Schrei in der Nacht [passé]

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Dim 17 Sep - 17:49

-Bordel!  Une idée sur qui nous attaque Julia? Ces types sont des professionnels trop bien équipés, on s'est fait piéger.
-Tu veux mon avis en tant que quoi? Responsable de la sécurité, ancienne agent de liaison pour l'OTAN ou, en tant que fiancée?
-Les trois? Tant qu'on y est on est jamais à l'abris des options les plus absurdes.
-Tu as le choix, des réfractaires au transhumanisme, un amant éconduit ou une amante, un rival économique, ou ce qui me semble le plus crédible, Talon?
-Autant pour la conférence de presse de demain hein?
-C'est Johann qui va pouvoir s'en plaindre, c'est lui le directeur marketing.
-Vas transformer cette situation en essai qui paie pour l'image de Saeder-Krupp.
-C'est dans ce moment que je préfère être responsable de la sécurité.

La situation était plus que mauvaise et pourtant, ni l'homme ni la femme ne paniquaient. Ils avaient connu les zones de guerre et avaient été sur le terrain. Paniquer n'était pas leur genre, eux, préféraient donner dans le contrôle. Paniquer c'était laisser la situation leur échapper. Puis tout n'allait pas si mal. Ils avaient put récupérer gilet par balle, casque et armes sur les cadavres des premier assaillants. Siegfried n'était pas juste directeur général, il était un ancien des forces spéciales allemandes et, n'avait pas laissé l'inactivité prendre le dessus. Julia avait été agent de liaison entre l'OTAN et la Bundeswehr, agent de liaison en zone de guerre, elle savait largement se défendre. Et elle n'était pas chef de la sécurité de Saeder-Krupp pour rien.

-Bon, on peut se planquer et se barricader pour attendre les secours...
-Ou on peut leur sauter à la gorge...
-Paie la difficulté de ton choix!

Ils n'allaient pas reculer devant quoi que ce soit. C'était une question d'ego, ils refusaient de se contenter de réagir, ils allaient agir. Une confiance absolue l'un en l'autre, une connaissance absolue des capacités de l'autre. Et une absence totale de peur quand à l'idée même de mourir.

Planqués à l'intérieur de leur maison, la situation n'était pas à leur avantage. Ils n'étaient deux. Pas de vigil pour les protéger, pas de soldat pour veiller sur eux et, ils étaient isolés. C'était officiel, un week-end en amoureux dans un chalet en pleine foret noire était devenu plus dangereux que prendre l'avion. Ils auraient pus se replier et se barricader en attendant que les secours viennent mais... dire que ce n'était pas leur genre aurait été un euphémisme. Ils  allaient profiter du couvert de la nuit et de la foret pour répliquer. Pas besoin de lunette à vision nocturne ou thermique, ils avaient déjà commencé à s'habituer au noir presque total. Et ils comptaient bien profiter de l'avantage qu'ils pouvaient créer comme ça.

-Le coup de la laine isolante pour limiter les émissions de chaleur c'est peut-être une bonne idée mais, vive le confort.
-Finissons cette nouvelle "mission" et rentrons à la maison prendre une bonne douche.

Ils se mirent en mouvement, sortant de la maison sous le couvert de la nuit, rejoignant le couvert des arbres.




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Lun 2 Oct - 17:45

Ils n'échangeaient plus un seul mot, sans un bruit, se mouvant comme des ombres. Aucun des deux n'était augmenté d'une manière ou d'une autre, chair et os, fibres et tendons. Un simple gilet pare-balle et un casque, un fusil d'assaut, volé sur un des hommes éliminé, qui pour les arranger était doté d'un suppresseur. Aucune crainte de se faire repérer ainsi au bruit ou, à la la lumière des flammes crachées par les canons des armes à feu. En vérité, ils se retrouvaient à présent dans leur élément. Seuls, isolés, acculés mais finalement armés. Aucun ange gardien pour les protéger, aucun ange n'aurait désiré les protégé. Leurs mains à tous les deux tachées du sang de bien trop d'individus, leurs âme souillée par l'horreur des guerres sous-terraines qu'avaient mené leurs pays, qu'avait mené l'OTAN dans l'ombre d'Overwatch.

Aucun paradis ne les accueillerait, ils avaient bien trop sacrifié au nom de la guerre puis, au nom d'un monde meilleurs, taillé dans le marbre de leurs visions. Aucun enfer ne voudrait d'eux, malgré la souillure sang et la marque que leur âme portait... ils étaient pures à leur manière. Aucune crainte, une seule et unique flamme, destructrice et purificatrice. L'Homme est un être faillible. L'Homme est un être aveuglé par sa perception limitée. Le feu qui les animait ne désirait qu'une chose, briser les limites de la perception et du corps, briser les limites, élever l'humanité vers une grandeur infinie, au delà des étoiles. Mettre fin à la guerre, unifier l'humanité vers des sommets infinis, au delà de la misère de l'individu.

Ils étaient deux nephilim, géants marchant parmi les hommes, s'emparant de ce qu'il leur fallait, donnant en retour, brisant en retour. Deux anges déchus de tout honneur et de tout mérite, abandonnant leurs sacrifices à l'ombre de la paix. Deux démon sublimés consumant leurs pêché pour regarder vers un avenir glorieux.

Mais ils n'étaient à la fin que deux prédateur, acculés qui avaient choisit de sortir les crocs. Car leur première maîtresse était la plus intransigeante et implacable de toutes.

Encore et toujours.

La guerre.

Furtifs à l'image des ombres les entourant, se fondant dans la nuit. Leurs sens en exergue. La vue, l'ouie. Mais aussi le gout, le toucher et l'odorat. Chacun de leurs sens était en éveil, leur instinct à son paroxysme, leur indiquant tout ce que l'esprit ne pouvait interpréter.

Un coup de feu.

Siegfried s'effondre sous l'impact, balayé par l'élan de la masse le percutant. Après cet éclat, l'espace d'un instant le temps se distord, le monde devient silencieux tandis qu'il roule sur lui même. Julia se redresse, bondissant sous le couvert d'un arbre. Siegfried n'attend pas, alors que l'univers entier ralentis il donne un coup de pieds brutal, se redressant, s'écrasant lourdement contre un arbre. A couvert.

A l'instant ou le pointeur rouge d'un fusil de précision s'est fixé sur le casque de son fiancé elle a choisit de lui faucher les jambes, le sauvant d'une mort certaine. Leurs actions sont instinctives, ils n'ont pas besoin de communiquer entre eux. Ils se connaissent corps et âmes, les mots sont vains à présent.

Sniper.

Ils ne prononcent pas le mot mais ils ne le connaissent que trop bien. Doué qui plus est. Beaucoup trop doué. Ils sont en pleine foret, dans le noir le plus absolu. Leur esprit calcul approximativement la distance, liant le bruit de l'explosion à l'instant ou il ont perçu le sifflement de la balle à son paroxysme. Beaucoup trop loin. De nuit, impossible d'utiliser des lunettes à vision nocturne qui pourraient porter aussi loin. Une lunette thermique? Impossible d'avoir une telle précision normalement. Impossible car la laine isolante du chalet, qu'ils exploitent à présent pour dissimuler leur signature thermique n'a qu'une seule faille, leur tête. Quelque chose de suffisamment performant et précis? Même ainsi ils le savent, leur adversaire est dans le meilleurs des cas un génie. Mauvais signe.

Leurs déplacements sont à présent erratiques, imprévisibles. Il savent comment augmenter leurs chances de survie. Ils ne peuvent se permettre d'être statiques. Ils ne peuvent se permettre d'espérer qu'un couvert les protègera plus de quelques secondes.

Un homme surgit dans le dos de Julia, l'instant d'après il sent la lame d'un couteau trancher sa gorge. Dans un gargouillis étouffé il sent le couteau de combat accroché à sa jambe lui être arraché de la main qui tente de le saisir. Alors que sa vie le quitte et qu'il s'effondre sourdement il entraperçois des yeux d'un bleu glacial, sans aucune émotion, qui brulent d'une flamme immortelle.

Ils n'arrêtent pourtant pas leur course. Siegfried n'a pas cessé d'être en mouvement tandis qu'il éliminait l'homme, Julia ne s'est pas retournée l'espace d'un instant. Ils savent ce qu'ils doivent faire, et ils le feront rapidement.

Rejoindre le sniper, ne plus lui laisser aucune opportunité, considérer que celui ci voit à travers la matière.

Survivre


***

Il repense à cette nuit. La douleur qu'il ressent sous l'opération non anesthésié n'est rien comparée aux émotions qui l'assaillent. Le désespoir, un cœur qui saigne, la sensation de cette moitié qui lui a été arrachée. Ils s'imagine continuellement l'entendre s'approcher, dans le moindre recoin d'ombre, il l'entend qui lui parle.

Le désespoir.

Alors il refuse de hurler, il n'émet pas le moindre bruit tandis que ses os sont reconstruis.

Il nourrit sa flamme de toute cette souffrance, brûle son âme comme la plus resplendissante des étoiles.




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Overwatch : The Recall-