Down The Road [Ft. Hanzo]

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Sun Hei Yun
Recrue
Jeu 9 Nov - 2:02

Il y a quelque chose qui en ce monde n'a jamais vraiment changé, ce sont les inégalités. Que ce soit la ségrégation des noirs aux USA, les luttes pour les droits des Omniaques, ou tout simplement les riches et les pauvres, cet esprit de dominant et dominés à toujours plus ou moins existé. Et en ces temps troublés d'après révolution, dans un climat de tension politique, économique et technologique, cela n'a jamais été plus vrai. Pour qui se baladait dans les rues Seoul tous les jours, c'était devenu quelque chose d'anodin, mais les révolutions omniaques avaient fait beaucoup de dégats en asie. Pour celui qui venait de pays moins touchés, c'était un fait éclatant, il y avait beaucoup d'enfant dans les rues de certains quartiers. L'effort de guerre asiatique avait été un lourd sacrifice humain. De nombreuses batailles avaient étés perdues, et donc beaucoup d'enfant en étaient restés orphelins. Le gouvernement avait beau avoir levé beaucoup de fonds pour régler ce problème, il était encore assez loin d'être totalement réglé.

Parmi ces nombreux jeunes, il y en avait une que le quartier connaissait sous le nom de "Dongsang", la statue. Elle ne parlait pas, ne bougeait pas, et restait prostrée dans les rues à attendre. Elle était couverte de salté, et ses cheveux longs et secs étaient entremélés, lui donnant un air pitoyable. Le regard perdu dans le vague, on ne la voyait se mouvoir que pour manger la rare pitance qu'on pouvait lui donner parfois. Qui d'une pomme, d'un morceau de pain, parfois d'un morceau de poisson chipé à un chat. Evidemment, elle ne sentait pas très bon. Comme toute gamine des rues, le seul moyen qu'elle avait de se laver était les éventuels points d'eau. Pas de savon, de brosse ou quoi que ce soit. Une odeur d'urine, de transpiration et de pollution la suivait partout ou elle allait, lui collait à la peau comme la crasse sur son visage.

Cette gamine, son vrai nom, c'était Sun Hei. Personne ne la connaissait sous ce nom. Elle avait un peu peur de l'utiliser au cas où qui que ce soit la recherche. Elle ne voulait pas se retrouvé enfermée dans quelque laboratoire ou elle y serait étudiée comme une bête de foire. Elle avait entendu des histoires là dessus. Dans la bouche des passants, dans les journaux retrouvés dans les poubelles... Et à cause de cela elle avait peur d'utiliser ses pouvoirs. Elle avait découvert peu après sa sortie du laboratoire d'ou elle venait, qu'elle avait un étrange contrôle sur son ossature. Elle ne savait pas comment c'était possible, mais elle pouvait sortir des os de son corps, le solidifier...C'est d'ailleurs pour ça qu'elle se faisait appeller la statue. Un jour quelqu'un l'avait vu. Un des mômes d'une bande de quartier. Un jour qu'elle essayait de dormir dans le coin d'une ruelle, pour se protéger, elle avait changé son corps en os...Et ils avaient pensé que c'était une statue, avant de la voir se réveiller. Personne ne les avait vraiment crus, mais le nom était resté. Elle s'était jurée de bien faire attention désormais.

Ce jour là était un jour comme un autre dans les rues de Seoul. Le soleil était éclipsé par une légère couche de nuages. Les gens marchaient tranquillement, enmaillotés dans leurs vestes pour luter contre le vent froid qui agressait leur peau. C'était un début d'hiver tranquille, les magasins décoraient leurs enseignes pour cette saison, la ville paraissait comme endormie. Ce matin, Sun Hei était assise contre un bâtiment dans une rue passante. Personne ne s'attardait devant elle, ni même ne lui jetait un regard. Son regard au niveau du bitume, elle regardait les pieds des passants, dans un sens puis dans l'autre, étudiait leurs chaussures. Des chaussures en cuir, en toile, en plastique. Les gens marchaient vite, tous obsédés par un objectif. Probablement, certains allaient au travail, d'autres à un rendez vous...Elle s'était habituée au rythme de cette ville, au tempo de cette vie. Mais aujourd'hui, une fausse note s'était glissée. Ce jour là, une paire de chaussures n'était pas en train de se diriger à gauche ou à droite. Non. Elle s'était arrêtée. Sun Hei leva la tête, éblouie par le soleil, des courbatures dans sa nuque, elle essaya de poser son regard sur...l'inconnu.
code by nerve




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Mer 7 Fév - 0:25



Down the road.
Sun Hei Yun  ▬   Hanzo Shimada
Le paysage qui se découpe sous son regard acéré plisse son visage rude, le jugement monte en lui sans une once de honte. Séoul est une ville qui cherche son identité au sein d’une multitude de volontés l’écartelant, en résulte une tentative débordante de confusions et d’inachèvement. Beaucoup de projets s'y voient avortés ou bannis, s’écroulant sous le poids de leurs propres contradictions. Pourtant la métropole a du caractère, mais comment s'incarner dans quoique ce soit de tangible lorsque la nécessité de cristalliser deux opposés se fait impérative ? Si aujourd’hui la cité peine à trouver une image stabilisée c’est qu’on lui demande d’être à la fois modèle de tradition et monument de modernité, de faire corps sans soucis de cohérence. Tradition et modernité, caractère et adaptabilité, devoir et clémence, on ne lui offrait aucun entre-deux. Tous en font un futur objet de fierté sans prendre soin d’observer son présent potentiellement glorieux. Ou humain. Il n’est pas étonnant qu’en l’imaginant comme la capitale, la cité aînée du pays, mais en ne la laissant pas se développer forte et stable elle risque de s’effondrer. Dans sa chute elle emportera également tous les rouages qui avaient fait d’elle une grande cité, déshonorant son héritage et ses habitants.

Le déshonneur court déjà dans les rues morcelées en clans. Discrets pour qui ne saurait pas les voir, ils déambulent en revendiquant l'espace souillé de leurs exactions. C’est pour cela que des hommes comme Hanzo Shimada travaillent, mettre fin à leurs piètres existences. C'est ainsi que son manque d'état d'âme trouve une résonance utilitaire. L’homme en sweat et en baggy se glisse dans la foule, la lumière bruine se reflète sur ses piercings. D’une main habile il tend un carton au-dessus de sa tête en navigant dans la foule dense.

L’allure d’un étudiant mais le regard cristallisé d’un homme qui avait déjà pris la responsabilité d'administrer vie et mort. Quand il arrive enfin sur l’avenue il ralentit la cadence et repère son lieu d’action. Ses pas le mènent devant la petite échouée et il s’agenouille devant elle sans la regarder plus que de raison. Ses mains posent la boite par terre et commencent à en sortir diverses ressources alimentaires. Sans un mot, le mercenaire dispose avec solennité un bol de riz accompagné d'un récipient de soupe devant chacun d’eux. Il n'établit toujours aucun contact par la parole et ne croise délibérément pas son regard, n'entendant pas l’acculer.  Cuillères et baguettes restèrent sur le dessus de la boite, à portée de main.

Peu loquace, le nouvel arrivant commence à s’activer autour des plats après avoir montré les marques de politesse d’usage, mangeant sa soupe et son riz en piochant dans les plats mutualisés. Cette soudaine approche semblerait très opaque pour qui ne se trouve pas dans l’esprit du brun, mais lui sait que l’enfant et lui-même ont des ennemis communs. Shimada a accepté un contrat concernant des individus, qui eux-même, avaient un contrat d’enlèvement en cours d'exécution sur la fille. Oh, le contrat du japonais n’impliquait aucunement de contrecarrer l'enlèvement de la jeune fille. Il aurait pu agir contre eux bien plus tard, mais l’enlèvement de civils demeure rigoureusement déshonorant. Et Hanzo ne veut pas se salir les mains sur une cible souillée.
Alors le plan qui se dessine est mortellement simple ; il entend sauver cette gamine tandis qu'en guise de rétribution elle appâtera ses ravisseurs sans même en avoir conscience. Un bon échange de procédés.

Hanzo finit son plat avant d’en exposer un mot, rien ne devant remettre en doute ce repas. Ses yeux ne se posent toujours que très peu sur la silhouette lui faisant faiblement face, concentré sur sa future mission et sur son environnement. Quand son bol de riz et son bol de soupe furent finis, toujours fermé, le brun se lève. Après les usages requis il coule enfin son regard sur la petite.

« -Je me nomme Hanzo Shimada et tu peux me suivre si tu veux vivre. » Sa voix tonne rugueuse et pleine de verve. Il se détourne d’elle pour avancer le long de l’avenue. Ses pas sont lents et mesurés, ses sens à l’affût d’un mouvement potentiel de l’enfant. Mais il n’insiste pas plus, appréciant peu de contraindre un innocent sans motif recevable.






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