le caressant mais uniquement du regard, regardant de temps en temps Claire pour lui montrer qu'elle avait cependant toute mon attention sur ce qu'elle disait. Pour le coup, depuis que Claire s'était mise à me parler et grâce à elle, ce fut une plongée plaisante dans l'Histoire en général mais aussi celle de la Russie, l'historienne m'avait bien emporté dans sa belle passion hors du commun.



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Claire de Normandie
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Dim 26 Nov - 17:18

« A vous de voir, même si je crains de ne pas être un sujet aussi intéressant qu'un T-34 a dire vrai. »

La jeune femme avait tout de même sourit en répondant a une question qui était pourtant faite sans être sérieuse. Mais dans son petit paradis des chars, Claire restait dans son élément et si elle pouvait facilement s'enflammer dans des explications sur des points précis de l'histoire, elle restait pour autant sur une note plus sérieuse, s'attendant toujours a une question qui lui permettrait de partir dans un nouvel exposé, ce qui n'était pas forcément une bonne chose d'ailleurs. Mais alors qu'elle revenait vers l'allée centrale afin de pouvoir découvrir de nouveaux modèles de chars, ceux qui se confrontèrent dans les différents conflits de basses intensités de la Guerre Froide aux production occidentale, principalement américaine, la question vint finalement sur son propre musée et ce qu'il contenait. L'évocation du Louvre laissant un petit sourire amusée sur les lèvres de la Française, qui avait souvent ce genre de question : le Louvres était devenu si emblématique, une véritable image de marque exporté a l'étranger, que beaucoup croyaient parfois que les musées étaient forcément, en France, tous rattaché a lui, mais ce n'était pas tout fait comme cela dans la réalité. Toutefois, pour Claire, il s'agissait d'une occasion de pouvoir mettre en avant « l’œuvre de sa vie » et elle ne manquerait pas de la saisir.

« Ma famille possède une très grande demeure construite selon les standards des châteaux de la renaissance, autant dire un vaste espace dont je n'avais guère l'utilité seule. J'ai choisit de le consacrer a l’œuvre de ma vie en le faisant agrandir au fur et a mesure que je parvenais a agrandir ma collection. Les lieux de mémoires sont nombreux en Normandie, mais les grand pôles ont tendance a vouloir tout centraliser sous leurs coupes. Hors, leurs visions de l'histoire est bien trop souvent officielle, donc avec de nombreux non-dit. J'ai promis la vérité a mes visiteurs et c'est ce qu'ils viennent rechercher dans toutes les parties ouvertes au public. C'est vraiment très important pour moi. Pour être honnête avec vous, c'est une entreprise que je ne pourrais pas mener seule, mais je peux compter sur des soutiens officiels comme privé. Mon père était célèbre et apprécié, ses amis m'aident, même si certain pense que je suis folle d'accomplir une telle œuvre de mémoire, d'autant plus qu'elle dérange quelques héritiers qui préfèrent que certains passages de l'histoire reste dans l'ombre. »

Rappeler a une entreprise son passé collaborationniste, ou a un homme politique revendiquant l'héritage du Gaullisme que ce dernier intégrait aussi l'ordre responsable du Massacre de Setif le 8 mai 1945, jour de la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe, n'était pas vraiment très populaire en France, il fallait bien l'admettre… Mais malgré cela, le nom de Normandie ouvrait des portes, le succès populaire de son musée lui permettait également d'encourager des bonnes volontés, le sérieux de son travail encourageait des anonymes a venir lui transmettre des objets ou des documents longtemps dissimulé ou simplement oublié. La jeune femme faisait face a une œuvre de plus en plus complexe et devait compter sur l'aide d'aspirant historien travaillant avec elle au sein de l'armée pour poursuivre son œuvre. Mais ses débuts furent difficile et elle avait fait face a l'opposition de certains grands pôles, qui faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour conserver une forme de monopole, considérant l'histoire comme leurs pré-carré, une définition qu'elle refusait bien évidemment. Elle n'avait toutefois répondu qu'à une partie de la question, puisqu'elle n'avait pas évoquée ce que son musée contenait. Il était donc temps de l'évoquer, puis-qu’après tout, c'était bien le sujet le plus intéressant de ce dernier.

« Le but premier de l'ouverture de ce musée était d'offrir un regard neuf, non partisans et le plus honnête possible, sur les conflits qui ont secoué notre histoire contemporaine, des premiers conflits coloniaux, ainsi que la Guerre Russo-Japonaise, qui mène a la Première Guerre Mondiale, jusqu'à aujourd'hui et le conflit contre les Omniaques. La Normandie a vécu le débarquement, elle me semblait donc parfaite pour accueillir ce témoignage que je voulais universel. Avec mes équipes, nous travaillons a couvrir tous les aspects de l'histoire, le plus guerriers bien sûr, mais pas seulement : un visiteur pourra découvrir les objets de la vie quotidienne de ses différentes époques, savoir comment l'homme moyen vivait durant ses années sombres. Mettre en relation ses événements avec notre propre histoire tumultueuse m'a semblé une nécessité au fur et a mesure que je poursuivais mes travaux, c'est pour cette raison que j'ai fait construire une aile supplémentaire pour traiter du premier conflit contre les Machines. Vous ne verrez donc pas d’œuvre d'art comme au Louvre, mais un témoignage essentielle, afin que nous et nos enfants n'oublient pas, pour que peut-être un jour, ses vieilles querelles trouvent enfin une conclusion juste. »

La voix s'était faite plus grave, car Claire n'était pas dupe : si Overwatch était née sur la nécessité de combattre les machines dans le monde entier, les conflits entre les nations restaient présent et dans certaines régions, l'on continuaient a s'observer discrètement, attendant le moindre signe de faiblesse pour frapper. La machine ne permettrait pas a l'humain de trouver un ennemi lui permettait d'arrêter de songer a la guerre contre les autres humains, cela, elle en était certaine. En fournissait au peuple les clefs pour comprendre les anciennes querelles qui opposent les peuples, ainsi que les explications géopolitique des conflits mondiaux autant que les conséquences de l'arrogance des dirigeants pour leurs populations, elle espérait toujours susciter un réflexe républicain. Pour une noble, Claire avait intériorisée la cause de la Révolution et du Pouvoir pour le peuple. Mais ce faisant, elle admettait aussi un espoir sans doute candide, après tout, tant que l'être humain existerait, le monde continuerait sans doute d'être secoué par les guerres. Portant son regard vers sa montre, elle constata toutefois que 21 heure approchait et qu'il allait malheureusement falloir rentrer. Elle porta un instant un regard frusté vers tous les blindés qu'elle n'aurait pas l'occasion d'observer, mais se retourna vers Zarya pour lui faire une proposition.

« Il semblerait que je vous aie transporter dans ma passion sans prendre le temps de surveiller l'heure, nous allons devoir bientôt partir. Si vous en avez un peu le temps, que diriez-vous de me retrouver un peu plus tard pour dîner ? L’hôtel dans lequel je loge inclus un restaurant, et je serais ravie de pouvoir poursuivre cette discussion avec vous de manière plus formelle »




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Mar 28 Nov - 18:47

         
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       Claire de Normandie - Zarya


- Russie, oblast de Moscou
- Musée des blindés de Kubinka

Claire de Normandie était issue d'une riche famille sans l'ombre d'un doute, pas une roturière comme moi mais la France était un pays assez éloigné du mien et je n'y avais jamais mise les pieds à part lorsque j'étais sportive et encore, je n'étais pas entièrement autorisée à visiter, je devais surtout rester concentrée sur la compétition. Toutefois, lorsqu'elle m'apprit qu'elle possédait un château de la Renaissance en plus d'un domaine en Normandie, je ne pus m'empêcher de m'en émerveiller et d'en être admirative. Si savoir qu'elle avait de telles possessions m'impressionnait, je n'en fus que plus subjuguée lorsque j'appris les raisons qui la motivaient. Elle savait ce qu'elle faisait mais elle n'oubliait pas d'où elle venait ni à qui elle devait son projet de musée indépendant. Elle semblait être une personne vertueuse et attentive à son prochain dans son travail, sa tâche était en grande partie désintéressée. L'histoire qu'elle voulait transmettre contenait les faits et rien que le faits, me rassurant par la même occasion sur la promesse qu'elle me fit si elle devait écrire ma propre histoire. Aucune glorification ne serait permise pour moi, je voulais que la vérité brute et nue soit exposée au vu de tous et comme je l'avais dit, seule l'Histoire avec un grand H me jugera et personne d'autre, fussent-ils mêmes historiens ne sera en mesure ou le mieux placé pour le faire à part le lent passage du temps.

Plus le temps passait, plus je me plus en compagnie de cette noble française, officier de surcroît. Nous étions toutes les deux militaires, toutes les deux sûrement destinées à de grandes choses et uniques en notre genre. Elle était consciente que sa tâche dépassait même le cadre de sa propre vie et qu'un ou une autre allait prendre sa suite. Quelque part cela me peina car au delà de son désintéressement, c'était presque comme si elle n'avait cure de sa propre existence alors que moi, en tant que combattante, je cherchai surtout à rester en vie et à protéger mes hommes tout en menant à bien notre mission. Peut-être avait-elle raison, peut-être laisserai-je mon nom et ma trace dans l'histoire de la Mère Russie, peut-être prendrai-je un jour ma juste place aux côtés d'illustres légendes et personnages de la Grande Russie mais elle, qui allait se souvenir de la chroniqueuse Claire de Normandie, celle qui est restée dans l'ombre mais dont la plume avait pu un jour consigner le vécu et les faits d'armes des grands ? Je me promis que si Claire devait un jour faire le récit de ma vie, j'insisterai pour qu'elle ne soit pas oubliée. Peut-être serait-ce un excès de noblesse ou de zèle de ma part mais personne ne s'était auparavant proposé d'écrire l'histoire de ma vie comme elle le fit et pour cela, je me dis qu'il était de mon devoir de la mettre aussi en avant, n'en déplaise à ses collègues historiens présents ou futurs.

C'est une noble tâche que vous vous êtes donnée, Claire. Je suppose que c'est l'œuvre de votre vie, j'espère qu'elle perdurera encore longtemps. Au moins aussi longtemps que le Louvre.

Je la vis ensuite regarder sa montre et comme moi, elle se rendit compte que l'heure était tardive. Les officiels étaient peut-être déjà repartis du musée mais personne ne vint s'enquérir de notre présence. Je me disais que Claire et moi allions nous quitter lorsque la française me fit une proposition à laquelle je ne m'attendais pas. Elle me proposa un diner au sein de l'hôtel où elle logeait. Au delà de la question de savoir où elle logeait, c'était sa proposition qui me stupéfia presque avant de sourire largement voire de rire car j'y décelai ce que je présumai être une petite erreur de russe. La française parlait très bien le russe bien que son accent français dénotai un peu mais était agréable à écouter. La perspective donc d'écouter un peu plus la française parler de sa passion qui de prime à bord ne m'emballait pas tellement mais qui en l'entendant, m'intéressa grandement, me réjouit et j'acceptai sa proposition avec plaisir. La française ne le savait peut-être pas mais elle rejoignit un cercle très fermé de personnes qui avaient eues le privilège de pouvoir partager un diner avec moi. Avant de lui manifester une réponse, je réfléchis quelques secondes pour me souvenir à quel hôtel logeait la délégation française avant de me rappeler qu'elle était logée au Moscow Marriott Royal Aurora Hotel, un hôtel de luxe haut de gamme en plein centre-ville de Moscou qualifié cinq étoiles.

Eh bien... je ne m'attendais vraiment pas à ça Claire mais... c'est avec grande joie que je vais accepter votre invitation. Je continuerai avec plaisir notre discussion historique. Toutefois, je présume que c'est une petite erreur de votre part mais vous voulez sûrement dire de "poursuivre cette discussion de manière plus informelle" ?

Au départ, la surprise se lut sans aucune peine sur mon visage, l'invitation de la française m'avait prise au dépourvue. Passée la surprise, un sourire franc et lumineux se dessina peu à peu sur mes lèvres pour lui exprimer mon ravissement. C'est avec une franche expression de joie que je lui acquiesçai en exprimant mon accord. Pour la première fois depuis que nous parlions, je me mis à regarder Claire d'une autre manière que l'officier ou l'historienne. La française paraissait plus frêle que moi mais elle avait comme une force cachée, comme en témoignait sa poigne puissante pour une femme de ce gabarit mais que pouvait-elle receler d'autre sous cet uniforme ? Ma curiosité fut attirée par ce qu'elle pouvait cacher et je fis un pas vers elle, instaurant du coup une certaine proximité entre Claire et moi mais je ne fis rien de déplacé. Discrètement, je me mordis la lèvre inférieure avant de lever le regard et de regarder l'accès menant à la sortie du musée.

Si je me souviens bien, la délégation française loge au Marriott Royal Aurora Hotel ? Hm... je crois que je sais comment nous rendre à Moscou sans perdre une heure et demie de route. Venez. Avec de la chance, la présidente Volskaya en a laissé un à mon attention.

Je fis alors un pas de côté pour m'écarter d'elle en lui faisant un sourire un peu plus mutin et mon regard s'attarda encore sur elle un instant, mes yeux dérivant vers les lèvres joliment dessinées de la française puis je rajustai mon uniforme en remettant mon calot sur la tête. Les talons de mon uniforme de parade résonnèrent dans les salles silencieuses du musée avant de me diriger vers la sortie où un soldat, un jeune sergent se mit au garde-à-vous en me voyant. Je lui renvoyai le salut avant de le regarder comme si je l'inspectai. Je serrai un peu plus son col d'uniforme avant de le mettre au repos et d'interroger mon subalterne dans un russe bien plus rapide et usuel que celui employé en compagnie de la belle française Claire.

Soldat, rassurez-moi. L'état-major a bien laissé un hélicoptère sur zone ?

Oui Lieutenant Zaryanova, conformément aux ordres de la présidente Volskaya. Comme vous n'êtes toujours pas partie et de par votre fonction auprès d'elle, elle a laissé un hélico à votre disposition à la base aérienne de Kubinka. Un taxi vous attend pour vous y emmener si vous le voulez.

Très bien, j'ai une membre de la délégation française avec moi, elle s'est séparée de son groupe pour se documenter sur le site, je la ramène à son hôtel.

Dois-je les prévenir que vous l'avez avec vous, madame ?

Ne vous donnez pas cette peine, Sergent, je m'en occuperai. Et puis les Français peuvent bien nous pardonner cet écart, je pense. Nous allons rejoindre le taxi.

À vos ordres, Lieutenant. Je vous souhaite une bonne soirée.

Merci, Sergent. J'espère que la vôtre le sera aussi.

Je saluai en retour le sergent qui se tint bien droit avant de faire signe à la française de me suivre pour rejoindre le taxi qui nous attendait non loin d'ici.

Venez Claire, si cela ne vous dérange pas, je vous offre un tour en hélico Mi-26. Ce sera plus rapide que de rejoindre Moscou en voiture. Un petit cadeau de la part de mon état-major, je m'en voudrais de vous dire de prendre la route alors que les airs sont bien plus dégagés. Nous arriverons au cantonnement réservé à l'armée russe pour le défilé d'aujourd'hui juste à côté de Moscou. De là, je vous ferai amener en voiture jusqu'à votre hôtel et je vous rejoindrai. Cela vous convient ? Vous vous y connaissez aussi bien en hélicoptères qu'en blindés ?



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Claire de Normandie
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Sam 2 Déc - 16:56

« Oui, c'est bien cela. Mon russe semble avoir quelque peu rouillé, je vais devoir prendre du temps pour le perfectionner. »

Au moins, Zarya avait acceptée son invitation, ce qui avait quelque chose de rassurant aux yeux de Claire qui avait tout de même craint que cette dernière ne soit trop cavalière, mais la perspective de pouvoir passer un peu plus de temps en compagnie de la Russe la remplissait de joie : pour rien au monde elle n'aurait voulu manquer une telle opportunité de pouvoir en savoir plus sur une figure qui fascinerait sans doute plusieurs générations, mais qui risquait également d'être moquée pour ce qu'elle devait incarner : le symbole de la résistance de la Mère Russie et un message d'espoir dans un conflit cruel qui ne manquait pas d'emporter de nombreuses âmes dans ses fourneaux assoiffés de sang, la perte de leurs pères respectifs était là pour en témoigner. Lorsqu'elle lui demanda si elle logeait bien avec la délégation Française au Marriott Royal Aurora Hôtel, Claire hocha la tête en signe d'approbation : elle n'avait pas choisit elle-même l'établissement, mais y avait trouver rapidement son compte, tant celui-ci disposait de tout le confort dont n'importe qui devait rêver. Ce n'était clairement pas le genre d'hôtel que n'importe quel Russe, ou même n'importe quel Français, pouvait fréquenter, même pour une seule nuit.

Elle devina au sourire mutin de la Russe que cette dernière lui réservait une belle surprise et lui emboîta donc le pas avec plaisir, le bruit de ses propres talons s'ajoutant aux siens, d'autant plus que la démarche de Claire la poussait souvent a adopter une posture droite qui amenait naturellement a faire claquer le talon au sol. Pas forcément très bon pour les jambes, mais il fallait admettre que cela lui donnait une stature des plus impressionnantes. Lorsqu'elle furent de sortie, la française put contempler Zarya dans ses rapports avec les autres militaires, puisqu'elle s'adressa dans un Russe bien plus naturel avec un sergent qui assurait la garde devant l'entrée du musée. Si elle ne parlait pas aussi bien le Russe que des natifs, elle était tout de même capable de saisir leurs conversations et un sourire se dessina lorsque le soldat demanda s'il fallait prévenir la délégation Française : Claire avait l'habitude d'être en retard parce qu'elle trouvait toujours un point d'intérêt particulier qui la poussait a s’attarder quelque part. Il lui était même parfois arrivé de repartir après l'avion officiel, prenant un vol a ses frais afin de pouvoir profiter plus longuement d'une découverte, elle savait donc que les Français ne s'inquiéteraient pas outre mesure de son absence tant qu'elle donnait des nouvelles, ce qu'elle fit en sortant son smartphone afin d'envoyer rapidement un message indiquant qu'elle rentrerait un peu plus tard que prévu.

Finalement, Zarya lui fit signe de la suivre et lui indiqua qu'elles rentreraient a Moscou en prenant un hélicoptère Mi-26, connu pour être le plus gros transporteur du monde. C'était un appareil impressionnant, dont la conception commençait certes a être ancienne, puisqu'il fut mis au point sous la période soviétique, mais qui restait très performant, une bête de somme qui ne trahissait jamais ses soldats. Si Claire était moins au fait des technologies d'hélicoptère que des chars, ayant toujours eue une préférence pour la guerre sur le sol que celle dans les airs, elle connaissait tout de même le Mi-26 pour ses performances particulière et tous les services qu'il avait rendu, aussi bien a la Russie que dans le monde entier, car depuis la chute du mur et la fin de l'URSS, l'état Russe n'hésitait pas a mettre a disposition ses plus gros porteurs a des pays en état de catastrophe naturelle afin de faciliter le transport de vivre et de renforts pour secourir les sinistrés, un bon moyen d'améliorer son image a l'internationale qui ne faisait de mal a personne, bien au contraire. Le fait d'avoir un hélicoptère l'attendant spécialement prouvait en tout cas que la Russe n'était pas un personnage ordinaire : elle avait de l'importance et la présidente l'appréciait assez pour lui faire un honneur que seul un officier supérieur pouvait normalement obtenir, et cela, ce n'était qu'une preuve supplémentaire que les propos de l'historienne tenue dans le musée n'était pas usurpé.


« Je connais moins les hélicoptères, mais je ne refuserais pas l'opportunité d'une belle balade dans un appareil très connu. La vue sur la ville doit être magnifique de la haut, j'ai déjà hâte d'y être. »

Claire suivit donc avec enthousiasme, espérant pouvoir bien profiter de la vue. Elle laissa Zarya régler tous les détails afin qu'elles puissent toute deux embarquer pour le retour a Moscou et ainsi rentrer plus rapidement. Mais pour Claire, c'était aussi une façon d'avoir un peu de temps pour réfléchir a une tenue plus appropriée pour un dîner. L'uniforme de parade n'était pas élégant en soit, mais elle trouvait que cela manquait de charme pour un dîner et la femme qui l'accompagnait ne la laissait pas indifférente, il fallait bien l'admettre. Une partie de son esprit espérait bien être capable de lui en mettre plein la vue, même si une autre savait bien qu'elle n'avait pas forcément grand-chose a mettre en valeur physiquement et une autre encore doutait qu'elle apprécie les femmes, après tout, cela n'avait pas toujours été bien vue de tout temps en Russie… Mais la française était quelqu'un d'assez sûre d'elle et les difficultés n'étaient pas vraiment capable de la faire renoncer, sinon elle ne serait pas partie dans des entreprises aussi titanesques que celle qu'elle poursuivait actuellement. Une fois les détails avec le chauffeur de taxi régler, la jeune femme pris place sur le siège arrière, attachant sa ceinture, un réflexe qu'elle avait acquis très tôt dans sa jeunesse et qui ne l'avait jamais quitter. L'on s'était parfois moquer d'elle, mais elle avait un côté procédurier pour nombre de chose… Mais bien moins pour d'autre… Elle se tourna vers Zarya et lui demanda alors.

« Vous piloterez vous-même l'hélicoptère ? »

Une manière de savoir si elle disposait de talent caché...




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Mar 5 Déc - 2:12

         
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       Claire de Normandie - Zarya


- Russie, oblast de Moscou
- Base militaire de la Force aérienne russe de Kubinka


Le taxi, un véhicule aux couleurs de l'armée russe d'ordinaire réservé à des officiers bien supérieurs à mon grade, nous attendait non loin de l'entrée du musée qui était sous bonne garde de soldats russes. Toujours en tête devant Claire, les militaires se mirent au garde-à-vous sur mon passage alors que je répondis d'un air digne en les saluant. Le lieutenant commandant l'unité fit de même avant de me désigner du bras le véhicule au dessus du sol de quelques centimètres dont la porte était ouverte pour moi par le chauffeur. Ce dernier, un caporal mince comme un clou, certainement plus habitué à être un aide de camp d'un officier supérieur que d'être un véritable soldat me demanda ma destination pour confirmation. D'un signe de tête, je l'approuvai et le caporal se mit immédiatement au volant. Par politesse teintée d'un léger soupçon de lubricité, je me permis de laisser la française rentrer en premier dans le véhicule, me permettant alors d'avoir une jolie vue arrière alors que je la suivis. Je me remis à rougir en voyant ce que j'avais devant les yeux tout en enlevant de nouveau mon calot et j'indiquai très rapidement au chauffeur la direction de la base aérienne.

Hm, non, je ne sais pas piloter un Mi-26. J'ai été formée avec les soldats du rang, je suis de la piétaille. J'ai pataugé dans la merde, la neige et la boue, pas dans l'huile de moteur ou l'odeur d'un tableau de bord poussiéreux.

Je lui fis alors un sourire, à moitié charmée de me retrouver ainsi proche de l'historienne et à moitié d'un air amusé tout en me tournant en autodérision.

Je n'ai conduit aucun engin aérien. En revanche, j'ai déjà piloté un Falcatus pendant des tests sur le terrain, l'état-major voulait en étudier les effets de nouvelles mises à jour. À l'origine, seuls les Spetsnaz et d'autres unités triées sur le volet l'utilisaient. J'ai aussi conduit pas mal de véhicules GAZ-TiGr spécialement renforcés pour affronter les Omniaques, l'équivalent russe des anciens HumVees américains.

Claire me divertit à nouveau par ses commentaires distillés à propos de mes dires mais le trajet jusqu'à la base ne fut pas long, nous n'avions que quelques kilomètres à faire. Le taxi de l'armée nous déposa directement sur la piste d'atterrissage dans la zone réservé aux hélicoptères. Le Mi-26 nous attendait là déjà prêt à partir, entre deux appareils ADAV, toutes pales tournantes et les lumières de signalisation clignotantes. Je sortis donc la première, attendant que Claire fasse de même et je glissai une liasse de roubles d'une de mes poches d'uniforme au jeune caporal qui accepta tout sourire et éberlué son pourboire. Je lui répondis d'un sourire bienveillant avant de réajuster mon uniforme et mon calot puis de marcher vers le Mi-26. Un homme nous attendait à l'entrée que je pris tout d'abord pour le bosco de l'appareil et alors que nous étions plus proche, je reconnus un capitaine de l'armée en tenue de pilote. Sachant que j'avais devant moi un supérieur, je le saluai en première, droite et digne malgré le bruit ambiant.

Lieutenant Zaryanova ! C'est un honneur de vous avoir à bord ! Venez, montez, si nous partons maintenant, vous serez à Moscou dans une vingtaine de minutes ! Le temps se dégrade !

Merci capitaine ! Je suis contente que vous soyez là, je serais rentrée demain sinon !

En plus ça se bouchonne autour de Moscou à cause des festivités de la guerre ! Après vous !

Sur invitation de mon supérieur, je franchis l'entrée d'un bond et m'assura que Claire embarque sans encombre. Le pilote fut le dernier à monter et fonça droit au cockpit. Au lieu de nous assoir sur les sièges latéraux de l'appareil, je me souvins que Claire avait parlé de voir Moscou d'en haut en pleine nuit et je fis signe à la française de me suivre jusqu'au cockpit alors que sous nos pieds, on sentit que l'hélicoptère se souleva tout juste du sol.


- Russie, oblast de Moscou
- Espace aérien russe

контроль ici Белопле́чий 1, avons embarqué Олимп, demandons autorisation d'atterrir.

Белопле́чий 1, ici контроль. Autorisation accordée. Le site 02 est libre pour l'atterrissage. Attention en chemin, on annonce de la pluie. Bon retour Белопле́чий 1. Terminé.

Bien reçu, контроль. Terminé. Lieutenant, qui est votre amie ?

Une membre de la délégation française qui visitait le musée des blindés, monsieur. Elle s'est détachée de son groupe, je la ramène. À ce propos, si je puis me permettre, il faudra faire préparer une voiture pour son hôtel à notre arrivée, pour le Marriott Royal Aurora, vous n'aurez qu'à mettre sa note à mon nom.

шлюха, ils s'emmerdent pas ces Français... Sergent, vous avez entendu ? Appelez la base pour organiser cela.

Merci, capitaine.

Tandis que le copilote du Mi-26 appelait le contrôle de la force aérienne du camp militaire à côté de Moscou, je fis un regard pour Claire qui s'était glissée elle aussi dans le cockpit et je lui refis un sourire avant de reporter mon regard à travers le cockpit. Comme le pilote le disait, une fine pluie s'abattit sur l'hélicoptère et les petits essuie-glaces sur le pare-brise se mirent en route. Cependant, les vitres furent assez dégagées pour nous permettre d'admirer la vue sur les environs qui étaient maintenant plongées dans l'obscurité de la nuit recouvrant la Russie. Les points de lumière qui nous parvinrent furent la ville moscovite au loin mais surtout les lumières des voitures plus bas sous la forme de centaines de points lumineux alignés sur une ligne, illustrant ainsi le tracé de la route dans la nuit. Intérieurement, je fus très heureuse de pouvoir disposer de ce Mi-26, le trajet retour vers Moscou en voiture aurait été un calvaire à ce rythme. Il fallut néanmoins reconnaître que la vue de notre point était très belle. J'avais très peu observé Moscou de nuit et la multitude de points de lumières représentant la capitale russe donnait un panorama véritablement ravissant à observer. Du moins, pensais-je, peut-être pas aussi agréable à regarder que la française qui se tenait juste à côté de moi, sa chevelure claire se dessinant nettement au milieu de la pénombre et des vives lueurs du tableau de bord.

C'est vrai que c'est beau vu comme ça. J'ai rarement vu Moscou de nuit et encore moins d'en haut. Et puis, c'est gratifiant de se dire qu'on l'a fait à bord d'un Mi-26.


- Russie, oblast de Moscou
- Moscou, camp militaire russe des unités du défilé de la Grande Guerre Patriotique

Le reste du voyage se passa sans autre encombre qu'une pluie un peu plus intensive à l'approche de Moscou. Des gouttes d'une pluie froide nous accueillit à la sortie du Mi-26 mais je n'en avais que faire, je ne m'inquiétai pas pour mon uniforme et visiblement, Claire devait être sur la même longueur mais je ne lui fis aucune remarque. À la zone d'atterrissage, un véhicule du même type que le taxi attendait la française et je l'accompagnai jusqu'au véhicule. Jetant un discret regard vers elle alors que Claire regardait devant elle, je dus l'admettre mais son petit air impassible malgré les gouttes sur elle et son uniforme en jetait beaucoup et pour un peu, je me serais presque un peu plus approché d'elle. Comme réaction, je me mordis juste discrètement la lèvre inférieure. Arrivées devant le taxi, malgré la pluie, je me tenais toujours devant elle, calot mouillé sur la tête et uniforme tacheté d'eau, espérant ne pas trop apparaître négligée, même sous la pluie, elle était très agréable à regarder. Un truc typiquement français sûrement.

Ce taxi vous emmènera à votre hôtel, Claire. Ne vous inquiétez pas des frais, c'est un taxi de l'armée, nous nous en sommes déjà occupés. Ça circule beaucoup mieux dans Moscou qu'en banlieue. Je vais me préparer et je vous retrouve d'ici... 45 minutes/1 heure à votre hôtel. Cela vous ira ? Je me réjouis d'avance de ce dîner. Merci encore.


- Russie, oblast de Moscou
- Moscou, demeure familiale des Zaryanova

Le rouge me monta à nouveau aux joues pendant que je la saluai. Dans mon mouvement, ma main frôla la sienne mais je n'esquissai pas un geste de recul et fis comme si de rien n'était. J'attendis donc, les mains dans le dos, que le taxi s'ébroua et ne trace à travers le camp pour ensuite disparaître après deux barrages de contrôle, sous la pluie. Je donnai mes ordres pour ensuite me faire amener dans ma demeure familiale un peu à l'écart du centre-ville mais dans Moscou même. Dans notre maison, mes deux frères dormaient déjà et seule ma mère m'accueillit. Mon état attisa sa curiosité mais je ne lui cachai rien. Je lui révéla alors en quelques minutes ma rencontre avec Claire et mon intention de passer ma soirée avec elle. Ma mère connaissait ma préférence pour les femmes et bien qu'elle n’approuvât jamais entièrement mes goûts en la matière, elle était suffisamment intelligente pour ne pas m'en vouloir, au contraire de beaucoup de parents russes et dans ma chambre, je me préparai au dîner chic avec Claire, certainement mâtiné d'un soupçon de romantisme. Aucun uniforme militaire pour l'occasion mais je n'arrivai pas à me trouver une tenue adéquate. Je me promis de ne jamais le répéter à qui que ce soit mais ma mère me donna un léger coup de main dans mon choix vestimentaire. J'étais une femme masculine mais je ne voulais pas apparaître comme un homme aux yeux de cette française qui me plaisait et dont l'air sérieux et impassible m'avait séduit, il y avait un minimum de féminisme que je voulais respecter. Ainsi après avoir cherché dans ma garde-robe personnelle, j'optai en haut pour un chemisier blanc cintré en coupe ajustée pour souligner une silhouette certes musclée mais féminine ainsi qu'un col Claudine, dévoilant un joli décolleté sans être vulgaire, suffisant pour laisser entendre que je pouvais être intéressée par l'officier femme. En bas, je m'étais vêtue d'un simple pantalon noir avec un petit nœud décoratif sur le devant à gauche. Afin de compléter mon allure, par-dessus mon chemisier blanc, je m'habillai d'un blazer noir épousant finement ma taille et dont les manches étaient retroussées jusqu'à mi-avant-bras, dévoilant alors cette partie de mes bras. Pour parfaire le tableau, je mis des mocassins noirs féminins avec des talonnettes. Mes cheveux roses faisaient certes tâche sur ce tableau noir et blanc mais le maquillage léger de mes yeux ainsi que l'eye-liner s'occupaient de faire le reste pour intégrer ce rose sobre à mon apparence, le tout accompagné d'un parfum lui en revanche bien masculin, sans aucune extravagance ou exubération, au contraire sobre et affirmé tout en ajoutant une fragrance mystérieuse qui s'accordait très bien avec mon maquillage sombre à mon goût. Ce fut ainsi parée que je m'en allais retrouver la femme étrangère qui allait, je l'espérai fortement, devenir ma compagne de ce soir.


- Russie, oblast de Moscou
- Moscou, Moscow Marriott Royal Aurora Hotel

Le trajet me parut bien trop long à mon goût, pressant mon chauffeur qui fut assez irrité de mon empressement mais je n'en avais cure. Parvenu dans le hall, je m'annonçais auprès d'un réceptionniste qui ouvrit des yeux immenses en me reconnaissant et me dit aussitôt qu'il fut honoré que d'avoir la visite d'une personne telle que la mienne au sein de l'établissement. Peu habituée à une telle démonstration de sympathie, je m'accordai de bonne grâce à l'exercice de la photo avec le fan avant que je puisse dire l'objet de ma visite. Avec empressement et sourire, le réceptionniste appela la chambre de Claire et dans un français parfait, annonça que madame Aleksandra Zaryanova attendait dans le hall d'entrée. L'employé me confirma que Claire allait arriver sous peu et il me proposa d'attendre dans un des fauteuils impériaux posé sur une tapis qui valait sûrement plus cher que ma médaille d'or. Je préférai rester debout et je lissai mon blazer avant de vérifier une dernière fois mon décolleté. Le réceptionniste me demanda également si je voulais boire quelque chose en attendant mais je déclinai poliment l'invitation, préférant attendre debout à côté du guichet d'entrée de l'hôtel luxueux l'arrivée de Claire de Normandie.



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Claire de Normandie
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Jeu 7 Déc - 14:19

« Deux châssis robustes qui ont fait leurs preuves. La structure incliné du Falcatus lui donne un lien de parenté avec le T-34 d'ailleurs. La Russie a compris très vite l'intérêt de l'arme blindé et de la mécanisation militaire, elle offre toujours a ses hommes des châssis formidable. »

L'admiration de la française n'était pas feinte, être parvenu a concurrencer l'Allemagne Nazi dans le domaine du combat blindé ne fut pas une mince performance, mais dans la rivalité de la guerre froide contre les États-Unis, les Russes étaient également parvenu qu'ils étaient capable de produire du matériel très performant, permettant au Pacte de Varsovie de pouvoir concurrencer l'OTAN dans tous les domaines du combat. La France, qui tenait a l'indépendance militaire, était l'un des seuls pays a avoir tenter de suivre les deux géants, mais la très longue carrière de l'AMX-30, qui était un bon châssis, mais dépassé a la fin de son service lors de la Guerre du Golfe, témoignait des difficultés a le faire, même si le char Leclerc avait ensuite montrer que la France disposait elle aussi de ressource dans la conception de véhicule militaire de combat efficace et innovant. Elle même avait conduit plusieurs engins blindés et son père lui avait appris comment contrôler des blindés de combat, c'était après tout l'arme a laquelle elle se destinait en étant plus jeune. Après avoir subit un entraînement pour devenir fantassin, elle avait donc suivi en parallèle de ses études une formation de pilotage de blindé. L'attentat contre son père lui avait cependant fait changer de carrière…

« Mon père m'avait appris a piloter un char sur un Leclerc, mais je n'ai pas eue l'occasion de mettre en pratique ses connaissances, sa mort a changer mes plans de carrière. Ceci dit, cette formation n'est pas inutile, les blindés que j'expose ont besoin d'une maintenance régulière, mais aussi d'un peu d'exercice, les vieilles mécaniques sont capricieuse. »

Difficile de l'imaginer en l'observant les mains dans le cambouis, pourtant, Claire était capable d'assurer la maintenance de ses chars. Certes, pas seule, elle disposait d'une équipe pour lui porter assistance, mais elle participait lorsqu'il y avait besoin de réparation et son Koenig Tiger était toujours capable de rouler. La conversation sur le pilotage de véhicule blindé n'irait cependant pas plus loin puisque le taxi s'arrêta non loin de la base aérienne et Zarya paya grassement le chauffeur avant d'inviter la Française a la suivre, ce qu'elle fit sans discuter. L'hélicoptère était impressionnant, mais la jeune femme avait l'habitude de fréquenter les milieux militaires et suivait donc sans problème, Zarya se souvenant que la française souhaitait profiter de la vue, elle l'invita a la suivre dans le cockpit. Le respect que lui témoignait le pilote, qui était pourtant son supérieur hiérarchique, prouvait bien qu'elle était bien plus importante qu'elle ne le pensait, mais pour l'instant, la présidente ne semblait pas encore décidée a la voir prendre du recul sur le front, prenant ainsi le risque de la voir se faire tuer, ce qui pouvait être dévastateur pour le moral des Russes, mais pouvait aussi être tourné a son avantage en faisant d'elle une martyr de la nouvelle guerre patriotique et un symbole éternel de résistance.

La remarque du pilote russe concernant l’hôtel laissa un sourire amusée sur les lèvres de la Française, qui savait très bien pourquoi sa délégation l'avait choisit : après tout, le gouvernement Français vivait dans ce que l'on appelle « les ors de la républiques » et entretenait naturellement des goûts de luxes. Elle ne les critiqueraient certes pas, mais elle savait bien que pour un étranger, les habitudes de la « monarchie républicaine » pouvait être parfois étrange, voire mal perçue. Elle choisit donc de ne pas relever ou faire une quelconque remarque, préférant se concentrer sur la vue, mais également sur la Russe, qui lui apportait plus d'attention ses derniers temps. Claire soupçonnait qu'elle était finalement au goût de la jeune femme, ce qui pouvait expliquer pourquoi elle avait acceptée son invitation et ce qui ne faisait que la pousser a lui en mettre plein la vue, toutefois, son regard se porta sur l'immensité de la ville ainsi que toutes ses lumières allumées, qui rendait le panorama, malgré la pluie, des plus magnifiques. Une vue qui ne pouvait qu'inspirer la fierté et la volonté de défendre cette ville contre ses agresseurs, les machines ne feraient pas de quartiers si elles arrivaient jusqu'ici.


« Les villes sont toujours encore plus belle la nuit. Prendre de la hauteur nous offre la possibilité de les contempler, mais aussi de prendre conscience de leurs fragilité. Merci de m'avoir offert ce panorama. »

La française offrit a la Russe un sourire sincère et garda une vue sur le panorama jusqu'à l’atterrissage. La pluie s'était malheureusement intensifier, mais gardant son képi bien ajuster sur sa tête, elle ne fit aucun commentaire sur cet état de fait, préférant avancer d'un pas assuré derrière Zarya qui la conduisit vers un autre Taxi qui la ramènerait derrière l’hôtel. La pluie offrit un aspect plus proche du corps a son uniforme qui n'était pas sans déplaire a la Française, même si pour l'instant, cette dernière ne quittait pas son air impassible, un peu mystérieuse, une façon naturelle d'être pour la noble, mais quelle savait abandonner lorsque le moment était venu. Lorsqu'elle la salua, frôlant sa main, elle lui rendit son salut et la remercia, indiquant qu'elle se préparerait durant son absence. Elle s'attacha de nouveau et indiqua au chauffeur de démarrer, son esprit de nouveau occuper a la recherche de la robe parfaite pour une soirée qui se voulait chic et placer sous le signe de la découverte et du jeu de la séduction. Sa garde robe passait déjà dans sa tête et si elle aurait eue plus de possibilité chez elle, elle avait emportée bien assez de tenue dans ses bagages pour disposer de ce qu'elle avait besoin pour cette soirée.

De retour a l'hôtel, elle salua le chauffeur en descendant puis indiqua au réceptionniste qu'elle souhaitait une table pour deux dans une heure au restaurant, et que l'on signale au Ministre qu'elle ne devait pas être dérangée pour le restant de la soirée. Beaucoup trouverait sans doute son attitude cavalière et elle l'était d'une certaine façon, mais la délégation Française s'était habituée aux excentricités de la Dame et l'on ne refusait pas grand-chose a une pupille de la Nation. Se dirigeant vers l'ascenseur, elle pris la direction de sa suite et savait fort bien comment gérer son temps afin de pouvoir ne pas faire attendre trop Zarya. Sa première tâche fut de se diriger vers la douche afin de pouvoir se rafraîchir et elle abandonna son uniforme de manière négligente sur le lit afin de perdre un minimum de temps. Le contact de l'eau directement sur sa peau lui fit le plus grand bien, et comme a son habitude, elle perdit bien trop de temps en profitant de cette caresse agréable. Lorsqu'elle se décida enfin a quitter l'espace de sa cabine de douche, elle constata qu'il était temps de se préparer et se sécha donc rapidement avant de se tourner vers les armoires ou les employés avaient déployer ses robes pour pouvoir choisir la plus approprié.



Le choix de la française se porta finalement vers une robe blanche avec de la dentelle qui, si elle n'était pas décolleté, offrait un rehaussement a sa petite poitrine qui était bienvenu pour la mettre en valeur. Elle enfila également de long gants de velours, qui remontaient jusqu'au dessus de ses coudes et des chaussures a haut talon, qui était visible grâce a une fente dans le bas de la jupe. L'ensemble offrait un contraste entre un haut plus moulant et un bas plus ample, maintenu par une ceinture de tissu noué devant par un motif floral. Elle ajouta également, par pure excentricité, un masque sur son visage, un accessoire toujours apprécié de la noblesse en soirée. Elle s'admirait dans le miroir alors que le téléphone sonna, indiquant que son invitée était arrivée. Réalisant qu'elle avait perdue bien trop de temps sous la douche et qu'il allait falloir qu'elle accélère les derniers préparatifs, Claire indiqua qu'elle ne tarderait plus et que l'employé pouvait informer Zarya de son arrivée prochaine. Elle opta donc pour un parfum léger et un collier aux motifs argentés assorti a ceux de son masque afin de pouvoir garder une allure élégante. Cette fois, le tableau était parfait et elle pouvait se rendre a son dîner, en espérant bien sûr qu'elle finirait par obtenir plus.

Après avoir repris l'ascenseur et rejoint la réception, elle eue le plaisir de constater qu'elle n'était pas la seule a avoir fait un effort. L'intuition de Claire d'opter pour une touche plus féminine fut la bonne, car de son côté, la championne Russe avait adoptée un style plus masculin, qui semblait correspondre a sa personnalité, tout en lui associant une touche plus féminine afin de marquer sa différence. De ce fait, un contraste des plus charmants émanait de sa tenue aux yeux de Claire, qui y voyait une manière de rendre plus séduisant une tenue généralement associé a une certaine haute société anglaise puritaine, peut-être une impression créer par le blazer, mais le fait qu'elle fut capable de montrer tant d'attention pour elle flattait la Française qui quitta son air impassible pour dessiner un sourire sur ses lèvres, bien que l'expression restait en partie mystérieuse a cause du masque. Elle se rapprocha d'elle et s'inclina d'une façon respectueuse, comme le voulait le protocole de la noblesse avant de prendre la parole, s'étant tout de même assurée avant que tout était prêt pour le diner.


« Vous êtes ravissante Zarya, je vous remercie d'avoir acceptée mon invitation. Si vous voulez bien me suivre, notre table nous attend. »




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Sam 9 Déc - 1:21

         
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       Claire de Normandie - Zarya


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Claire se fit attendre pendant quelques minutes mais loin de m'irriter, cela augmenta mon excitation de revoir la Française, à fortiori si celle-ci allait porter autre chose qu'un uniforme et le képi français si particulier. Peut-être allait-elle porter une robe ravissante ? Peut-être allait-elle revêtir des habits de noble français ? Je me posai mille questions alors que le réceptionniste s'affaira derrière son grand guichet. Pour patienter, je m'appuyai sur le guichet, à moins de deux mètres du réceptionniste qui avait les mains qui tremblaient un peu. Je me demandai si ce n'était pas ma présence qui stressait l'employé de l'hôtel, pourtant sûrement habitué à voir des célébrités. De ce que je savais, Aleksandra Zaryanova était un nom connu pour ne pas fréquenter des lieux luxueux comme le Marriott Royal Aurora. Les gens me reconnaissaient à la télévision ou lorsque l'armée donnait une interview ou encore lorsque je passai dans la rue. Quoique encore, je n'étais pas arrêtée à chaque coin de rue non plus et j'avais encore une vie privée. La notoriété m'était vite montée à la tête lorsque j'étais haltérophile et depuis mon intégration dans l'armée, j'avais apprise à me modérer et à penser aux autres, à mon unité de soldats, à mes supérieurs et à la nation et l'armée avant moi-même. L'armée devait être le moteur indéfectible de loyauté envers le pays qu'elle sert, cela était d'autant plus vrai en Russie.

Le réceptionniste se mit à débiter des banalités envers son collègue qui était réfugié dans une autre pièce voisine, certainement le back-office. Son collègue devait être américain à en juger par l'accent employé et l'anglais du réceptionniste sonnait beaucoup plus britannique à mes oreilles. Mais tout ça fut occulté de mon esprit par l'arrivée de la magnifique et resplendissante Claire de Normandie. C'était peu de le dire car l'accoutrement de la belle était juste lumineux à côté du mien. Je crus tout d'abord à une robe de mariée mais la robe qu'elle portait ne faisait pas mariée hormis la blancheur similaire. Non, la robe était d'un autre acabit ici. L'ensemble respirait la noblesse avec un certain goût et Claire apparaissait comme une souveraine d'un domaine riche et puissant. Nul décolleté ne décorait son cou comme moi mais la poitrine était bien mise en valeur bien que moins opulente que la mienne. La robe blanche de soirée recelait de multiples détails comme une échancrure plus bas, me permettant d'entre-apercevoir une de ses jambes et les gants de velours ajoutait à la majesté de l'apparence. Je notai toutefois un autre détail troublant : Claire portait un masque, lui barrant le visage au niveau des yeux. Je pus distinguer ses prunelles claires mais cela donnait un côté mystérieux et extravagant. Décidément les Françaises avaient quelque chose d'étrange, peut-être était-ce une coutume inconnue française ou venant de sa famille de nobles. Cependant, le masque était légèrement caché sous la chevelure claire de ma compagne de ce soir, dont une partie retombait sur la poitrine. Tout avait l'air d'avoir été pensé pour n'atteindre que la perfection, l'atmosphère s'en dégageant imprimait une classe majestueuse mâtiné d'un zeste de romantisme décoratif prouvé par les sophistications de la robe. Alors que l'on se rejoignit avec Claire, une odeur me parvint. On aurait dit que ça sentait les fleurs... ou était-ce un effet de mon imagination ? Non sûrement le parfum que portait Claire sur elle, une fragrance légère et raffinée, donnant un air un peu décontracté à la Française, peut-être un peu anoblie par la robe. Malgré tout, je compris aisément le message que Claire voulait me transmettre sans me le dire : elle voulait m'en mettre plein la vue et devait se douter qu'elle ne me laissait pas indifférente. C'était bien réussi.

Merci Claire... Mais que dire de vous ? Vous vouliez m'impressionner ? C'est très réussi, vous êtes si lumineuse... Je suis très contente de pouvoir partager ce dîner avec quelqu'un d'aussi... Hum... Séduisant.

Son salut incliné me surprit légèrement et je ne savais pas quoi faire à cet instant, aussi je me contentai juste de lui rendre son salut respectueusement en inclinant quelque peu la tête. Lorsqu'il s'agissait de lui répondre, je savais à cet instant que la soirée allait être plaisante et je laissai un peu ma franchise parler, assorti d'un sourire. Mise l'une à côté de l'autre, nous ressemblions à un couple de deux femmes prêtes à aller se marier. Rien que cette pensée remplit mon cœur d'allégresse alors que cette vision était mal vue au sein même de mon propre pays. Néanmoins, il fallait aussi le dire, nous contrastions beaucoup. Il y avait longtemps que l'aspect armoire à glaces était derrière moi et j'avais pris une apparence bien plus féminine aujourd'hui mais comparée à la française, il ne faisait aucun doute que nos corps différait. L'espace d'un instant, je me demandais si Claire aimait les femmes entraînées et musclées comme moi. Cette réflexion fut aussitôt balayée d'un revers d'une main invisible de mon esprit, si ce n'était pas le cas, je pense que je n'aurai eue aucune invitation de sa part. Elle était féminine et douce là où j'étais masculine et affirmée, silhouette affinée et délicate à côté de la carrure musclée mais féminine, un pantalon noir assorti d'un blazer sombre comme la nuit de dehors marchant aux côtés d'une robe aux tourbillons blancs et lumineuse comme le jour. Un observateur extérieur reconnaîtrait deux femmes sans soucis mais tellement différentes. Je me promis de ne pas décevoir l'investissement que Claire avait faite pour moi. Peut-être étais-je une personne connue mais je me devais d'honorer Claire comme il le fallait. Au propre comme au figuré.

Claire voulut me prendre le bras et j'en fus surprise pendant une fraction de seconde avant de me rappeler que c'était une manière plus classe de se pointer dans un restaurant huppé. De bonne grâce, j'arquai mon bras pour qu'elle s'en saisisse et l'on se mit en route pour le restaurant. Un employé de l'hôtel se tenait à l'entrée du restaurant et nous arrêta avant d'arquer un sourcil sur son visage impassible en me regardant puis de nous demander.

Ne seriez-vous pas... Aleksandra Zaryanova par hasard ?

Eh... oui c'est moi. Visiblement on me connait même dans un hôtel 5 étoiles.

Tout le peuple de Russie sait qui vous êtes, madame, c'est grâce à vous que les Omniaques ont été mis en échec. Nous sommes très honorés. Malheureusement madame, c'est une entrée réservée aux résidents de l'hôtel.

Claire profita de cet instant pour s'annoncer auprès de l'hôtelier en indiquant que j'étais aussi invitée et qu'elle avait déjà auparavant réservé une table.

Ah, madame de Normandie. Veuillez m'excuser, votre ministre se demandait encore où vous étiez passée. Une bonne partie de la délégation française du défilé de la Grande Guerre Patriotique dîne ici ce soir. Nous vous remercions encore une fois pour votre confiance et votre venue au sein de notre établissement. Passez une bonne soirée, madame de Normandie. Au plaisir, madame Zaryanova, passez également une bonne soirée. Et continuez de défendre votre pays, la nation entière vous regarde.

Pas en permanence, j'espère. Mais merci à vous, monsieur.

L'employé fit un rire étrange avant de s'écarter pour nous laisser passer et entrer dans le restaurant. Nous faisions notre apparition avec Claire au sein de l'endroit et quelques têtes se tournèrent vers nous. Bizarrement, je ne me sentis pas vraiment observée et d'ailleurs, la plupart des têtes qui s'étaient tournées vers avaient l'air d'avoir reconnu Claire car elles étaient vite retournées à leurs conversations françaises à en juger par l'accent et qui n'avaient pas de sens pour moi. Un jeune homme, dans une tenue qui ne laissait aucun doute quant à sa fonction ici se présenta immédiatement à nous et rougit en me voyant. Il m'avoua être impressionné de me voir ici et s'activa rapidement pour nous conduire à une table tranquille, un peu à l'écart des autres, ni trop près des cuisines ou des toilettes, en un mot, parfaitement placée. Le jeune serveur posa les menus parfaitement alignés devant nous et s'inclina très respectueusement avant de nous laisser choisir. Je le regardai partir un instant avant d'ouvrir le menu d'une main distraite et de regarder Claire à travers son masque. Il était étrange de le constater de plus près, je n'appréciai que peu voire guère le masque lorsque je le vis pour la première fois mais en le voyant de plus près ici et surtout en contemplant ce visage à demi-caché décoré d'un sourire éclatant, cela ne me rendit que plus attirée par la Française. Elle avait du charme et elle savait en user. Je lui fis un regard mi-intéressé mi-inquisiteur assorti d'un sourire en coin mutin, comme si je réprouvai faussement cette manière d'être avec moi alors qu'en réalité, c'était juste ce que j'aimais voir ce soir.

Alors voyons ce menu... Ah oui quand même, on voit que c'est du 5 étoiles... Pardon, j'ai regardé le tarif, une habitude que j'ai alors que dans cet établissement, on ne devrait pas regarder le tarif. Bon voyons... Alors des закуски en apéritif... Avec du икра en plus, j'en ai jamais mangé. Ah très important, la soupe, c'est indispensable pour bien manger russe. Ils ont un large choix de petites soupes en plus... J'aime bien la composition du рассольник avec des rognons de bœuf. Ça a l'air très raffiné et léger. Faut dire que notre cuisine russe est assez lourde en général et par contre dans les plats y a du choix...

Le jeune serveur de tout à l'heure revint, toujours rougissant lorsqu'il me regardait, un datapad à la main, prêt à entrer rapidement les commandes.

Oh pardon madame Zaryanova, je croyais que vous aviez fait votre choix...

Y a pas de mal, petit... Roman. C'est votre prénom ?

Oui madame ! Et je suis très heureux de vous rencontrer madame, si on m'avait dit qu'un jour je rencontrerai en personne la soldate la plus connue de Russie... J'ai failli m'engager vous savez ? Quand je vous ai vu sur les affiches de recrutement. Mais l'armée n'a pas voulu de moi, je n'étais pas apte au service.

C'est que votre pays a eu besoin de vous ailleurs, Roman. Tout le monde n'est pas fait pour être militaire et tous les jeunes russes ne sont pas destinés à mourir au combat. Vous vous débrouillez bien dans ce que vous faites. Et vous pouvez m'appeler Zarya.

Merci madame ! Je veux dire, Zarya... Qu'est ce que vous prenez pour commencer ? Je reviendrai vous voir pour les plats !

Hum... je commande d'abord Claire ? Sinon vous commencez... D'accord. Eh bien... Je vais prendre un petit закуски икра pour commencer, voilà celui-là. Et un рассольник. C'est pas copieux hein ? Je n'ai jamais mangé dans un restaurant gastronomique comme le vôtre, je suis bien plus habituée à mes дерьмо военные пайки si vous me permettez l'expression... Ah et pour boire... Un vin du pays. Je suis avec une Française aussi donc bon... et un mousseux pour le икра oui.



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Claire de Normandie
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Dim 17 Déc - 18:21

« Je vous remercie, il est très important de maintenir les traditions de galanterie et d'élégance, sans cela, notre monde partirait définitivement a la dérive. »

Le masque n'était pas ici par hasard, même si celui-ci n'était pas issue d'une tradition Française, mais plutôt Italienne. Il était revenu a la mode il y a quelques temps et Claire, toujours a la pointe de la Fashion Week, n'avait pas hésiter un seul instant a investir. Elle avait bien vite remarquer que cela pouvait être le petit élément qui faisait la différence, mais elle l'employait avec parcimonie. Chez certaines personnes, cela pouvait être assimilé a un manque de respect ou une faute et elle restait très a cheval sur le respect, même si elle savait se défaire du protocole lorsqu'elle en avait l'occasion. Mais c'était au nom de cette même galanterie ainsi que de l'élégance que la Française lui avait demander son bras. Elle lui aurait bien proposer le sien, mais elle était bien plus petite et la scène aurait eue alors quelque chose de ridicule, dans ce sens, cela lui semblait plus adapter. Ainsi, elles purent enfin prendre le chemin du restaurant ou les attendaient la table qu'elle avait commander quelques instants plutôt. Mais l'on ne circulait pas comme cela avec une des plus grandes célébrité de Russie sans attirer un minimum l'attention et Zarya fut évidemment interpeller a l'entrée par un admirateur.

Si Claire n'était pas aussi connue que l'illustre Russe l'accompagnant, elle n'en pris guère ombrage et lorsque l'employé lui expliqua qu'elle ne pouvait pas rentrer, la Française pris la parole afin d'expliquer qu'elle était son invitée et qu'elle était cliente de l'hôtel. Visiblement, le jeune homme était soulagé de la voir, car il indiqua que le Ministre avait demander plusieurs fois où elle se trouvait. Lui ne s'était pas autant habitué que son personnel a voir la noble partir a l'aventure dans des lieux où elle pouvait assouvir sa passion, mais seul un sourire amusée se dessina sur ses lèvres : il finirait bien par apprendre et même s'il n'en était pas satisfait, il s'en accommoderait : Claire n'acceptait réellement les ordres que de supérieurs militaires, les civils, a l'exception du Président en personne, devait se contenter de composer avec son bon vouloir. Mais la difficulté fut surmonter et les deux jeunes femmes purent enfin se diriger vers leurs tables afin de pouvoir profiter d'un dîner cinq étoiles. Le pire, c'était que tout les hôtels de ce calibre ne fournissait pas un service de qualité : la française avait déjà servit aux États-Unis également et aller a la Trump Tower était l'assurance de manger le repas le plus atroce qu'un restaurant de luxe pouvait servir.

La situation offrit en tout cas un paradoxe des plus amusants : la plupart des clients présent étaient les membres de la délégation française : les militaires ne s'étaient d'ailleurs, eux, guère défait de leurs uniformes, ce qui les rendaient parfaitement identifiable, pendant que le ministre et ses plus proches collaborateurs occupaient la table centrale. Sans doute ses derniers discutaient du défilé, mais également des risques liés a la nouvelle guerre Omniaque et le désordre civil qu'elle pouvait engendrer dans divers pays. Ses derniers connaissaient Claire et se retournèrent sur elle, certain portant un regard amusé vers le couple féminin, mais pas trop appuyé pour autant et n'ayant rien de moqueur ou de déplacé : ils s'amusaient davantage de voir que la Française n'avait pas résister a l'envie de séduire une locale, encore plus en constatant qu'il s'agissait de l'une des plus grandes célébrité du pays. En revanche, le personnel lui n'avait de regard que pour Zarya et ses derniers étaient empli d'une admiration sincère. C'était presque une nouvelle expérience pour l'héritière de Normandie : elle travaillait généralement sur des célébrités mortes depuis longtemps, ou très âgé dans le cas des ultimes conflits du vingtième siècles. Depuis qu'elle avait étendu ses travaux aux conflits liés a la guerre Omniaque, elle avait l'occasion de constater l'impact que pouvait avoir un héros sur la population et il s'agissait d'une expérience des plus intéressantes et fascinante a la fois.

Le serveur se montra toutefois professionnel et une fois que les deux femmes furent installer a la table, il donna les deux menus avant de s'éclipser dans demander son reste. Claire observa un instant son invité lui faire un petit sourire qui, s'il pouvait laisser croire qu'elle désapprouvait quelque chose dans l'attitude de la Française, témoignait davantage en réalité d'un intérêt partager, un nouveau signe prouvant que les deux femmes étaient sur la même longueur d'onde, avant de réellement porter attention au menu, que la noble pris d'un geste qui se voulait élégant et gracieux. Bien que restaurant de luxe, l’hôtel recevait naturellement une clientèle fortuné, mais Russe et ses derniers, devant affronter un grand froid, restait de grands mangeurs. Aussi, Claire, qui venait d'une région pas forcément froide, mais toujours pluvieuse, trouva des éléments s’accommodant a ce qu'elle connaissait, comme la présence des fruits de mers, mais également de chose qu'elle connaissait moins et en trop grande quantité pour son estomac qui préférait manger léger. Elle savait en revanche qu'il y avait deux choses qu'elle ne voulait pas manquer ici : le Caviar, qui était réputé pour être excellent, ainsi que le thé, qui était une institution en Russie. Repartir sans y avoir goûter lui semblerait criminel et elle était certaine qu'elle commanderait ses deux produits.


« Ne vous souciez pas du prix, je m'en charge. Et puisque nous devons nous nourrir, faisons en sorte que cela soit agréable, même si a mon humble avis, les mets les plus goûteux ne se trouvent pas forcément une table... »

Le serveur revint avant que les deux femmes l'appellent, visiblement nerveux, mais Zarya restait toujours agréable et prenait le temps de discuter avec tout le monde, écoutant leurs histoires, même lorsqu'elles n'étaient pas forcément intéressante. C'était cela aussi qui entretenait son image d'icône et d'héroïne, elle était proche du peuple, étant issue de leurs rangs, et Claire savait bien ce que cela représentait pour des populations ou la vie de la base était si éloignée de celle des élites. Pourtant, c'était quelque chose qu'elle même ne connaîtrait jamais : fille de la noblesse, élevée sous une certaine tradition, elle resterait toujours a une certaine distance de ceux qu'elle avait jurée de défendre, ce qui avait tout de même quelque chose d'ironique, mais qu'elle avait acceptée : un vrai soldat n'avait pas besoin de la gratitude de ceux qu'il défendait, seulement de la sensation d'accomplir son devoir envers la nation. D'un signe, elle indiqua a Zarya qu'elle pouvait commander en première, préférant parler ensuite, car elle restait indécise sur la commande. Une fois que la russe eue choisie, elle engagea donc rapidement la conversation avec le serveur afin de pouvoir avoir des renseignements sur des plats varié et demanda conseil selon ses propres habitudes alimentaires. L'homme indiqua avec une certaine assurance ce qui lui semblait le mieux et confiance, Claire passa donc commande selon ses recommandations.

Une fois qu'il fut parti vers les cuisines afin de transmettre la commande, Claire referma le menu et reporta son attention sur Zarya : aucun doute, elle avait mis le paquet pour lui plaire et elle devait admettre qu'elle appréciait autant l'attention que la vue. Croisant les bras sous sa poitrine, la Française décida de prendre les devant pour engager la conversation. Après tout, si elles avaient déjà évoquer certains sujets dans le musée, elles étaient loin d'avoir tout échanger et il restait de nombreuses questions sans réponse, pour Claire comme pour Zarya. Celle-ci décida donc de prendre l'initiative en posant la première, après tout, si elle devait un jour rédiger son histoire, autant profiter du fait de pouvoir passer une soirée en sa compagnie pour en apprendre plus, même si elle avait l'intention d'en apprendre plus que ce qu'elle couchait sur les pages des livres d'histoires.


« Dites-moi, comment avez vous eue l'idée de pratiquer l'Haltérophilie ? Si j'ai fait du sport en étant plus jeune, je dois admettre n'avoir jamais ne serais-ce qu'esquisser l'idée de la pratiquer, alors je suis curieuse de savoir ce qui vous a donner envie de vous lancer ! »




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Mer 20 Déc - 20:06

         
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Le serveur opina d'un air enthousiaste en tapotant sur son datapad, les commandes que je lui demandais ainsi que celles de Claire. La technologie faisait depuis des siècles partie de notre vie et elle avait encore atteinte aujourd'hui un point inégalé. Je supposai que le petit datapad tactile dont se servait Roman était directement relié au réseau sans fil du restaurant, ainsi les cuisiniers pouvaient apercevoir en temps réel les commandes des clients et gagner du temps en préparation. Toutefois, la présence humaine serait toujours requises même en cas d'assistance de la technologie et après avoir envoyé les commandes, le jeune employé se pressa vers les cuisines pour aller servir d'autres tables que la nôtre, où des assiettes devaient déjà attendre d'être vidées. Roman me fit un autre sourire admiratif avant que je ne lui réponde en opinant d'un air bienveillant, lui promettant donc de le faire revenir pour lui annoncer le plat que je souhaitai pour après.

Ce fut à cet instant que Claire porta toute son attention sur moi mais je n'y fis pas immédiatement attention. Les menus avaient été repris par le serveur, j'avais donc les mains vides et je n'osai même pas encore toucher les couverts. Dans un hôtel 5*, il y avait forcément plus d'une paire de couverts par personne et ici il y avait... deux... non trois paires de couverts. Je pensais qu'il y en aurait davantage, d'autant plus que la majeure partie du restaurant était composée de Français. Sachant que ces derniers pouvaient être à cheval sur ce qui était étiquette et toutes ces choses, je m'étonnai presque de ne voir personne s'en plaindre et les conversations en français bourdonnaient doucement en arrière-plan, le tout mâtiné d'un subtil fumet de nourriture, léger et non écœurant, prouvant une nouvelle fois le niveau de standing de l'établissement. L'endroit aurait été un restaurant populaire que ça aurait senti une forte odeur de ragoût et de vodka tandis qu'ici, la nourriture sentait à peine plus forte que les parfums des convives et l'odeur de propreté du restaurant, juste ce qu'il fallait pour donner envie aux résidents de l'hôtel se restaurant ici de goûter aux mets gastronomiques russes. Sentant un regard qui me fixait, je relevai le regard des couverts en argent à côté de ma main et posai à nouveau mes yeux sur la belle Claire.

Je détectai le subtil mouvement de sa poitrine devant moi, remarquant que ses bras s'étaient logés en dessous en la relevant légèrement et la mettant un peu plus en valeur. Mon regard remonta un peu plus haut pour la fixer en retour et la clarté des yeux de la Française me frappa alors qu'ils étaient sertis du masque porté par ma compagne du soir. Je me mis à rougir alors que je sentis toute sa curiosité et son attention à mon égard, Claire avait un don très particulier pour valoriser quelqu'un qu'elle regardait. Et puis cette robe blanche qu'elle portait... Claire m'interrogea donc sur le ton de la conversation et me rappela des souvenirs qui me semblaient vieux et lointains alors que ce n'était qu'il y a encore seulement plus d'une décennie. Je lui fis un sourire un peu gêné avant de baisser les yeux en fixant inconsciemment le collier brillant et là où aurait dû se trouver son décolleté en fouillant dans mes souvenirs. C'est là que je me rendis compte qu'en quelques années, j'avais l'impression que des siècles s'étaient écoulés. Tellement de choses avaient changées entretemps pour moi, les miens et le pays. La question de la Française ne me choqua néanmoins pas, car si Claire devait me servir de biographe, il était normal que je lui en dise plus sur ma vie. Je fis une petite moue avant de me remettre à regarder Claire pour lui répondre. Ça me faisait bizarre d'en reparler des années plus tard.

Je ne sais pas trop Claire, c'est le même genre de choses lorsque l'on... aime quelqu'un alors que la personne en question n'a rien de particulier ou est d'une banalité maladive ou encore qu'elle ne nous attire pas spécialement.

Je pris une position un peu plus confortable pour moi, peut-être pas digne d'un restaurant de ce standing mais je n'étais pas de la haute contrairement à Claire. La Française se tenait bien droite et dignement avec un port digne d'une princesse dans sa robe alors que j'optai plutôt pour pencher légèrement la tête sur ma droite. Mon avant-bras se redressa à 45°, le poing fermé et ma tête prit appui dessus. Ainsi devant Claire, je lui apparus reposant ma tête légèrement penchée sur mon poing fermé, comme si j'étais en voie de m'affaler sur la table. Mon regard quitta l'historienne pour me concentrer sur l'une des trois fourchettes que je me mis à tripoter d'un air absent. Cependant, mes mots furent sincères et tous dirigés vers Claire.

Je n'étais pas une élève brillante à l'école, j'étais même plutôt médiocre. En revanche, il y avait une matière où j'excellais, c'était le sport. J'en ai commencé à pratiquer très jeune mais pas par passion. Je suis née dans un village de Sibérie, Claire, j'ai grandie dans le froid qu'on ne connaît qu'en Russie et nulle part ailleurs. Le sport me permettait de me garder au chaud un minimum... Et puis je me suis mise à aimer le sport. Les sports collectifs m'allaient peu, je n'aimais pas être en équipe avant. Et puis dans le froid, on avait pas tellement de pelouse praticable, encore moins une salle fermée. À part l'école, l'épicerie de la famille, un bar, les bâtiments gouvernementaux comme la mairie ou la poste et un mécano, il n'y avait pas grand chose dans mon village, que des habitations.

Roman se pointa à cet instant avec un vin russe d'un vignoble venant du Caucase du Nord et avec sourire, il nous servit Claire et moi avant de nous laisser avec la bouteille en prévenant que nos entrées étaient bientôt prêtes.

On captait très bien Internet et la télévision néanmoins, nous n'étions pas coupés du monde. Nos... politicards ont fait de gros efforts pour les télécommunications également, tout le monde avait un téléphone portable. Nous étions peut-être un village sibérien proche de l'Arctique mais nous ne ressemblions en rien aux villages russes du 20e siècle... Oh Santé* comme on dit chez vous ?


*dit en français par Zarya

Nos verres remplis de vin, j'en oubliai presque les convenances et ce fut le geste de Claire qui m'y rappela et l'on se mit à trinquer. Mes yeux se fixèrent dans ceux de Claire, un peu dans la même veine que tout à l'heure lorsque l'on se mit à examiner les menus mais ici l'air espiègle et un brin enjôleuse envers l'historienne légionnaire. Je pris une gorgée du vin qui me surprit par sa fraîcheur avant de poursuivre, un peu plus motivée à l'idée de raconter la suite et je posai mes mains l'une sur l'autre devant moi, penchée vers Claire.

Oui et donc... Ah oui. Nous n'étions pas arriérés c'est ce que je veux dire. Et comme un de mes frères se débrouillait bien avec un ordinateur, je lui demandai de me retransmettre sur le mien les compétitions sportives que je pouvais suivre sans aller devant la télévision. J'étais encore qu'une gamine lorsque j'ai vu mes premières épreuves d'haltérophilie aux Jeux Olympiques. Et c'est là que j'ai eue le déclic. En voyant Tatiana Kashirina, la doyenne de la délégation soulever plus de trois cents kilos sans coup férir, ça m'a fait quelque chose. J'ai regardé mon frère et je lui ai dit "je veux faire pareil." Bien évidemment, il s'est foutu de moi.

Je me mis à rire en reprenant une gorgée de vin et gardant toujours le sourire, je me mis à enchaîner à nouveau pour bien satisfaire sa curiosité.

Vous savez Claire, il n'y a pas grand chose à faire pour une fille russe dans un petit village comme celui-là à part faire comme les mères, tenir la maison, prendre soin des hommes... et j'avais horreur de jouer à la poupée. Pour ce qui est du sport, on avait que de la boxe ou justement, de l'haltérophilie. J'ai fais les deux. Mais détrompez vous, je n'ai pas pratiqué l'haltérophilie parce que je n'avais pas le choix mais parce que j'aimais ça. Sinon je serais restée à la boxe, j'aimais cogner sur quelque chose parce que j'avais de la hargne à revendre à cause ou grâce, c'est selon, d'eux.

Par "eux", je me mis à pointer d'un doigt inhabituellement manucuré, ma courte chevelure rose. Une tignasse d'un rose vif dressée comme une coiffure masculine et accompagnée de ma cicatrice en forme de croix sur le côté droit du front, lui encore un lointain souvenir mais celui-là, de l'armée.

Déjà qu'il n'y avait pas grand chose à faire pour une fille russe dans un petit village sibérien, que dire pour une fille qui a des cheveux roses ? Je l'admets, je les ai maudits au début, je croyais presque être une sorcière. Mais j'ai ma mère qui m'a soutenue étant gamine et j'ai commencé à me battre lorsque l'on se moquait de mes cheveux. Apparemment c'est de famille car je connais une cousine de Moscou qui a aussi les cheveux roses. Elle n'a pas fait d'haltérophilie mais elle s'est concentrée sur les sports de combat. Mais ça ne m'a jamais empêché moi de me concentrer sur l'haltérophilie. J'en faisais tous les jours. Et puis un jour au collège, mon prof de sport m'a plus ou moins placé dans le milieu, j'avais 11-12 ans. À partir de là, j'ai délaissé peu à peu les études en parvenant toutefois à l'échelon avant le supérieur et je me suis surtout concentrée sur la pratique professionnelle de l'haltérophilie. Pendant mon adolescence, j'étais à fond dans l'haltérophilie. Vers mes 16 ans, je m'étais mise au bodybuilding et je posais dans des magazines pour vivre. Je m'entraînais encore et encore avant de percer dans mes premières compétitions qu'elles soient en bodybuilding ou en haltérophilie. De là, j'ai été appelée pour intégrer le programme olympique national. Mais j'étais déjà professionnelle depuis un moment.

Je refis un sourire pour Claire à cet instant et le serveur Roman vint nous apporter nos entrées, ma soupe et mon caviar pour moi. Je pris encore une gorgée de vin et je remerciai Roman, mes remerciements assorti d'un clin d'œil. Il se mit à rougir avant de repartir tout joyeux et j'entamai mon caviar.




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Claire de Normandie
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Lun 25 Déc - 17:09

L'honnêteté de la russe faisait honneur a son pays, mais elle ne surprenait pas Claire. C'était très occidental, voire anglo-saxon, d'être convaincu que les liens du sang seuls pouvaient expliquer une destinée extraordinaire, que depuis la naissance, grâce a ses parents, l'on était destiné a devenir quelqu'un en particulier. Claire avait soupçonner que ce préjugé était en partie l'explication pour laquelle l'ascenseur social avait durant des années très mal fonctionner en France. Elle se souvenait également des témoignages qu'elle avait consulter de Vassili Zaitsev. Beaucoup, y compris en occident, voyait en lui un héros de légende, une destinée liée a son fusil de Sniper. Mais pour le Russe, tout cela n'était rien d'autre que faire son devoir et il était très modeste sur ses propres performances, même si ses techniques étaient encore enseignées aujourd'hui, bien longtemps après sa mort… Si la Guerre Omniaque avait eue un seul mérite, c'était celui d'avoir révéler que l'humain était encore capable de sacrifice pour le plus grand nombre, que contrairement a ce que l'on croyait au début des années deux-milles, il y avait encore de la place pour l'idée que l'on acceptait d'être le maillon d'une chaîne plus grande concernant le destin de l'univers.

Elle admit n'avoir pas été la meilleure élève durant sa scolarité et avoir pratiquer le sport plus par nécessité que choix, tout en posant sa tête sur son poing dans une pose qui n'était pas très protocolaire. Pourtant, elle ne risquait pas de voir quelqu'un s'offusquer, en tout cas, pas chez la délégation Française : paradoxe de ce pays, les Français pouvaient autant être très a cheval sur les traditions que les tourner en dérision et donc s'asseoir dessus. La noble remarqua également que la russe tournait très souvent son regard vers les couverts, ils n'étaient pas très nombreux, mais la militaire ne devait pas connaître les codes d'utilisations. La française hésita a lui expliquer : certes, ce ne serait pas forcément très glorieux de ce tromper, mais en même temps, tout ceci lui semblait parfois fort ridicule et elle avait toujours penser que le pouvoir s'incarnait aussi par la capacité a imposer ses propres règles, ce qui signifiait être capable de remettre en cause les traditions voire simplement de les ignorer. Zarya était une icône, elle pouvait tout se permettre : ignorer ainsi les règles d'un grand restaurant pouvait ainsi paraître quelque chose de bien futile, mais qui reprocherait a la plus grande héroïne de la nation quelque chose d'aussi trivial ? C'était pourtant ici que commençait le vrai pouvoir de ceux qui marquait l'histoire, ici que les icônes pouvaient réaliser qu'ils avaient dépasser les convenances du commun des mortels.

Écouter son histoire lui permit tout de même de réaliser le gouffre qui les séparaient en matière de cadre de vie. Pourtant, Zarya ne se plaignait pas de sa propre éducation alors que dans l'esprit de Claire, elle fut loin d'être une succession de moments heureux : ses parents étaient souvent absent et elle contempla bien plus une armée de précepteurs ainsi que de livre et de datapad censé lui fournir une éducation bien supérieure a celle fournit dans les écoles. D'une certaine façon, ce fut vrai, mais en observant Zarya, Claire eue une nouvelle démonstration que ce n'était pas, contrairement a ce qu'on lui avait affirmer, la seule façon de trouver le bonheur. Peut-être était pour cela qu'elle s'était réfugiée dans l'étude de l'histoire, enfermée dans son propre cliché sur sa destinée et son devoir, elle avait rechercher une échappatoire dans un domaine précis, qui était l'étude de l'histoire avec un grand H, ce qui semblait a l'enfant qu'elle était alors la seule manière de dépasser clairement son propre héritage. Mais elle n'allait pas s’appesantir sur sa propre expérience alors qu'elle interrogeait quelqu'un, elle n'était pas le sujet de conversation et ne serait sans doute jamais étudier de la sorte. Sans doute s'intéresserait-on seulement a son parcours afin de pouvoir juger de sa fiabilité.


« Exactement ! »

Répondit-elle en hochant la tête, une fois encore en Français dans le texte. Elle apprécia l'effort de lui dire quelque chose dans sa langue maternelle, même si elle avait l'habitude que les étrangers connaissent des expressions de Français seulement pour parler de nourriture ou de sexe, mais elle n'en tenait pas rigueur, elle incarnait bien la réputation de son pays dans l'une des deux catégories… La jeune femme avait proposer de trinquer pour faire une pause et pouvoir profiter de l'alcool apporter par le serveur avant d'écouter la suite, lorsque l'on parlait longtemps, il était important de ne pas garder la gorge sèche. Elle restait droite, son regard bleuté étant focalisée sur son invitée, mais avait quelque chose de mystérieux a la fois, peut-être simplement a cause du masque, mais la noble savait également travailler ses expressions faciales et si elle profitait bien de la vue, elle montrait de manière plus subtile qu'elle était aussi satisfaite de ce qu'elle entendait que de ce qu'elle voyait. La suite de l'histoire vint rapidement et Zarya expliqua finalement que c'est grâce a son frère, doué en informatique, qu'elle avait put voir des compétitions d’haltérophilies et une femmes soulever plus de trois cent kilos lui ayant donner le déclic. Un air approbateur se dessina sur les lèvres de l'historienne, qui imaginait bien comme une vision aussi impressionnante que celle-ci pouvait être inspirante pour une jeune fille recherchant des modèles de forces.

Ce besoin de force venait de sa chevelure rose : pour Claire, cela ne tombait pas sous le sens, car la sienne ne lui avait pas posée de problème avant l'armée, mais pour Zarya, cela fut plus difficile car ce n'était pas une couleur courante. Encore une fois, le fait d'avoir vécu dans un milieu très fermé jouait contre l'expérience personnelle de l'historienne, aucun employé de son père n'aurait osé se moquer de la couleur de cheveux de sa fille. Comme chez la Française, Zarya, qui possédait une couleur bien plus vive que le rose saumon de la française, avait une telle couleur depuis la naissance, et une autre fille de sa famille la portait également. Elle s'était elle spécialisée dans les sports de combat, mais pour Zarya, ce fut l'haltérophilie et le bodybuilding, afin de pouvoir d'abord gagner sa vie, puis devenir la star mondiale en remportant la médaille d'or aux jeux olympiques. Les plats arrivèrent a cet instant, mais l'historienne repris la parole avant de commencer a manger.


« Je dois admettre n'avoir pas connu ce problème de chevelure. Mais je vivais dans un milieu très fermé, mon père a engager une armée de précepteurs et de professeurs particuliers pour s'occuper de moi, alors je n'étais pas vraiment en contact avec d'autres enfants. A l'armée par contre, ce n'est pas toujours très bien vu, mais j'ai rapidement compris que c'était surtout parce que beaucoup pensait que je faisait une coloration. Lorsque j'ai expliquer qu'il s'agissait de ma couleur naturelle, mes supérieurs ont laisser tomber l'affaire. Tant que je portais le chignon réglementaire, tout allait bien. Maintenant que je suis officier, je fais bien ce que je veux. »

Elle lui offrit un petit sourire complice, puis débuta son repas. Visiblement, Zarya avait finalement trouver comment se servir de ses couvert, alors la française ne lui proposa pas de mode d'emploi. Les informations de la russe tournaient dans sa tête et elle essayait de les remettre dans l'ordre et veillez a ne rien oublier, il faudrait qu'elle les notes sur un de ses carnets lorsqu'elle en aurait le temps, là, elle n'avait pas de quoi le faire de toute façon, mais pour un historien, il est important de garder des notes écrites et étant plutôt vieux jeu, la Française préférait encore beaucoup se fier au papier plutôt qu'aux nombreux datapad peuplant le monde a l'heure actuelle, une mauvaise habitude qu'elle avait héritée de sa mère. Elle disposait d'ailleurs d'une écriture aérienne très agréable a l’œil et facile a lire qui lui donnait quelque chose d'assez romantique que l'on associerait facilement a sa personne en ce moment même. Habituée a manger plus léger, elle fit quand même honneur aux plats, mais d'une façon plus lente que Zarya, qui était davantage habituée a la nourriture Russe. Le caviar en revanche était fidèle a sa réputation, et pourtant, elle en avait déjà goûter de bon, mais celui-ci avait quelque chose en plus qu'elle sut apprécier a sa juste valeur.

« Il faudra que je joigne a la note les félicitations pour le chef, ce caviar est délicieux. Mais pour en revenir a notre conversation, vous n'avez pas a rougir des origines de votre passion. C'est un code de storytelling occidental qui pousse a croire que nous sommes prédestiné a la naissance a devenir grand ou rester dans l'ombre, mais il n'en est rien. Pour ma part, j'étais destinée a prendre la suite de mon père, et je l'ai fait dans un sens, mais pas de la façon dont il l'aurait voulu. Il n'imaginait pas sa fille unique plongé dans l'étude de l'histoire, entre des documents poussiéreux et des tanks d'une autre époque ! Je vous remercie d'avoir bien voulu partager tout ceci avec moi en tout cas, votre enfance ne semble pas avoir toujours été heureuse, mais vous semblez cultivez davantage les bons souvenirs que les mauvais. J'ai connu des individus dans des situations plus privilégié que vous incapable de relativiser, une preuve que l'argent ne fait pas nécessairement le bonheur, même s'il faut admettre qu'il y contribue en apportant plus de confort. Quand vous avez quitter le sport, l'intégration a l'armée s'est bien déroulée ? Vous pourriez me parler un peu du front, ou c'est toujours classé secret défense ? Rassurez-vous, je ne vous en tiendrez pas rigueur si c'était le cas, je ne suis moi-même pas autoriser a parler de toute mes activités. »

La voix restait calme et détendue. Claire voulait en savoir plus, mais tout ce qui touchait au conflit Omniaque était souvent sensible et elle en avait conscience. L'essentiel était de ne pas brusquer la personne avec qui l'on échangeait pour obtenir des informations. Si elle n'hésitait pas a parler un peu d'elle-même, c'était pour faire preuve de bonne volonté et prouver qu'elle était capable d'accepter de répondre a quelques questions sur elle également. Reprenant un peu de vin, elle glissa sur le ton de la confidence.

« Ce vin n'est pas mauvais, mais je suis contrainte de vous dire qu'il n'est pas a la hauteur de ceux de France. Toutefois, si cela vous intéresse, je garde toujours une bouteille de champagne dans une valise diplomatique... »

Une invitation voilée a l'accompagner dans sa chambre après le dîner… Ou une façon plus classe de le faire qu'à la méthode directe, a vous de choisir ce qui vous semble le plus adapté.




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Zarya
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Dim 31 Déc - 14:12

         
The Heart of the Motherland

       Claire de Normandie - Zarya


- Russie, oblast de Moscou
- Moscou, Marriott Royal Aurora Hotel


Le caviar était bien salé à souhait. Il n'y en avait pas une quantité astronomique ce qui me ne me surprit qu'à moitié. Le standing et le raffinement du restaurant de l'hôtel ne permettait pas de manger comme on mangerait dans un restaurant d'un quartier populaire de Moscou. Ici l'accent était bien sûr mis sur la dégustation et le fait d'apprécier pleinement telle ou telle saveur, se remplir l'estomac passait un peu au second plan. Cependant, j'imaginai sans peine ce caviar choisi avec soin pour ravir les palais de personnes puissantes et/ou riches. Mon palais de roturière et de militaire s'émeut du goût du caviar d'une finesse étrange. En revanche, la soupe ressemblait déjà un peu plus à ce que je connaissais. Elle était servie dans un petit bol que je pouvais vider en deux ou trois lampées sans aucune gêne mais je tâchais de prendre aussi mon temps. J'étais une soldate russe de Sibérie mais je n'étais pas une rustre. De plus, en tant qu'unique représentante de l'armée russe dans le restaurant et accessoirement héroïne du pays, je devais donner la meilleure image possible. C'était le revers de la médaille de la notoriété, on était constamment observée et admirée mais il fallait faire attention à chaque faits et gestes, chaque parole. Évidemment, je me serais volontiers passée de cette contrainte...

Claire se remit à parler alors que j'avais pris ma première bouchée de caviar accompagné de ses petits toasts. J'eus alors un aperçu de la jeunesse de la Française qui me parut bien ennuyeux. Une enfance bien solitaire dans un milieu très aisé où les parents pouvaient payer une des meilleures éducations par des tiers, autre que les parents. La chevelure revint sur la table et je fus rassurée de voir que je n'étais pas la seule à avoir eue des ennuis capillaires. Toutefois, sa période dans l'armée paraissait bien moins chaotique qu'elle ne le fut pour moi. Elle avait raison, elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, son grade le lui permettait de toute façon. Elle était apparemment également bien considérée dans la délégation française, j'en voulais pour preuve le fait que personne ne lui ai adressé le moindre reproche lors de notre arrivée, hormis quelques regards bizarres lorsque les autres dignitaires se rendirent compte de qui la Française était accompagnée. Je répondis à son sourire complice avant de me remettre à manger en me saisissant du premier couvert que je trouvais approprié sans tenir compte d'une quelconque convenance. Pour le coup j'avais préféré éviter, c'était un dîner galant qui se passait bien et en Russie, restaurant chic ou non, on mangeait simplement sans avoir besoin d'une multitude de couverts. La cuisine pouvait être un art mais pas une source de chichis.

L'officier française reprit la parole et n'en pensait pas moins que moi à propos du caviar. Elle m'en apprit davantage sur ses jeunes années, ce qui m'intéressa un peu plus après son anecdote sur sa propre chevelure rose, bien moins prononcée que la mienne. Ses parents, tout particulièrement son père l'espérait prendre la suite et continuer à servir la France. Je notai que Claire ne parlait jamais d'une mère, peut-être était-elle morte jeune. Claire avait raison dans un sens, mon enfance n'avait pas été très paisible mais j'avais fais le tri dans mes souvenirs, pour n'en garder que les plus heureux. Je ne sus pas si sa remarque concernant des personnes plus aisées et pourtant malheureuses était comme un compliment mais je le pris comme tel. Ses questions ne trouvèrent pas ensuite immédiatement une réponse car elle se mit à parler de la guerre actuelle contre les Omniaques. Pour une fois, je me dis que je ne pourrai satisfaire toute la curiosité de ma compagne d'un soir. Ma langue passa lentement sur mes lèvres alors que je réfléchis à ce que je pourrais lui dire tout en fixant son buste mis en valeur, quelque peu perplexe. Je ne pouvais pas tout lui dire, la situation du front contre les Omniaques demeurait quelque chose dont on parlait bien peu.

Sans se démonter, Claire se pencha un peu sur son assiette comme si elle voulait me confier un secret et je me penchai également. Elle me glissa ce qui ressemblait beaucoup à une invitation à la rejoindre. Mon corps se tassa légèrement sur sa chaise et mes joues devinrent écarlates devant elle. Je me mordis la lèvre devant elle sans honte, trahissant cette attirance qui était naissante entre la Française et moi avant de retrouver de la contenance et de décrisper mes mains qui avaient saisies le bord de la table devant moi. Ce sourire enjôleur doublé de ce masque lui voilant le visage à peine était quelque chose de très étrangement séduisant, elle faisait honneur encore à la réputation stéréotypée du charme français. Décidément, cette femme adorait jouer avec ces potentiels partenaires, du moins c'est ainsi que je me considérais, je me disais qu'elle ne sortirait pas autant le grand jeu de cette extravagance vestimentaire pour une simple amie. Je repris ma place en engloutissant un petit toast de caviar, laissant planer quelques secondes de silence dans notre conversation avant de reprendre. Ma main gauche se saisit du bord de la table à ma gauche tandis que ma main droite se mit devant ma bouche, comme si je mimais une trompette dans un geste de réflexion. Finissant mon toast, je me remis à parler à nouveau, ma main droite me faisant boire une gorgée de vin par mon verre avant de revenir.

J'allais lui parler lorsque Roman vint à nouveau à mes côtés pour savoir ce que je voulais avoir comme plat de résistance. Machinalement, je lui répondis le второе в Строганове. Faisant une petite moue envers lui pour être arrivé à un moment peu opportun, il s'empressa de s'enquérir auprès de Claire avant de partir précipitamment. Oubliant le serveur, je me reconcentrai sur Claire, cette fois bien certaine de ne pas être dérangée.

C'est... une invitation on ne peut plus charmante, Claire. J'espère juste que personne ne saura que je n'y résiste pas, ça pourrait donner des idées à d'autres... Bien entendu, je serais ravie de déguster du champagne typiquement français avec vous.

Comme elle, le regard direct, le sourire enjôleur et un rapprochement en dessous de la table. On ne se touchait pas mais ma jambe pouvait sentir la robe de la Française toute proche de mon pantalon. C'en était grisant...

Pour être honnête avec vous, pas mal d'éléments sont classifiés en effet. Nous avons toujours une force permanente pour contrer toute offensive, les militaires russes présents aujourd'hui sont tenus de se projeter immédiatement en cas d'attaque et d'oublier le défilé. Néanmoins, je passe moins de temps qu'avant en première ligne. Depuis que je suis attachée militaire à l'état-major de la présidente Volskaya, je passe une moitié de mon temps sur la ligne de front, l'autre moitié à... diriger avec mes supérieurs. Je ne suis que Lieutenante et... je suis bien consciente que je n'ai que peu de poids au sein de l'état-major mais je participe à leurs réunions bien qu'étant la moins gradée. Même les aides de camps des autres galonnés sont plus chevronnés que moi. Après, une partie d'entre eux ont été des officiers ayant servis pendant la première guerre Omniaque, ils sont ceux qui me respectent le plus car nous avons connu la même merde et la même situation.

Je repris un peu de caviar en morcelant mon dernier toast et j'en engloutis une partie, songeuse à notre situation préoccupante contre les Omniaques.

Parfois le front me... enfin j'aimerai y être plus souvent pour tout vous dire. J'ai une unité d'infanterie sous mes ordres, pas les meilleurs, pas les pires non plus, juste des hommes et des femmes qui ont voulu défendre leur famille, leur foyer et leurs amis. Un peu comme moi lorsque je me suis engagée. J'avais décidé de faire de ma décision de rejoindre l'armée, un évènement très médiatisé. Lorsque j'ai signé mon engagement, il y avait toute une troupe de photographes et de journalistes au bureau de recrutement. Les dirigeants du comité olympique russe en avaient eu vent par mon préparateur physique et mon coach et le gouvernement en a profité pour essayer de remonter le moral de tout le monde. Une star du sport comme moi qui se mettait sous les drapeaux, personne ne voulait rater ça. La propagande a ensuite bien marché, c'est après cela que les recrues sont venues en masse pour défendre le pays. Combien de fois je suis apparue sur les affiches de recrutement de l'armée, dans les spots publicitaires... Étrangement, je me suis fais autant d'argent avec toute la campagne médiatique de l'armée qu'en plusieurs années de marketing sportif. On va dire que les gars savent mettre le paquet lorsqu'ils tiennent une icône à même d'amener de nouvelles troupes...

J'eus un rire sinistre, mi-figue mi-raisin pour montrer toute l’ambiguïté dans mon propos. Il était vrai j'étais devenue riche avec ça mais quelque part en moi, je me disais que j'avais indirectement envoyée des fils et des filles de Russie à la mort. Je m'empressai de finir mon caviar qui commençait à me mettre mal à l'aise avant que la chaleur de la soupe ne vienne me rassurer.

Évidemment on s'était d'abord bien gardé de me dire ce qu'il était advenu de la campagne de recrutement. Je pensais en avoir bavé lorsque j'étais sportive professionnelle, j'en ai de nouveau bavé pendant l'entrainement militaire. Heureusement, j'avais une condition physique supérieure aux autres mais ce n'était pas du menu fretin. J'ai crapahuté dans la neige, la merde et la boue comme tout le monde. Je suis née en Sibérie, élevée dans le froid glacial arctique mais cet entrainement a été éprouvant. Mes camarades ne se privaient pas de me pourrir un peu plus l'existence, la célébrité et les cheveux roses faisant le reste, les instructeurs en premier lieu. J'avais même droit à un espèce de traitement de faveur, ils me faisaient faire plus d'exercices et de manœuvres que les autres. Je me souviens avoir croisé un Spetsnaz qui était un pourri fini et qui voulait se soulever une ancienne sportive.

La mine sombre, je repris une lampée de soupe avant de pointer mon pouce droit vers ma poitrine pour me désigner moi-même comme la dite sportive.

Un fumier qui au final n'a eu que ce qu'il méritait. Devant mes instructeurs, je ne disais rien, je la fermais. Mais celui-là, je lui ai réservé un sort peu enviable. Il avait beau avoir été entraîné pour être une machine à tuer, il n'était pas moins pourvu d'un point faible entre ses jambes. Lorsqu'il a essayé de me toucher, mon pied est parti directement dans cette zone. Je n'étais pas aussi forte que lui mais suffisamment forte pour le tenir en respect. Disons que j'ai cogné assez fort pour réduire ses bijoux de famille en charpie qu'on a dû le castrer. J'ai appris plus tard qu'il en a été traumatisé et réformé. Pour ma part, j'ai eu un rappel à l'ordre de la part de ma hiérarchie ainsi qu'une mise à l'épreuve. Mais en réalité, je m'en foutais amplement. J'étais sortie de mon entrainement avec mes galons de caporal, on me regardait avec respect et non plus avec moquerie, j'ai fait taire tout le monde, jusqu'au colonel de mon bataillon. L'intégration a été difficile, éprouvante aussi à cause des quolibets et des moqueries mais j'en suis ressortie grandie et résistante. J'ai changé aussi bien dans ma tête que dans mon corps. Je n'ai plus ma carrure de bodybuildeuse mais une silhouette de combattante, un peu comme ma cousine, je me suis mise un peu aux sports de combat pendant l'entrainement et après pour me tenir en forme vu que j'ai quitté l'haltérophilie. J'ai maintenant de beaux biceps et j'ai retrouvé de belles tablettes de chocolat...

Cette dernière phrase fut dite sur un ton mi-enjôleur, mi-amusée, je m'amusai de rire de moi-même et comment il me restait encore malgré tout des restes de mon ego mais également pour teaser un peu Claire, pour lui laisser entrevoir ce qui pouvait se cacher sous ma chemise et mon blazer. Je me grattai d'un air absent ma cicatrice en forme de croix sur le front avant de finir ma soupe d'une dernière lampée et de fixer la Française Claire.

Et vous, quelle est votre situation en France ? Vous vous en sortez ? On vous envoie combattre vous aussi ?




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Claire de Normandie
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Jeu 4 Jan - 23:38

« Au besoin, demander a monter une demi-heure après mon départ du restaurant. Le personnel de l’hôtel saura forcément que vous m'avez rejointe, mais pas les membres de notre délégation. Ils ne parlent pas un mot de Russe, c'est la raison principale pour laquelle je suis ici. »

Elle ne pouvait malheureusement pas proposer mieux pour la discrétion, mais c'était déjà pas si mal a son sens. Les hôtels de luxe étant tenu d'être très discret, elle ne risquait pas a ce qu'un membre prenne le risque de parler et perdre son travail. Quand aux dispositifs d'espionnage éventuel, cela Claire ne pouvait pas y faire grand-chose, mais puisqu'elle semblait proche de la présidente, elle imaginait que cette dernière ne se servirait pas du FSB pour faire chanter l'héroïne du peuple, donc il n'y avait rien de grave en quelque sorte. Mais elle pouvait comprendre la prudence de son invitée, les Russes restaient très traditionnel et même en France, l'homosexualité n'était toujours pas accepté par tout le monde, même si les homophobes étaient davantage une minorité bruyante qu'une véritable majorité. De ce fait, elle assurait toujours une certaine discrétion a ses amants et maîtresses lorsque ses derniers en ressentait le besoin, peut-être qu'il s'agissait chez elle d'une façon de compenser le fait qu'elle n'offrait aucune autre perspective a ses derniers que le simple plaisir physique. Quoi qu'il en soit, l'invitation restait acceptée, ce qui signifiait qu'elle allait pouvoir sabrer le champagne, ce qui n'était pas forcément pour lui déplaire, mais aussi bien plus…

Finalement, elle accepta tout de même de partager une partie de son expérience sur le front, ce dont elle pouvait parler. Mais alors que Claire s'attendait plutôt a des récits généraux de l'ambiance et l'intensité des combats, Zarya préféra plutôt parler de son rôle dans l'état-major depuis qu'elle était devenue l'attachée militaire de la présidente Volksaya. Un choix étrange et logique en même temps, étrange car généralement, les hommes politiques sélectionnaient des hauts gradés a ce poste, mais terriblement logique en même temps a cause de la popularité de l'ancienne médaillée olympique que la propagande pouvait exploiter sans aucun problème, permettant d'espérer profiter de cette dernière par effet de ruissellement. Une tactique bien connue des politiciens, qui rendait l'intérêt que semblait porter la présidente a Zarya bien moins honnête qu'on ne pourrait le croire… Mais comme Claire ne connaissait pas personnellement l'entrepreneuse, elle se garda de porter un quelconque jugement a son encontre, elle se ferait sa propre idée selon la manière dont la jeune femme allait mener le destin de la Mère Russie, l'une des plus grandes puissances du monde ! Mais elle ne semblait pas subir aujourd'hui beaucoup de quolibet, même si elle était la moins gradée de l'état-major, elle restait un vétéran et avait fait ses preuves, ce qui lui valait le respect des officiers qui venaient eux aussi du front.

Elle revint d'ailleurs rapidement sur ce dernier en évoquant le fait que parfois, le combat lui manquait. Mais davantage pour l'esprit de corps avec ses hommes, une unité d'infanterie soudé qui s'était engagé pour défendre leurs patries contre les robots qui semblaient vouloir sa mort. Elle passa toutefois rapidement sur ce point, préférant encore parler de la campagne de recrutement médiatisé qui avait suivit son propre engagement, une campagne si lucrative qu'elle lui avait rapporter plus d'argent que tous ses contrats publicitaire en tant que sportive ! Il y avait quand même quelque chose de sinistre dans cette remarque et le ton de sa voix prouvait qu'elle en avait conscience : en servant de source d'inspiration et de modèle, Zarya avait poussé des milliers, voire des millions de jeunes gens a s'engager pour la gloire éternelle de la Mère Patrie, ce qui signifiait qu'elle était indirectement responsable de la mort de nombre d'entre eux. Il fallait apprendre a repousser cette pensée afin qu'elle ne viennent pas ronger son âme, Claire elle ne l'avait pas, mais elle l'avait déjà observée chez des Vétérans ainsi que des survivants d'attaques terroriste : l'on pouvait rapprocher cela du « mal des survivants », lorsque l'on se demande pourquoi on a échapper a l'enfer alors que d'autre n'en sont pas revenu. C'était une pensée toxique et très difficile a combattre qui pouvait détruire une vie.

Elle revint ensuite sur sa période d’entraînement qui ne fut pas de tout repos : visiblement, même ses entraînements sportifs ne l'avait pas préparer a une telle difficulté. Claire n'avait jamais trouvée cela particulièrement difficile, mais son père l’entraînait depuis son enfance et elle n'avait sans doute jamais subit d'entraînement aussi intense que ceux de Zarya, qui confirma sa réflexion en ajoutant que sa notoriété avait souvent poussé ses instructeurs a lui confier plus d'exercice afin qu'elle donne l'exemple. Peut-être un relent de Stakhanovisme, mais sans doute également de misogynie, dans un milieu aussi conservateur que l'armée, il était souvent nécessaire de faire ses preuves deux fois plus lorsque l'on était une femme qu'un homme. L’anecdote avec le Spetnaz le prouvait, mais elle ne surpris pas Claire qui savait a quel point un membre des forces spéciales pouvait être fier, arrogant, prétentieux et lourds. Ce n'était pas le grand amour entre les légionnaires et des unités d'élite davantage tourner vers des rôles de police, comme le RAID ou le GIGN. La remarque final sur son physique laissa un sourire sur les lèvres de la Française, qui s'imaginait très bien ce qu'elle trouverait sous ce blazer, ce qui ne l'empêchait pas ceci dit d'être curieuse et de vouloir glisser ses mains sur ses tablettes de chocolat…

Les serveurs vinrent apporter les plats de résistance alors que Zarya ouvrait la discussion sur une question afin de lui demander la situation en France. Le pays ayant toujours tendance a médiatiser ses sorties diplomatique, Claire n'avait pas grand-chose a cacher et la stratégie de la France était connue depuis très longtemps. Prenant le temps de goûter a son plat, elle ferma les yeux afin de pouvoir s'imprégner du goût, puis pris la parole pour expliquer sa situation.


« La France métropolitaine a eue la chance de ne pas subir d'attaque Omniaque directement sur son sol. Alors, pendant la guerre, l'armée Française s'est déployée partout dans le monde pour défendre ses alliés les plus proches. Nous avons été en Allemagne, en Afrique, au Liban, mais également sur nos territoires ultramarin. Cela ne signifie pas pour autant que le pays était totalement sûr : certains mouvements extrémistes ont tenter de profiter du déploiement de nos forces pour lancer une nouvelle révolution, qui a été contenue par les efforts de la police et de la gendarmerie, mais a un prix qui n'est pas des plus léger. Ceci dit, ayant pas mal voyager au travers le monde, je pense que notre pays a eu de la chance : ses punks d'un genre nouveau, davantage inspiré par le chaos qu'une véritable pensée révolutionnaire, ont fait bien moins de dégâts que les machines. »

La guérilla urbaine entre les émeutiers et la police avait fait la une des médias du monde entier, alors Claire ne voyait pas vraiment de raison de le dissimuler. Il s'agissait davantage de groupe terroriste, a l'image des Los Muertos du Mexique par exemple, des profiteurs de guerre trempant dans de nombreux trafics qui tentaient de s'offrir une image des plus lisses afin de passer pour des révolutionnaires. Pourtant, Claire avait toujours eue l'impression que ses groupes ne seraient pas devenu si dangereux si la police n'avait pas adopter dès le départ une réponse des plus musclés : ils auraient put être marginaliser, mais le pouvoir avait préférer une réponse musclé, bien trop pressé d'entretenir son image de pôle de stabilité au milieu du chaos de la crise omniaque, qui avait même frapper durement les Etat-Unis d'Amérique, que tout le monde croyait invincible jusqu'alors. Répondra a la dernière question était en revanche plus délicate : les historiens étaient rarement envoyer directement au front, mais il était arrivé a certaine occasion que Claire se batte. Elle ne pouvait toutefois elle non plus pas tout avouer, pour de nombreuses raisons, dont certaine ignorer y compris par la délégation française.

« Je n'ai jamais connue directement le front. En tant qu'historienne, on m'envoie souvent après la bataille, ou l'on me maintient en retrait pour que je puisse témoigner de ce que je vois sans pour autant être tuer. En revanche, j'ai pas mal de tâche diplomatique, étant polyglotte, de plus, mon nom de famille m'assurant une certaine confiance de nos partenaires africains. Ses régions ne sont pas toujours des plus stable et il arrive que nous soyons pris pour cible par des terroristes, des gangs ou des mercenaires. Donc je sais ce qu'est un combat, même si les militaires appellent plus cela les « conflits de basse intensité » ou les « trip de combat » dans le jargon. Ses groupes n'hésitent pas a employer des Omniaques, même si ce sont souvent des anti-omniaque, et certaines de ses machines sont doté d'une résistance hors normes. N'ayant pas votre carrure, je ne puis manier une arme aussi lourde que votre canon. Je me contente donc d'une épée pistolet élégante, qui me permet de pouvoir me défendre aussi bien a distance qu'en mêlée, ainsi qu'un bouclier. Lorsque je n'en ai pas besoin, ils reposent tout deux dans mon musée, ce qui permet au public de découvrir certaine de nos armes d'aujourd'hui. »

Ce n'était pas très glorieux en comparaison de Zarya, c'était certain, mais Claire ne se voyait pas essayer de se faire passer pour plus importante qu'elle n'était : beaucoup des tâches qu'elle entretenait ne lui demandait pas de tirer son épée de son fourreau, parfois simplement parce qu'elle devait employer d'autre talents, mais souvent parce que le combat n'était même pas une option envisageable. Dans le fond, elle s'était battue simplement parce que le monde n'était plus un endroit sûr et qu'il était désormais nécessaire de se battre pour survivre peu importe l'endroit où l'on se trouve sur le globe. L'humanité vivait une période sombre a la croisée des chemins et si elle parvenait a surpasser cette épreuve, il fallait qu'elle soit capable de ne pas l'oublier, c'était ce qui poussait l'historienne a avancer malgré tout. Pour clarifier le tout, elle repris toutefois.

« De ce fait, mes fonctions sont autant celle d'une historienne qui traverse les points d'intérêt du globe pour les générations futures que celle d'une diplomate défendant les intérêts de la France dans la nouvelle géopolitique post crise omnium. Je suis donc habituée a pas mal des magouilles de la classe politique, même si je dois admettre que c'est loin d'être l'aspect du métier que je préfère… Si je pouvais me contenter de visiter des vestiges d'anciens champs de bataille, je serais la plus heureuse des femmes ! »




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Zarya
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Mer 10 Jan - 0:50

         
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       Claire de Normandie - Zarya


- Russie, oblast de Moscou
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Les plats de résistance étaient arrivés alors que je finis de poser ma question à Claire. Sous mon regard cette fois impassible, une serveuse habillée dans l'exact même uniforme que Roman, vint nous débarrasser, Claire et moi. Aussitôt, Roman vint nous poser les dit-plats de résistance en nous souhaitant bon appétit dans un français étrange. Ça allait certainement la faire tiquer, Claire... Pendant que la vraie française ne dit rien, je me mis à examiner mon plat. L'assiette était très soigneusement disposée. Le второе в Строганове était un plat que je connaissais plutôt bien et d'ordinaire, il était bien copieux. Ici, nulle énorme quantité n'était présente mais les fines lamelles de bœuf étaient bien là. L'odeur de l'oignon n'était pas écœurante, finement exhalée et la crème qui accompagnait la viande avec les petites pommes de terre donnait une couleur claire qui certes, contrastait avec celle du bœuf mais arrivait aussi à la valoriser, comme si la crème épousait doucement les formes des lamelles. Le tableau du plat me faisait presque penser à une éclipse solaire, le soleil étant la crème et la lune étant la viande. Encore une fois, tout l'accent du plat était mis sur la beauté envoyée et la bonne odeur qui en émana, exemple encore s'il en est du raffinement culinaire de l'établissement, plus propice à la dégustation qu'au remplissage de l'estomac. Puis, je levai la tête vers Claire.

Je vois. Vous avez aussi vos propres ennuis comme presque tout le monde. Et en plus il n'y a plus d'Overwatch pour donner un coup de main maintenant.

Le temps que j'employai n'était pas méprisant ou moqueur, au contraire, j'avais la mine sombre en annonçant ces mots. La Russie avait beau avoir pu se passer de l'aide d'Overwatch lors de la première guerre contre les Omniaques, il n'en était pas de même pour les autres. L'organisation supra-nationale était venue en aide à quasiment toutes les nations de la planète pour les aider à surmonter le conflit contre les robots dont la France. La guerre en fut résolue mais elle avait repris quelques années plus tard. Claire consacra ensuite son temps de parole à répondre à ma dernière question. Sa réponse n'était pas surprenante, si on envoyait une historienne se battre, c'est que même les cuistots avaient crevé sur le champ de bataille. Le boulot à Claire, c'était surtout l'après et le diplomatique. Comme quoi, elle était vraiment une gratte-papier. Mais elle avait un... petit quelque chose pour une greffière et c'était ce qui m'avait d'abord interpellé chez elle. Je la laissai poursuivre le reste de sa réponse et il était intéressant de noter qu'elle sous-entendait avoir déjà connu un combat. Mais j'avais du mal à voir comment elle pouvait se battre dans une fusillade ou même un affrontement. Ses armes étaient peut-être élégantes mais en combat si ça ne lui permettait pas de se défendre, elles étaient inutiles. D'autre part, je ne l'avais jamais vu en plein combat, je n'avais pas à porter le moindre jugement. De par ses paroles, je pus néanmoins me rendre compte que Claire vivait au milieu des militaires lorsqu'elle n'était pas à son manoir. Elle savait donc ce que impliquait la vie d'un soldat et également ce à quoi il devait faire face, comme par exemple des Omniaques employés par des Humains. Rien que cette pensée me fit intérieurement bouillir mais je ne montrai rien à Claire. J'étais déjà révoltée par le sort final dédié à son père.

J'entamai mon plat de résistance, réalisant avec surprise que ma viande se coupait toute seule, quasiment sans effort, prouvant la tendreté de la viande. J'en pris une délicieuse bouchée qui me surprit par les saveurs que je ressentis en bouche. Certes le bœuf était là mais les oignons ainsi qu'un goût de champignon dans la crème attaquaient le palais comme jamais. C'en était affreusement bon. Me mettant à mâcher en silence, je regardai Claire alors qu'elle reprit la parole, me permettant peu après d'avaler ma première bouchée de nourriture du plat principal. Merde c'était doux ce truc.

Vous êtes une femme très atypique, Claire. Je m'étonnais déjà de voir une femme aussi intéressée que vous auprès des blindés à Kubinka mais c'est d'autant plus étonnant à vous entendre parler de votre musée et de votre manoir. Ceci étant...

Je pris une gorgée du vin qui fut nouvellement servi auparavant par Roman.

Vous n'en avez pas moins des fonctions importantes pour votre pays. Vous adonner à votre passion de l'histoire et servir votre pays en le défendant autour d'une table plutôt que dans un trou d'obus est une chance incroyable pour vous.

Je reposai mes couverts pour m'appuyer contre le dossier de ma chaise, la position un peu plus confortable et je croisai mes bras juste en dessous de ma poitrine, la mettant doucement en valeur pour les yeux de la Française.

Vous parlez de magouilles dans votre métier, rassurez-vous ce n'est pas que l'apanage des diplomates. J'en vois aussi dans mon milieu. Pas lorsque je suis sur le front bizarrement mais quand je me mets à fréquenter les gradés. Ce n'est pas la partie la plus glamour de la profession en effet. Je ne dois pas être assez tordue pour accepter de rentrer dans ce jeu et je le refuse de toute manière.

Je me remis aussitôt à reprendre le fil de mon repas, le goût de la viande fondante sur son lit crémeux encore sur ma langue et je me remis à manger avec plaisir une autre bouchée de viande accompagnée des petits morceaux de pomme de terre. C'était même véritablement succulent comme repas.

Merde, c'est bon ce truc... Oh désolée, c'est sorti tout seul. Je suis habituée aux rations militaires moisies alors qu'il n'y a même pas de date de péremption inscrite dessus, vous savez le genre de truc qui reste toujours comestible même des années après. Parfois, je vais dans un restaurant aux frais de la nation après une réunion de l'état-major. Mais ça... Quand j'étais sportive, j'avais une alimentation particulière et stricte, je ne pouvais pas me permettre de me nourrir avec tout et n'importe quoi. Mon coach me passait un savon de toute manière. Je pouvais bien essayer de manger quoi que ce soit d'un peu calorique en cachette, il le voyait de suite quand je m'entraînais. Un entrainement intensif le matin avant un petit déjeuner bien garni, un repas de midi calculé précisément pour apporter les calories et l'énergie nécessaire et un repas léger le soir. De l'eau et des boissons spécialement conçues pour le sport. C'était horrible à boire mais après des heures d'effort, ça passait tout seul. Je faisais tout ou presque en matière d'exercices mais surtout du crossfit et un peu de musculation en rab. Au final, soulever des haltères n'occupait que... entre 20 et 30 % de mon entrainement. Sinon c'était le corps que j'entraînais. En parlant de nourriture, ma cousine qui étudie aux États-Unis me chambre bien avec ça, elle me dit qu'elle se tape des burgers tous les deux jours ou des pizzas sans prendre un gramme et qu'elle défonce tout le monde à l'entrainement. Tssss, шлюха je suis sûre qu'elle me raconte que des conneries. Elle doit galérer un max si elle bouffe mal.

Je me mis à rire en ayant prit soin d'avaler ma bouchée de nourriture avant pour ne pas me mettre à tousser et je m'essuyai la bouche avec soin. Par chance je constatai qu'il n'y avait toujours aucune trace de nourriture sur moi. Au moins je savais me tenir correctement devant Claire, c'était déjà ça.

Vous savez Claire, c'était une vie bien différente que d'être sportive professionnelle. Pendant des mois voire des années, on vous oublie presque, on sait que vous avez remporté tel ou tel titre mais on connaît à peine votre nom à part parmi les initiés et les ultra-fans du milieu. Détrompez-vous y en a plus qu'on ne le pense. Mais l'immense majorité des gens ignore qui vous êtes pendant des années. Et puis arrivent les compétitions majeures qui arrivent tous les deux ou trois ans, et puis les JO. Et là vous sentez qu'il y a comme une ferveur qui monte. Subitement les gens se rappellent de vous et savent pourquoi vous êtes là. On dit que le sport rassemble les gens, c'est vrai. Lorsque j'ai soulevé 512 kilos, j'ai comme sentie tout le pays derrière moi et ça m'a donné la force suffisante pour non seulement soulever une demi-tonne mais aussi pour écraser la concurrence avec la manière. Et après rebelote, on vous donne une médaille, on vous met sur la plus haute marche du podium, on vous joue l'hymne, on vous interview pendant quelques heures et rideau. Quoique après que j'ai battu le record du monde, on m'a beaucoup plus sollicité, c'est vrai. Même plus des médias russes mais du monde entier.

Comme Claire, je finis presque mon plat principal et je ralentis déjà la cadence, me concentrant sur la conversation en compagnie de la Française.

Être une militaire c'est... totalement ou presque différent. On attend beaucoup de vous mais au final... je ne saurais pas comment vous le dire, ça n'a rien à voir. On vous regarde de travers, parfois avec moquerie et puis après on vous regarde avec respect voire de la crainte, comme lorsqu'on a su pour le Spetsnaz castré. C'est étonnant comment on peut rendre nerveux une bande de douze types armés d'Ak-47 dernier modèle avec toutes les améliorations avec une simple paire de bijoux de famille écrasés. Après, les exploits que vous accomplissez, il n'y a pas de caméra, pas de supporters pour l'immortaliser sur le champ de bataille. Il n'y a que vos coéquipiers s'ils ne sont pas morts et les quelques drones d'observation sur un mouvement, pour permettre aux gradés de l'arrière de suivre ce qui se passe en temps réel lorsque ce n'est pas le centre de commandement qui leur envoie des images que des caméras fixées sur les casques des soldats ou à bord des véhicules en première ligne retransmettent. Mais contrairement à l'haltérophilie, on ne cherche pas la gloire et l'exploit lorsque l'on se bat. On cherche surtout à rester en vie, accomplir l'objectif est parfois bien secondaire. En cela mes coéquipiers comptent sur moi car à part les blindés qui nous accompagnent, je suis leur seul espoir de protection avec les barrières cinétiques temporaires que je peux envoyer. Demandez-vous pourquoi d'après les images après la victoire contre les Omniaques non loin de Krasnoïarsk, on a beaucoup plus mis en avant la contre-attaque amorcée ? Parce que les gars avaient peur et étaient certains de crever. Nous n'avions que trop peu de blindés pour les protéger et l'aviation n'allait retrouver que des cadavres lorsqu'elle serait sur place. Je ne sais pas comment les soldats m'ont vue mais je ne compte plus le nombre de barrières cinétiques que j'ai lancé pour sauver une vie. Et puis... je n'ai pas réfléchi à cet instant.

Je baissai la tête sur mon assiette, aux trois-quarts vide et je fis une imperceptible moue avant de déglutir et de fixer Claire, l'air sérieuse et forte.

Si vous écrivez mon histoire, Claire, vous devez leur dire. Vous devez leur dire aux gens que ma promotion et mes médailles que j'ai eue peu après, je ne les ai pas cherché comme certains le prétendent. J'ai tout fait pour garder ces soldats en vie. Tout ce que je voyais sur ce front, c'était des gamins qui pleuraient et appelaient leur mère car ils étaient certains de ne pas s'en sortir, des gamines qui ne pensaient plus revoir leurs petits copains ou leur petit frère. Je me suis rappelée de la détresse et le désespoir dans les yeux de ma mère et de mes frères lorsqu'ils ont été évacués et je ne voulais plus revoir ça dans les yeux de mes camarades. Je devais rendre ces enfants à leurs parents et à leurs amis. Je n'ai pas réfléchi une seconde lorsque je leur hurlai de se rassembler pour que je les protège comme si c'était mes propres frères et sœurs, je n'ai pas non plus réfléchi lorsque je me suis lancée en première pour mener la charge contre les Omniaques et j'ai encore moins réfléchi lorsque j'ai éventré mon premier Omniaque pour avoir osé ôté la vie à un gosse d'à peine 20 ans car il avait eu le malheur de se trouver dans sa ligne de tir. Fort heureusement, les Mig s'étaient pointés en nombre et les gradés ont eu la réaction au meilleur moment car ils ont lancé une autre division de blindés pour appuyer la charge.

Mon ton n'était pas agressif ou blessant, je ne faisais que conter un récit qui m'avait retourné plus d'une fois mais en présence de l'historienne, j'avais lâché des détails sur ce qui c'était passé car quelque chose en moi me poussait à le lui dire. Malgré cela, je me sentis comme rattrapée par mes propres mots et je me mis à rougir devant le regard de la Française Claire.

Hem, désolée Claire, je... je me suis laissée un peu aller. J'avais commencé sur une note plutôt légère et je termine sur ça... pardonnez-moi.





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Claire de Normandie
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Jeu 18 Jan - 23:43

« Les officiers supérieurs font toujours quelque peu de la politique. Que ce soit simplement parce qu'ils souhaitent s'assurer que le budget de l'armée ne faiblissent pas, ou parce qu'ils ont des ambitions dépassant le cadre des fonctions qu'ils occupent grâce a leurs galons. En France, c'est pratiquement une spécialité nationale ! »

Au premier rang de ses personnalités, Charles de Gaulle en personne, mais il y en avait eu d'autre. Même La Fayette avait fait de la politique, même si dans son cas, c'était davantage parce qu'il avait une certaine idée de la Révolution et qu'il avait rechercher a la faire fleurir, pas pour son pouvoir personnel. Mais l'on en trouvait dans d'autres nations, comme aux États-Unis, ou de nombreux généraux avaient fini par occuper le poste le plus prestigieux du pays, celui de président. Claire n'avait fait aucune remarque sur Overwatch, il s'agissait souvent d'un sujet sensible et elle avait vu de nombreux vétérans froncer les sourcils rien qu'en évoquant le nom de l'ancienne organisation en résurrection. En France, le soutien de son père a Overwatch était un secret de polichinelle, mais a l'étranger, ce n'était pas forcément une information connue et en tant qu'historienne, elle n'était pas forcément a l'aise avec un caractère qui pouvait faire d'elle quelqu'un de juge et parti, d'autant plus avec ses activités occultes… Il s'agissait donc non pas de malhonnêteté, mais de bien compartimenter chaque aspect de sa vie afin de s'assurer que ses décisions ne seraient pas altérer par un jugement partisan, même s'il s'agissait d'une tâche impossible.

En revanche, l'historienne afficha un sourire complice a l'évocation de la fameuse ration militaire, qu'elle avait déjà connu et n'avait en effet pas un goût des plus agréable. La voir se régaler lui plaisait, même si elle espérait bien qu'elle prendrait plus de plaisir plus tard… Mais ce n'était pas vraiment le moment de penser a cela. Elle évoqua son alimentation de sportive ainsi que son programme d'entraînement avant l'armée, qui semblait avoir été particulièrement difficile. Pour Claire, c'était des notions plus difficile a comprendre, car elle avait vécu sous le rythme des entraînements de son père, qui furent parfois exigeant, mais très progressif, ce qui signifiait que ses capacités avaient cru sur une courbe semblable a la difficulté. Mais cela prouvait la force de caractère de Zarya, dont la Française ne doutait plus a vrai dire, et sa force et sa puissance qui lui permettait de surmonter tous les obstacles. La voir parler d'elle-même simplement et sans faire de chichi avait quelque chose de fascinant pour l'historienne, qui ne pouvait que comprendre pourquoi la Présidente lui avait offert une telle visibilité. Les médailles ne comptaient plus vraiment en réalité, Zarya était l'archétype de l'héroïne Russe, l'âme de son pays ! C'était l'une des raisons qui expliquait pourquoi elle inspirait tant ses concitoyens et quelque chose que Claire ne serait jamais.

L'explication sur la manière dont elle avait vécu sa notoriété était intéressante également, il était évident que le public connaissait les sportifs avant tout pour leurs activités. Venant de France, Claire savait bien que le football restait le sport le plus en vue de son pays et connaissait le nom des joueurs du moment, même si elle ne s'intéressait pas du tout a ce sport, en dehors des liens que l'on pouvait faire avec l'histoire contemporaine, dans certain pays, il prenait tellement de place qu'il pouvait être lié au destin de celui-ci et il avait même une fois servit de prétexte au déclenchement d'une guerre ! Elle admit toutefois qu'en devenant recordwomen du monde, elle avait obtenu une notoriété plus grande, preuve que même un sport moins en vue pouvait permettre d'atteindre la célébrité mondiale, ce qui ne surprenait pas Claire, la musculation, ce que les américains nommaient « Fitness » avait toujours la côte aux USA et chez un certain public en Europe. Toutefois, ce ne fut pas la partie la plus intéressante de son exposé, puisqu'elle revint finalement sur son expérience militaire et évoqua finalement ce que l'historienne avait attendu sans réellement l'avoir précédemment : une expérience directe, froide et sans concession de ce qu'était la vie sur le front, lorsque l'on faisait face a la mort.

Cette description de l'horreur, sans concession, ne pouvait être qu'authentique, tant elle ressemblait a celle que Claire avait déjà entendu dans le monde entier sur le conflit : elles connaissaient les difficultés d'un combat face a la mort pour avoir entendu de nombreux vétérans témoigner et en avoir vu les images. Il y avait certes des différences a la marge : Zarya évoquait la survie comme quelque chose d'essentiel, prenant le pas y compris sur la mission, dans la Légion Étrangère, rien ne saurait prendre le pas sur la mission et chaque Légionnaire était si obstiné qu'il était prêt a donner sa vie sans hésiter pour sa mission. Cela rendait donc leurs comportement sous le feu très stoïque : ils ont bien sûr conscience de la folie qui s'empare de leurs environnements, mais semble capable de l'oublier, d'en faire abstraction au nom du devoir. Ce n'est que lorsque le feu cesse que les images reviennent, les souvenirs de camarades fauchés sous les balles s'emparent alors de leurs âmes et les hanterons jusqu'à leurs trépas. Zarya avait connu une expérience différente, celle d'une unité de ligne pour qui survivre était déjà un exploit en soit. Bien trop mal équipé pour pouvoir réaliser des prouesses martiales, les hommes et les femmes avec qui elle avait combattu était devenu sa seconde famille. Elle leurs avaient sauver la vie et cela lui avait valu la reconnaissance de la Mère Patrie sous la forme de médaille.

Claire pouvait facilement conjecturer les circonstances de cette bataille qui avait marquée l'esprit de la Russe : lorsqu'un état-major déplace des unités, il ne fait que déplacer des petits drapeaux sur une carte, ou des simples symboles numériques sur un hologramme. Mais derrière ses symboles, il y avait des centaines, voire des milliers de vie et il arrivait parfois qu'un officier oublie une unité trop avancé. Peut-être avait-elle créer un saillant, s'était retrouvée encerclée ou que les robots avaient choisit sa ligne comme point de rupture pour une offensive de grand style. Ils avaient fait face seuls a la mort trop longtemps, mais les galonnés semblaient avoir eue la présence d'esprit d'envoyer des renforts en force pour leurs sauver la mise et ils n'étaient pas arriver trop tard… L'on pouvait sentir que l'expérience était encore douloureuse : celle de voir un camarade s'effondrer, de lire la peur dans les yeux de chacun, cette épreuve si terrible de devoir faire face a la mort en l'observant droit dans les yeux. Il semblait même qu'elle-même n'avait guère eue le temps de se poser la question, elle avait fait face a ses responsabilités et sauver le plus de monde possible, prenant la direction des opérations comme l'aurait fait un bon officier, sans connaître le doute… Elle méritait ses galons et ses médailles, c'était certain.


« Seul les jaloux ou ceux qui ne comprennent pas pourquoi l'on décerne des médailles contestent la légitimité de celle-ci. Mais même dans les pays les plus capitalistes, comme les États-Unis, on ne plaisante pas avec les médailles, les récipiendaires sont respecté et gare a ceux qui oseraient remettre en cause leurs légitimité ou leur manquer de respect. »

Elle rougit soudainement et s'excusa alors en expliquant qu'elle s'était laissée emportée dans un moment plus léger. La Française fit un signe de la main afin d'exprimer le fait qu'elle ne lui en voulait pas, puis repris la parole.

« Ne vous excusez pas, c'est justement le genre de récit qui m'intéresse le plus. Beaucoup croient que les gens s'intéressent avant tout a l'action de ceux qui façonnent l'histoire avec un grand H, ou n'ont d'intérêt que pour cela, mais l'histoire des conflits prouve que c'est faux. Qu'importe l'habilité politique de tel leader, ou la prescience presque surnaturel de tel général, au final, c'est l'humble fantassin qui gagne les guerres, qui trime dans les pires conditions, et c'est leurs histoires qui méritent avant tout d'être raconter. C'est pour cela que les nations meurtris érige des monuments a la gloire des morts et que même plus d'un siècle et demi après la fin des deux premiers grands conflits mondiaux, toutes les générations se retrouvent en communion et en respects face aux immenses cimetière qui couvre des terres autrefois fertile devenu champ de bataille. Votre témoignage est fort, puissant, unique. Il en dit peut-être plus sur vous mêmes que vous ne pourriez le croire et explique a lui seul pourquoi vous êtes entrée dans l'histoire. Vous avez prouver ce jour là qu'une partie de l'âme de la Russie était en vous, et elle vous accompagnera jusqu'à votre mort, que cela soit au champ d'honneur que lors du crépuscule d'une retraite bien mérité. »

Claire marqua une pause, fermant les yeux quelques instants, son visage ayant retrouver un aspect plus solennel. Elle recherchant les mots justes, mais c'était toujours difficile dans ce genre de cas. Pourtant, elle connaissait l'action, la peur de la mort, mais une attaque terroriste, ce n'était pas comme le front : l'on avait tout simplement pas le temps de réfléchir, on agissait pour rester en vie et défendre celle de ceux que l'on était charger de protéger, puis tout était terminé… La jeune femme fini par trouver et repris la parole.

« Je prendrais soin de raconter cette histoire de la manière la plus juste qu'il me sera possible, je veillerais a ce que personne ne soit oublier, c'est un devoir autant qu'une promesse. C'est le moins que je puisse faire après un témoignage aussi puissant que celui-ci. Les attaques terroriste, ce n'est pas la même chose. L'on n'a pas le temps de réfléchir, on agit, presque mécaniquement, et rapidement tout est terminé. La tension baisse et on réalise seulement a cet instant que l'on a frôlé la mort, mais le sentiment d'être de nouveau en sécurité prend souvent le pas, en tout cas, c'est ainsi que je le vit. Pour les politiques dont j’assure la protection, c'est souvent différents. Certains sont combatif, d'autre sont terrorisé, mais beaucoup songent avant tout aux avantages politiques qu'ils tirerons d'avoir survécu a une attaque, même s'ils se sont dissimulé en faisant dans leurs pantalons… Même les plus misogyne se fiche pas mal de savoir si c'est un homme ou une femme qui assure leur sécurité dans ce genre de moment. Mais ce que vous avez vécu, c'est plus puissant, plus fort… Je n'y ferais honneur qu'en reprenant vos propres mots. »




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Mer 31 Jan - 0:36

         
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       Claire de Normandie - Zarya


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Les mots de Claire me réconfortèrent après mon envolée épique et grave à propos de mes actions dans la bataille que j'avais cité. Bien que cela fasse déjà quelques années derrière moi, le souvenir m'était toujours vivace et il m'arrivait encore à de rares reprises le temps aidant, à revivre cet enfer pendant mon sommeil, sous la forme d'un cauchemar récurrent. Je fus même doublement rassurée en entendant son discours, que le récit de ma bouche était exactement ce qu'il lui fallait. Je n'avais pas réfléchi ou médité chaque mot que je lui avais dit, ils étaient sortis spontanément, ils venaient du cœur et de mes tripes car c'était véritablement mes entrailles qui avaient été déchirées et soulevées par ce que j'avais vécu. Claire avait trouvé les mots juste pour relativiser et me faire comprendre que c'était exactement le type de récit qu'elle recherchait en voulant écrire mon histoire. Elle alla même jusqu'à dire que j'étais une partie de la Russie elle-même, ce qui ne m'empêcha pas de lui envoyer un faciès plutôt surpris. C'était toutefois toujours étonnant de l'entendre. Pour masquer ma petite gêne, je détournai le regard de Claire et je finis mon plat de résistance russe quasiment vide.

La Française poursuivit la conversation en enchaînant sur sa promesse de raconter mon histoire de la manière la plus authentique possible, comme un hommage obligatoire à ceux qui ont donnés leur vie pour défendre leur pays. Intérieurement, j'en fus heureuse car c'était mon souhait, certes de raconter la résistance désespérée que j'avais menée mais également de parler de tous ces gens qui ont jurés de se battre malgré eux parce qu'ils n'avaient pas le choix. Elle se mit néanmoins à évoquer également les attaques terroristes dont elle avait sûrement été témoins au vu de la manière dont elle avait raconté son bref ressenti. J'avais eue également la malchance d'avoir vu une attaque de ce genre en Australie et aux États-Unis et je m'étais sentie impuissante devant le massacre causé par ces salopards de terroristes. J'avais lutté contre eux, j'en avais tué et dans le feu de l'action comme elle le disait, on ne pensait pas vraiment à faire quoi que ce soit d'autre que de survivre. Cependant, passé la surprise et la colère, il fallait agir et c'était à cet instant que l'entraînement militaire prenait le dessus. Je m'étais mise à lutter cette fois pour sauver la vie des autres. Claire n'oublia pas non plus la récupération politique de ces actes de cruauté et de vilenie par des politicards peu scrupuleux pour peu que ça serve leurs propres intérêts. La Française en convenait d'elle-même que c'en était dégoûtant. Toutefois, elle acheva son propos en ayant des derniers mots pour moi, réitérant sa promesse de mettre mes mots pour son récit.

Merci Claire... Il le faut, que tous ces pauvres types ne soient pas morts pour rien. Je sais que... je ne dois pas me dire que c'est moi qui aurait dû y rester et pas eux mais je suis là et bien là pour pouvoir parler pour eux. Eux ne sont plus là mais par vos mots et votre histoire narrée, ils revivent quelque part. C'est peut-être maintenant le mieux que nous puissions faire pour eux. Merci encore.

Je finis mon assiette pour de bon et je laissai Claire me répondre à mes propos lorsque Roman vint une dernière fois s'enquérir auprès de nous du repas. L'expression parfaitement neutre, j'opinai à ce qu'il disait et il commença à nous débarrasser. Vint alors la sempiternelle question du dessert et je fis non de la tête au serveur avant de regarder aussitôt Claire.

Ça ira Roman, je vous remercie. Madame de Normandie et moi-même passeront directement au thé. J'ai suffisamment mangé et j'ai plutôt envie d'un thé maintenant. Oui noir classique avec des agrumes pour moi. Je laisse madame* choisir.

*en français

Claire fit sa sélection parmi les ingrédients proposés par le serveur avant que ce dernier ne reparte pour aller faire préparer le thé. Ma compagne de ce soir se tut pour l'instant et je jetai un regard alentour pour m'assurer que personne ne nous regardait. Par cet acte en apparence anodin, je remarquai qu'au moins une bonne moitié de la salle avait déjà mis les voiles. Un petit sourire en coin éclaira mon visage et je revins vers Claire, me penchant sur la table et occasionnant un petit rapprochement avec elle. Nous étions comme dans un... petit jeu légèrement hypocrite entre elle et moi, dans des convenances encore acceptables alors que l'on gardait chacune en tête la véritable raison de notre rencontre ici. Certes nous étions ici pour partager de la nourriture et échanger des paroles ensemble mais nous nous voyions aussi pour partager un rapprochement qui était mutuel. Comme pour le rappeler à la Française, bien que j'avais espéré qu'elle fasse le premier mouvement, mon pied heurta doucement celui de Claire et tout en douceur, il se mit à caresser la Française. Je ne fis que la regarder sans expression particulière mais intérieurement, cela commençait à me rendre toute chose.

Lorsque Roman revint avec le thé, j'arrêtai mon petit manège et le serveuse vint nous apporter à chacune une petite théière personnelle, la tasse de thé ainsi que les accompagnements demandés avec. Sans aucun ordre ou geste de ma part, le serveur se retira prestement sans demander son reste. Très vite, je remplis ma tasse avec les arômes d'agrumes demandés et je les laissais infuser. Pendant ce temps, je remis mon esprit en place pendant quelques secondes car bien que j'avais essayé de provoquer une réaction de Claire, je ressortais tout de même d'un instant assez fort en émotion, me servant de cette petite caresse du pied comme d'une échappatoire. Maintenant que c'était quelque peu retombé, je pris une petite inspiration que je fis passer pour un petit souffle histoire de refroidir légèrement mon thé et je pris une gorgée du thé. Le chaud breuvage me fit légèrement déstresser et je sentis mon ventre se déballonner peu à peu. Je ressentis une onde de bien-être qui me soulagea instantanément et je dardai à nouveau mon regard sur la Française qui dégustait aussi son savoureux thé.

Rien ne vaut un bon thé pour terminer un bon repas. Même dans notre paquetage sur le front, le ravitaillement comprend toujours un peu de thé dans nos rations. Faut dire que c'est tellement sacré par chez nous le thé. Même si un abruti d'Omniaque se pointerait, on le buterait juste pour pouvoir déguster ce thé des steppes relevé de vodka en paix...

Notre dégustation de thé se poursuivit, il m'était tellement bon que je m'étais même resservie jusqu'à vider la petite théière amenée par le serveur. Sans rentrer dans les détails, notre conversation resta sur un ton plus léger, moins formel que précédemment, la guerre ainsi que les Omniaques ou même tout ce qui avait trait à l'armée disparut de nos paroles. J'estimai même que nous avions assez parlé pour ce soir. Désormais je n'avais plus qu'en tête ce qui allait bientôt arriver entre elle et moi et je m'étais bien gardée de lui refaire du pied sous la table, j'aurai bien l'occasion de pouvoir lui faire autre chose que lui caresser le pied. Notre dégustation de thé parut assurément ravir la Française qui devait beaucoup y tenir et cela me fit sourire. Ceci étant, le repas toucha à sa fin et je savais qu'il me fallait bientôt rejoindre Claire dans sa chambre. Pour les choses sérieuses qui incluait une bouteille de champagne. Conformément à ce sur quoi nous nous étions mis d'accord plus tôt, Claire partit avant moi. Lorsqu'elle passa près de moi pour régler la note, nos mains se frôlèrent et nos doigts s'effleurèrent, je pouvais presque sentir la chaleur de sa peau ainsi que la fébrilité qui en émanait mais je ne bougeai pas encore, donnant l'impression d'avoir été laissée en plan par la Française mais je savais qu'il n'en était rien. Je patientai alors pendant la demi-heure suivante en finissant mon thé noir.





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Claire de Normandie
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Jeu 15 Fév - 18:59

Fort heureusement, la vie ne pouvait être simplement faite de conflit sanglant et d’événement dramatique. Même si Claire restait passionnée par l'histoire des conflits et tentait de la restituer de la manière la plus juste possible, elle avait besoin de s'évader également, de profiter de l'existence en se sentant vivante. Beaucoup dirait que la manière dont elle s'y prenait n'était pas des plus juste ou morale, mais ce n'était pas ce qui inquiétait particulièrement la noble de Normandie. A ses yeux, la seule chose qui comptait c'était de pouvoir obtenir satisfaction et poursuivre sa vie de la manière dont elle l'entendait. La salle s'était vidée au fur et a mesure, il restait quelques diplomates Français réputé pour aller dormir très tard, mais eux ne feraient même pas attention a ce que faisait les deux femmes, ou tout du moins, ils auraient la décence de conserver le silence et de ne pas se mêler de ce qui ne leurs regardaient pas. Ce qui était certain, c'était que la femme Russe lui faisant face était exactement sur la même longueur d'onde qu'elle et malgré son masque, Claire plongea son regard dans le sien lorsqu'elle vint lui caresser le pied, un regard plein de promesse pour cette nuit et la preuve qu'elle recevait parfaitement le message.

Le thé vint toutefois conclure ce repas sur des discussions plus légères que la guerre. Le genre de chose dont deux femmes, même dans des métiers d'hommes, peuvent parler des heures durant sans aucun problème. La Française profita de la boisson, découvrant ainsi une nouvelle saveur de ce breuvage dont elle avait déjà expérimenter les variantes Anglaises et Japonaises. Chaque pays avait sa propre façon de préparer le Thé, mais cette boisson avait un effet relaxant qu'appréciait l'historienne qui ferma les yeux afin de savourer son arôme, le buvant toutefois beaucoup plus lentement que son invitée. Il n'était pas difficile de comprendre pourquoi de toute façon : l'observation de la carrure suffisait, même si la vie n'est pas sans avoir quelques surprises parfois, Claire en fut plusieurs témoins lors de plusieurs voyages officielles en voyant des petites femmes toute menue être dotée d'un véritable appétit d'ogre. Malheureusement, les conditions sociales étaient sans doute également en cause, faisant partie de la caste des privilégiée, Claire avait fait face dès sa plus tendre enfance a des quantités de nourritures réduite, mais d'une qualité supérieure a laquelle Zarya n'avait pas été confrontée dans son petit village de Sibérie. Mais la Française, investie de l'idéologie de son pays, n'en avait jamais fait une fierté et se moquait d'ailleurs pas mal des habitudes alimentaires des autres.

Une fois sa tasse terminée, elle pris congé de son invitée en annonçant qu'elle se retirait dans sa chambre. Tout ceci ne faisait partie que d'un habile stratagème visant a dissimuler a un maximum de personne le fait que la Russe allait la rejoindre, une nécessité pour elle dans un pays ou l'homosexualité n'était malheureusement pas très bien vue. La Française retourna donc dans sa chambre avec une certaine grâce, acceptant le contact sur sa main ganté avec un sourire en coin, puis adoptant une démarche plus gracieuse, la tête haute, pour quitter le restaurant. Elle connaissait les codes de la politesse, mais également ceux de la séduction et savait s'y prendre pour obtenir ce qu'elle voulait, même si on lui avait rarement dit non… Des hommes ou femmes mariés, pour qui la fidélité avait du sens, un mot qui n'avait a ses yeux aucune légitimité en terme de sexe, mais Claire n'avait jamais forcer personne et oubliait rapidement ceux qui refusaient de passer un peu de temps en sa compagnie. Empruntant les escaliers, elle retrouva rapidement sa chambre, ce qui lui laissait le temps de pouvoir, comme promis, préparer le champagne. Certes, ce n'était pas la raison première pour laquelle elle faisait monter Zarya dans sa chambre, mais elle savait le sens de l'accueil et souhaitait naturellement faire forte impression.

La jeune femme se dirigea d'un pas assuré vers ses valises et en choisit une qui portait les sceller d'une valise diplomatique : Une vielle technique utiliser par les Français afin de pouvoir transporter toute sorte de produits, nourritures ou boissons en majorité, prohibé sur le territoire de certains états qu'ils souhaitaient malgré tout emporter avec eux. Utilisant la clef qu'elle avait a disposition dans un petit coffret, elle ouvrit la valise qui n'était en réalité qu'un mini-réfrigérateur pour la bouteille. Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres de la Française face a cette bouteille de Champagne, qui avait plusieurs dizaines d'années d'âge, une partie de son héritage familial… Les bouteilles d'alcool étaient faite pour être consommée, mais avec modération, et en sachant savourer un arôme aussi particulier que celui d'une boisson comme celle-ci. Claire devrait conseiller la modération a Zarya de toute manière, car si elle buvait trop vite, elle risquait de perdre pied et la française ne tenait pas a être frustrée de sa nuit maintenant, sinon elle repartirait de Russie avec un sentiment de manque et c'était quelque chose qu'elle détestait par-dessus tout. Prenant deux coupes parmi les luxueuses présente dans la suite, elle ouvrit la bouteille sans effort, malgré la résistance du bouchon, et versa la boisson dorée de manière égale dans chacun des deux verres. Un sourire satisfait parcouru ses lèvres lorsqu'elle eue terminer.

Lorsqu'elle entendit sonner a sa porte, signe que la demi-heure était terminée et que Zarya était finalement monter, elle se débarrassa finalement de son masque qui n'avait plus aucune utilité et se dirigea vers la porte. Elle ouvrit sans se préoccuper de savoir si quelqu'un était bel et bien présent dans le couloir, elle estimait que la Russe avait fait les efforts nécessaires pour sa discrétion, et l'invita d'un simple geste a entrer. Les chambres étant insonorisé, elles pourraient s'exprimer avec bien plus de liberté une fois que la porte serait refermée. S'écartant pour laisser sa compagne d'un soir entrer, elle referma ensuite la porte avant de se diriger vers les coupes de champagnes, les saisir avec délicatesse, puis les tendre a Zarya avec un sourire complice avant de reprendre la parole afin de lui conseiller la prudence.


« Champagne, comme promis. C'est un grand cru ayant plusieurs dizaines d'années d'âge, produit selon une tradition plusieurs fois centenaire. Déguster le avec douceur, déjà parce que son arôme le mérite, mais aussi parce qu'elle est forte. Je ne voudrais pas qu'elle me prive du privilège de pouvoir goutter a un arôme encore plus délicieux ensuite... »




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Jeu 22 Fév - 0:20

         
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       Claire de Normandie - Zarya


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Le corps humain ressentait toujours un petit rien de spécial lorsque l'esprit du dit-corps savait que quelque chose de plaisant se préparait et ce ressenti était d'autant plus agréable lorsque c'était un ébat qui se profilai. L'alchimie de la personne humaine était ainsi faite, formée de plusieurs sensations qui trouvèrent leurs manifestations physiques par la sécrétion d'hormones de différentes sortes selon l'humeur de l'individu. Lorsque Claire partit, l'envie charnelle que je ressentais depuis un moment décupla et j'en avais les mains légèrement tremblotantes. J'en vins même à trouver mon thé noir beaucoup trop léger pour m'apaiser. Je me remis à regarder autour de moi pour voir que pratiquement rien n'avait changé, les quelques diplomates qui restaient s'attardèrent au son de leurs conversations plus feutrées tandis que les serveurs débarrassaient et nettoyaient les tables libérées par les convives. Je remarquai Roman qui refit la salle du regard et je l'interpellai pour lui demander quelque chose qui me ragaillardirait sûrement sous peu.

Oui madame Zarya ?

Roman, vous pouvez me servir un shot de votre vodka la plus forte s'il vous plait ? Je sens que j'en ai besoin.

Oui madame. Et votre amie française ? Elle va revenir ?

J'ai bien peur que non. Elle a préféré prendre congé de cette manière. Vous connaissez les Français... Pour la peine, mettez la note de cette vodka sur sa chambre.

C'est dommage... Oui je comprends, je vous amène votre vodka.

Je finis mon thé noir alors que le serveur alla chercher ma commande. Me sentant légèrement coupable du mensonge que je venais de dire au serveur -je détestais mentir-, je fixai mes mains puis la tasse de thé qui contenait les dernières traces d'eau, j'y avais déjà vidé ma théière personnelle à l'intérieur. Je me remis à penser à Claire. Elle était plus petite et menue que moi mais elle n'avait pas tellement hésité à me faire des avances, peut-être étais-je le genre de femme qu'elle aimait ? Ou que se taper une sportive ou une célébrité ou même une militaire faisait partie de ses fétiches ? Peut-être lui poserai-je la question... Quoique même lorsque l'on s'était serrée la main, elle avait quand même de la poigne... Non il n'empêchait que je ressentirai sûrement la peur de l'écraser sous ma masse musculaire. De l'autre côté, peut-être que la vue de son corps nu et que mon envie n'aveugle toute pensée logique, j'allais me laisser porter par notre combat charnel. Cela faisait... longtemps que je ne m'étais pas accouplée avec quelqu'un, il fallait vraiment que j'assure pour Claire. Sous cette apparence frêle, je sentais qu'elle aurait un certain niveau d'exigence, elle qui repartait bientôt dans son pays. J'imaginai qu'elle ne voulait pas partir d'ici avec un mauvais souvenir au pageot donc inconsciemment, la Française me mit la pression. Les Français étaient aussi connus pour être des experts dans tout ce qui touchait à l'amour et au sexe pas vrai ? ... Non sûrement encore un cliché. Encore que... Peut-être que Claire elle l'était. Merde... j'avais beau être une sportive, quelques heures d'un ébat endiablé suffisait pour m'épuiser autant qu'une journée d'entraînement, manquerait plus que Claire soit insatiable. J'allais bien voir de toute façon. Et puis... Je ne pouvais refuser une telle opportunité. Elle était peut-être plus mince que moi mais elle m'offrait une occasion de pouvoir relâcher la pression et me soulager, peut-être qu'elle aussi avait un stress à évacuer et était demandeuse de plaisir... Je me prenais la tête pour rien du tout en fait, je devais prendre et oui, merci bien.

Roman m'avait apporté le shot de vodka et s'en était allé sans demander son reste, du moins, c'est ce que je supposai car je ne me souvins même pas que le jeune serveur m'ait parlé en m'apportant l'alcool. Fixant le petit verre, je me passai et repassai encore les images de Claire dans son uniforme et sa belle robe de soirée, sachant que j'allais bientôt la retrouver. En une fraction de seconde, j'absorbai la vodka cul sec et le liquide m'arracha une légère grimace. En effet, cette vodka était plutôt forte mais elle me redonna une sensation de chaleur qui m'encouragea à aller retrouver la Française. Loin de me sentir pompette, je tenais très bien l'alcool, je jetai un œil à mon smartphone personnel pour remarquer que la demi-heure allait s'écouler dans cinq minutes. Je me relevai, l'air songeuse en faisant mine d'être irritée d'avoir été ignorée de la sorte par mon hôtesse. Je réajustai mon blazer avant de me diriger vers la sortie du restaurant. Le registre consulté par l'employé qui nous avait retenu à l'entrée était toujours là mais plus l'employé. Pour le coup, j'en profitai pour le consulter par curiosité mais aussi pour chercher une information capitale : la chambre de Claire. Parcourant la liste des noms écrit en cyrillique puis en alphabet latin, je trouvai rapidement le nom de Claire de Normandie, qui occupait un des étages sûrement réservé entièrement pour toute la haute délégation française. Cela me surprit que je ne prisse même pas la peine de lui demander où elle était mais heureusement, l'information était en ma possession et je me dirigeai vers l'ascenseur. Mes sens de militaire m'avertirent que personne ne regardait dans ma direction, les serveurs étaient en train d'essuyer leurs verres au bar ou de nettoyer les tables, les diplomates français continuèrent de discuter avec des tasses qui exhalaient une odeur forte de café et personne ne se trouvait dans le hall. Seul un réceptionniste se trouvait à l'entrée et était concentré sur son travail. En revanche, les caméras de surveillance ne me ratèrent pas mais tant pis. Je ne pouvais vraiment pas ici, me déplacer dans ce lieu comme une fugitive.

Je sortis de l'ascenseur, plusieurs étages plus haut, prudente. Pas de résidents, même pas de grooms dans les couloirs, un calme impressionnant régnait en ce lieu, sûrement une qualité de l'hôtel qui devait plaire aux clients. Le numéro de la chambre de Claire en tête, je me mis à arpenter en silence le corridor de l'étage. Je trouvai la chambre de Claire au fond du dit-corridor, avant-dernière porte sur la droite. Je rougis déjà d'avance pour aller la retrouver et je pris une profonde inspiration avant d'expirer calmement, mon cœur se mit à battre plus rapidement mais mon bras, mû par la mémoire musculaire, s'activa et je sonnai à la porte. La porte s'ouvrit sur une Claire désormais démasquée et j'étais contente de revoir son véritable visage. Sans me faire prier davantage, je fis mon entrée dans sa chambre. L'idée de lui sauter dessus dès le début me parcourut l'esprit mais voyant qu'elle n'esquissa pas encore de geste envers moi, je ne bougeai pas. Je vérifiai une dernière fois décolleté avant de me saisir de la coupe de champagne que Claire me tendit. Je la pris avec précaution comme elle me le demanda et opina à ses explications. Ses derniers mots me firent davantage rougir mais je ne trouvai rien à lui redire. L'intimité de la rencontre ainsi que l'imminence de notre moment me rendit muette pour l'instant. Je trinquai avec Claire, le bruit de verre entrechoqué résonnant allègrement dans la chambre qui était toute bonnement luxueuse. La couleur bordeaux et dorée prédominait ici avec du blanc ici et là notamment sur le lit avec ses draps et ses oreillers, la télévision était dernier cri, le bar ressemblait à une antiquité tout juste restaurée... l'ensemble donnait un aspect très luxe et riche aux lieux et encore je n'avais pas vue la salle de bains. Je pris alors une gorgée du raffiné breuvage. Le goût de la vodka était encore présent dans ma bouche mais l'arôme du champagne était beaucoup plus fort que le contenu du shot. Ça avait un goût... surprenant mais plaisant. Sur invitation de la Française, je m'assis sur une des chaises à la petite table ronde de la chambre. Une grande baie vitrée donnait une très bonne vue sur Moscou, la capitale russe illuminée de partout avec une multitude de points lumineux. Rien à voir avec la vue par hélico mais c'était très appréciable là.

C'est... vraiment bon en fait. Quoique nous aurions peut-être dû le prendre plus tôt... Mais c'est un honneur de le boire avec toi.

Nous étions à présent entre nous, entre femmes et pour souligner le caractère privé de notre entrevue, je me mis à employer le tutoiement. Personne ne viendrai nous déranger ou nous chercher, je ne voyais donc aucun mal à abaisser des barrières comme le vouvoiement. Je m'assis de manière un peu plus négligée qu'au restaurant et je repris une gorgée en observant Moscou une fois de plus. Le champagne glissa beaucoup mieux que précédemment et rafraichit tout mon corps.  Les arômes de la précieuse boisson s'affirmèrent davantage dans ma bouche et je commençai à me lâcher un peu plus. Je décochai un franc sourire assorti d'un rire à Claire. La Française s'était approchée de moi et je me mordis ensuite la lèvre en la regardant. Démasquée, elle était encore plus attirante.

T'as a une belle vue ici... Avec un verre de champagne, une suite luxueuse... Quoique, j'ai une meilleure vue là.

Je me mis à regarder, taquine, Claire avec son verre de champagne. Le sourire en coin, rien que pour continuer sur mon attitude mutine, je me penchai sur la petite table ronde à ma hauteur. Le bras droit posé dessus et replié, ma tête reposant dans ma paume, je regardai Claire de biais, sourire bien en vue. Mon autre main se déplaça doucement vers ma chemise pour défaire un bouton, creusant mon décolleté. Le cœur battant vaillamment, je continuai de m'appuyer sur la table mais je pivotai le corps pour faire face à Claire, la chaise ne bougeait pas. Claire pouvait apercevoir la naissance de ma poitrine ainsi que mon sous-vêtement du même noir que mon blazer. Renversée légèrement en arrière, ma main droite attrapa le champagne et je le bus de manière un peu plus lascive en regardant la Française avant de lui sourire, narquoise mais continuellement rougissante. J'enchaînai encore.

Tu as prévu autre chose pour la soirée Claire... ? Je connais aussi un arôme qui m'a beaucoup manqué.





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[Flashback] Le Coeur de la Mère Patrie [PV - Zarya]

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Overwatch : The Recall-